Saint-Molf

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Saint-Molf
Église Saint-Molf, 1851
Église Saint-Molf, 1851
Blason de Saint-Molf
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Guérande
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Maire
Mandat
Patrick Brossaud
2014-2020
Code postal 44350
Code commune 44183
Démographie
Gentilé Mendulphins, Mendulphines
Population
municipale
2 363 hab. (2011)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 31″ N 2° 25′ 26″ O / 47.3919444444, -2.42388888889 ()47° 23′ 31″ Nord 2° 25′ 26″ Ouest / 47.3919444444, -2.42388888889 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 30 m
Superficie 22,82 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Saint-Molf est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Cette petite commune rurale est située entre la côte Atlantique et le parc naturel de Brière.

Elle possède de nombreux marais salants, moins connus que ceux de Guérande.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Molf dans le département de la Loire-Atlantique.

La superficie de la commune est de 22,82 km2 (2 282 ha).

Situation[modifier | modifier le code]

Saint-Molf est située dans la presqu'île de Guérande, à 8 km au nord de Guérande, 9 km au nord-est de La Turballe et 20 km au sud de La Roche-Bernard.

Les communes limitrophes sont Assérac, Herbignac, Guérande, La Turballe et Mesquer.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saint-Molf est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Saint-Nazaire et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Utilisation des sols

Sur les 2 282 hectares de la commune, on trouve :

  • 301 hectares de bois ;
  • 315 hectares de zones humides ;
  • 1 235 hectares de terres agricoles avec 16 exploitants ;
  • 140 hectares de marais salants avec 14 paludiers.

Cette répartition entre terres agricoles et marais salants reflète la double tradition de la commune : celle des paludiers et celle des landais (cultivateurs ou éleveurs). Les surfaces cultivées n’ont guère changé, mais le nombre d’exploitants agricoles a fortement diminué, comme partout en France, tandis que le nombre de paludiers est en augmentation depuis quelques années, du fait de la remise en exploitation de marais abandonnés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Un moine irlandais du nom de Maidulf (Maildulphus en latin) dut s’exiler dans le sud-ouest de l’Angleterre où il fonda le monastère de Malmesbury en 638 ; il mourut en 676. Par la suite, le souvenir de ce saint homme fut apporté par les émigrants bretons de Grande-Bretagne, fuyant les Saxons. Ils s’établirent dans le village où, depuis le Ve siècle, on honorait déjà saint Germain ; ils lui donnèrent le nom du saint homme et son patronage supplanta celui du saint auxerrois. Mais Maidulf, trop difficile à prononcer, fut progressivement transformé en Molf, prononcé « Mô » par la population et latinisé en Medulphus par l’Église. Il est peu probable que saint Molf ait été canonisé. Cependant, en 1775, l’abbé Macé, alors recteur de Saint-Molf fit venir d’Angleterre un fragment d’un os du bras du saint moine à titre de relique et conservé comme telle dans le reliquaire actuel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire

On trouve des traces de l’âge de pierre (4000 à 3000 av. J.-C.) à la Butte-aux-Cerfs, près du hameau de Trebrezan, qui fut certainement le centre d’un atelier rudimentaire de flèches, d’hameçons et de poignards de silex.

À l’âge des métaux (1800 av. J.-C.), les environs du Petit Traict devinrent la «zone industrielle» de la Presqu’île :

  • âge du bronze à Trebrezan et à Quifistre où ont été découverts des coins et des haches de ce métal,
  • âge du fer au lieu-dit Les Forges, noyau primitif du village, situé alors près de la première chapelle Saint-Germain.

Les centres industriels de Saint-Molf, buttes des Carpadoux et de Kervenel, Butte-aux-Cerfs et butte du Binguet sont-ils celtes ou gaulois ? Les archéologues n’ont pas encore tranché.

Antiquité

Des voies romaines sillonnent la commune :

  • une petite voie romaine Saint-Lyphard–Piriac avec un embranchement vers Merquel et un autre vers Clis ;
  • une grande voie dallée, véritable artère du pays, reliant la Vilaine à la Loire par Assérac et Guérande, passant par Trebrezan, Montpignac, La Motte, Malabri et Kerguenec[1].

Le village de Saint-Molf a été construit autour de l'église Saint Germain, évêque d'Auxerre, évangélisateur de la région entre 430 et 448. La tradition en fait le fondateur de l'église et de la paroisse, ce qui est cohérent avec les usages de l'époque.

Moyen Âge

Après la migration bretonne dans la région, la paroisse prend le nom de Saint Molf, qui est attesté au IXe siècle). Au XIe siècle, une nouvelle église est construite sous le vocable de Saint Maidulphe ou Mendulphe (devenu Saint Molf) et l'ancienne église Saint Germain devient une chapelle annexe entourée du cimetière. La langue bretonne y fut parlée jusqu'au XVIII°.

Période moderne

Comme ses voisines de l'arrière pays nazairien, Saint-Molf s'est trouvée prise à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans la Poche de Saint-Nazaire ce qui lui valut une prolongation de l'Occupation allemande de 9 mois de plus que le reste de la région (d'août 1944 au 11 mai 1945)

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier, à cinq points d'azur chargés chacun d'un besant d'or abaissé, équipolés à quatre points d'argent ; au deuxième et au troisième, de sinople plain ; au quatrième, de sable à la charrue d'or ; à la barre d'hermine brochant sur le tout.
Commentaires : L'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par J.-P. Marzelière, enregistré le 3 octobre 1980.

Un autre blasonnement est donné sur le site de la mairie :

Écartelé, au 1 de sable à 5 points équipolés d’azur chargé chacun d’un besant d’argent posé en base, aux 2 et 3 de sinople plain, au 4 de sable à la charrue d’or, à la barre d’hermine brochant sur le tout.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Saint-Molf : In Terra Veritas.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1958 1983 Camille Bertho[Note 1]    
1983 mars 2001 Michel Bertho    
mars 2001 mars 2008 Daniel Guihard    
mars 2008 mars 2014 Véronique Cardine Divers droite retraitée du notariat
mars 2014 en cours Patrick Brossaud Divers gauche conseiller clientèle dans une banque
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 363 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 047 995 963 1 111 1 200 1 241 1 205 1 290 1 298
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 309 1 369 1 307 1 246 1 234 1 257 1 288 1 293 1 282
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 314 1 232 1 150 995 982 927 835 745 759
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
753 690 706 852 1 154 1 500 2 030 2 179 2 363
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,8 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Saint-Molf en 2009 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,3 
4,6 
75 à 89 ans
5,3 
9,2 
60 à 74 ans
10,3 
19,4 
45 à 59 ans
18,3 
25,2 
30 à 44 ans
25,9 
15,5 
15 à 29 ans
15,6 
26,1 
0 à 14 ans
24,5 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Moulins à vents

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1975.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. D’après le livre de P. Mercieret Y. Moreau Dans la boucle du Mès, Mesquer, Quimiac, Saint-Molf, épuisé.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. « Saint-Molf 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  5. « Résultats du recensement de la population - Saint-Molf - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  6. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).