Batz-sur-Mer

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Batz-sur-Mer
La chapelle du Mûrier.
La chapelle du Mûrier.
Blason de Batz-sur-Mer
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Le Croisic
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Maire
Mandat
Adeline L'Honen
2014-2020
Code postal 44740
Code commune 44010
Démographie
Gentilé Batziens
Population
municipale
3 055 hab. (2011)
Densité 330 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 41″ N 2° 28′ 44″ O / 47.2780555556, -2.47888888889 ()47° 16′ 41″ Nord 2° 28′ 44″ Ouest / 47.2780555556, -2.47888888889 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 21 m
Superficie 9,27 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-batzsurmer.fr

Batz-sur-Mer (prononcé [bα.syr.mεr]) est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Ses habitants sont appelés les Batziens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Batz-sur-Mer dans le département de la Loire-Atlantique

Batz-sur-Mer se situe à l'ouest du département de la Loire-Atlantique, à 27 kilomètres à l'ouest de Saint-Nazaire, à 87 kilomètres de Nantes et à 80 kilomètres de Vannes.

Elle fait partie de la presqu'île de Guérande qui sépare les marais salants de Guérande de l'océan Atlantique.

La ville se signale par la haute tour-clocher de son église. La côte rocheuse est coupée de plages de sable : Valentin, la Govelle, Saint-Michel qui est protégée par une digue près de laquelle se dresse le menhir de Pierre-Longue.

Les communes limitrophes sont : Le Croisic à l'ouest, Guérande au nord et Le Pouliguen à l'est.

Accès[modifier | modifier le code]

Batz est traversée par les routes départementales 45, qui suit la côte et fait le tour du Croisic par la « côte sauvage », et 245, reliant Saint-Nazaire au Croisic, ainsi que par la D774 en provenance de Guérande.
Au niveau de la « plage Valentin », la D45 et la D245 empruntent la même chaussée sur environ 500 mètres, constituant le seul accès routier au Croisic sur une largeur d'environ 13 mètres, à la limite des deux communes entre l'Océan et les Marais salants. Les jours de grande affluence, cette situation est donc à l'origine de la formation d'embouteillages dans le bourg.

Les autocars départementaux du Réseau Lila, notamment les lignes E (Le Croisic - La Baule - Saint-Nazaire) et P (Guérande - Le Pouliguen - La Croisic), desservent également les huit arrêts situés sur le territoire de la commune.

Batz possède aussi une gare SNCF qui se trouve sur la ligne Saint-Nazaire - Le Croisic et est desservie par les lignes 1 du TER Pays de la Loire, mais cette gare n'assure plus de service commercial.

La commune est également traversée par un itinéraire cyclable baptisé Vélocéan qui emprunte le littoral atlantique dans le département de la Loire-Atlantique sur 112 kilomètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont les suivantes :

Rose des vents marais salants de Guérande Guérande Guérande Rose des vents
Le Croisic N Le Pouliguen
O    Batz-sur-Mer    E
S
Océan Atlantique Océan Atlantique Le Pouliguen, Océan Atlantique

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Lever de soleil sur Batz-sur-Mer de Ferdinand du Puigaudeau

Histoire géologique du site[modifier | modifier le code]

Jusque vers le IXe siècle[2], la configuration était différente : il y avait deux îles (Le Croisic et Batz), éléments du sillon du Croisic[3], séparées du littoral (le sillon de Guérande) par un bras de mer. Par la suite, plusieurs flèches sablonneuses se sont établies : celle de Pen-Bron à l'ouest, restée incomplète ; celle de la plage Valentin, qui a réuni les deux îles ; celle des dunes d'Escoublac qui a créé la baie du Pouliguen.

Relief[modifier | modifier le code]

Une grande partie du territoire est constituée par des marais salants qui couvrent 459 des 927 hectares de la superficie de la commune. La limite entre Guérande et Batz est établie sur des ramifications des étiers principaux : l'étier de Curusson et la bondre du Yoro, qui dépendent de l'étier de Pen-Bron ; l'étier de Sigomo et la bondre de Laguecan qui dépendent de l'étier du Pouliguen.

Le reste du territoire est établi sur une plate-forme de faible altitude, légèrement inclinée vers le nord. Le rebord sud, d'environ 3,5 kilomètres de la pointe de Casse-Caillou à la baie du Scall (limite avec Le Pouliguen), varie entre neuf et quinze mètres d'altitude. Le point culminant de la commune paraît être de quinze mètres au lieu-dit Cancornet. Vers le nord, le plateau, large d'un kilomètre en général (presque deux à Trégaté) descend à six mètres avant de plonger sous les marais.

Le littoral sud fait partie de la Côte Sauvage avec ses falaises rocheuses et ses nombreuses baies. La roche (granit) a été exploitée dans des carrières littorales, notamment vers la pointe de Casse-Caillou.

Les secteurs les plus intéressants du point de vue balnéaire sont :

  • la baie de la Govelle ;
  • la plage Saint-Michel, la plus proche du bourg ;
  • la plage Valentin, entre la pointe de Casse-Caillou et la pointe du Fort (limite avec Le Croisic), d'environ sept cents mètres de longueur.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Villages et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le bourg s'étend actuellement des marais salants à la plage Saint-Michel et a absorbé de nombreux lieux-dits qui étaient antérieurement des villages (tel Kerbouchard).

Batz-sur-Mer comprend cinq localités principales. Outre le bourg proprement dit, la commune compte quatre villages tous situés au nord-est de son territoire, près des marais salants, entre le bourg et Le Pouliguen :

  • Kervalet, village paludier ;
  • Trégaté ;
  • Kermoisan ;
  • Roffiat, qui est le village le plus éloigné du bourg et le plus important des quatre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune prend le nom de Batz-sur-Mer en 1931, après avoir porté le nom de Bourg de Batz[Note 1]. Son étymologie demeure très incertaine ne provenant sans doute pas :

  • ni du breton bazh (bâton),
  • ni de satz qui dans plusieurs langues signifie sel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Coiffe traditionnelle de Batz

Dénomination et territoire[modifier | modifier le code]

À l'époque historique, la paroisse Saint Guénolé de Batz couvrait toute la presqu'île du Croisic (le canton actuel).

Le Croisic, ancienne trêve paroissiale, a été érigé en paroisse de plein droits seulement en 1763 et Le Pouliguen n'est devenu une commune indépendante qu'en 1854 par séparation de la commune de Batz.

Époques préhistorique et protohistorique[modifier | modifier le code]

Lors de la construction de la voie ferrée de Saint-Nazaire au Croisic, des outils en silex datés du Paléolithique moyen (Moustérien), ont été trouvés dans une couche de tourbe sous les dunes (près du « moulin de la Falaise »). À cette occasion des restes d'éléphants antiques[Note 2] et de grands mammifères ont aussi été récoltés, sans qu'on puisse, d'après les données disponibles aujourd'hui, établir de liens entre ces deux découvertes. D'autres silex du Moustérien ont été trouvés en place par Henri Quilgars dans le secteur de la plage Valentin. Ces trouvailles sont les plus anciens témoignages d'occupation de la presqu'île guérandaise.

Plus proche de nous, on trouve quelques mégalithes (époque néolithique) dans la commune, tels que le menhir de la plage Saint-Michel[Note 3], utilisé comme amer, et la croix des Douleurs[Note 4]. À proximité, dans la commune du Pouliguen, la pointe de Penchâteau (Pen-Castel) fut fortifiée en oppidum vers 450 avant J.-C.

Époques historiques[modifier | modifier le code]

En 945, le duc de Bretagne, Alain Barbe-Torte donne le territoire de Batz à l’abbaye de Landévennec qui y fonde un prieuré dédié à saint Guénolé[Note 5]. Les religieux favorisent par la suite le développement de la région en se consacrant aux cultures et à l’entretien des marais salants, et relancent le commerce du sel. L'administration civile de l'agglomération est assurée par Le Croisic.

En 1776, René-Maximilien Aubrée du Tertre, capitaine de navire, demeurant au Pouliguen présente à la chapellenie de Saint-Jacques fondée en l'église Saint-Guinolay de Batz Me René-Marie Dugué clerc tonsuré en remplacement de Me François Crespel décédé, et en demande l'investiture aux Nobles Prévot, chanoines et chapitre de l'église royale et collégiale de Saint-Aubin de Guérande. Ce faisant il exerce le droit de sa mère Dame Monique Le Pennec fille de Sieur Jean Le Pennec (acte notarié contrôlé à Nantes le 29 octobre 1776).

En 1834, Balzac séjourne avec Laure de Berny à Batz dans la maison de Madame de La Valette, le Calme Logis. Il y écrit Un drame au bord de la mer, court récit romanesque qui inspira Marcel L'Herbier en 1920 pour son film L'Homme du large, et qui a pour cadre Le Croisic et la Grande Côte ou Côte Sauvage, ainsi qu'un roman, Béatrix, dont l'action se déroule à Guérande.

En 1887, Adèle Pichon, une religieuse fille de paludier, fonde un des premiers musées d'art et de traditions populaires de Bretagne. Fermé en 1970, le musée est rouvert en 1984 sous le nom de « musée des marais salants ».

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l'existence de la Poche de Saint-Nazaire, l'occupation allemande se prolongea à Batz comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire durant 9 mois de plus (d'août 1944 au 11 mai 1945), la reddition effective de la poche intervenant 3 jours après la capitulation de l'Allemagne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.

La commune comprend deux bourgs principaux (Batz et Le Pouliguen) jusqu'à leur séparation en deux communes en 1854.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1790 février 1791 Cavalin*    
février 1791 janvier 1793 Christophe Miquel**    
janvier 1793 janvier 1793 Jean Legal*    
février 1793 mars(?) 1793 Pierre Nicol*    
avril 1793 début 1794 Pierre Forget**    
janvier 1794 juin 1795 Noël Brouard fils**    
21 septembre 1794  ? Christophe Miquel**    
4 juillet 1801 16 mai 1805 Renée-Maximilien Aubrée**    
23 mai 1805 31 décembre 1807 Pierre Leroux**    
1er janvier 1808 30 décembre 1811 Pierre Forget**    
janvier 1813 26 décembre 1814 René Monfort**    
9 septembre 1815 28 décembre 1815 Charles Bloyet**    
12 juillet 1816 14 septembre 1819 Jacques Lehuédé*    
18 février 1819 17 février 1820 Pierre-René Raphaël**    
17 février 1820 28 avril 1835 François-Xavier Leblanc**[Note 6]    
28 avril 1835 8 novembre 1836 Jacques Marie Gambert**[Note 7]   chirurgien
1836 novembre 1837 Jean-Baptiste Mouilleron*[Note 8]    
novembre 1837 15 février 1839 Jacques Morand**[Note 9]   expert-comptable
15 février 1839 20 mars 1844 Jean-Noël Lehuédé*   propriétaire
20 mars 1844[Note 10] 14 juin 1855 Guillaume Bertrand*    
15 juin 1855 6 mars 1862 Gabriel Le Gal   inspecteur des douanes, conseiller général
18 mai 1862[Note 11]  ? Jean Marie Lehuédé    
10 septembre 1865 + 20 mai 1868 Pierre Marie Saffré   professeur
9 août 1868 1870 Jean-Marie Lehuédé    
14 mai 1871 8 juillet 1874 Jean-Marie Legars[Note 12]    
12 juillet 1874   Guillaume Bertrand    
8 août 1875   Noël Lescaudron    
8 octobre 1876 août 1890 Jean-Marie Legars[Note 13]    
10 août 1890 13 août 1899 Charles Lehuédé[Note 14]   entrepreneur
13 août 1899   Pierre Marie Lecallo   propriétaire
20 mai 1900   Jean-Baptiste Bertrand   négociant
12 octobre 1902   Hippolyte Vaucourt   administrateur de La République française
17 mai 1908 1911 Xavier Cavalin    
    Charles Lehuédé    
  1921 Le Callo    
    André Bertrand    
    Désiré Guitton    
    Barbin   médecin
    Jean Fréour   sculpteur
    Jacques Cholet   photographe
    Bourdic   producteur et négociant de sel
mars 1977 mars 2001 Pierre Le Berche PCF  
mars 2001 avril 2014 Danielle Rival UMP  
avril 2014 en cours Adeline L'Honen Divers gauche Cadre financier, conseillère régionale depuis 2004
Les données manquantes sont à compléter.

* : originaire de Batz ; ** : originaire du Pouliguen

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération Cap Atlantique.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Batz-sur-Mer est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee en 2010, Batz-sur-Mer est une commune urbaine, une des 11 communes de l'unité urbaine de Saint-Nazaire, qui s'étend de Donges au Croisic[7] ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Saint-Nazaire[8] et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire[9].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1854, la commune est scindée en deux communes : Bourg-de-Batz et Le Pouliguen.

En 2011, la commune comptait 3 055 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 15],[Note 16].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 346 3 254 3 222 3 350 3 643 3 649 3 597 3 616 3 834
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 938 3 003 2 988 2 733 2 689 2 726 2 651 2 569 2 506
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 420 2 442 2 248 1 904 1 892 1 841 1 776 2 284 2 181
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 288 2 277 2 236 2 590 2 734 3 051 3 206 3 217 3 089
2011 - - - - - - - -
3 055 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[12], pour le recensement 2004 : base Cassini de l'EHESS)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,9 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Batz-sur-Mer en 2009 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
0,6 
6,9 
75 à 89 ans
10,7 
19,8 
60 à 74 ans
21,4 
22,6 
45 à 59 ans
23,4 
17,7 
30 à 44 ans
17,6 
14,6 
15 à 29 ans
11,7 
18,0 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire publique (groupe scolaire situé rue Alain-Boutlé) et d'un établissement privé (école Sainte-Marie/Saint-Pierre).
Les collèges les plus proches sont ceux du Pouliguen (collège Jules-Verne) et de Guérande (collèges Jacques-Brel et Saint-Jean-Baptiste).

Santé[modifier | modifier le code]

Pour les soins, la commune possède notamment deux médecins, ainsi que plusieurs praticiens (dentiste, kinésithérapeutes, ostéopathes, podologue, infirmier). Il y a aussi une pharmacie.

Sports et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune partage avec celle du Pouliguen un club de Basket-Ball : l'« Espérance Mouette Basket Club » né en 2003 de la fusion club de « l'Espérance » de Batz-sur-Mer et de « la Mouette » du Pouliguen[15].

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique : Batz-sur-Mer fait partie de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage.

Économie[modifier | modifier le code]

Une conserverie de sardines était en activité à la fin du XIXe siècle[16] (l’adjudication du terrain date de 1849), la conserverie « Benoist et compagnie », connue localement sous le nom de « confiserie ». Elle était installée à Batz-sur-Mer, sur un terrain délimité par la route de l’Atlantique, l’allée de la Banche et l’allée de Basse-Love. Les pêcheurs locaux, après avoir accosté leurs bateaux à voile à la petite jetée — dite la Madeleine — au nord de la plage Saint-Michel, livraient les sardines par l’allée de la Banche. Séchées au soleil, celles-ci étaient ensuite cuites à l’huile d’olive, puis mises en boîtes, soudées à la main par des ouvriers « soudeurs boîtiers ». L’activité cessa à la fin du siècle et les hangars furent démolis vers 1907, pour céder la place à la villa « les Violettes ».

L’économie actuelle est soutenue par la production du sel et activités connexes, le tourisme et des activités artisanales (notamment la biscuiterie Saint-Guénolé et la biscuiterie des Marais).

Il existe le projet d’un important parc éolien en mer au large de Batz-sur-Mer, en direction du sud-ouest, composé de 80 éoliennes d'une capacité unitaire de 6 MW, soit une puissance totale de 480 MW, sur une zone de 78 km² localisée à un peu plus de douze kilomètres des côtes. La phase active des travaux devrait se dérouler à partir de 2016, pour une mise en service programmée en 2018.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Breton de Batz-sur-Mer.

Batz faisait partie de la Bretagne bretonnante comme l'ensemble de la presqu'île guérandaise, mais elle l'est restée plus longtemps que les autres communes. L'usage habituel du breton s'est en effet prolongé jusque dans les années 1920. Les derniers locuteurs de naissance se sont éteints à partir des années 1960. Une dame décédée en 1988 à l’âge de 99 ans avait parlé breton au village de Kervalet jusqu’à l’âge de seize ans, soit jusqu'en 1905.

Le breton parlé ici était différent du breton KLT, mais aussi du breton vannetais, malgré la proximité géographique.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Fuie (colombier) ancienne de Trémondais
Le musée des marais salants. Au premier plan, une statue de Jean Fréour.
Les citernes anciennes de Trémondais[17]
Ces citernes enterrées sont au nombre de trois et datent du début du XVIIe siècle. Elles ont été classées aux monuments historiques en 1918.
Avec le colombier représenté ci-contre, elles dépendaient du château de Kerbouchard.
Le musée des marais salants[18].
Fondé en 1887 par une religieuse originaire de Batz, Adèle Pichon, puis fermé en 1970, le musée est rouvert en 1984 sous le nom actuel. Il a fait l'objet de travaux d'extension qui ont duré quatre ans et permit la réouverture du musée en août 2013. Celui-ci offre désormais une surface d'exposition de 800 m2 qui englobent d'anciens greniers à sel voisins[19].
Ce musée d'arts et traditions populaires, signalé par « La Porteresse », une sculpture monumentale en bronze de Jean Fréour représentant une batzienne portant du sel à l'aide d'un gede[20], abrite un intérieur bazin du XIXe siècle reconstitué avec ses meubles peints en rouge ainsi qu'une collection de vêtements de paludiers : vêtements de travail et costumes de cérémonie (mariage). Une partie importante est consacrée au travail du sel : maquette d'un marais salants, outils de paludiers entièrement faits en bois, récolte et manutention du sel (transport en sac, commercialisation, fiscalité). La visite est complétée par un film vidéo sur le travail dans les marais et sur la faune qui les peuple.
Le musée du grand blockhaus[21].
Il s'agit de l'un des blockhaus les mieux conservés du mur de l'Atlantique. Le musée qu'il abrite recrée un poste de commandement de tir allemand.
Le moulin de la Falaise
Construit au XVIe siècle sur la commune de Guérande, il a été déplacé vers 1924 dans les dunes qui s'étendent entre Batz-sur-Mer et Le Croisic. Il a ensuite été rénové en 1992 et est toujours en activité.
À noter que le moulin de la Falaise (situé près du mini golf en direction du Croisic) a subi une importante tempête dans la semaine du 11 au 17 juillet 2011 et a perdu une partie de ses ailes. Les ailes ont été restaurées et le moulin remis en service en avril 2012[22].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Guénolé (ou Saint-Guignolai)[23]
Elle fut construite au XVe et XVIe siècles.
La chapelle Notre-Dame-du-Mûrier[24],[25] ,[26]
Malgré l'orthographe utilisée, le terme mûrier ne se réfère pas à l'arbre éponyme (même s'il existe une légende selon laquelle un naufragé, le seigneur Jean de Rieux de Ranrouët, guidé vers la côte par une statue scintillante de la vierge placée dans un mûrier, à l'endroit duquel il y aurait fait construire l'édifice), mais vient plutôt de murié, déformation du latin muria qui signifie saumure, ou par extension marais salant.
Vers le milieu du XVe siècle, la peste ravageait la Bretagne. Pour s’en protéger, les Batziens firent le vœu de réédifier un ancien sanctuaire alors en ruines, situé près de l’église Saint Guénolé. Bien qu'à cette époque le commerce du sel fût florissant, les ressources locales s'avérèrent insuffisantes pour financer la construction. Aussi, le duc de Bretagne Jean V demanda au pape Eugène IV d’accorder des indulgences aux fidèles qui visiteraient la chapelle et qui par leurs dons aideraient à l’édification du bâtiment qui fut achevée en 1496. Mais la toiture fut arrachée par un ouragan en 1819 et l'édifice resta depuis lors à l'état de ruines. Le Conseil municipal refusa d'ailleurs en 1847 de céder ces dernières à la Fabrique de la paroisse du Pouliguen.
La croix de Roffiat
Cette curieuse croix en bois ornée de treize cœurs est dédiée à Notre-Dame du Bonheur. Elle recevait autrefois la visite des jeunes fiancés. On y voit aussi un marteau et une lance, c'est-à-dire les instruments de la Passion.
La chapelle Saint-Marc et le calvaire de Kervalet
Située au village de Kervalet, la chapelle Saint-Marc est riche en mobilier référencées à l'inventaire général du patrimoine culturel. On y découvre en particulier une maquette de bateau (ex-voto) du XVIIIe siècle[27] et un cadran solaire daté de 1693[28].
La croix des Douleurs[Note 4]
Cette croix est inscrite aux monuments historiques depuis 1944[29].
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Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La plage Valentin
Située en limite du Croisic, entre le lieu-dit la Barrière et la pointe de Casse-Caillou, la plage Valentin tire son nom de Charles Louis Édouard Killian dit Valentin, propriétaire du premier établissement de bains construit en 1853, pour concurrencer celui du Croisic. Équidistante des bourgs de Batz et du Croisic, de nombreuses cartes postales la localisèrent à tort sur le territoire du Croisic.
La plage Saint-Michel
Située au sud du bourg de Batz, elle abrite également le port de mouillage.
La plage de la Govelle
Elle est située à l'est du littoral Batzien, à la limite de la commune du Pouliguen.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Blason de Nicolas Bouchart : D'argent à trois dauphins pâmés de sable

Nées au XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Nées au XVe siècle[modifier | modifier le code]

  • Alain Bouchard, né à Batz-sur-Mer en 1478, décédé dans cette même commune en 1530, est l'auteur des Grandes chroniques de Bretagne (1514). D'une façon générale, la famille seigneuriale des Bouchard est liée au village de Kerbouchard.

Nées au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Nées au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au premier, d'argent à trois dauphins pâmés de sable ; au second, d'azur à la crosse d'or.
Commentaires : Le premier parti reprend les armes de Nicolas Bouchart, Grand Amiral de Bretagne en 1374 (sceau de 1387). Le second parti reprend les armes du prieuré de Saint-Guénolé construit sur des terrains donnés par le duc de Bretagne Alain II « Barbe Torte » (910-952) aux moines de l'abbaye de Landevenec en 945. Blason conçu par le marquis de L'Estourbillon en 1928 (délibération municipale en 1933).

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Batz-sur-Mer : Terre et mer ne crains.

Logotype[modifier | modifier le code]

Logo de Batz-sur-Mer

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Brohand et J.-Y. Richard, Le Bourg-de-Batz, Batz-sur-Mer, Éditions des Korrigans,‎ 1951, 89 p.
  • Guillemin (R.). Le Bourg-de-Batz : tradition et actualité, Éditions des Paludiers, La Baule, 1975 (rééd. 1983), 71 p.
  • Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, Éditions Flohic (collection Le Patrimoine des communes de France), Charenton-le-Pont, 1999 (« Batz-sur-Mer » : tome 1, pages 323-334)
  • « Le musée de Batz-sur-Mer », dans la revue Ar Men, no 9, 1987.
  • Gildas Buron, Bretagne des marais salants, Skol Breizh - Morlaix 1999 (ISBN 2 911447 37 9) ;
  • Gildas Buron, Hommes du sel, Skol Breizh - Morlaix 2000 (ISBN 2 911447 42 5).
  • Fernand Guériff & Gaston Le Floc'h, Terroirs du pays de Guérande, Éditions Label LN - Brest 2006 (ISBN 2 915915 14 8) ;
  • Les Cahiers du Pays de Guérande, no 47, 2008, Société des Amis de Guérande (ISSN O765 3365) ;
  • Les Cahiers du Pays de Guérande, no 48, 2009, Société des Amis de Guérande (ISSN O765 3365).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce changement de nom a lieu pour éviter des confusions avec la commune de l'île de Batz et, surtout, pour promouvoir le développement balnéaire de la commune.
  2. Ces restes fossiles n'ayant pas été conservés dans des collections transmises jusqu'à nos jours, il est impossible d'être plus précis sur l'attribution spécifique : il peut s'agir soit de Mammouth soit d' Elephas antiquus voire primigenius.
  3. La position de ce menhir n'est peut-être pas celle d'origine, mais aucun élément ne permet de préciser la date d'un éventuel déplacement, les plus anciennes représentations du XVIIIe siècle montrent le bloc dans sa position actuelle. Abattu par une tempête en 1895, il fut relevé en 1899.
  4. a et b Cette croix grossière taillée dans un bloc de granite est très probablement un menhir christianisé, elle est enchassée aujourd'hui dans un mur, rue de la Gare
  5. dépendant de cette maison mère qui aurait été fondée au Ve siècle par saint Guénolé dans la presqu'île de Crozon (actuel Finistère)
  6. François-Xavier Leblanc, reconduit par ordonnances du Roi des 31 mai 1832 et 18 décembre 1834; a démissionné le 28 avril 1835.
  7. Jacques Marie Gambert nommé par ordonnance royale du 7 septembre 1835, a démissionné en novembre 1836.
  8. Jean-Baptiste Mouilleron aurait été nommé maire par intérim.
  9. Jacques Morand fut nommé maire par intérim.
  10. Date de l'ordonnance royale.
  11. Décret impérial du 23 avril 1862.
  12. Réélu les 8 octobre 1876, 12 décembre 1880, 18 mai 1884 et 20 mai 1888.
  13. Réélu les 12 décembre 1880, 18 mai 1884 et 20 mai 1888.
  14. Réélu le 15 mai 1892 et le 17 mai 1896.
  15. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  16. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Cf. André Vigarié, Yves Nouailhat et alii, Loire-Atlantique, Éditions Bonneton, Paris, 1998, pages 228 et 232. Voir aussi les éléments beaucoup plus détaillés fournis par un contributeur dans la discussion.
  3. Ibid°, pages 232 et 248. Le sillon du Croisic est prolongé à l'est par les Evens, Baguenaud, etc.
  4. Actualités municipales de Salies-de-Béarn
  5. Le projet de jumelage sur le site de la mairie de Batz-sur-Mer
  6. Le site du comité de jumelage
  7. « Unité urbaine 2010 de Saint-Nazaire (44601) », sur insee.fr, Insee (consulté le 30 novembre 2012).
  8. « Zonage en aires urbaines 2010 de Saint-Nazaire (046) », sur insee.fr, Insee (consulté le 30 novembre 2012).
  9. « Carte thématique », sur statistiques-locales.insee.fr, Insee (consulté le 30 novembre 2012) ; cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  12. « Batz-sur-Mer 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 9 janvier 2013).
  13. « Résultats du recensement de la population - Batz-sur-Mer - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté en 10 décembre 2012).
  14. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté en 10 décembre 2012).
  15. Espérance Mouette Basket Club - Club de Batz-sur-Mer et Le Pouliguen.
  16. Bulletin municipal no 23 de 1982
  17. « Notice no PA00108568 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Le musée des marais salants sur le site de la mairie
  19. À Batz-sur-Mer, le Musée des marais salants révèle son nouvel écrin !
  20. Présentation de la Porteresse - Musée des Marais Salants
  21. Site officiel du musée du grand blockhaus
  22. Archive ouest France [1], article 16 avril 2012
  23. « Notice no PA00108570 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. A. Brohand et J.-Y. Richard, Le Bourg-de-Batz
  25. Histoire et Patrimoine culturel de Batz-sur-mer par Gildas Buron (conservateur du musée des marais salants).
  26. « Notice no PA00108567 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Notice no IM44000080 », base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « Notice no PM44000050 », base Palissy, ministère français de la Culture
  29. « Notice no PA00108569 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. Fernand Guériff & Gaston Le Floc'h, Terroirs du pays de Guérande, Éditions Label LN - Brest 2006 (ISBN 2 915915 14 8)