Le Pouliguen
| Le Pouliguen | ||||||
Port et promenade sur le grand étier du Pouliguen |
||||||
Blason |
Logo |
|||||
| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Pays de la Loire | |||||
| Département | Loire-Atlantique | |||||
| Arrondissement | Saint-Nazaire | |||||
| Canton | Le Croisic | |||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Cap Atlantique | |||||
| Maire Mandat |
Yves Lainé 2008-2014 |
|||||
| Code postal | 44510 | |||||
| Code commune | 44135 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Pouliguennais | |||||
| Population municipale |
4 979 hab. (2010) | |||||
| Densité | 1 134 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 23 m | |||||
| Superficie | 4,39 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
|
Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
||||||
| Liens | ||||||
| Site web | http://www.lepouliguen.fr/ | |||||
| modifier |
||||||
Le Pouliguen est une commune française située dans le département de Loire-Atlantique et la région des Pays de la Loire.
Le Pouliguen est une station balnéaire de la Côte d'Amour réputée pour son port de pêche et de plaisance. Elle compte 4 979 habitants en 2010, mais la population estivale peut atteindre 40.000[1] habitants environ.
Avec Batz-sur-Mer, Le Pouliguen est le lieu de la Loire-Atlantique où la langue bretonne s'est éteinte le plus tardivement. Certains villages du Pouliguen parlaient encore breton à la fin du XIXe siècle.
Sommaire |
Toponymie [modifier]
Le nom du Pouliguen vient du breton (KLT) Ar Poulgwenn (Ar Poulig'gwenn en breton vannetais) : « La Petite Anse Blanche ».
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Le Pouliguen est situé sur le littoral de la Loire-Atlantique, à l'est de la presqu'île du Croisic, à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Saint-Nazaire.
Les communes limitrophes sont Batz-sur-Mer, Guérande et La Baule-Escoublac.
Géographie physique [modifier]
Le Pouliguen est bordé :
- à l'ouest, par la commune de Batz-sur-Mer ;
- au nord, par les marais salants de Guérande dépendant de la commune de Guérande ;
- à l'est, par l'étier du Pouliguen qui relie ces marais à l'océan Atlantique et qui, tout en servant de limite avec la commune de La Baule abrite le port des deux cités ;
- au sud, par le littoral, divisé en deux parties par la pointe de Penchâteau :
- la partie est qui fait face à la baie du Pouliguen, formé notamment par la « plage du Nau », laquelle prolonge la « plage Benoît » à La Baule au delà de l'étier sur presque 400 mètres avec une structure identique (très large estran). Puis commence une succession de falaises rocheuses et quelques petites plages isolées sur environ 1,5 km jusqu'à la pointe.
- la partie ouest de la pointe, commence la Côte Sauvage, ici appelée La Grande Côte, avec là aussi, ses falaises rocheuses et quelques plages ; on atteint le territoire de Batz-sur-Mer à 2,5 km de la pointe au niveau de la baie du Scall.
Les altitudes sont faibles : hors littoral, on a 3 à 4 m le long des marais et 10 à 13 m le long de la côte sud ; le point culminant est à 18 m (vers le calvaire et le château d'eau). Le relief est peu vallonné.
Histoire [modifier]
Le territoire actuel du Pouliguen était à l'origine rattaché à la paroisse, puis commune de Batz-sur-Mer. Une paroisse indépendante a été instituée au Pouliguen en 1820 ; en 1854, la commune a été créée en réunissant les villages du Pouliguen (le port) et de Penchâteau.
La pointe de Penchâteau est l'objet d'une occupation importante à l'époque protohistorique : on a retrouvé les traces de quatre lignes de remparts qui ont pu être datés[2] assez précisément : autour de 450 avant J.-C. Une hypothèse est que ce fort faisait partie du système défensif de la cité, non localisée de façon certaine, de Corbilo.
Avant le XIXe siècle, le port du Pouliguen avait une activité axée sur la pêche et le transport du sel vers la Loire ou l'Europe du Nord. En témoignent les maisons de pêcheurs, d'armateurs et de paludiers dans le centre.
Le XIXe siècle est marqué par la création dans les années 1830 des établissements de conserve des frères Benoît, des industriels venus du Jura.
Mais le principal développement est lié au tourisme balnéaire, dès le milieu du siècle, sous une forme très élitiste, et encore plus à partir de l'arrivée du chemin de fer : l'ouverture de la ligne Saint-Nazaire-Le Croisic a lieu en 1879. Dans les années 1880, le lotissement de la plage Ouest de La Baule est aménagé par Jules Benoît, d'où le nom actuel de plage Benoît, à cette époque, elle est encore appelée Grande plage du Pouliguen et une liaison par bateau est établie à travers l'étier à partir de 1884.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l'existence de la Poche de Saint-Nazaire, l'occupation allemande se prolongea au Pouliguen comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire durant 9 mois de plus (d'août 1944 au 11 mai 1945), la reddition effective de la poche intervenant 3 jours après la capitulation de l'Allemagne.
Politique et administration [modifier]
La commune appartient au canton du Croisic et à l'arrondissement de Saint-Nazaire. La commune est membre de la communauté d'agglomération Cap Atlantique.
Liste des maires [modifier]
Jumelage [modifier]
Démographie [modifier]
Selon le classement établi par l'Insee en 2010, Le Pouliguen est une commune urbaine, une des 11 communes de l'unité urbaine de Saint-Nazaire, qui s'étend de Donges au Croisic[3] ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Saint-Nazaire[4] et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire[5].
Évolution démographique [modifier]
La commune est créée en 1854 par démembrement de Batz-sur-Mer.
En 2010, la commune comptait 4 979 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1856. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (43,8 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,8 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,9 %).
Culture et patrimoine [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Patrimoine naturel [modifier]
Outre sa plage de sable fin (plage du Nau) et son bois, un des atouts majeurs du Pouliguen, il existe sur la côte rocheuse de nombreuses criques, et des grottes qui se découvrent à marée basse. La plus célèbre est la grotte des Korrigans qui conduisait, d'après la légende, jusqu'à Guérande et qui était gardée par un terrible korrigan. On trouve également le rocher du Sphinx qui donna son nom à une anse.
Patrimoine historique [modifier]
- Les vestiges protohistoriques de Penchâteau ;
- La chapelle de Penchâteau, seul monument classé, date du XVe siècle pour sa partie ancienne. Elle renferme des statues assez anciennes et des bas-reliefs ;
- La croix de Penchâteau, devant la chapelle de Penchâteau ;
- La gare du Pouliguen construite en 1879 sur un modèle que l'on retrouve à Pornichet et au Croisic.
Emblèmes [modifier]
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D'azur à la nef contournée d'or, habillée et gréée du même, voguant sur une tierce ondée d'argent, au chef d'hermine.
Commentaires : Navigation et construction navale furent des activités importantes (en 1626, Gaston d'Orléans, frère du roi de France Louis XIII, assistait au lancement d'un navire de 250 tonneaux, le Saint-Jean-Baptiste). La nef est contournée, car il faut d'abord prendre vers l'est et doubler la pointe de Penchâteau avant de prendre le large. Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Marcel Baudry (délibération municipale du 10 novembre 1951), enregistré le 15 mai 1952 (Archives de France).
|
Devise [modifier]
La devise du Pouliguen : Duc In Altum.
Logotype [modifier]
Logo du Pouliguen.
Vie locale [modifier]
- Sports
- Basket-Ball : Espérance Mouette Basket Club - Club de Batz-sur-Mer et Le Pouliguen
Cinéma [modifier]
Le film La Baule-les-Pins (1990) de Diane Kurys a été, en partie, tourné au Pouliguen.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Luglien de Jouenne d'Esgrigny (1806-1888), homme de Lettres, maire de la ville, créateur de la plage, écrivait dans la revue Mélanges occitaniques.
- Les frères Peyron, navigateurs français : Bruno Peyron, né le 10 novembre 1955, Loïck Peyron, né le 1er décembre 1959[10] et Stéphane Peyron, né le 1er décembre 1960, sont originaires du Pouliguen.
Sources [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- le Pouliguen mag n°10, page 7
- Fabrice Abbad, dir., La Loire-Atlantique des origines à nos jours, éditions Bordessoules, Saint-Jean-d'Angély, 1984, page 64.
- Unité urbaine 2010 de Saint-Nazaire (44601), sur insee.fr, Insee. Consulté le 30 novembre 2012.
- Zonage en aires urbaines 2010 de Saint-Nazaire (046), sur insee.fr, Insee. Consulté le 30 novembre 2012.
- Carte thématique, sur statistiques-locales.insee.fr, Insee. Consulté le 30 novembre 2012 ; cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Résultats du recensement de la population - Le Pouliguen - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009, sur recensement-2009.insee.fr, Insee. Consulté le 10 décembre 2012.
- Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009, sur recensement-2009.insee.fr, Insee. Consulté le 10 décembre 2012.
- Loïck Peyron, retour aux sources.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Loire-Atlantique (coll. Le Patrimoine des communes de France), Flohic éditions, Charenton-le-Pont, (Le Pouliguen : tome 1, pages 352-357).
- Renée Guillemin, Gérard Locu (professeur agrégé de l'Université) : Le Pouliguen, port et ville. Édition des Paludiers. La Baule 1981. 98 pages.
