Batman: Dark Knight

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Dark Knight
Comic
Scénario Frank Miller
Dessin Frank Miller, Klaus Janson
Couleurs Lynn Varley
Genre(s) Super Héros

Personnages principaux Batman
Lieu de l’action Gotham City

Éditeur Aedena, Zenda, Delcourt, Panini Comics
Première publication Mars 1986
Nb. de pages 184

Prépublication Batman: Dark Knight Return

Batman: Dark Knight (Batman: The Dark Knight Returns) est une mini-série de bande dessinée américaine en quatre tomes de Batman réalisée par Frank Miller (scénario et dessin), Klaus Janson (encrage) et Lynn Varley (couleurs) et publiée en 1986. Elle connu un très grand succès critique et publique (85 000 exemplaires sont vendus). Grâce à cette mini-série et au roman graphique Batman: The Killing Joke, le personnage de Batman retrouve le devant de la scène, amène un plus grand nombre de lecteur pour le comic book Batman, qui passe de 75 000 exemplaires vendus à 193 000[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Tome 1[modifier | modifier le code]

L'histoire commence alors que Bruce Wayne a raccroché son costume depuis dix ans. Le crime et la corruption grimpante à Gotham City réveillent en lui le souvenir de la mort de ses parents et, tiraillé par son désir de vengeance, Batman reprend du service pour venir à bout du gang des Mutants qui multiplie les meurtres gratuits.

Tome 2[modifier | modifier le code]

Batman recrute Carrie Kelley pour être le nouveau Robin (un des rares Robin de tous les médias de Batman de sexe féminin). Batman défait le chef des mutants en combat singulier. Dès lors, une partie des mutants se rallie à lui, sous le nom de « Fils de Batman ». Pendant ce temps, les tensions entre les États-Unis et l'URSS concernant l'île de Corto Maltese s'aggravent.

Tome 3[modifier | modifier le code]

Motivé par le retour de Batman, le Joker s'évade et provoque des morts en série. Superman demande à Batman de cesser ses activités avant qu'il ne soit obligé de l'arrêter par la force. Batman s'en amuse. Superman aide l'armée américaine à battre les soviétiques à Corto Maltese. Batman et Robin s'attaquent au Joker, et finalement, il se suicide devant Batman en se brisant lui-même la nuque.

Les monologues de Superman expliquent comment la situation en est arrivée là : dans le contexte de Guerre froide, les autorités américaines ne tolèrent plus l'existence d'un contre-pouvoir sur leur sol. Ce qui a forcé Batman, Wonder Woman et Green Lantern à cesser leurs activités, et Superman à se mettre au service de l'État, seul moyen pour lui d'avoir encore l'occasion de sauver des gens.

Tome 4[modifier | modifier le code]

Batman échappe à la police. Les Soviétiques, obligés d'abandonner Corto Maltese, lancent contre l'île un missile nucléaire. Superman parvient à le dévier sur un désert, mais les États-Unis sont plongés dans un hiver nucléaire et ses appareils électroniques rendus hors-service par l'impulsion électromagnétique. Batman ressent de l'amertume envers Superman qui n'a pas été capable d'empêcher ou de prévenir un tel résultat (d'autant que Batman savait parfaitement que les deux blocs développaient des missiles de cette puissance — les Américains parlaient de Coldbringer).

Profitant de la confusion, les membres du gang des Mutants s'évadent. Batman réussit à les convaincre, comme les Fils de Batman, à faire désormais respecter la loi sans tuer. Dans les États-Unis de l'hiver nucléaire, Gotham est la seule ville sûre.

Superman, qui a survécu de justesse à l'explosion (il régénère sa force vitale en absorbant celle de la nature qui l'entoure), est chargé de neutraliser Batman. Celui-ci a réuni un arsenal spécialisé, Green Arrow le soutenant avec des flèches à pointe de kryptonite. Apparemment Batman meurt d'une crise cardiaque pendant la bataille, alors qu'il avait l'avantage.

Mais, aussitôt l'enterrement de Batman fini, Superman surprend Carrie qui s’apprête à déterrer le corps. Il lui fait un clin d'œil indiquant qu'il a compris : Batman a fait croire à sa mort, mais a simplement une nouvelle vie maintenant. Caché dans une grotte, il décide de faire suivre, aux fils de Batman, une formation à toutes les techniques de combat dans le but de le remplacer.

Analyse de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Dans cette série, Frank Miller adopte un ton délibérément noir afin de retranscrire la personnalité très complexe de Bruce Wayne/Batman. Ce dernier apparaît comme un homme affaibli, en proie au doute et finalement un peu égoïste (il mène son combat pour lui tout d'abord et non pour améliorer le sort de la population ; il s'agit davantage de revanche personnelle que de justice). De plus, l'histoire est constamment entrecoupée d'écrans de télévision relatant le phénomène d'attraction/répulsion que ce personnage provoque dans l'opinion publique (journaux télévisés, débats, intervention de spécialistes…). Cette série voit naître un nouveau Robin en la personne de Carrie Kelley, jeune étudiante de Gotham. De célèbres adversaires de l'homme chauve-souris font également leur retour, tels le Joker ou encore Harvey Dent alias Double-Face, tandis que certains héros, comme Green Arrow ou Superman, doivent choisir leur camp.

Cet ouvrage est généralement plébiscité par les amateurs comme proposant l'une des meilleures histoires traitant du personnage, mais c'est également l'un des plus sombres et pessimistes : il contraste avec l'ambiance héroïque de certains autres scénarios. Il donnera naissance à toute une série de comics plus sombres et violents, formant un courant baptisé grim and gritty.

Miller a réalisé une suite plus controversée : Batman: The Dark Knight Strikes Again ou DK2.

Personnages[modifier | modifier le code]

Éditions[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

  1. The Dark Knight Returns (1986)
  2. The Dark Knight Triumphant (1986)
  3. Hunt The Dark Knight (1986)
  4. The Dark Knight Falls (1986)

En France[modifier | modifier le code]

Il y a cinq éditions différentes :

The Dark Knight Returns : éditions Aedena

  1. 1987 : Le Retour et le Triomphe (Édition Aedena, dessins et scénario : Frank Miller, encrage : Klaus Janson) Première édition en 2 volumes.
  2. 1987 : La Battue et la Chute (Édition Aedena, dessins et scénario : Frank Miller, encrage : Klaus Janson) Première édition en 2 volumes.

The Dark Knight Returns : édition Zenda

  1. 1989 : Dark Knight 1. Résurrection (Édition Zenda, dessins et scénario : Frank Miller, encrage : Klaus Janson, traduction de Doug Headline) Deuxième édition en 4 volumes.
  2. 1989 : Dark Knight 2. Triomphe (Édition Zenda, dessins et scénario : Frank Miller, encrage : Klaus Janson, traduction de Doug Headline) Deuxième édition en 4 volumes.
  3. 1989 : Dark Knight 3. Traque (Édition Zenda, dessins et scénario : Frank Miller, encrage : Klaus Janson, traduction de Doug Headline) Deuxième édition en 4 volumes.
  4. 1989 : Dark Knight 4. Chute (Édition Zenda, dessins et scénario : Frank Miller, encrage : Klaus Janson, traduction de Doug Headline) Deuxième édition en 4 volumes.

The Dark Knight Returns : édition Delcourt

The Dark Knight Returns : édition Panini

The Dark Knight Returns : édition Urban Comics

Adaptation vidéo[modifier | modifier le code]

Un film d'animation en deux parties (2012 pour la première et 2013 pour la seconde) reprend toute l'histoire. Toutefois quelques éléments divergent, notamment sur le Joker. Ce dernier ne s'évade pas de l'asile mais il met en scène un plan. Se faisant passer pour un sain d'esprit aux yeux de son médecin, il demande à ce dernier de participer à une émission de télévision pour apporter son témoignage sur ses crimes passés. Une fois sur le plateau, il fait tuer tous les spectateurs et l'animateur avec son gaz hilarant.

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

La suite de Man of Steel sorti en 2013, s'inspirera de l'œuvre de Frank Miller. Intitulé Batmant v Superman : Dawn of Justice, le film devrait voir apparaître Lex Luthor en tant qu'ennemi principal et Ben Affleck a été confirmé dans le rôle de Batman.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Kimberly Ann Owczarski, "Batman", Time Warner, and Franchise Filmmaking in the Conglomerate Era, ProQuest,‎ 2008, 447 p. (ISBN 9780549764090, lire en ligne), p. 13

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]