La Turballe

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La Turballe

Pen-Bron, son bois et le Traict, passage permettant d'alimenter les marais salants en eau de mer grâce à un système astucieux de vannes et d'étiers
Pen-Bron, son bois et le Traict, passage permettant d'alimenter les marais salants en eau de mer grâce à un système astucieux de vannes et d'étiers

La Turballe#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Arrondissement de Saint-Nazaire
Canton Canton de Guérande
Code Insee abr. 44211
Code postal 44420
Maire
Mandat en cours
René Leroux
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Site internet http://www.mairie-laturballe.fr/
Démographie
Population 4 341 hab. (2006[1])
Densité 234 hab./km²
Aire urbaine 70 248 hab.
Gentilé Turballais, Turballaise
Géographie
Coordonnées
géographiques
47° 20′ 47″ Nord
         2° 30′ 20″ Ouest
/ 47.3463888889, -2.50555555556
Altitudes mini. 0 m — maxi. 45 m
Superficie 18,53 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

La Turballe (An Turball en breton, La Troball en gallo) est une commune française située dans le département de la Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire.

Sommaire

[modifier] Géographie

Situation de la commune dans le département de Loire-Atlantique.
Situation

La Turballe est située sur le littoral de la Loire-Atlantique, dans la presqu'île de Guérande, à 8 km au nord-ouest de Guérande et à 20 km au nord-ouest de Saint-Nazaire.

Les communes limitrophes sont Guérande à l'est, Piriac-sur-Mer au nord et Le Croisic qui, au sud, fait face à la presqu'île de Pen-Bron.

Selon le classement établi par l'INSEE en 1999, c'est une commune urbaine, principale composante de l'agglomération de La Turballe, qui inclut Piriac-sur-Mer et Mesquer. C'est par ailleurs une commune multipolarisée entre l'aire urbaine de Redon et l'aire urbaine de Saint-Nazaire et elle fait partie de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de Loire-Atlantique).

Le littoral

Une longue plage de sable, dénommée la Grande-Falaise en référence à sa grande dune, relie Pen-Bron au port. Le bois de Pen-Bron sépare cette plage des marais salants du Petit Traict. Au bout de Pen-Bron fut fondé à la fin du XIXe siècle un centre hélio-marin toujours en activité. Le bord de mer du nord de la commune est beaucoup plus rocheux. L'église de Trescalan, au sommet de la plus haute colline de la commune, offre un panorama remarquable sur les marais.

Géographie humaine

De nombreux hameaux se partagent le territoire de la commune, tels Coispéan, Méliniac, Fourbihan, Lauvergnac, Trévaly etc. Quelques moulins et manoirs sont également à voir.

[modifier] Linguistique

On a parlé breton à La Turballe jusqu'au XVIIIe siècle. Le breton a ensuite disparu au profit du gallo puis du français.

[modifier] Histoire

L'église de Trescalan.

On trouve mention de La Turballe pour la première fois dans des écrits remontant à 1452. À cette époque, il ne s'agissait pas encore d'un bourg, mais d'un groupe de quelques maisons au sommet de la dune.

Le hameau se développa au sein de la frairie de Trescalan qui regroupait une partie des villages de la paroisse de Guérande. En 1698 une chapelle fut érigée à Trescalan. (L'église actuelle date de 1847).

En 1836, La Turballe comptait 219 habitants dont 30 pêcheurs.

En 1847, la fraire de Trescalan — ainsi que celle de Coispéan — devint une paroisse à part entière. Il y avait alors déjà plus d'habitants à La Turballe qu'à Trescalan.

Les activités de pêche ne cessant de croître, La Turballe fut élevée au rang de commune le 17 mai 1865. Deux mois plus tard, son premier maire, Alfred Pellier, était élu.[2]

Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux blockhäuser furent construits, notamment sur le bord de mer en renforcement du mur de l'Atlantique. Deux autres lignes de défense s'étalaient sur la commune.

Une bombe fut larguée sur la ville en 1942. On pense cependant qu'il s'agissait en fait d'une erreur de la part des Anglais. Par chance, aucune victime ne fut à déplorer.

De mars 1944 à la Libération, le 11 mai 1945 trois jours après la fin de la guerre, La Turballe faisait partie de la poche de Saint-Nazaire.[3]

[modifier] Culture

La Turballe a accueilli en juin 2006 le festival Anne-de-Bretagne.

La duchesse Anne offrit en 1505 trois couronnes : une en or à la paroisse de Guérande, une en argent à la paroisse de Saillé, une en bronze (en réalité en cuivre) à la paroisse de Trescalan.

De ces trois couronnes seule celle en cuivre existe toujours. Elle est la propriété de la commune de La Turballe.

La coutume, toujours en pratique, veut que la couronne soit déposée sur la tête de la mariée lors de la cérémonie à l'église.

[modifier] Activités économiques

Le port de pêche.

Le port de La Turballe est le premier port de pêche des Pays de la Loire avec quatre-vingt-un chalutiers. Il est également le premier port de la façade atlantique pour l'anchois et la sardine.

En 2000, 15 000 tonnes furent pêchées pour une valeur de 180 millions de francs. Le port produit en outre 7000 tonnes d'anchois chaque année. L'activité mobilise trois cents professionnels actifs. La pêche au chalut se pratique toute l'année, la sardine et l'anchois étant récoltés du printemps à l'automne. En dehors de ces périodes ce sont le bar, le merlu, le merluchon, la dorade, la seiche et parfois le thon qui sont récoltés.

Le port de plaisance dispose de trois cent quarante-cinq places dont trente pour les visiteurs.

La criée organise chaque jour, au centre marée, une vente aux enchères, du lundi au vendredi à partir de 6 heures.[4]

La commune s'est dotée d'une zone artisanale qui regroupe quarante-deux entreprises sur une superficie de huit hectares, comptant principalement des établissements liés au monde maritime et à l'artisanat.

Le premier employeur de la Communauté d'agglomération Cap Atlantique, qui emploie 330 salariés, est le Centre hélio-marin de Pen Bron, établissement médical spécialisé en rééducation et réadaptation fonctionnelles, établit dans ancien hôpital pour enfants construit en 1887.

Les cent soixante autres entreprises domiciliées à La Turballe se partagent différents secteurs d'activité comme le commerce, la restauration, les services.

La Turballe est également une station balnéaire importante.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Héraldique

Blason de La Turballe

D'azur aux quatre sardines d'argent ; au chef d'argent aux cinq hermines de sables. Devise : Toujours plus avant.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Mandat Identité Parti
1865-1874 Alfred Pellier
1874-1881 Arthur de la Tocnaye
1881-1886 François Naud
1886-1888 Émile Duriec
1888-1892 Albert Guet
1892-1902 François Naud
1902-1913 René Pellier
1913-1925 Louis Gouret
1925-1927 Gustave Bocquien
1927-1935 Pierre Nogues
1935-1941 Jean Anezo
1941-1945 Constant Lemoine
1945-1957 Jules-Alexandre Bernard
1957-1965 Jean-Louis Trimaud
1965-1983 Raymond Famchon
1983-1989 Philippe Pigeon
1989 - René Leroux PS

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[5])
1962 1968 1975 1982 1990 1999
2542 2716 2959 3120 3587 4042
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Divers

Selon le découpage de la Bretagne fait par Erwan Vallerie, La Turballe fait partie du pays traditionnel de Brière et du pays historique du Pays nantais.

[modifier] Jumelage

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

  1. données officielles 2006 sur le site de l’INSEE
  2. La Turballe : Les hommes / le terroir / la mer de J.-P. Le Pape.
  3. Les informations sur La Turballe pendant la guerre ont été racontées par un habitant de l'époque.
  4. Site du port de pêche : http://www.port-peche-turballe.fr/.
  5. La Turballe sur le site de l'Insee
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