Maillezais

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Maillezais
Image illustrative de l'article Maillezais
Blason de Maillezais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Canton Maillezais (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Vendée Sèvre Autise
Maire
Mandat
Jean Tallineau
2014-2020
Code postal 85420
Code commune 85133
Démographie
Gentilé Mallacéen
Population
municipale
975 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 20″ N 0° 44′ 17″ O / 46.3722222222, -0.73805555555646° 22′ 20″ Nord 0° 44′ 17″ Ouest / 46.3722222222, -0.738055555556  
Altitude Min. 1 m – Max. 18 m
Superficie 20,33 km2
Localisation

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Maillezais est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au cœur du Marais poitevin humide encore appelé Venise verte, Maillezais est arrosée par l'Autise canalisée : le canal de la jeune Autise. Ville située entre Fontenay le Comte et Niort.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville est choisie comme siège d’un nouvel évêché en 1317, suite au démembrement de l’évêché de Poitiers. L'évêque siège alors à l'Abbaye.

Le 1er janvier 1589, pendant les guerres de religion, Maillezais est prise par le protestant Agrippa d'Aubigné, qui en devient gouverneur[1]. Il y résidera lors qu'il a été chargé de la surveillance, à partir du mois d’août, du cardinal de Bourbon, était emprisonné à Fontenay-le-Comte.

En 1648, Maillezais perd son siège épiscopal au profit de l'Évêché de La Rochelle nouvellement créé.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules, à deux clefs d'argent posées en sautoir[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maillezais mairie.jpg
Achille Daroux (1880-1953), maire de Maillezais de 1935 à 1953.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1870 1870 Charles Souchet    
1870 1878 Mathieu Avrard    
1878 1882 Benjamin Garnier    
1882 1892 Paul Allaire de Lépinay    
1892 1895 Valère Phelipeau    
1895 1896 Albert Doucin    
1896 1900 Paul Allaire de Lépinay    
1900 1935 Léon Lucas    
1935 1953 Achille Daroux Parti radical médecin
conseiller général du canton de Maillezais (1906-1940)
député de la Vendée (1932-1940)
1953 1959 Charles Forst    
1959 1969 Paul Brochard    
1969 1989 Christiane Anger RPR conseillère générale (1973-1998)
1989 1995 Odile Simonneau    
1995 en cours Jean Tallineau[Note 1],[3] Divers droite gérant de chambres d'hôtes
conseiller général (1998-2011)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 975 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 150 1 408 1 243 1 244 1 202 1 350 1 413 1 465 1 416
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 425 1 420 1 421 1 350 1 389 1 344 1 353 1 353 1 360
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 315 1 284 1 258 1 050 1 022 936 956 967 909
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
899 919 853 868 930 934 963 967 975
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (32,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,1 %, 15 à 29 ans = 12,8 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 20,6 %, plus de 60 ans = 27,7 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 14,8 %, 15 à 29 ans = 12,2 %, 30 à 44 ans = 15,8 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 37,6 %).
Pyramide des âges à Maillezais en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
4,4 
11,3 
75 à 89 ans
18,2 
15,8 
60 à 74 ans
15,0 
20,6 
45 à 59 ans
19,6 
19,7 
30 à 44 ans
15,8 
12,8 
15 à 29 ans
12,2 
19,1 
0 à 14 ans
14,8 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint Nicolas de Maillezais daterait de 1020. Certains éléments du bâtiment permettent de la dater plus précisément de 1140. Dès 1840, elle fut classée Monument Historique[8].

L'église est à nef unique. Elle est dédicacée à Saint Nicolas de Myre, patron des mariniers.

Ruinée lors des Guerres de religion, elle fut transformée en atelier de salpêtre pendant la Révolution. Elle subit entre 1850 et 1910 plusieurs campagnes de restauration qui n'ont laissé que peu d'éléments véritablement anciens. Date de cette époque le clocher, la nef et son couvrement en poterie, le chœur. La restauration lourde de la nef prend fin en 1910. Les vitraux datent des années 1970.

L'intérieur de l'église : les murs sont nus, portant seulement le relief des colonnes engagées soutenant les arcs doubleaux. Les six colonnes du chœur et celles de la nef ont conservé les traces des 12 croix peintes de la consécration de l'église. Une très belle piscine gothique est en place sur le côté sud du chœur. Devant l'orgue, une vierge à l'enfant du XIVe siècle en pierre.

Les sculptures de la façade occidentale, certains modillons et les chapiteaux de l'abside sont des éléments anciens de l'église, réemployés ou restaurés.

La façade est en 3 parties verticales et deux niveaux, séparée par une corniche à modillons. À l'étage, on remarque une baie cintrée axiale à deux voussures encadrée par 2 arcatures aveugles et 2 oculus. En bas : des colonnes engagées délimitent 3 parties qui ne reproduisent pas la structure interne de l'édifice. Un bandeau décoré de rinceaux dans lesquels alternent des hommes et des oiseaux, court sur toute la façade. Le portail central, sans tympan, est encadré par deux arcatures aveugles dans lesquelles sont nichées 2 statues indéfinissables. Les 4 voussures portent, sur la première, des oiseaux de proie enserrant un homme, 4 tores concentriques, des palmettes en quinconce et des losanges guillochés. Le bandeau sommital est composé de pointes de diamant. Des atlantes soutiennent la seconde voussure. Une faune fantastique orne les chapiteaux : aspic, basilic, centaure, lion ailé à tête humaine, sirène... À droite du portail, un chapiteau représentant Daniel dans la fosse aux lions et un deuxième, une ronde de femmes (prémices des vierges folles, iconographie si classique dans l'art gothique ?)

Maillezais est célèbre pour les ruines de son abbaye gothique datant des XIIIe siècle-XIVe siècles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aristide Mathieu Guilbert (et al.), Histoire des Villes de France, 1845, p. 402-403

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001 et 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]