Aizenay
| Aizenay | ||
Église Saint-Benoît |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Pays de la Loire | |
| Département | Vendée | |
| Arrondissement | La Roche-sur-Yon | |
| Canton | Le Poiré-sur-Vie | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Vie et Boulogne | |
| Maire Mandat |
Bernard Perrin 2008-2014 |
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| Code postal | 85190 | |
| Code commune | 85003 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Agésinate Agezynate Agérinate |
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| Population municipale |
8 500 hab. (2012) | |
| Densité | 105 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 10 m — Max. 76 m | |
| Superficie | 81,06 km2 | |
| Localisation | ||
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Aizenay est une commune française de la Vendée, dans la région pays de Loire. Ses habitants sont appelés Agésinates.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Aizenay est situé à 15 km au nord-ouest de La Roche-sur-Yon, 25 km de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et de Challans et 30 km des Sables-d’Olonne (sur la côte vendéenne).
Aizenay est limitrophe des communes de La Chapelle-Palluau, Maché, Apremont, Coëx, La Chapelle-Hermier, Martinet, Beaulieu-sous-la-Roche, Venansault, La Génétouze et Le Poiré-sur-Vie.
Sa limite septentrionale suit le cours de la Vie et sa limite méridionale le cours du Jaunay.
Commune du canton du Poiré-sur-Vie, Aizenay se prononce Esnàe en poitevin (parlanjhe). Traditionnellement, les Agésinates sont appelés en poitevin lés Trjhous (« les Toujours »).
Toponymie [modifier]
Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia de Asineis au XIe siècle, Asiniacum au XIIe, Asianum en 1104[1], Asènes, Asyanensis, Asiniacum et Aisenei au XIIIe, de Asiano, Ayzenoys et Aizenois au XIVe, Asenayum au XVe, Izenay au XVIIe, Aizenay au XVIIIe.
Les formes anciennes régulières, ainsi que la forme moderne, indiquent qu'il s'agit d'un nom de lieu gaulois ou gallo-roman en (-i)-acum, suffixe d'origine gauloise ayant marqué d'abord la localisation, puis la propriété. Le premier élément Asin-(i-) représente le nom de personne gallo-roman Asin(i)us, dérivé du nom gallo-roman *Asius, d'origine gauloise (cf. Azay, Aisey, Aizier, etc.) ou du nom de personne roman Asianus[2], voire asinus « âne », d'où *Asinacum « élevage d'âne », comparable au type roman Asnières.
Le gentilé des habitants Agésinates est, comme c'est souvent le cas, basé sur une explication étymologique qui ne tient pas compte des formes anciennes, dont aucune ne ressemble à cet élément.
Environnement [modifier]
Aizenay possède deux fleurs au concours des villes et villages fleuris[3] (2e fleur obtenue lors du palmarès 2007).
Aizenay possède une magnifique forêt de plus de 700 hectares, qui s’étend jusqu’à la commune de la Genétouze.
Histoire [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Il ne subsiste que peu de vestiges du passé sinon des habitations troglodytiques au bord de la Vie. Saint-Benoit y est mort en 360 (voir Abbaye Saint-Benoît de Quinçay).
- L’Église Saint-Benoît d’Aizenay
Inscrit MH (2007)[4]
On recense quelques vestiges archéologiques :
- des puits dits funérailles gallo-romaines sous le bourg actuel,
- une nécropole du haut Moyen Âge autour de l’ancienne église,
- le château de « La Marronnière » dont il reste encore le corps de bâtiment central qui a remplacé une forteresse des XIVe-XVe siècles. La bâtisse a été restaurée par les propriétaires actuels dans les années 2000 et dispose de plusieurs chambres d'hôtes.
On note également sur le territoire communal la présence de nombreuses belles demeures comme « La Petitière » (maison noble transformée en ferme), « La Giraudinière » (ancien château) ou le logis du « Grand Plessis ».
Parmi les éléments remarquables :
- une cheminée à « Bonnefonds »
- une croix processionnelle et une lampe sanctuaire en argent du XVIIe siècle, des calices, des statues et crucifix anciens.
Histoire contemporaine [modifier]
Située entre Saint-Joseph des Landes et La Brionnière, la stèle de la Brionnière commémore le parachutage de 3 tonnes d’armes, le 11 août 1943.
Le 27 mars 1944, un B-17 américain s’écrase à la lisière de la forêt d’Aizenay. Baptisé Big Red par son équipage, il appartenait au 388e Group Bomb. Avec 545 autres appareils, il allait bombarder des objectifs situés dans la région de Bordeaux.
La Chapelle-Palluau a été rattaché à Aizenay entre le 1er septembre 1972 et le 31 mai 1979.
Contes et légendes [modifier]
La vie d’un pays ne s’exprime pas seulement dans les faits et événements qui jalonnent son histoire, mais encore dans ses contes et ses légendes qui prennent avec la réalité la plus grande liberté, mais expriment peut-être dans un style plus imagé, plus poétique, les aspirations, les croyances ou les craintes de tout un peuple.
Les sabats de sorciers [modifier]
Les Sabats de sorciers se tenaient aux croisés de la Clapechère ou de Lavignon, et le loup-garou qui hantait le village des Arcis ne fut mis en fuite qu’au moyen d’un bâton de néflier.
Une garache [modifier]
Une garache citée sur Aizenay par la Dr Baudouin était en réalité une demoiselle métamorphosée qui courait ainsi le loup-garou. C’est probablement la même que mentionnait déjà l’abbé Baudry en 1873 : Un soir, un prétendant, blotti sous le lit, vit sa fiancée partir pour Lavignon, après s’être ointe d’une graisse magique, et avoir répété trois fois :
- Par dessus les haies et les buissons !
- Pour aller joindre Lavignon !
Désireux de la suivre, il s’oignit de la même manière ; seulement, ayant oublié la formule « Par dessus… » et l’ayant remplacée par les mots « À travers les haies et les buissons », il arriva à Lavignon le corps tout ensanglanté par les épines contre lesquelles il avait dû se heurter. De plus, au retour, voyant sa fiancé franchir la rivière d’un bond, il se serait écrié admiratif « Jésus ! », ce qui eut pour effet de lui faire perdre tout pouvoir ; et du coup, il fut obligé de rentrer à pied.
La tasse aux trois curés [modifier]
La tasse aux trois curés est le nom d’un lieu-dit qui se trouve à la limite d’Aizenay et du Poiré-sur-Vie. Plus précisément, il s’agit d’un nom donné à une portion de la rivière du Courtin, qui sépare les deux localités. On dit en effet que les curés d’Aizenay, du Poiré et de La Génétouze avaient autrefois coutume de se réunir à cet endroit pour y faire leur partie de mouche habituelle, à la belle saison. Un jour qu’ils avaient soif, ils s’étaient allongés tous les trois pour boire à même la rivière, quand passa au même moment un quidam qui s’écria : "Ça fait trois curés qui boivent à la même tasse!". Et le nom en serait resté.
Notre-Dame de Bonsecours [modifier]
Notre-Dame de Bonsecours, implorée lors d’une terrible épidémie, aurait libéré la paroisse de ce fléau, en reconnaissance de quoi les habitants d’Aizenay bâtirent dans le bourg une chapelle qui lui fut dédiée. Cette chapelle fut bientôt un but de pèlerinage pour les gens des alentours. Elle fut définitivement détruite en 1837.
La Tranchée des Maures [modifier]
Une légende dit que les Maures, après avoir été battus à Poitiers par Charles Martel, se seraient enfuis en rejoignant la côte à travers une tranchée, cette tranchée passant par Aizenay.
Anecdote : La ligne du téléphone rouge qui relie la Maison-Blanche à l’Élysée passe par Aizenay.
Héraldique [modifier]
| Blasonnement : |
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, Aizenay comptait 8 107 habitants (soit une augmentation de 31 % par rapport à 1999). La commune occupait le 1 218e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 513e en 1999, et le 12e au niveau départemental sur 282 communes.
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Aizenay depuis cette date. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Aizenay, cela correspond à 2005, 2010, etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2008, etc.) sont des estimations[5],[N 1].
Le maximum de la population a été atteint en 2010 avec 8 107 habitants.

Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,3 %, 15 à 29 ans = 17,9 %, 30 à 44 ans = 24,2 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 16,2 %) ;
- 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 21,2 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 20,9 %).
Autres éléments [modifier]
| variation pop annuelle de 1990 à 1999 | dû au solde naturel | dû au solde migratoire | |
|---|---|---|---|
| + 1,47 % | + 0,60 % | + 0,87 % |
Économie [modifier]
Bois, traditionnellement, grâce à sa forêt.
Auparavant confection textile et chaussure. Aujourd’hui les industries ayant le plus d’importance : ouvertures en plastiques (Cougnaud SA Atlantique Menuiserie, groupe Lapeyre-Saint-Gobain) ; micro-ondes (Fagor-Brandt).
Diverses entreprises de métallurgie (avec des spécialisations dans la découpe au jet d’eau et au laser). Plusieurs minoteries et diverses petites sociétés agro-alimentaires. Imprimeries.
Travaux publics, carrière, entreprises de transport.
Sociétés de transport et distribution de boisson au niveau du département (France Boisson du groupe Heineken et Elidis du groupe Kronenbourg).
Artisanats, commerces, grandes surfaces.
Nombreuses entreprises agricoles, avec pour activités principales l’élevage de vache à viande et de vache laitière, élevages de volailles, de porcs, maraîchage… Fromage de chèvre réputé localement.
La 2×2 voies qui relie Aizenay à La Roche-sur-Yon fut le premier tronçon de ce genre en Vendée. Il a été un axe de développement économique majeur pour la commune.
Gastronomie, grâce à de nombreux restaurants, telle que l’auberge du champ de foire, et ses pizzas. (« Le Fougerais » était un restaurant gastronomique classé au guide Michelin, qui a ouvert ses portes pendant 27 ans, jusqu’en 2005).
Depuis 2011, un Mc Donald c'est installé à Aizenay
Culture [modifier]
La médiathèque d'Aizenay nommé A livres ouverts a été inaugurée en novembre 2009 sur l'ancien site d'un supermarché, route de Challans. La médiathèque fait partie du réseau des bibliothèques de la Communauté de Communes de Vie et Boulogne, intitulé « Communauthéque ».
Municipalité [modifier]
Liste des maires d’Aizenay [modifier]
M.Perrin est encarté à l'UMP.
| Année | Maire | Parti | |
|---|---|---|---|
| 180?- 18?? | Pierre Georget | ||
| 18?? - 18?? | M Messager | ||
| 1837 - 1848 | Victor Cormier | ||
| 18?? - 18?? | Julien Ordonneau | ||
| 18?? - 19?? | Victor Neveu | ||
| 19?? - 19?? | Gaston Delaroze | ||
| 19?? - 193? | Dieudonné Martineau | ||
| 1937 - 1944 | André Ferry-Wilczek | ||
| 1944 - 19?? | docteur Buet | ||
| 19?? - 19?? | Jean Labarbe | ||
| 19?? - 1983 | Oger | ||
| 1983 - en cours | Bernard Perrin[11] | UMP | cadre bancaire retraité |
Personnalités nées à Aizenay [modifier]
- Marcel Robin, sociologue français, né en 1924, mort en 2010.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Par convention, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de présenter :
* pour 2004 et 2005 la population réelle publiée dans la base Cassini (attribuée par convention à l'année 2006 par l'EHESS) si elle existe ;
* la population 2006, première population légale connue post-1999 publiée par l’Insee ;
* les populations suivantes correspondant aux années réelles de recensement publiées par l’Insee ;
* la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
- Ernest Nègre, Op. cit.
- Palmarès 2008 du 49e concours des villes et villages fleuris. Consulté le 22 septembre 2009.
- Notice no PA85000028, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Calendrier de recensement, sur insee.fr. Consulté le 6 mai 2011
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur Base Cassini de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 6 mai 2011
- " Évolution et structure de la population, sur insee.fr. Consulté le 6 mai 2011
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur insee.fr. Consulté le 6 mai 2011
- Recensement de la population au 1er janvier 2008, sur insee.fr. Consulté le 6 mai 2011
- Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007, sur insee.fr. Consulté le 6 mai 2011
- Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)