Mortagne-sur-Sèvre

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Mortagne-sur-Sèvre
Église du village d'Évrunes
Église du village d'Évrunes
Blason de Mortagne-sur-Sèvre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton Mortagne-sur-Sèvre (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Mortagne-sur-Sèvre
Maire
Mandat
Alain Brochoire
2014-2020
Code postal 85290
Code commune 85151
Démographie
Gentilé Mortagnais
Population
municipale
6 005 hab. (2011)
Densité 274 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 33″ N 0° 57′ 09″ O / 46.9925, -0.9525 ()46° 59′ 33″ Nord 0° 57′ 09″ Ouest / 46.9925, -0.9525 ()  
Altitude Min. 57 m – Max. 151 m
Superficie 21,94 km2
Localisation

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Mortagne-sur-Sèvre

Mortagne-sur-Sèvre est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire, chef-lieu du Canton de Mortagne-sur-Sèvre. La commune regroupe Mortagne-sur-Sèvre, Évrunes et Saint-Hilaire-de-Mortagne. Elle est jumelée avec l'Allemagne (Aumühle-Wohltorf) et la Roumanie (Volovat-Burla).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Points de repères[modifier | modifier le code]

Mortagne-sur-Sèvre est située à :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Mortagne-sur-Sèvre a obtenu une fleur au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2007).

Histoire[modifier | modifier le code]

À la Préhistoire, Mortagne était essentiellement constituée d'un peuple d'agriculteurs, puis elle a été conquise par les Romains, notamment la légion Mauritanie qui lui a peut-être donné son nom sous l'orthographe "Mauritania". Son nom pourrait également provenir du mot morte-agne qui signifie « mortes-eaux » en roman[1].

Au Moyen Âge, la ville appartient à la province du Poitou, à la frontière avec les provinces d'Anjou et de Bretagne. C'est à ce moment-là que sont construits les monuments principaux de la ville : le château, les églises de Mortagne, d'Évrunes et de Saint-Hilaire, le prieuré, la maladrerie et les maisons nobles. Mortagne devient alors un carrefour important de voies de communication et développe, en plus de son agriculture, une activité industrielle notamment dans la tannerie. Le commerce y est possible grâce à la Sèvre nantaise[2].

À la Renaissance, Mortagne n'échappera pas au renouveau de l'architecture : le château et les maisons nobles sont transformés en fonction de l'époque. L'industrie et l'agriculture sont en grande expansion. Mortagne sera victime de la guerre de Vendée, meurtrière et destructrice puisque la ville sera complètement incendiée. Des subventions permettront la reconstruction de l'église et des maisons au XIXe siècle[3].

Au XXe siècle, l'industrie va se développer considérablement dans de nouveaux secteurs grâce à l'apparition du chemin de fer et de l'électricité. Des zones industriels sont créées ainsi que des lotissements pour répondre aux besoins des nouveaux travailleurs. C'est en 1964 que le regroupement de Mortagne-sur-Sèvre, Évrunes et Saint-Hilaire de Mortagne a lieu[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au cerf d'or passant sur une divise du même. Ce blason appartient à l'une des familles historiques de Mortagne mais n'est pas celui de la ville. Il figure sur le bâtiment de la mairie car cet ancien prieuré a été construit par la famille. Cette confusion est fréquente

Administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Marin-Jacques Boutillier de Saint-André    
1792   Jean-Louis Hullin de Garafin    
1800   Jacques Boutiller des Hommelles    
1845 1850 Prosper Hullin    
1851   M. Perray    
1853   Hippolyte Gelot    
1857   Lionel Mézières    
1863   Eugène Mercier    
1870   M. Guillemineau    
1872   Zosime Bureau    
1875   Léon Reuille    
1878   M. Cancalon    
1885   Adolphe Morin    
1889   Francis Retailleau    
1892   Jean-Pierre Hisson    
1896 1930 Francis Retailleau    
1931 1947 Victor Durand    
1947 1958 Auguste Brosset    
1958 1971 Auguste Renou    
1971 1973 Louis Blouin    
1973 1995 Gérard Brosset[Note 1] Divers droite  
2001 2014 Alain Pauvert[Note 2]    
2014 en cours Alain Brochoire Divers droite pharmacien
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 005 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
637 766 1 196 1 404 1 511 1 620 1 995 2 047 2 238
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 224 2 152 2 131 2 080 2 157 2 188 2 084 2 198 2 235
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 300 2 243 2 129 2 079 1 951 1 923 1 905 2 263 2 594
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
4 246 4 691 5 301 5 724 5 938 6 134 6 005 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 17,7 %, 30 à 44 ans = 21,8 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 17,2 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 21 %).
Pyramide des âges à Mortagne-sur-Sèvre en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,7 
5,8 
75 à 89 ans
8,0 
11,1 
60 à 74 ans
12,3 
21,8 
45 à 59 ans
20,8 
21,8 
30 à 44 ans
22,5 
17,7 
15 à 29 ans
15,0 
21,4 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Renard
  • L'église Saint-Pierre, du XIIe siècle est classée à l'inventaire supplémentaires des monuments historiques. À ce titre, elle bénéficie d'une protection. Elle abrite un trésor : vitrine regroupant les objets liturgiques remarquables des trois paroisses formant la commune. La statue en bois polychrome de St-Sébastien date du XVIIe siècle.
  • Il subsiste encore de nombreux logis (Maupillier, Grand Garfin, Tirepoint...), les chapelles Saint-Lazare, Saint-Léger et du Pont, l'église Saint-Pierre et une partie du château (tour des Anglais, tour du Trésor...).
  • L'ancien moulin à eau, le moulin de Gazeau, fait encore lieu de gîte pour accueillir des groupes et des particuliers.
  • La gare de Mortagne est aussi le point de départ du Chemin de fer de la Vendée qui se situe sur l'ancienne ligne Cholet - Les Herbiers et rallie cette commune grâce à un chemin de fer touristique.
  • Mortagne-sur-Sèvre dispose du complexe sportif Stéphane-Traineau qui est composé d'une salle de gymnastique, une salle de tennis (comportant deux terrains intérieurs et deux terrains extérieurs), une salle polyvalente (utilisée notamment pour le basket-ball), d'un ensemble football-athlétisme qui comporte trois terrains de football, et une salle de judo.
  • « Le triton » est le nom de l'espace aqualudique de la commune.
  • "Les jardins de la cure" offrent un panorama unique sur la vallée de la Sèvre. Les 7 000 m² de jardins, étalent leurs terrasses entre la ville et la rivière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Traineau, champion de France, champion d'Europe, champion du Monde de judo et double médaillé aux jeux Olympiques.
  • La Boule (Fort Boyard).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1977, 1983 et 1989.
  2. Réélu en 2008.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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