Mesquer

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Mesquer
Chapelle Notre-Dame-de-Kercabellec, 1949, Merkel
Chapelle Notre-Dame-de-Kercabellec, 1949, Merkel
Blason de Mesquer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Guérande
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bernard
2014-2020
Code postal 44420
Code commune 44097
Démographie
Gentilé Mesquerais
Population
municipale
1 726 hab. (2011)
Densité 103 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 24′ 01″ N 2° 27′ 31″ O / 47.4002777778, -2.45861111111 ()47° 24′ 01″ Nord 2° 27′ 31″ Ouest / 47.4002777778, -2.45861111111 ()  
Altitude 6 m (min. : 0 m) (max. : 34 m)
Superficie 16,72 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mesquerquimiac.fr/

Mesquer est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). Elle fait partie de la Bretagne historique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Mesquer dans le département de la Loire-Atlantique

Mesquer est située sur le littoral de l'Océan Atlantique, dans la presqu'île de Guérande, non loin de l'embouchure de la Vilaine. La baie ostréicole et mytilicole que forme le traict de Mesquer aussi appelé Traict de Pen Bé et qui borde le littoral nord de la commune constitue la limite septentrionale de la côte d'Amour.

Mesquer, en sus du bourg, sis dans les terres comme de nombreuses communes du bord de mer en bretagne, comprend les hameaux ou lieux-dits de Kerro,Quimiac,Kercabellec,kerdandec,et l'ile de Mainguen.

Les communes limitrophes sont La Turballe, Piriac-sur-Mer, Saint-Molf et Assérac.

Mesquer est à 8 km au nord de Guérande et 25 km au nord-ouest de Saint-Nazaire

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Mesquer est une commune urbaine. Elle fait partie de l'agglomération de La Turballe qui inclut également Piriac-sur-Mer. C'est également une commune multipolarisée entre les aires urbaines de Saint-Nazaire et de Redon, incluse dans l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque Romaine[modifier | modifier le code]

La possibilité d’exploiter le sel, denrée très recherchée, produit dans la saline du Rostu, explique l’occupation du site au moins dès l’époque romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L’évangélisation qui suit donne à Mesquer son premier lieu de culte : le prieuré de Merquel est fondé par les moines de Saint-Gildas-de-Rhuys au VIIe siècle La chapelle du prieuré de Merquel fut dédiée à notre Dame et à Saint-Gildas. Comme en témoignent les toponymes et de nombreux patronymes locaux, au cours du Moyen Âge, les bretons s’installent dans le pays de Mesquer. Les Bretons implantèrent leur civilisation et leur langue, toutes deux déjà héritées des Celtes. À Mesquer, le type de l’habitat démontre encore leur influence.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Plusieurs manoirs et châteaux sont construits, ainsi que quelques maisons du bourg, dont témoignent encore l’ancienne cure et le presbytère. On a estimé la population mesquéraise à 700 âmes au début du XVe siècle. Il ne reste rien à Mesquer du château que les acquéreurs de Campzillon avaient édifié en 1566 sur les ruines de l’ancien. Le 20 octobre 1590, les troupes espagnoles venues soutenir le duc de Mercœur, fervent défenseur de la ligue, brûlèrent le château des seigneurs protestants. Mesquer ne garde aucun souvenir particulier des guerres de religion.

L’activité salicole s’est développée au fil des siècles pour atteindre son apogée au XIXe siècle. Le sel est embarqué au port de Kercabellec et exporté sur toute la façade atlantique de l’Europe. À cette époque, le commerce mesquérais se développe, et toute une société de cap-horniers, de paludiers et de douaniers se constitue. L'importance de Mesquer est attestée par sa présence sur la carte de France de John Speed de 1626. Mesquer y figure ainsi que Le Croisic, alors même que Guérande n'y figure pas, ni Saint Nazaire, ni bien évidemment La Baule.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Mesquer est aujourd'hui connue pour ses activités :

-ostreicoles avec la presence de nombreux parcs à huitres et exploitations ostreicoles

-salicoles avec la remise en exploitation depuis une quarantaine d' années des salines. le sel de Mesquer bénéficie de l' appellation "sel de Guérande"

-d'élévage de pigeons de chairs. les pigeons de Mesquer sont réputés sur les plus grandes tables françaises,

-touristiques et balnéaires, grâce à ses plages et activités nautiques.

Victime de la marée noire de 1999 suite au naufrage d'Erika, la commune de Mesquer a porté plainte en justice contre Total, réclamant l'indemnisation des frais de nettoyage. Mesquer a été déboutée de ses demandes le 13 février 2002 par la Cour d'appel de Rennes, qui affirmait qu'au sens de l'art. L. 541-2 du Code de l'environnement (qui transpose en droit français la directive européenne du 15 juillet 1975 relative aux déchets), Total ne devait pas être tenu pour propriétaire du déchet que constituait le fioul. Cette décision a cependant été partiellement cassée par la Cour de cassationen décembre 2008. À la suite de la saisie de la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) afin d'éclairer la notion de « déchet » dans les termes de l'article L. 541-2 du Code de l'environnement, la Cour a en effet partiellement cassé la décision, affirmant que Total devait bien être tenu pour propriétaire du fioul déversé[1].

Langues[modifier | modifier le code]

Mesquer fut l'une des dernières communes de la Loire-Atlantique à conserver l'usage de la langue bretonne, jusqu'au milieu du XIXe siècle d'après un témoignage recueilli par Paulin Benoist (Exposition sur la langue bretonne au pays de Guérande) auprès d'Ernest-Célestin Rio : c'est à Mesquer qu'on a cessé en dernier (de parler le breton). En 1327, l'un des traducteurs requis lors du procès en béatification de Saint Yves était Jacob recteur de Mesquer. Encore parlé jusqu'au milieu du XIXe siècle il fut supplanté par le gallo (dialecte roman de haute-bretagne). Ce parler local a d'ailleurs conservé des termes bretons, dont le verbe chouquë (s'asseoir) issu directement du breton local choukeñ (s'asseoir) dans la phrase collectée par Pierre Bertho en 1990 : Chouque-te don, et encore le mot « karrikell » (brouette)...

Mesquer possède un nom en gallo : Messqér (écriture ELG), et en breton : Mesker[2].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules fretté d'or.
Commentaires :
Blason stylé avec ornements extérieurs et devise.
Armes parlantes Ce blason est une inversion d'émaux, par les commis de Vannier, des armes de Y. Perraud, recteur de Mesquer, qui portait d'or fretté de gueules (Armorial de France – 1701). Blason (délibération municipale du 2 novembre 1971) enregistré le 19 juillet 1972.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Mesquer : Terrae marique fidelis. (Feal d'an douar ha d'ar mor.) (À terre et mer fidèle.)

Label[modifier | modifier le code]

Depuis 1995, les marais salants de Guérande et Mesquer (marais du Mès) portent le label Ramsar (voir Convention de Ramsar).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1941 1944 Yves Jan-Kerguistel    
mars 2001 en cours Jean-Pierre Bernard[Note 1] divers droite consultant
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 726 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 235 951 1 437 1 478 1 605 1 633 1 666 1 713 1 825
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 804 1 873 1 920 1 814 1 704 1 585 1 600 1 513 1 430
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 388 1 408 1 369 1 137 1 090 1 050 989 960 1 007
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 034 1 019 1 015 1 201 1 372 1 473 1 631 1 658 1 727
2011 - - - - - - - -
1 726 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[5], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (37,6 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Mesquer en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,1 
11,9 
75 à 89 ans
13,5 
24,5 
60 à 74 ans
25,1 
22,8 
45 à 59 ans
21,3 
12,7 
30 à 44 ans
15,0 
12,0 
15 à 29 ans
11,5 
16,0 
0 à 14 ans
13,5 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La maison du Patrimoine
  • Les chapelles
  • La pointe de Sorlock
  • Kercabellec
  • Le traict du Mes
  • Kerguilloté
  • Les plages

- Lanseria -beaulieu- La plage du moulin - le toulru-La baie du cabonnaie ou lanneguy-sorlock- La bôle et le phare de Merquel

Faune & flore[modifier | modifier le code]

Elle est riche à Mesquer-Quimiac, notamment grâce au marais salant du Rostu, qui permettent une extraction du sel qui n'a jamais cessée. Ce fut l'un des premiers marais exploité. Concernant la faune, celle-ci est multiples, on peut retrouver dans les marais des oiseaux caractéristique de paysage marécageux. De multiples crustacés vivent aussi dans ce marais, notamment dans le cours d'eau qui le traverse comme des crevettes, des écrevisses, des petits crabes et même parfois des poissons d'eau salée. Concernant la flore, on retrouve majoritairement un paysage de bruyère.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hélène Cadou (née Hélène Laurent), épouse de René Guy Cadou, est née à Mesquer en 1922 et décédée à Nantes en 2014. Elle était, elle-même, poète. La commune de Mesquer lui rend hommage en 2010 (concours de poésie, concours de nouvelles, dictée dans la cour de l'école, salon du livre...). L'école de la commune porte le nom d'« Hélène Cadou ».
  • les militaires sont représentés parmi les propriétaires dans la commune :
    • le général Henri Bentégeat, ancien chef d'état-major des Armées ;
    • Le général Didier Bolelli, un des deux cinq étoiles de l'armée de terre française, inspecteur général de l'armée de terre  (depuis août 2013).  ;
    • Le vice-amiral d'escadre Xavier PAITARD, aujourd'hui chez EADS.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008 et 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]