Sallertaine

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Sallertaine
Les deux églises
Les deux églises
Image illustrative de l'article Sallertaine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Les Sables-d'Olonne
Canton Challans
Intercommunalité Communauté de communes Marais et bocage
Maire
Mandat
Jean-Luc Menuet
2014-2020
Code postal 85300
Code commune 85280
Démographie
Gentilé Sallertainois
Population
municipale
2 799 hab. (2011)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 51′ 38″ N 1° 57′ 21″ O / 46.8605555556, -1.9558333333346° 51′ 38″ Nord 1° 57′ 21″ Ouest / 46.8605555556, -1.95583333333  
Altitude Min. 0 m – Max. 18 m
Superficie 49,45 km2
Localisation

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Sallertaine

Sallertaine est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire. Ses habitants sont appelés les Sallertainois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Construit sur un îlot calcaire, Sallertaine est un bourg de fondation très ancienne dont le nom garderait le souvenir des marais salants qui l'entouraient jadis. Il domine le marais, vaste étendue sillonnée de part et d'autre de multiples canaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préalablement à la construction d'un lotissement, le Service Régional de l'Archéologie des Pays de la Loire a prescrit un diagnostic archéologique, réalisé en décembre 2007 sous la direction de Jean-Yves Langlois de l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP). Ce travail, réalisé au lieu dit La Caillaudière, a révélé une occupation gallo-romaine. L'aménageur bénéficiant du fonds national d'archéologie préventive (FNAP) , une fouille archéologique a eu lieu d'octobre 2008 à août 2009 sous la responsabilité de Marie-Claude Bakkal-Lagarde, ingénieur de recherches de l'INRAP [1]. L'emprise d'environ un demi hectare était pour partie composée de terre noire nécessitant la mise en œuvre de techniques peu usitées pour l'époque antique mais bien connue des préhistoriens (notamment relevé 3D de tous les artefacts). Les recherches révélèrent la présence d'un quartier urbain du Haut-Empire qui s'étend au nord et à l'ouest. Le quartier fouillé se distingue des sites gallo-romains traditionnels par la présence de tuguria (tugurium au singulier). Ces unités d'habitation composées d'une pièce unique étaient réalisées en bois et torchis avec une couverture de chaume ou de roseau (ancêtre des bourrines ?). Les pièces étaient repérables par les solins de pierres (schiste et calcaire). Quelque trois milles clous, souvent en relation avec les solins, suggèrent un assemblage de planches pour la réalisation des parois. Une quinzaine de tuguria ont été localisées. Quatre possédait un foyer composé d'une sole d'argile réalisé sur le sol. Sept disposait d'un puits individuel (avec cuvelage en pierre sèche). Les puits et les pièces d'habitats s'organisent de part et d'autres de venelles qui aboutissent sur des voies empierrées de galets et graviers orientées est-ouest et nord-sud. Plusieurs périodes d'aménagement et réaménagement ont été pressenties lors de la fouille. L'étude du mobilier et les analyses de lames minces (micromorphologie)apportent des données plus précises. Le site a été occupé exclusivement pendant le Haut-Empire. Aucun vestige de période antérieure ou postérieure n'ont été découverts lors de la fouille de 2008-2009. Le mobilier archéologique est principalement constitué de fragments de poteries (plus de 60 000 tesson), céramique commune et sigillée et de faune (avec une forte représentation des ovicaprinés, puis les bovinés et très peu de suinés) (Ouest-France 1er avril 2009). La céramique a révélé l'importance de l'axe ligérien dans les échanges économiques avec le centre de la France. Concernant le paléoenvironnement, ce quartier d'habitat du Haut-Empire était sur le liitoral du marais breton-vendéen dont le colmatage était probablement amorcé. Aucune activité artisanale ne fut découverte dans ce quartier, suggérant que les habitants pouvaient avoir des activités en relation avec la rupture de charge des bateaux et des moyens terrestres. [1] [2] [3] [4] [5] [6]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Gabriel Cormier    
1792 1810 Joseph-François Boisselier    
1810 1815 Benjamin Cormier    
1815 1815 Jean Laidin    
1815 1831 Jean Daniau    
1831 1838 Louis Simonneau    
1838 1843 Jean Souchet    
1843 1848 Louis Besseaux    
1848 1848 Pierre Cocard    
1848 1852 Louis-Delphin Fradin    
1852 1870 Pierre Cocard    
1870 1891 Louis-Delphin Fradin    
1891 1897 Henri Fradin    
1897 1900 Louis Crochet    
1901 1908 François Bocquier    
1908 1912 Jean Guittonneau    
1912 1914 Gustave Bocquier    
1914 1916 Jean Guittonneau    
1916 1929 Alexandre Souchet    
1929 1938 Jean Caiveau    
1938 1939 Camille Fortin    
1939 1944 Pierre Barreteau    
1944 1945 Jean Barreteau    
1945 1971 Pierre Barreteau    
1971 1995 Émile Gaborit[Note 1]    
1995 en cours Jean-Luc Menuet[Note 2],[3] Divers droite chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 799 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 603 1 655 1 707 2 018 2 177 2 187 2 189 2 174 2 175
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 220 2 221 2 253 2 192 2 333 2 429 2 498 2 489 2 456
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 457 2 522 2 503 2 326 2 314 2 253 2 246 2 150 1 910
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 844 1 784 2 080 2 325 2 245 2 235 2 628 2 740 2 799
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 23,8 %) ;
  • 49,4 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 12,3 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 26,3 %).
Pyramide des âges à Sallertaine en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
6,1 
75 à 89 ans
7,9 
17,5 
60 à 74 ans
17,7 
20,1 
45 à 59 ans
20,5 
20,9 
30 à 44 ans
21,2 
14,4 
15 à 29 ans
12,3 
20,8 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin[8]du XIIe siècle, fleuron du patrimoine architectural du Nord Ouest Vendéen, constitue une merveille de l'art roman angevin et témoigne de l'intérêt des lieux.
  • Une deuxième église y a été construite et inaugurée en 1911.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • René Bazin, en a fait le décor de son roman La Terre qui meurt. C'est en effet, à Mauny qu'il situa le drame des Lumineau.
  • Henri Pitaud y est né en 1899

Sports[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1977, 1983 et 1989.
  2. Réélu en 2001, 2008 et 2014.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.youtube.com/watch?v=b9Rf7fUa-MU
  2. (Source : bulletin municipal 2001 et http://www.sallertaine.a3w.fr)
  3. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  7. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 20 juin 2011)
  8. Michel Dillange - Sallertaine. Ancienne église Saint-Martin - pp.109-112, dans Congrès archéologique de France. 151e session. Vendée. 1993 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1996

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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