Piriac-sur-Mer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Piriac-sur-Mer
Image illustrative de l'article Piriac-sur-Mer
Blason de Piriac-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Guérande
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Maire
Mandat
Paul Chainais
2014-2020
Code postal 44420
Code commune 44125
Démographie
Gentilé Piriacais
Population
municipale
2 173 hab. (2011)
Densité 176 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 22′ 51″ N 2° 32′ 42″ O / 47.3808, -2.545 ()47° 22′ 51″ Nord 2° 32′ 42″ Ouest / 47.3808, -2.545 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 36 m
Superficie 12,37 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte administrative de Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Piriac-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte topographique de Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Piriac-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Piriac-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Piriac-sur-Mer
Liens
Site web http://www.piriac.net/mairie/

Piriac-sur-Mer est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). Elle fait également partie de la Bretagne historique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Piriac-sur-Mer dans le département de la Loire-Atlantique.

Situation[modifier | modifier le code]

Piriac-sur-Mer est située à la pointe de la presqu'île de Guérande, à 11 km au nord-ouest de Guérande et 25 km au nord-ouest de Saint-Nazaire.

Les communes limitrophes sont La Turballe et Mesquer.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999[1], Piriac-sur-Mer est une commune urbaine qui fait partie de l'agglomération de La Turballe, ainsi que Mesquer. Elle n'appartient à aucune aire urbaine, car c'est une commune multipolarisée, c'est-à-dire polarisée par plusieurs aires urbaines, notamment par celle de Saint-Nazaire[2] et incluse dans l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire.

La superficie de la commune est de 1 237 ha, soit un peu plus de 12 km2.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune abrite une ancienne mine d'uranium sur le site de Pen Ar Ran[3]. Entre 1975 et 1989, 602 tonnes d'uranium ont été extraits de ce site, dont une partie à ciel ouvert.

Topographie[modifier | modifier le code]

Le littoral a une longueur de plus de 9 km et comporte des plages de sable fin, des falaises et des plages de gravier, située de part et d'autre de la pointe du Castelli.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

  • L'agglomération principale (….)
  • Les bourgs secondaires : Le Port-aux-Loups, Lérat, Saint-Sébastien, etc.
  • Hameaux et écarts (….)
Le front de mer

Le port[modifier | modifier le code]

Piriac a un port à seuil en eau profonde, réservé aux bateaux de plaisance et aux quelques bateaux de pêche qui subsistent dans le port. Ce port est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire.

Vue du port depuis le môle.
Panorama du port
Piriac-sur-mer.jpg

Histoire[modifier | modifier le code]

Site déjà occupé pendant la préhistoire - des mégalithes y sont encore visibles -, Piriac connaît aussi une occupation gallo-romaine. Une campagne de fouilles archéologiques a d'ailleurs eu lieu en 2005.

Piriac doit son nom à Waroch II, Prince (ou Roi) de Vannes ou Broërec, qui pilla ce village en 578 avant de s'y installer. Il le surnomma ce territoire « Pen kiriac », ce qui signifierait en breton « mauvaise pointe », ou « la pointe de Waroch », Kiriac étant une variante possible du nom Waroch (Waroch > Guerec > Guiriec > Kiriac). Formes anciennes : Plebs Keriac ? 861, Penceriac 867, Pehereac 1330, Pihirriac 1426.

Waroch s'installa avec son « ost », à Aula Quiriaca, lieu-dit cité sous cette forme latinisée dans le Cartulaire de Redon ainsi que sous la forme bretonne Lesguiriac, et localisé entre le bourg actuel et Lérat. Ce toponyme qui signifie « la cour, demeure de Kiriac » renforce l'hypothèse de l'équivalence Kiriac / Waroch.

Sous domination bretonne depuis le VIe siècle, officiellement intégré à la Bretagne en 851 avec l'ensemble de l'évêché de Nantes, Piriac appartient au pays guérandais, en breton Bro Wenrann.

La ville fut une grande productrice de vin dès le Xe siècle, mais cette activité cessa avec l'épidémie de phylloxéra (années 1880). On trouve dans la campagne alentour les vestiges de cette agriculture, les vignes poussent au milieu des ronces.

C'est au XVIIe siècle que Piriac connut son plein essor économique, la pêche étant pratiquée vers Terre-Neuve. Le premier môle du port est construit en 1758. Les dernières conserveries fermeront durant les années 1970.

Piriac a longtemps été un lieu stratégique, car elle est située près de l'embouchure de la Vilaine et possède en outre une île - l'Île Dumet - qu'un fort occupe toujours aujourd'hui. Les Anglais tiendront d'ailleurs l'île pendant de longues décennies au XVIIIe siècle avant d'en être chassés par les Français. Piriac possède plusieurs forts de garde le long de la côte.Village typique, classé petite cité de caractère, Piriac accueillera notamment Émile Zola, Alphonse Daudet et d'autres curieux en quête d'exotisme culturel.

Aujourd'hui, Piriac-sur-Mer vit essentiellement du tourisme et de la plaisance. Une partie de l'ancien village est protégée mais en dehors de cette zone, Piriac a mal résisté à la prolifération de parkings et de lotissements.

Langues[modifier | modifier le code]

On estime que la langue bretonne s'est maintenue à Piriac jusque dans la première moitié du XIXe siècle. On se base sur un témoignage recueilli vers 1900 par Paulin Benoist auprès d'un certain Ernest Rio dont le père, né à Piriac, avait connu vers 1830 des vieux Piriacais parlant encore le breton. Il n'existe malheureusement aucune note ni étude précise sur le dialecte breton parlé autrefois à Piriac : celui-ci était probablement très proche du breton de Batz-sur-Mer, lui-même proche du breton vannetais.

On dispose seulement de trois mots bretons collectés sur place par Édouard Richer en 1823 : morgouilh, méduse, garelé, plie (sorte de poisson), et kourikan, korrigan, lutin. Rien ne prouve qu'il ait rencontré des bretonnants : ces trois mots sont encore employés dans le gallo local, qui comprend de nombreux autres bretonnismes dont pourhic, « coquillage grain de café » (de pourc'hig, petit cochon).

De même, la toponymie piriacaise est presque exclusivement bretonne :

  • Pointe du Castelli (Castellic 1572 ; de kastellig : petit château) ;
  • Kervin (Kaeruuen IXe siècle ; de Ker Gwenn : le village blanc) ;
  • Le Closillot noté aussi Le Closio (Sclusigo 1572 ; de skluzigoù : les petites écluses) ;
  • Port-Kennet (Port Guennec XVe siècle : contient le nom d'homme Le Guennec) ;
  • Kerdrien (K/drean 1572 ; soit Ker Drean) ;
  • Pierre du Méniscoule (de menez skoul : la montagne du milan) ;
  • L'Erven (an ervenn : le sillon) ; etc.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sable à la bande d'or.
Commentaires : Simplification d'un ancien blason qui était de sable à la bande d'or, broché sur une ancre de marine d'or, avec la devise Retineat Et Salvet[4]. Blason paroissial (Grand Armorial de France – 1697). Brevet d'Hozier ; blason enregistré le 11 avril 1969.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Piriac-sur-Mer : Retineat Et Salvet.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Jean-Louis Delhumeau[Note 1] Divers droite  
mars 2014 en cours Paul Chainais Divers gauche directeur territorial retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 173 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 054 763 981 1 056 1 093 1 161 1 204 1 266 1 350
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 295 1 200 1 303 1 310 1 320 1 375 1 470 1 277 1 277
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 301 1 406 1 438 1 283 1 166 1 139 1 083 1 109 1 152
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 127 1 134 1 110 1 263 1 442 1 900 2 254 2 173 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (44,7 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,3 %) est supérieur au taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Piriac-sur-Mer en 2009 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
3,3 
10,8 
75 à 89 ans
17,0 
29,4 
60 à 74 ans
27,5 
19,6 
45 à 59 ans
18,9 
13,7 
30 à 44 ans
12,6 
10,5 
15 à 29 ans
8,8 
15,2 
0 à 14 ans
11,8 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le centre ville est de style breton avec de vieilles maisons du XVIIe siècle, à pignon et toiture et forte pente. Elles forment un ensemble compact, à dominante de granit gris. L'ancien hôtel du port a été bâti en 1626, et agrémenté plus tard d'une tourelle en tuffeau[10]. Au milieu de ce centre historique se trouve une église massive.

Celle-ci, l'église Saint-Pierre, est construite en 1766, à l'emplacement d'une église plus ancienne. Sa nef unique est en forme de croix. Le clocher, une tour carrée, est couvert d'un dôme à pans. Le retable du XVIIIe siècle est classé[11].

Les ruelles fleuries et les murs de granit aux pierres polies par le temps sont le théâtre des animations estivales organisées par la commune : concerts, marché des artisans et soirées à thème.

Les jardins de la mairie abritent un mégalithe appelé « pierre de Méniscoul » (parfois « pierre du Méniscoul »), dont les gravures sont érodées. Il s'agirait du plus vieux mégalithe de la Loire-Atlantique, ses gravures semblant dater de l'âge du bronze[12]. Cette pierre a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 3 mai 2006, alors qu'elle se trouvait sur le site des cartes du Diable, route de Saint-Sébastien. Lors de ce classement, la possibilité d'une datation plus récente des gravures est évoquée, l'érosion due à la salinité pouvant avoir été à l'origine de l'absence de traces d'utilisation d'un percuteur en métal, élément déterminant pour la datation à l'âge du bronze[13].

Le monument commémoratif aux huit victimes de l'accident d'un bombardier américain B-17, lors de la Seconde Guerre mondiale, le 23 novembre 1942, au large de la côte de Piriac (vers le domaine de Villeneuve), a été érigé en 2003 par la commune, et inauguré par un des deux survivants, Peter Fryer[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Waroch II, roi du Broërec au VIe siècle, avait une résidence située près de Lérat (actuellement à la limite avec la commune de La Turballe).
  • Au XIXe siècle, des personnalités sont venues en villégiature et ont ainsi marqué l'histoire de la commune par leur présence :
  • Henri Quilgars, archéologue et historien, a été maire de Piriac dans les années 1930.
  • Les parents de René Guy Cadou étaient instituteurs à Piriac dans les années 1910 avant de partir pour Sainte-Reine-de-Bretagne (ils y ont eu un premier enfant, Guy, mort très jeune).
  • Nicolas Sarkozy ex président de la république française a passé ses vacances d'été en tant que ministre de l'intérieur sous le gouvernement Chirac dans une maison située sur la pointe du Castelli. De source sur, depuis ses dernières vacances en 2002, il n'est pas revenu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Luc Flohic (dir.), Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, t. 1, Charenton-le-Pont, Flohic éditions, coll. « Le patrimoine des communes de France »,‎ 1999, 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Page Insee [1].
    Cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection
  2. et sans doute celles de Nantes et de Redon
  3. Zone minière de Guérande, rapport de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire
  4. Source : Panneaux de rue de la ville.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. « Piriac-sur-Mer 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  8. « Résultats du recensement de la population - Piriac-sur-Mer - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  9. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  10. Flohic 1999, p. 439.
  11. Flohic 1999, p. 440.
  12. La Presqu'île de Guérande et la Brière, de Laurence Vilaine, Éditions Ouest-France, 1997, p. 23.
  13. « Affleurements granitiques connus sous le nom de « Cartes du Diable » », base Mérimée, ministère français de la Culture (consulté le 18 février 2014).
  14. « B-17 41-24478 », sur Aérostèles, lieux de mémoires aéronautiques (consulté le 18 février 2014).