Michel Colle

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Michel-Auguste Colle, né le 7 janvier 1872 à Baccarat (Meurthe-et-Moselle) et mort le 15 septembre 1949 à Batz-sur-Mer (Loire-Atlantique), est un peintre français

Biographie[modifier | modifier le code]

Orphelin en 1885, il devient apprenti aux cristalleries de Baccarat comme doreur, puis graveur de planches pour la gravure chimique. C’est à cette époque qu’il prend goût au dessin et à la peinture, encouragé par Charles Peccatte, un peintre lorrain. Un amateur d’art avisé, Eugène Corbin, ayant remarqué son travail, lui fait connaître les peintres Charles de Meixmoron de Dombasle, Émile Friant et Victor Prouvé (alors professeur à l’école des Beaux-Arts de Nancy). En contrat avec Corbin jusqu’en 1911, il peint près de 500 toiles ou aquarelles inspirées pour la plupart des paysages de sa région d’origine. Par la suite, Colle voulut connaître d’autres régions, et voyagea souvent et trouva notamment une inspiration en Savoie, en Corse et en Afrique du Nord. Les Salons parisiens lui sont l’occasion de rencontrer Jules Adler, Jean-Paul Laurens et Charles Cottet.

À la fin de la première guerre mondiale, à l’occasion d’un séjour familial en Bretagne, il est séduit par la lumière des marais salants et des paysages de la presqu’île de Guérande. Cette révélation transforme sa palette et diversifie les techniques utilisées, certaines toiles sont pointillistes, d’autres traitées au couteau. Chaque année il passe ses séjours d’été dans la région du Croisic. Il expose aux Salon des artistes français, au Salon des indépendants, au Salon des Tuileries, à La Haye… sans que cela ne modifie le rythme régulier de son travail et son attachement à sa vie de famille. En 1940, il s’installe définitivement dans le village de Kervalet, près de Batz-sur-Mer. Les difficultés de la vie au cours de la seconde guerre mondiale l’incitent à diversifier ses thèmes d’inspiration : intérieurs d’église, portraits, etc. C’est là qu’il meurt en septembre 1949.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eric Mercier, « La Lorraine vue par Michel-Auguste Colle et Charles Peccatte », dans La Gazette de l’Hôtel Drouot, N°24, 20 juin 2003.
  • Jean Fréour, « Michel Colle », dans les Cahiers des amis de Guérande, N°19, 1972.

Expositions[modifier | modifier le code]