Mesquer
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| Mesquer | |
|---|---|
Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Pays de la Loire |
| Département | Loire-Atlantique |
| Arrondissement | Saint-Nazaire |
| Canton | Guérande |
| Code commune | 44097 |
| Code postal | 44420 |
| Maire Mandat en cours |
Jean-Pierre Bernard 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Cap Atlantique |
| Site web | http://www.mesquerquimiac.fr/ |
| Démographie | |
| Population | 1 710 hab. (2009) |
| Densité | 102 hab./km2 |
| Gentilé | Mesquerais |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 34 m |
| Superficie | 16,72 km2 |
Mesquer est une commune française, située dans le département de la Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Mesquer est située sur le littoral de l'Océan Atlantique, dans la presqu'île de Guérande, non loin de l'embouchure de la Vilaine. La baie ostréicole et mytilicole que forme le Traict de Pen Bé et qui borde le littoral nord de la commune constitue la limite septentrionale de la côte d'Amour.
Les communes limitrophes sont La Turballe, Piriac-sur-Mer, Saint-Molf et Assérac.
Mesquer est à 8 km au nord de Guérande et 25 km au nord-ouest de Saint-Nazaire
Selon le classement établi par l’INSEE en 1999, Mesquer est une commune urbaine. Elle fait partie de l'agglomération de La Turballe qui inclut également Piriac-sur-Mer. C'est également une commune multipolarisée entre les aires urbaines de Saint-Nazaire et de Redon, incluse dans l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de Loire-Atlantique).
Mesquer fut l'une des dernières communes de la Loire-Atlantique à avoir conservé l'usage de la langue bretonne, d'après un témoignage recueilli par Paulin Benoist (Exposition sur la langue bretonne au pays de Guérande) des anciens parlaient encore breton après 1830. En 1327 l'un des traducteurs du procès en canonisation de Saint Yves était Jacob le recteur de Mesquer.
[modifier] Histoire
[modifier] Epoque Romaine
La possibilité d’exploiter le sel, denrée très recherchée, produit dans la saline du Rostu, explique l’occupation du site au moins dès l’époque romaine.
[modifier] Moyen Âge
L’évangélisation qui suit donne à Mesquer son premier lieu de culte : le prieuré de Merquel est fondé par les moines de St-Gildas-de-Rhuys au VIIe siècle La chapelle du prieuré de Merquel fut dédiée à notre Dame et à Saint-Gildas. Comme en témoignent les toponymes et de nombreux patronymes locaux, au cours du Moyen Âge, les bretons s’installent dans le pays de Mesquer. Les Bretons implantèrent leur civilisation et leur langue, toutes deux déjà héritées des Celtes. À Mesquer, le type de l’habitat démontre encore leur influence.
[modifier] Epoque moderne
Plusieurs manoirs et châteaux sont construits, ainsi que quelques maisons du bourg, dont témoignent encore l’ancienne cure et le presbytère. On a estimé la population mesquéraise à 700 âmes au début du XVe siècle. Il ne reste rien à Mesquer du château que les acquéreurs de Campzillon avaient édifié en 1566 sur les ruines de l’ancien. Le 20 octobre 1590, les troupes espagnoles venues soutenir le duc de Mercœur, fervent défenseur de la ligue, brûlèrent le château des seigneurs protestants. Mesquer ne garde aucun souvenir particulier des guerres de religion.
L’activité salicole s’est développée au fil des siècles pour atteindre son apogée au XIXe siècle. Le sel est embarqué au port de Kercabellec et exporté sur toute la façade atlantique de l’Europe. À cette époque, le commerce mesquérais se développe, et toute une société de cap-horniers, de paludiers et de douaniers se constitue.
[modifier] Epoque contemporaine
Victime de la marée noire de 1999 suite au naufrage d'Erika, la commune de Mesquer a porté plainte en justice contre Total, réclamant l'indemnisation des frais de nettoyage. Mesquer a été déboutée de ses demandes le 13 février 2002 par la Cour d'appel de Rennes, qui affirmait qu'au sens de l'art. L. 541-2 du Code de l'environnement (qui transpose en droit français la directive européenne du 15 juillet 1975 relative aux déchets), Total ne devait pas être tenu pour propriétaire du déchet que constituait le fioul. Cette décision a cependant été partiellement cassée par la Cour de cassationen décembre 2008. Suite à une saisie de la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) afin d'éclairer la notion de « déchet » dans les termes de l'article L. 541-2 du Code de l'environnement, la Cour a en effet partiellement cassé la décision, affirmant que Total devait bien être tenu pour propriétaire du fioul déversé[1].
[modifier] langues
Mesquer fut l'une des dernières communes de Loire-Atlantique à conserver l'usage de la langue bretonne, jusqu'au milieu du XIXe siècle. L'un des traducteurs requis lors du procès en béatification de Saint Yves au XIVe siècle était Jacob recteur de Mesquer. Il fut supplanté par le gallo (dialecte roman de haute-bretagne), encore parlé jusqu'à une époque récente, il a d'ailleurs conservé des termes bretons, dont le verbe chouquë (s'asseoir) issu directement du breton local choukeñ (s'asseoir) dans la phrase collectée par Jean Bertho : Chouque-te don.
[modifier] Emblèmes
[modifier] Héraldique
| Blasonnement
De gueules fretté d'or.
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[modifier] Devise
La devise de Mesquer : Terrae marique fidelis. (Feal d'an douar ha d'ar mor.) (À terre et mer fidèle.)
[modifier] Label
Depuis 1995, les marais salants de Guérande et Mesquer (marais du Mès) portent le label Ramsar (voir Convention de Ramsar).
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1941 | 1944 | Yves Jan-Kerguistel | ||
| mars 2001 | En cours | Jean-Pierre Bernard | DVD | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
En 2009, Mesquer comptait 1 710 habitants (soit une augmentation de 16 % par rapport à 1999). La commune occupait le 5 875e rang au niveau national, alors qu'elle était au 6 096e en 1999, et le 161e au niveau départemental sur 221 communes.
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Mesquer depuis cette date. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Mesquer, cela correspond à 2005, 2010, etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2009, etc.) sont des estimations[2],[3],[N 1].
Le maximum de la population a été atteint en 1866 avec 1 920 habitants.

[modifier] Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (37,6 %) est en effet supérieur au taux national (22,1 %) et au taux départemental (20,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :
- 48,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 12 %, 30 à 44 ans = 12,7 %, 45 à 59 ans = 22,8 %, plus de 60 ans = 36,5 %) ;
- 51,8 % de femmes (0 à 14 ans = 13,5 %, 15 à 29 ans = 11,5 %, 30 à 44 ans = 15 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 38,7 %).
[modifier] Lieux et monuments
- La maison du Patrimoine
- Les chapelles
- La pointe de Sorlock
- Kercabellec
- Le traict du Mes
- Kerguilloté
- Les plages
- Le Toul ru - Sorlock - Lanseria - La plage du moulin - La baie du cabonnaie - La bôle et le phare de Merquel
[modifier] Faune & flore
Elle est riche à Mesquer-Quimiac, notamment grâce au marais salant du Rostu, qui permettent une extraction du sel qui n'a jamais cessée. Ce fut l'un des premiers marais exploité. Concernant la faune, celle-ci est multiples, on peut retrouver dans les marais des oiseaux caractéristique de paysage marécageux. De multiples crustacés vivent aussi dans ce marais, notamment dans le cours d'eau qui le traverse comme des crevettes, des écrevisses, des petits crabes et même parfois des poissons d'eau salée. Concernant la flore, on retrouve majoritairement un paysage de bruyère.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Hélène Cadou (née Hélène Laurent), épouse de René Guy Cadou, est née à Mesquer en 1922. Elle est, elle-même poète. La commune de Mesquer lui rend hommage en 2010 (concours de poésie, concours de nouvelles, dictée dans la cour de l'école, salon du livre…). L'école de la commune porte le nom d'« Hélène Cadou ».
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
[modifier] Notes et références
[modifier] Notes
- Afin de permettre une comparaison entre communes, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de présenter :
* pour 2004 et 2005 la population réelle publiée dans la base Cassini (attribuée par convention à l'année 2006 par l'EHESS) si elle existe ;
* la population 2006, première population légale connue post-1999 publiée par l’Insee ;
* les populations suivantes correspondant aux années réelles de recensement publiées par l’Insee ;
* la dernière population légale publiée par l’Insee.
[modifier] Références
- Arrêt n° 1317 du 17 décembre 2008 Cour de cassation - Troisième chambre civile
- Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V des « opérations de recensement »
- Calendrier de recensement sur insee.fr. Consulté le 19 juillet 2011
- Mesquer 1836 sur Archinoë portail d'indexation collaborative. Consulté le 19 juillet 2011
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur Base Cassini de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 19 juillet 2011
- Évolution et structure de la population sur Résultats du recensement de la population - 2008. Consulté le 19 juillet 2011
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 19 juillet 2011
- Recensement de la population au 1er janvier 2009 sur le site de l'Insee. Consulté le 3 janvier 2011
- Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique en 2008 sur insee.fr. Consulté le 19 juillet 2011