La Turballe

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La Turballe
Le port de pêche
Le port de pêche
Blason de La Turballe
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Guérande
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Maire
Mandat
Jean-Pierre Branchereau
2014-2020
Code postal 44420
Code commune 44211
Démographie
Gentilé Turballais
Population
municipale
4 571 hab. (2011)
Densité 247 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 47″ N 2° 30′ 20″ O / 47.3463888889, -2.50555555556 ()47° 20′ 47″ Nord 2° 30′ 20″ Ouest / 47.3463888889, -2.50555555556 ()  
Altitude 6 m (min. : 0 m) (max. : 45 m)
Superficie 18,53 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-laturballe.fr

La Turballe est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). Elle fait historiquement partie de la Bretagne.

Ses habitants s'appellent les Turballais et les Turballaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune dans le département de la Loire-Atlantique.

Situation[modifier | modifier le code]

La Turballe est située sur le littoral de la Loire-Atlantique, dans la presqu'île de Guérande, à 8 kilomètres au nord-ouest de Guérande et à 20 kilomètres au nord-ouest de Saint-Nazaire.

La commune est traversée[2] par le ruisseau de Brandu.

Selon le découpage de la Bretagne fait par Erwan Vallerie, La Turballe fait partie du pays traditionnel de Brière et du pays historique du Pays nantais.

Les communes limitrophes sont Guérande à l'est, Piriac-sur-Mer au nord et Le Croisic qui, au sud, fait face à la presqu'île de Pen-Bron.

Rose des vents Piriac-sur-Mer Rose des vents
océan Atlantique N Guérande
O    La Turballe    E
S
Le Croisic

Le littoral[modifier | modifier le code]

Au sud du port, une longue plage de sable fin, autorisée au naturisme sur une grande partie, est bordée à l'ouest par cette partie de l'Océan que l'on appelle également « rade du Croisic ». Elle est dénommée « plage de la Grande-Falaise » en référence à l'importance d’une grande dune qui la borde à l'est, et qui est l'épine dorsale de la presqu'île de Pen-Bron. Celle-ci forme la partie sud de la commune et à son extrémité méridionale sont implantés les bâtiments du centre hélio-marin, fondé à la fin du XIXe siècle et toujours en activité. Au delà, toujours en direction du sud et à environ 550 mètres du centre hélio-marin, se trouve, de l'autre côté du grand traict du Croisic, le port du Croisic.

Le bord de mer au nord du port, en direction de Piriac, est beaucoup plus rocheux.

L'église de Trescalan, au sommet de la plus haute colline de la commune, offre un panorama remarquable sur les marais salants de Guérande du petit traict du Croisic, qui s'étendent à l'est de la presqu'île de Pen-Bron.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

De nombreux hameaux se partagent le territoire de la commune, tels Coispéan, Méliniac, Fourbihan, Lauvergnac, Trévaly etc. Quelques moulins et manoirs sont également à voir.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

On trouve mention de La Turballe pour la première fois dans des écrits remontant à 1452. À cette époque, il ne s'agissait pas encore d'un bourg, mais d'un groupe de quelques maisons au sommet de la dune.

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Le hameau se développa au sein de la frairie de Trescalan qui regroupait une partie des villages de la paroisse de Guérande. En 1698 une chapelle fut érigée à Trescalan (l'église actuelle date de 1847).

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1836, La Turballe comptait 219 habitants dont 30 pêcheurs.

En 1847, la fraire de Trescalan — ainsi que celle de Coispéan — devint une paroisse à part entière. Il y avait alors déjà plus d'habitants à La Turballe qu'à Trescalan.

Les activités de pêche ne cessant de croître, La Turballe fut élevée au rang de commune le 17 mai 1865. Deux mois plus tard, son premier maire, Alfred Pellier, était élu[3].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Vestige de poste de tir allemand du mur de l'Atlantique.

Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux blockhaus furent construits, notamment sur le bord de mer en renforcement du mur de l'Atlantique. Deux autres lignes de défense s'étalaient sur la commune.

Une bombe fut larguée sur la ville en 1942. On pense cependant qu'il s'agissait en fait d'une erreur de la part des Anglais. Par chance, aucune victime ne fut à déplorer.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l'existence de la Poche de Saint-Nazaire, l'occupation allemande se prolongea à La Turballe comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire durant 9 mois de plus (d'août 1944 au 11 mai 1945), la reddition effective de la poche intervenant 3 jours après la capitulation de l'Allemagne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maires successifs[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1865 1874 Alfred Pellier    
1874 1881 Arthur de la Tocnaye    
1881 1886 François Naud    
1886 1888 Émile Duriec    
1888 1892 Albert Guet    
1892 1902 François Naud    
1902 1913 René Pellier    
1913 1925 Louis Gouret    
1925 1927 Gustave Bocquien    
1927 1935 Pierre Nogues    
1935 1941 Jean Anezo    
1941 1945 Constant Lemoine    
1945 1957 Jules-Alexandre Bernard    
1957 1965 Jean-Louis Trimaud    
1965 1983 Raymond Famchon    
1983 1989 Philippe Pigeon    
1989 2014 René Leroux[Note 1] PS député de la septième circonscription de la Loire-Atlantique (1997-2002)
conseiller général du canton de Guérande (1994-2001 et depuis 2006)
2014 en cours Jean-Pierre Branchereau Divers droite cadre du secteur privé
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Port de pêche de la Turballe


Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, la commune est urbaine, principale composante de l'agglomération de La Turballe, qui inclut Piriac-sur-Mer et Mesquer. C'est par ailleurs une commune multipolarisée entre les aires urbaines de Redon et Saint-Nazaire appartenant à l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire.

La population de la commune est en augmentation presque constante depuis le recensement de 1962.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est créée en 1865 à partir d'un démembrement partiel de Guérande.

En 2011, la commune comptait 4 571 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1866. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
2 842 2 173 2 221 2 480 2 573 2 683 2 786 2 612 2 940
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
2 819 2 577 2 511 2 762 2 586 1 964 2 709 2 542 2 716
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 -
2 959 3 120 3 587 4 042 4 350 4 341 4 582 4 571 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5]. , pour le recensement 2005, base Cassini de l'EHESS)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (35,6 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à La Turballe en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
9,0 
75 à 89 ans
13,1 
23,9 
60 à 74 ans
24,0 
19,3 
45 à 59 ans
20,5 
17,5 
30 à 44 ans
16,3 
14,4 
15 à 29 ans
12,0 
15,6 
0 à 14 ans
13,5 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Société[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La plage et le port

Le port de La Turballe est le premier port de pêche des Pays de la Loire avec quatre-vingt-un chalutiers. Il est également le premier port de la façade atlantique pour l'anchois et la sardine, la sardine que l'on fête au mois de juillet à l'occasion de la fête de la sardine.

En 2000, 15 000 tonnes furent pêchées pour une valeur de 180 millions de francs. Le port produit en outre 7 000 tonnes d'anchois chaque année. L'activité mobilise trois cents professionnels actifs. La pêche au chalut se pratique toute l'année, la sardine et l'anchois étant récoltés du printemps à l'automne. En dehors de ces périodes ce sont le bar, le merlu, le merluchon, la dorade, la seiche et parfois le thon qui sont récoltés.

Le port de plaisance dispose de trois cent quarante-cinq places dont trente pour les visiteurs.

La criée organise chaque jour, au centre marée, une vente aux enchères, du lundi au vendredi à partir de h[8]. Depuis 2011, mêmes si les ports de La Turballe et celui du Croisic possède une gestion commune pilotée par le département, les deux criées ont préservées mais leurs moyens techniques ont été mutualisés[9].

La commune s'est dotée d'une zone artisanale qui regroupe quarante-deux entreprises sur une superficie de huit hectares, comptant principalement des établissements liés au monde maritime et à l'artisanat.

Le premier employeur de la communauté d'agglomération Cap Atlantique, qui emploie 330 salariés, est le centre hélio-marin de Pen-Bron situé sur la commune, établissement médical spécialisé en rééducation et réadaptation fonctionnelles, établi dans un ancien hôpital pour enfants construit en 1887.

Les cent soixante autres entreprises domiciliées à La Turballe se partagent différents secteurs d'activité comme le commerce, la restauration et les services.

La Turballe est également une station balnéaire importante.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La Turballe a accueilli en juin 2006 le festival Anne-de-Bretagne.

La duchesse Anne offrit en 1505 trois couronnes : une en or à la paroisse de Guérande, une en argent à la paroisse de Saillé, une en bronze (en réalité en cuivre) à la paroisse de Trescalan.

De ces trois couronnes, seule celle en cuivre existe toujours. Elle est la propriété de la commune de La Turballe.

La coutume, toujours en pratique, veut que la couronne soit déposée sur la tête de la mariée lors de la cérémonie à l'église.[réf. nécessaire]

lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chateau de Lauvergnac
  • Moulin de kerbroué
  • Clocher belvedere

Linguistique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Breton de Batz-sur-Mer.

On a parlé breton à La Turballe jusqu'au XVIIIe siècle. Le breton a ensuite disparu au profit du gallo puis du français.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à quatre sardines posées en fasce et rangées l'une sur l'autre ; au chef d'azur à cinq mouchetures d'hermine de sable.
Commentaires : Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason (délibération municipale du 13 juillet 1972) enregistré le 19 juillet 1972.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de La Turballe : Toujours plus avant.

Logotype[modifier | modifier le code]

La Turballe logo.jpg

Logo de La Turballe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1995, 2001 et 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]