François Ier de Bretagne

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François Ier
Le Duc François Ier de Bretagne en prière
Le Duc François Ier de Bretagne en prière
Titre
Duc de Bretagne
29 août 144219 juillet 1450
&&&&&&&&&&&028817 ans, 10 mois et 20 jours
Prédécesseur Jean V
Successeur Pierre II
Comte de Montfort
29 août 144219 juillet 1450
&&&&&&&&&&&028817 ans, 10 mois et 20 jours
Prédécesseur Jean IV
Successeur Pierre Ier
Biographie
Dynastie Maison de Montfort
Date de naissance 11 mai 1414
Lieu de naissance Vannes
Date de décès 19 juillet 1450
Lieu de décès Manoir de Plaisance,
Saint-Avé
Père Jean V de Bretagne
Mère Jeanne de France
Conjoint Yolande d'Anjou
Isabelle d'Écosse
Enfant(s) Renaud (1434-1439)
Marguerite (1443-1469)
Marie de Bretagne (1446-1511)

François Ier de Bretagne
Duc de Bretagne

François Ier de Bretagne aussi connu sous le nom de François le Bien-Aimé est né le 11 mai 1414 à Vannes et mort le 19 juillet 1450 au manoir de Plaisance à Saint-Avé. Il est le fils de Jean V le Sage, duc de Bretagne, et de Jeanne de France, fille de Charles VI de France. À la mort de son père, le 29 août 1442, il devient comte de Montfort et duc de Bretagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Couronnement du duc à Rennes

L'avènement du duc François Ier élevé en France et dont la devise est « Sans souverain sauf Dieu  », entraine une modification radicale de la politique extérieure de la Bretagne.

Les capitaines bretons participent à la phase finale de la guerre de Cent Ans. François Ier doit faire face aux représailles anglaises dès août 1443 lorsque le duc de Somerset à la tête de 10.000 hommes s'empare de La Guerche de Bretagne qu'il pille. Le 24 mars 1449 un capitaine de routiers François de Surienne dit « l'Aragonais » au service de l'Angleterre prend Fougères par surprise et le duc doit mobiliser son armée et de l'artillerie pour reprendre la ville[1]. À la tête de six mille hommes, sous les ordres de son oncle, futur héritier, Arthur de Richemont, connétable qui le fait chevalier il contribue l'année suivante à expulser les Anglais de Normandie.

En 1446, il octroie à son chambellan Briand III de Châteaubriant-Beaufort, qui occupe ce poste depuis 1439, le droit de tenir une foire annuelle au bourg de Plerguer. En 1448 il réussit une demie réconciliation avec les Penthièvre à qui il restitue une partie de leurs biens..

Un de ses frères (et son héritier), Gilles de Bretagne, ami d'Henri VI d'Angleterre, était un chevalier renommé qui représentait en Bretagne le parti de l'alliance avec l'Angleterre, politique à laquelle s'opposaient alors la haute noblesse bretonne. François Ier l'avait fait arrêter et jeter en prison en 1446. Gilles y mourut étranglé en 1450. Quoiqu'on ne sache pas s'il en avait donné l'ordre ou si ce meurtre était le fait de ses officiers locaux, François en fut frappé de remords et mourut quelque temps plus tard.

Selon sa volonté, il fut enseveli devant l'autel de l'abbatiale Saint-Sauveur de Redon, en pays vannetais. Son tombeau fut déménagé dans une des chapelles du déambulatoire en 1780 et détruit à la Révolution. Sa veuve, la duchesse Isabelle d'Écosse, lui survécut jusqu'en 1494 puis fut enterrée à Vannes.

Unions et descendance[modifier | modifier le code]

Il fut fiancé à quinze ans à Bonne de Savoie, fille d'Amédée VIII de Savoie et de Marie de Bourgogne. Mais celle-ci mourut à quinze ans, le 25 septembre 1430, juste avant leur mariage[2],[3].

Il épousa en premières noces à Nantes le 28 août 1431 Yolande d'Anjou (141217 juillet 1440), fille de Louis II, comte d'Anjou et de Yolande d'Aragon, et eut [4] :

Veuf, il se remaria à Auray le 30 octobre 1442 avec Isabelle d'Écosse (1426 † v.1494), fille de Jacques Ier Stuart, roi d'Écosse, et de Jeanne Beaufort, et eut :

Malgré les protestations de la cour d'Écosse, ces deux princesses ne furent pas reconnues héritières du duché. François Ier choisit pour héritier son frère Pierre de Guingamp. Celui-ci n'ayant pas d'enfant et pour éviter toute contestation ultérieure, le duc fit épouser sa nièce Marguerite à François d'Étampes, deuxième dans l'ordre de succession, et la cadette Marie au plus grand baron de Bretagne Jean de Rohan.

D'une maitresse il laisse également une fille:

  • Jeanne « Bâtarde de Bretagne » qui épouse en 1458 Jean Morhier Seigneur de Villers-le-Morhier.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Leguay & Hervé Martin Fastes et malheurs de la Bretagne ducale 1213-1532 Ouest-France Université Rennes (1982) (ISBN 285882309X) p. 202-204
  2. Daniel Chaubet, « Une enquête historique en Savoie au XVe siècle », dans Journal des savants, 1984, N°1-2. Page 112, notes 44 et 45.
  3. Arkstee et Merkus (éditeurs), Histoire universelle depuis le commencement du monde jusqu'à présent, Volume 38, 1776 ; page 53.
  4. Généalogie de François Ier sur le site Medieval Lands

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arthur de La Borderie Histoire de Bretagne Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1975, Tome quatrième (1364-1515).
  • Jean-Pierre Leguay & Hervé Martin Fastes et malheurs de la Bretagne ducale 1213-1532 Ouest-France Université Rennes (1982) (ISBN 285882309X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]