Égérie

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Claude Lorrain, Paysage avec la nymphe Égérie (détail).

Dans la mythologie romaine, Égérie (en latin Ēgeria) est une nymphe des sources.

Son nom est rentré dans le langage courant, d'abord comme synonyme de « muse » (inspiratrice d'un homme de pouvoir ou d'un artiste), puis comme « ambassadrice » (incarnation d'une marque commerciale).

Mythe[modifier | modifier le code]

Selon Ovide, Égérie était une jeune femme que Numa Pompilius épousa, et avec laquelle il partagea les soins du gouvernement.

La légende prétend que le roi Numa Pompilius rencontrait régulièrement la nymphe Égérie qui le conseillait sur sa politique. Ces rencontres avaient lieu à l'endroit où un bouclier sacré était tombé du ciel. Après la mort de Numa Pompilius, Égérie, inconsolable, se réfugia dans le bois d'Aricie où elle fut transformée en source par Diane dont elle avait interrompu le culte par ses lamentations. Égérie était invoquée par les femmes enceintes : il est ainsi possible qu'Égérie soit un surnom de Junon, qui présidait aux naissances.

Selon Lactance, Numa Pompilius s'isolait pour penser aux innovations qu'il allait apporter et l'invention des entretiens avec la nymphe donnait à ses desseins l'autorité de la religion.

Selon saint Augustin, le roi Numa Pompilius se livrait à l'hydromancie et conversait ainsi avec des démons.

Sens courant[modifier | modifier le code]

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Par extension, plus précisément par antonomase, le terme égérie désigne également une femme choisie comme inspiratrice d'un mouvement de pensée politique ou culturel, ou comme incarnation d'une marque.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Richard Crescenzo, « Numa et la nymphe Egérie : l'approche démonologique de la religion chez Blaise de Vigenère », Esculape et Dionysos. Mélanges en l'honneur de Jean Céard, Genève, Droz, 2008, p. 787-799.