Guillemot de Troïl

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Uria aalge

Description de cette image, également commentée ci-après

Couple de Guillemots de Troïl et leur jeune.

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Charadriiformes
Famille Alcidae
Genre Uria

Nom binominal

Uria aalge
(Pontopiddan, 1763)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Synonymes

Colymbus aalge

Le Guillemot de Troïl[1] (Uria aalge), connu aussi sous le nom de Guillemot marmette au Canada (Uria aalge), est une espèce d'oiseau marin de la famille des alcidés.

Description[modifier | modifier le code]

À première vue, le guillemot marmette ressemble à un petit manchot. Il se tient d'ailleurs debout comme un manchot lorsqu'il est à terre. Les adultes mesurent de 38 à 46 cm de longueur, avec une envergure d'aile de 61 à 73 cm. Ils ont la tête, le dos et les ailes brun foncé, presque noirs, et le dessous du corps blanc. Leur long bec foncé est mince et pointu et leur queue, également foncée, est courte et arrondie. Certains individus de l'Atlantique nord présentent la forme dite « bridée », avec un cercle oculaire blanc et une ligne blanche qui s'étire derrière l'œil. Le plumage d'hiver est presque identique, sauf que la gorge et les joues deviennent blanches et une ligne foncée apparaît derrière l'œil.

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

Le guillemot marmette niche sur des îles, des rivages, des falaises et des pitons rocheux sur les côtes de l'Atlantique et du Pacifique nord, en Amérique du Nord et en Europe de l'Ouest et du Nord (jusqu'à la péninsule de Kola en Russie). Pendant la période de reproduction, on le retrouve sur la côte nord du Pacifique en Alaska, en Colombie-Britannique et vers le sud jusqu'au centre de la Californie et le nord du Japon, ainsi que sur les côtes de l'Atlantique nord, du Labrador jusqu'en Nouvelle-Écosse, et de la Norvège jusqu'au Portugal. En France, quelques couples nichent encore dans la réserve du Cap Sizun, dans le Finistère, dans la réserve naturelle des Sept-Îles au large de Perros Guirec ainsi que dans les falaises du Cap Fréhel dans les Côtes-d'Armor.

Certains oiseaux sont des résidents permanents, mais pendant l'hiver, les oiseaux nordiques migrent vers le sud pour trouver des eaux libres de glace jusqu'en Nouvelle-Angleterre, au sud de la Californie et à l'ouest de la Méditerranée.

Comportement[modifier | modifier le code]

Le guillemot marmette est une espèce pélagique, qui passe presque tout son temps en mer, sauf pendant la période de reproduction. Il cherche sa nourriture en « volant » littéralement sous l'eau à l'aide de ses puissantes ailes. Il se nourrit surtout de petits poissons de banc (200 mm de long au maximum), mais aussi de quelques crustacés, de vers marins et de calmars. Il plonge souvent jusqu'à 30 m de profondeur, mais on a enregistré des plongeons de plus de 150 m.

Cet oiseau niche généralement en colonies denses et pond son unique œuf directement sur le roc ou le sol. Les œufs ont la forme d'une poire, de telle façon qu'ils pivotent sur eux-mêmes lorsqu'ils sont dérangés, et ne tombent pas en bas de la falaise. Leurs couleurs et leurs motifs varient, probablement pour aider les adultes à les reconnaître. Dès qu'il atteint deux semaines, le jeune n'est plus gavé (de poissons) au nid par ses parents. C'est sur l'eau que ses parents le nourriront jusqu'à l'achèvement de sa croissance (la taille d'un gros canard), vers la fin de l'été.

Le guillemot de Troïl s'installe volontiers en colonies à mi-hauteur des falaises.

On ne trouve plus en France que 150 couples, de la sous-espèce Uria aalge albionis, confinés aux côtes nord de la Bretagne, où la pollution pétrolière les menace gravement. Aux îles Britanniques, c'est, avec 570 000 couples nicheurs, l'oiseau de mer le plus commun. Après quelques migrations vers le sud, les adultes deviennent presque sédentaires.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

D'après Alan P. Peterson, cette espèce est constituée des cinq sous-espèces suivantes :

  • Uria aalge aalge (Pontoppidan) 1763 ;
  • Uria aalge albionis Witherby 1923 ;
  • Uria aalge californica (H. Bryant) 1861 ;
  • Uria aalge hyperborea Salomonsen 1932 ;
  • Uria aalge inornata Salomonsen 1932.

Répartition selon les sous-espèces[modifier | modifier le code]

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Peterson, R.T., Mountfort, G., Hollom, P.A.D., 1994. Guide des oiseaux de France et d'Europe. Collection : Les guides du naturaliste. Delachaux & Niestle (ed.), 525p. ASIN : 2603009400.