Pénestin

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Pénestin
La mairie de Pénestin
La mairie de Pénestin
Blason de Pénestin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton La Roche-Bernard
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Maire
Mandat
Jean-Claude Baudrais
2014-2020
Code postal 56760
Code commune 56155
Démographie
Gentilé Pénestinois
Population
municipale
1 865 hab. (2011)
Densité 86 hab./km2
Population
aire urbaine
70 248 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 01″ N 2° 28′ 24″ O / 47.4836111111, -2.47333333333 ()47° 29′ 01″ Nord 2° 28′ 24″ Ouest / 47.4836111111, -2.47333333333 ()  
Altitude 20 m (min. : 0 m) (max. : 38 m)
Superficie 21,69 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-penestin.com

Pénestin [penetɛ̃] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Pen-Lan (Billiers)
Océan Atlantique
(Estuaire de la Vilaine)
Billiers
La Vilaine
Arzal
La Vilaine
Rose des vents
Océan Atlantique N Camoël
O    Pénestin    E
S
Océan Atlantique Pont-Mahé (Assérac) Assérac

Terroir agricole, formant une pointe entre l'estuaire de la Vilaine au nord et la baie de Pont-Mahé au Sud, la commune fait partie de la Presqu'île de Guérande.

Avec ses 25 kilomètres de littoral, Pénestin est la commune le plus au sud du Morbihan. Sa superficie est de 2 169 hectares et le point culminant est Berniguet (35 mètres).

Pénestin se situe sur la côte atlantique bretonne, à l'embouchure de la Vilaine. La situation géographique de Pénestin et la qualité de sa desserte la rendent facilement accessible depuis les agglomérations de Nantes et de Rennes.


La commune de Penestin est aussi réputée pour le nombre de ses contentieux d'urbanisme. En effet, comme la plupart des communes du littoral, elle subit une forte pression immobilière. Deux tiers des résidences sont des résidences secondaires[1]. Le nouveau PLU (plan local d'urbanisme) a été annulé le 30 décembre 2008 car ne respectant pas la loi littoral[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne Trève de la paroisse d'Assérac, la paroisse de Pénestin est créée en 1767. Elle est composée des frairies du bourg, de l'Armor et de Tréhiguier.

Incluse dans la Châtellenie d'Assérac, et anciennement rattachée à la Sénéchaussée de Guérande (ou de Campsillon) jusqu'à la Révolution Française, la commune est créée en 1790.

Bien qu'alors rattachées à l’évêché de Nantes, Pénestin, Camoël et Férel seront incluses dans le département du Morbihan.

Histoire linguistique[modifier | modifier le code]

En 1806, selon la recherche de Charles Coquebert de Montbret mandaté par Napoléon pour définir la frontière linguistique entre le français et le breton, la commune de Pénestin était bretonnante et faisait face à Herbignac, commune de langue française.
En 1843, selon le dictionnaire d'Ogée, la commune est devenue francophone.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Pénestin (Morbihan).svg

Les armoiries de Pénestin se blasonnent ainsi :

D'or à un navire d'argent*, habillé et flammé du même, voguant sur une trangle ondée d'azur, à la bordure gironnée d'or et d'azur.

  • Il y a là violation de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (argent sur or).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1889 1904 Alphonse Trodil    
1904 1929 Hugues Froissel    
1929 1940 Paul Général    
1940 1944 Hervé Cazlin    
1944 1955 Philippe Lutrin    
1955 1969 Jules Merstouy    
1969 1989 Claude Chesneau    
1989 1995 Philippe Jarrousse    
1995   Jean-Claude Baudrais DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 865 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 333 1 351 1 330 1 186 1 392 1 454 1 405 1 521 1 590
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 550 1 622 1 698 1 565 1 493 1 531 1 444 1 408 1 358
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 408 1 470 1 430 1 280 1 237 1 132 1 135 1 093 1 118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 031 1 078 1 192 1 299 1 394 1 527 1 777 1 849 1 865
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

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  • Pénestin
    • L'église Saint-Gildas (XIXe siècle): Construite puis consacrée en 1880, cette église, édifiée dans le style néogothique, remplace une église plus ancienne qui se trouvait dans le cimetière actuel. Inaugurée dans un pré dit « Billy », l'édifice possède quelques statues dont l'une d'elles représente Saint-Gildas, le patron de la commune. Les chapiteaux situés sur les piliers de la nef représentent des motifs de fleurs et les vitraux représentent la vie du Christ ou celle de Saint-Gildas. Chaque bras du transept contient un autel en bois du XIXe siècle. Le bas du mur du chœur est lambrissé.
    • Le cimetière : situé au centre du bourg, il était autrefois composé de l'ancienne église communale, construite avant le XVIIIe siècle et détruite suite au manque de places. Les deux pierres tombales des deux bienfaiteurs de la paroisse, Duchesne et Haumont-Desprès, sont les seuls vestiges de l'ancien lieu de culte.
    • Le calvaire : situé à l'angle des rues du Calvaire et Jacques Prévert, il fut réalisé au XIXe siècle. Sur celui-ci est représenté le christ crucifié avec un serpent à ses pieds.
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  • Tréhiguier
    • Le phare de Tréhiguier : construit en 1881 et mis en service l'année suivante, le phare de Tréhiguier était un phare d'alignement qui servait, avec le phare du Scal, à indiquer le chemin à suivre pour les navigateurs à travers la Vilaine. Il cessa de fonctionner en 1989, suite à la construction du barrage d'Arzal, en amont du fleuve, qui accentua l'envasement de l'estuaire et déplaça le chenal de navigation. Depuis 1995, il abrite la Maison de la Mytiliculture, un musée sur la culture des moules de bouchot.
    • L'ancienne chapelle Saint-Yves : Cette chapelle, bénite en 1783, fut vendue à la Révolution. Elle abrite aujourd'hui une poissonnerie.
    • La Pierre Blanche : le menhir dit « de la Pierre Blanche » situé à la pointe du Scal, en bordure de la Vilaine, près de Tréhiguier. Haut de près de quatre mètres, il est entièrement réalisé en quartz blanc. À quelques mètres gît une table de couverture en granite, vestige architectural de la présence d'une structure funéraire.
    • Le manoir de Tréhiguier : cette bâtisse se situe sur le port de Tréhiguier, à côté de l'ancienne chapelle. Ce modèle, typique du XVIIe siècle, est très répandu en Bretagne surtout en Basse-Bretagne.
    • Tapisserie classée monument historique, située dans une maison du clos du Cocqueret[5].
Statuette datée de 1882 sur une façade
  • Poudrantais
    • Statuette datée de 1882 dans une niche de façade de maison.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le littoral[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Lucien Petit-Breton, premier coureur cycliste à avoir remporté deux tours de France d'affilée, en 1907 et 1908, est enterré au cimetière de Pénestin et a donné son nom au complexe polyvalent de la commune.
  • Jean Émile Laboureur, peintre, dessinateur, graveur et illustrateur français, né à Nantes en 1877, mort à Pénestin en 1943. Deux reproductions de ses œuvres sont visibles à Pénestin : l'une dans la salle du conseil de la mairie, la seconde face au centre nautique.
  • Raphaëla le Gouvello véliplanchiste, ambassadrice du développement durable
Geneviève (1913-2009), pseudonyme de Geneviève Pezet-White, artiste peintre et sculpteur née à Sandpoint (États-Unis). En France depuis 1948 où elle fut élève d'Ossip Zadkine, elle vivait à Pénestin où l'église Saint-Gildas conserve d'elle un important Christ en bronze.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : DDE
  2. Source : Tribunal administratif de Rennes
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. « tapisserie », base Palissy, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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