Associazione Calcio Milan
AC Milan
| Nom complet | Associazione Calcio Milan S.p.A. |
|---|---|
| Surnoms | I Rossoneri (« Les Rouges et Noirs ») Il Diavolo (« Le Diable ») I Casciavìt (« Les Tournevis ») |
| Noms précédents | Milan Football and Cricket Club (1899-1919) Milan Football Club (1919-1936) Milan Associazione Sportiva (1936-1939) Associazione Calcio Milano (1939-1945) |
| Fondation | 16 décembre 1899 (113 ans, 5 mois et 6 jours)[1] |
| Couleurs | Rouge et Noir |
| Stade | San Siro (80 018[2] places) |
| Siège | Via Filippo Turati, 3 20121 Milan |
| Championnat actuel | Serie A Tim |
| Président | |
| Entraîneur | |
| Joueur le plus capé | |
| Meilleur buteur | |
| Site web | www.acmilan.com |
| National[3] | Champion d'Italie (18) Coupe d'Italie (5) Supercoupe d'Italie (6) Champion de Serie B (2) |
|---|---|
| International[3] | Coupe du monde des clubs (1) Coupe intercontinentale (3) Ligue des Champions (7) Supercoupe de l'UEFA (5) Coupe des Coupes (2) |
Maillots
Actualités
Championnat d'Italie de football 2012-2013
L'Associazione Calcio Milan S.p.A. (
écouter), connu sous le nom de Milan en Italie et de AC Milan ou Milan AC en France, est un club de football Italien fondé le 16 décembre 1899 sous le nom de Milan Foot-Ball and Cricket Club[4]. L'équipe première, qui évolue en Série A, est actuellement entraînée par Massimiliano Allegri.
C'est un des deux grands clubs de la capitale lombarde avec l'Inter Milan. Les « derbys » avec l'autre club milanais, appelés en Italie « Derby della Madonnina », sont toujours des matches de grande intensité, au cours desquels s'exacerbe la rivalité historique entre les deux clubs et leurs supporters.
L'AC Milan détient avec le Club Atlético Boca Juniors le record mondial de titres internationaux, à savoir 18 trophées : 1 Coupe du monde des clubs, 3 Coupes intercontinentales, 7 Ligues des Champions, 5 Supercoupes de l'UEFA (record européen) et 2 Coupes d'Europe des vainqueurs de Coupe.
Sur le plan national, l'AC Milan a notamment remporté 18 titres de champion d'Italie, mais aussi 5 Coupes d'Italie et 6 Supercoupes d'Italie.
L'AC Milan a participé à 11 finales de Ligue des Champions (1958, 1963, 1969, 1989, 1990, 1993, 1994, 1995, 2003, 2005 et 2007), ce qui en fait l'équipe à avoir participé au plus grand nombre de finales de cette épreuve après le Real Madrid CF (qui en compte 12 à son actif). Le club est par ailleurs, le dernier double vainqueur de cette compétition de manière consécutive (1989 et 1990).
Dans son traditionnel classement des meilleurs clubs du monde, l'IFFHS sacre l'AC Milan comme étant la deuxième équipe ayant passé le plus grand nombre de mois (37) au sommet du football international derrière le FC Barcelone (40)[5].
Selon une enquête, l'équipe dirigée par Arrigo Sacchi lors de la saison 1989/1990 est couronnée comme la meilleure équipe de club de tous les temps dans l'histoire du football[6]. Performance inédite et unique dans l'histoire du football, le Milan est la première équipe à avoir remporté le Championnat d'Italie de football en étant invaincu (performance égalée par la Juventus sur la saison 2011-2012), lors de la saison 1991/1992 (dans sa totalité), et a réussi l'exploit d'enchaîner 58 matchs sans défaite en Série A. En 1988 et 1989, il devient le seul club (désormais avec le FC Barcelone) à avoir placé trois de ses joueurs aux trois premières places au classement du Ballon d'or, de plus par deux fois et de manière consécutive.
L'équipe lombarde a été représentée à huit reprises sur la plus haute marche du podium du Ballon d'or, autrement dit le nombre de fois qu'un joueur évoluant sous ses couleurs a remporté le titre de meilleur joueur de l'année (1969, 1987, 1988, 1989, 1992, 1995, 2004 et 2007).
L'AC Milan est l'un des clubs les plus populaires et supportés à travers le monde, en particulier en Asie et en Amérique du Sud où le club se place en première position en termes de popularité et de supporters[7].
L'Associazione Calcio Milan est aussi un des membres fondateurs de l'ECA - Association Européenne des Clubs[8], organisation internationale construite sur les cendres du G-14 (dont le club avait été déjà un membre fondateur) et composé des principaux grands clubs européens réunis en un consortium[9].
Histoire du club [modifier]
Genèse du club (1899-1900) [modifier]
À la fin du XIXe siècle, à Milan, le football était une affaire de la société anglaise qui fréquentait le bar américain du Corso Emanuele. Un groupe d'anglais composé de Herbert Kilpin, un excentrique anglais[10], Allison, un agent de voyages, Samuel Richard Davies, un cordonnier, Edward Nathan & Alfred Edwards, deux industriels, ainsi que Penvhyn Llewellyn Neville, Kurt Lies, Henry Mildmay Saint John, Barnett et Hayes associé à des italiens (Piero et Alberto Pirelli, Daniele et Francesco Angeloni, Guido Valerio, Antonio Dubini et Giulio Cederna) créèrent le Milan Cricket and Foot-Ball Club le 16 décembre 1899 à Milan. L'officialisation de sa fondation fut effectuée le 18 décembre dans le quotidien La Gazzetta dello Sport[11],[12]. Edwards, vice-consul britannique à Milan devient le premier président du club. Le club comprend une section de cricket et une de football. Pour la section football, le maillot à rayures est immédiatement adopté en raison de la mode anglaise[13] à cette époque, et comme la mascotte du club était un diable, les couleurs rouge et noir (Rossoneri) furent adoptées selon la volonté d'Herbert Kilpin, « le rouge pour rappeler le diable, le noir pour inspirer la peur » et « le Milan sera comme un incendie sous un ciel orageux ! »[14],[10].
En janvier 1900, le club est affilié à la Fédération d'Italie de football. C'est à ce moment que l'équipe accroît sa popularité, et dispute en avril de la même année la Medaglia di Re (trophée disputé entre 1900 et 1902), gagné lors des trois éditions. En 1905, le club décida d'arrêter sa section cricket.
Premiers titres (1901-1919) [modifier]
Herbert Kilpin fut l'artisan des trois premiers scudetti du club (compétition créée en 1898) : 1901, 1906 et 1907. Kilpin vivait pour le Milan AC au point de se rendre à Gênes alors que son équipe disputait un match contre les Grasshoppers de Zurich, le soir de ses noces.
En gagnant le titre de 1901, le Milan Cricket and Foot-Ball Club devient le premier club à mettre fin à la série de victoires du Genoa CFC qui avait gagné toutes les éditions précédentes depuis sa création. La renommée du Milan enregistrait un boom, recrutant ses supporters dans les couches populaires ainsi que dans l'avant-garde des intellectuels.
Mais la croissance du Milan fut interrompue en 1908. La fédération italienne décida d'interdire la présence de joueurs étrangers dans le championnat d'Italie. La direction du Milan décida alors de ne pas s’inscrire au championnat la saison suivante. Mais cette position divisa le club puisque certains de ses dirigeants voulaient tout de même participer. À la suite de ce désaccord, 43 dissidents quittent le Milan et vont fonder l'Inter Milan, qui acceptera de faire jouer des joueurs étrangers (d'où son nom Internazionale)[15],[16],[17]. Le Milan, pour sa part, participera de nouveau au championnat la saison suivante en se pliant à la décision de la fédération italienne. Le Milan Cricket and Foot-Ball Club apparaît alors comme le club du centre ville, populaire, tandis que l'Inter est plutôt le club de la bourgeoisie milanaise[15].
Cet épisode affaiblit fortement l'AC Milan qui ne remporta aucun titre pendant une longue période. En outre, l'Inter infligeait de cruelles défaites au Milan pourtant dirigé par Piero Pirelli, héritier du groupe pneumatique.
En 1913, Renzo de Vecchi, la star du Milan, fut transféré au Genoa en contrepartie d'une somme de 24 000 lires (exorbitant pour l'époque), ouvrant ainsi l'ère du professionnalisme. Ainsi Milan fut-il à l'origine de nombreux mouvements (nombre d'étrangers, professionnalisme) qui sont toujours des sujets de controverse aujourd'hui.
Années sombres et l'AC Milano (1919-1949) [modifier]
En 1919, le club change de dénomination, passant de Milan Football and Cricket Club à Milan Football Club, appellation qui se modifiera en 1936 en Milan Associazione Sportiva, première conséquence de la montée du fascisme et qui se complètera par une italianisation complète du nom de la société en 1939 en Associazione Calcio Milano. La désignation définitive et actuelle du club prit forme en 1945, conséquence de la fin de la Seconde Guerre mondiale, reprenant et revenant à son ancienne dénomination, créant ainsi l'Associazione Calcio Milan.
En 1926, le président de l'époque, Pirelli, décide de faire construire un stade à ses frais[15]. Le Stadio San Siro est bâti en treize mois et pour 5 millions de lires. Pour l'inauguration du stade, le Milan est une nouvelle fois battu par le voisin et rival intériste (6-3) devant 35 000 spectateurs.
Fabuleuses années 1950 avec Rizzoli et « Gre-No-Li » (1949-1961) [modifier]
En 1951, l'AC Milan remporte le championnat après 44 ans sans le moindre titre et au nez et à la barbe de l'Inter. Les années 1950 constituent une période « dorée » pour le club qui s'appuie sur un trio offensif suédois : Gunnar Gren, Gunnar Nordahl et Nils Liedholm, surnommé Gre-No-Li[18],[19] puis avec les arrivées de l'Uruguayen Juan Alberto Schiaffino (naturalisé italien par la suite) en 1954 et du suédois Kurt Hamrin en 1957.
Après son titre en 1951, le club gagne à nouveau le championnat en 1955, 1957 et 1959, et remporte la Coupe Latine en 1951 et en 1956. De 1948 à 1957, le club termine chaque saison sur le podium en championnat, et réussit même l'exploit de s'imposer 7-1 face à la Juventus à Turin. Le club atteint par ailleurs la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1958, et est battu par le Real Madrid (3-2 a.p.) après avoir atteint les demi-finales en 1956.
Tout commence après guerre, lorsque le nouveau président Trabattoni décida de relancer le club en pariant sur la jeunesse. Mais en 1948, Trabattoni va réaliser par hasard le transfert qui va changer le Milan. En effet, le Milan voulait recruter Carl Aage Præst, la grande vedette danoise des Jeux olympiques de Londres. Mais ce dernier déclina l'offre. Les rossoneri se tournèrent alors vers Ploeger, l'autre vedette danoise. Celui-ci débarqua en Italie à la Juve pour rejoindre son ami John Hansen. En compensation, Gianni Agnelli, le président de la Juve, aida le Milan à acquérir le Suédois Gunnar Nordahl. Avec son aide, Milan recruta alors les deux autres Suédois au talent confirmé : Nils Liedholm et Gunnar Gren. Nordahl était l'avant-centre du trio. Il marqua 210 buts en 257 rencontres. Gren alimentait Nordahl par la droite et Liedholm complétait ce trio en tant qu'inter gauche.
Le nouveau président Rizzoli continua le travail de Trabattoni. Pour renforcer l'équipe et pallier le départ de Gren, Rizzoli voulait le meilleur milieu des années 1950, Alfredo Di Stéfano. Face au refus du Real Madrid, Rizzoli va chercher un milieu de terrain en Uruguay au Peñarol, Juan Alberto Schiaffino, héros de la Coupe du monde 1950 pour 50 millions de lires. Outre ses exploits sur le terrain, Juan Alberto Schiaffino était un véritable leader en dehors de l'aire de jeu. Rizzoli et Schiaffino avait établi un climat fondé sur une compréhension mutuelle, ce qui pour l'époque était une révolution.
Rizzoli n'était pas un président-supporter. C'était avant-tout un homme d'affaires avisé, un gestionnaire. En 1960, le centre d'entrainement de Milanello est construit. Avant de céder sa place au début des années 1960, Rizzoli acheta de nombreux joueurs afin de ramener le scudetto. Il engagea Cesare Maldini, Dino Sani, José Altafini et le jeune meneur d'Alessandria, Gianni Rivera, qui formeront la base du grand Milan des années 1960.
Deux ères de Nereo Rocco et triomphes internationaux (1961-1979) [modifier]
En 1962, l'AC Milan remporte le championnat sous la houlette de son entraîneur Nereo Rocco et compte dans son effectif le futur Ballon d'or de l'année1969, Gianni Rivera. Ce dernier plaisait au manager de l'époque mais pas à l'entraineur Nereo Rocco. Amplifié par la presse, cette polémique eut pour effet d'installer le nom de Gianni dans le cœur des supporters. Surtout, ce Lombard deviendra la star de l'équipe grâce à son élégance peu commune et à sa vision exceptionnelle. Il fit sauter le verrou des défenses adverses, adeptes du Catenaccio, lors de ses 527 matchs sous le maillot rossonero. Le Milan vécut dans les remous de la gloire de Gianni Rivera. Il n'avait pas vingt ans quand il gagna la coupe d'Europe le 22 mai 1963 aux dépens de SL Benfica. En effet, en 1963 le club conquiert pour la première fois la Coupe d'Europe des clubs champions au Wembley Stadium contre le SL Benfica d'Eusebio 2-1 mais s'incline en Coupe intercontinentale contre le Santos FC de Pelé lors du match d'appui.
Six ans plus tard et après la domination de l'Inter Milan d'Helenio Herrera durant cette période, la fin des années 1960 et le début des années 1970 vont marquer l'apogée du Milan. Ce retour au premier plan va coïncider avec le retour sur le banc de l'entraineur Nereo Rocco. En 1967, le Milan va enfin remporter la coupe d'Italie. Dans le sillage de ce succès, l'AC Milan s'impose dans le championnat en 1968 grâce à son buteur Pierino Prati et le retour de Kurt Hamrin et en Coupe des vainqueurs de Coupe contre Hambourg SV (2-0) devant 53 000 personnes, puis en 1969 sa seconde Coupe d'Europe des clubs champions contre l'Ajax Amsterdam de Johan Cruyff à Madrid 4-1 et sa première Coupe intercontinentale contre les argentins d'Estudiantes de La Plata.
Ce merveilleux cycle se poursuivra par deux Coupes d'Italie en 1972 et 1973. En 1973, il remporte également une autre coupe des coupes contre Leeds United et atteint la finale en 1974 de cette même compétition, qu'il perd contre le FC Magdebourg. La victoire de 1973 eut un goût amer. La finale face à Leeds United fut difficile (terrain impraticable, jeu dur). Le dimanche suivant la finale, lorsqu'il fallut conserver le point d'avance que le Milan détenait face à la Juve pour obtenir le titre de champions, les joueurs furent trop fatigués et perdirent face à Vérone, 5 buts à 3. Le titre s'envola finalement dans le Piémont.
En 1977, le Milan remporte sa quatrième Coupe d'Italie. Le 6 mai 1979, le club remporte son dixième scudetto qui lui permet de placer une étoile sur le maillot (symbolisant dix titres de championnats), pour l'ultime saison de Gianni Rivera. L'entraîneur était l'ancienne gloire du club Nils Liedholm. Le club remporta ce titre devant Pérouse, pourtant invaincu lors de cette saison. Par ailleurs il s'agissait du premier titre de la future star Franco Baresi. Le 13 mai 1979, Gianni Rivera, le « Golden Boy » milanais, décida de mettre un terme à sa carrière. Il fut nommé vice-président du club. Après cette perte le Milan connaîtra des heures plus sombres.
Rétrogradations en Série B et problèmes financiers (1979-1983) [modifier]
Le club est relégué en Série B. La majorité des joueurs quittent le club. L'équipe remporte la Série B l'année suivante. La nouvelle saison commence bien avec une victoire en Coupe Mitropa. Les rossoneri terminent cependant quatorzième du championnat et sont donc relégué en série B. Giuseppe Farina prend alors la présidence du club, et l'AC Milan remporte de nouveau la Série B en 1983. Pendant cette période, l'équipe s'appuie sur de jeunes joueurs tels que Mauro Tassotti, Alberigo Evani et leur capitaine de 22 ans Franco Baresi mais renoue également avec ses racines en recrutant des joueurs anglais (la fédération italienne ayant rouvert les portes du championnat aux joueurs étrangers en 1981)[20]. Mais la rigueur du championnat italien ne permettra pas, entre autres, à l'écossais Joe Jordan ou à l'anglais Luther Blissett[21] de réussir. Sur le plan financier, le club connaît de graves problèmes au point de se trouver au bord du dépôt de bilan en 1985.
Avènement de Berlusconi et les Immortali de Sacchi (1986-1991) [modifier]
Le 20 février 1986, le club est racheté par l'homme d'affaires italien, Silvio Berlusconi, qui souhaite en faire un grand club européen. Les premiers temps de sa présidence sont marqués par un profond désaccord avec Rivera qui conduit ce dernier à la démission. Propriétaire d'un vaste empire, Berlusconi n'est pas devenu par hasard président du Milan, mais par amour du football[réf. nécessaire]. Un amour juvénile que lui avait transmis son père, Luigi, qui l'emmenait souvent à San Siro. Sous sa tutelle, les structures de Milanello, héritées des années 1960 deviennent celles d'un centre ultra-sophistiqué. Il informatise la vente des billets, réévalue tous les salaires, investit plus de 100 milliards de lires et fait de Franco Baresi, le capitaine des années noires, le leader de la refondation du Milan AC. Il enrôle Daniele Massaro ou Roberto Donadoni et un an plus tard décide de nommer un entraîneur alors inconnu, Arrigo Sacchi, qui va marquer de son empreinte le club et révolutionner le jeu. Pour poursuivre la reconstruction de l'équipe, il recrute, en 1987, Ruud Gullit qu'il présente comme un joueur bien meilleur que Diego Maradona. Ce transfert annonce les suivants : Marco van Basten et Frank Rijkaard. Le club finit par renaître de ses cendres.
En 1988, le club remporte le championnat devant le Naples de Maradona en se basant sur une équipe solide, tout d'abord une défense composée du capitaine Franco Baresi, de Paolo Maldini, de Mauro Tassotti et d'Alessandro Costacurta, d'un milieu composé de Roberto Donadoni, d'Angelo Colombo et de Carlo Ancelotti et d'une attaque à trois avec Paolo Virdis et les deux Néerlandais Marco van Basten et Ruud Gullit. Une fois lancé, le Milan ne va plus s'arrêter. En 1989 et 1990, les Rossoneri vont s'imposer dans les plus grandes compétitions.
En 1989, avec le renfort du Néerlandais Frank Rijkaard, l'AC Milan redevient champion d'Europe contre le Steaua Bucarest en s'imposant 4-0, après avoir battu le Real Madrid 5-0 en demi-finale retour à San Siro. Par la suite, l'équipe s'impose en Supercoupe d'Europe et en Coupe intercontinentale. En 1990, le club réalise la même performance en conservant la Coupe d'Europe contre le Benfica Lisbonne (1-0), la Supercoupe d'Europe et la Coupe intercontinentale.
Les Invincibili de Capello (1991-1996) [modifier]
Essentiellement tourné vers le but adverse, le Milan va résolument de l'avant ce qui lui vaut pas mal d'inimitiés. Les collaborateurs et les proches de Silvio Berlusconi sont eux-mêmes surpris par ses options, ses choix, sa vision planétaire. Désirant anticiper sur le football de l'an 2000 qu'il imagine semblable au sport-spectacle américain, Berlusconi annonce la nécessité de créer un championnat mondial des clubs et recrute déjà, malgré les restrictions de l'époque, de nombreux étrangers tels que Dejan Savicevic, Jean-Pierre Papin, Zvonimir Boban… Si l'équipe est souvent comparée à la dream team du début de cette décennie, cette concentration de talent nuit au climat de l'équipe. En 1991, le club ne remporte aucun titre, et est éliminé en coupe d'Europe par l'Olympique de Marseille. Arrigo Sacchi est remplacé par Fabio Capello. Sous les ordres de Capello, les trophées s'accumulent : Championnat en 1992, 1993, 1994 et 1996, Coupe des champions en 1994, super coupe d'Italie en 1992, 1993 et 1994, Supercoupe d'Europe en 1995. En 1993, le Milan s'incline face à Marseille en finale de la Ligue des Champions (ex-coupe d'Europe des clubs champions). Silvio Berlusconi annonce alors à TF1 que la défaite est dure mais que Milan sera en finale l'année suivante. Malgré les départs de Franck Rijkaard et Ruud Gullit, sans oublier la blessure de Marco van Basten, mais avec le renfort de Marcel Desailly, les Rossoneri reviennent bien en finale face au FC Barcelone, qui est alors composé de Romário et de Hristo Stoichkov. Alors que les pronostics sont en faveur du club catalan, qui développe sous la houlette de Johan Cruyff un jeu d'attaque et spectaculaire, à l'opposé du jeu défensif de Capello, l'AC Milan l'emporte par un score de 4-0 à Athènes.
En 1995, le club perd en finale de la Ligue des Champions contre l'Ajax Amsterdam (1-0, but de Kluivert) et ne remporte aucun titre. En 1996, le club renoue avec le succès et s'impose en championnat d'Italie pour la quinzième fois, comptant dans ses rangs le premier Ballon d'or africain George Weah (venu du Paris SG) et le Ballon d'or 1993 Roberto Baggio. Toutefois, en quart-de-finale de la coupe de l'UEFA (seul trophée que l'AC Milan n'a pas encore gagné), le club est surpris par les Girondins de Bordeaux de Zinédine Zidane, Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu, battu 3-0 au retour alors que Milan avait gagné 2-0 à domicile à l'aller[22] ; contre-performance d'autant plus grande que le Milan alignait ce soir-là des joueurs tels que Paolo Maldini, Marcel Desailly, Franco Baresi, George Weah, alors Ballon d'or en titre, ou encore Roberto Baggio, lui aussi Ballon d'or trois années plus tôt.
Tabárez et le retour de Sacchi et Capello : la crise (1996-1998) [modifier]
La fin de la décennie est devenu plus difficile pour le Milan. Lors de l'intersaison, le club se sépare de Fabio Capello qui rejoint le Real Madrid. Les rapports entre Silvio Berlusconi et les joueurs deviennent de plus en plus conflictuels : pour des questions politiques avec Gullit ; pour des questions esthétiques avec Dugarry et Ba. Certains s'acclimatent mal (Kluivert, Davids). Rares sont les stars étrangères qui parviennent à s'imposer. Franco Baresi arrête sa carrière. Le trio néerlandais n'est plus là. Les piliers (Desailly, Maldini, Costacurta) vieillissent.
Entre 1996 et 1998, après une ère de dix années de domination sur le plan national comme sur le plan international, le Milan connait deux saisons disparates de désillusion, par l'échec des choix techniques et des achats hasardeux signe indéniable de la fin d'un cycle, illustré notamment par une 11e place et 10e place, respectivement lors des périodes 1996/1997 et 1997/1998 et une brusque élimination en Ligue des Champions durant la saison 1996/1997, ce qui incite la direction de la société à un changement radical et à concevoir la refondation presque totale de l'équipe.
Durant l'été 1996, Milan confie la gestion technique à l'entraineur uruguayen, Óscar Tabárez, alors accueillie avec un certain scepticisme de la presse et des supporters. Les nouvelles acquisitions — Christophe Dugarry, Edgar Davids, Michael Reiziger, Pietro Vierchowod, Jesper Blomqvist (à partir de janvier) et le gardien Angelo Pagotto — se greffent à un effectif fiable et confirmé, constitué en les présences de Franco Baresi, Dejan Savićević, Roberto Baggio, Mauro Tassotti, Sebastiano Rossi, Zvonimir Boban, George Weah, Paolo Maldini, Demetrio Albertini, Marco Simone, Alessandro Costacurta et Marcel Desailly, qui avaient été en partie l'équipe composante du titre de champion d'Italie de la saison écoulée. L'ossature globale reste en grande partie inchangée par rapport à l'année précédente, en témoigne notamment le peu de départ et une unique cession majeure, celle de la bandiera Roberto Donadoni, pour les américains des New York Red Bulls.
Bien que le club présente encore un effectif riche en grands joueurs, après neuf saisons de succès ininterrompu, l'écurie lombarde connaît une période de déconvenue et de déception. Le début initial de la saison s'amorce mal, avec une première défaite face à l'AC Fiorentina (1-2), match comptant pour l'attribution de la Supercoupe d'Italie, l'entame de championnat et le bilan au bout des onze premières journées est famélique, conséquence, le 1er décembre 1996 et une défaite face au Piacenza Calcio (3-2) sonne le glas de l'aventure de Tabárez sur le banc milanais. Advient l'heure du retour d'Arrigo Sacchi, au sein du Milan AC à la suite de sa démission de sélectionneur de l'équipe nationale italienne, en remplacement du limogeage du technicien sud-américain. L'avènement de l'Italien, cependant n'inversera pas pour autant la tendance négative. Quelques jours après sa réapparition à la tête de l'équipe, en vertu d'un retentissant revers à domicile face au Rosenborg BK (1-2), Sacchi est éliminé de la phase de groupes de la Ligue des champions, lors d'une confrontation directe et décisive pour la qualification, alors que les rossoneri n'avait besoin que du point du match nul, pour valider leur participation au prochain tour. Au final de cette saison, la faillite du club fut total, additionné à de multiples insuccès, comme en témoigne divers débâcles, notamment celle du 6 avril 1997, ayant lieu à San Siro, lors de l'affrontement contre la Juventus FC et son score fleuve (1-6). L'année se conclut sur une décevante 11e position, loin des places comptant pour l'entrée dans les compétitions européennes par une situation comptable de 11 victoires pour 13 défaites.
Cycle de Zaccheroni (1998-2001) [modifier]
En 1998, Alberto Zaccheroni (entraîneur venu d'Udinese Calcio), emmenant dans ses bagages le défenseur danois Helveg et l'attaquant allemand Oliver Bierhoff (récent meilleur buteur de la Série A), permet malgré tout de fêter dignement le centenaire du club qui remporte de nouveau un championnat. Durant cette saison, des jeunes joueurs vont émerger, à commencer par le gardien de 21 ans Christian Abbiati.
En 1999, l'Ukrainien Andriy Shevchenko arrive au club et remporte le titre de meilleur buteur du championnat d'Italie, l'équipe voit également les arrivées de Gennaro Gattuso et de Serginho.
Les Meravigliosi de Ancelotti (2001-2009) [modifier]
C'est à partir de l'arrivée de l'entraîneur Carlo Ancelotti en 2001, et des joueurs comme Rui Costa, Andrea Pirlo, Clarence Seedorf et Filippo Inzaghi dans l'effectif entre 2001 et 2002, que le club espère un renouveau. En 2003, le club parvient en finale de la Ligue des Champions contre la Juventus FC et l'emporte aux tirs au but. L'équipe remporte également la coupe d'Italie et la supercoupe d'Europe.
En 2004, le club remporte le 17e championnat de son histoire, avec une équipe renforcée en début de saison par les arrivées de la révélation de la coupe du monde 2002 Kaká, et de l'expérimenté Cafu. En 2005, le club atteint la finale de la Ligue des Champions. Une finale qui rentrera dans l'histoire de cette compétition, puisque menant 3-0 contre Liverpool FC à la mi-temps, l'AC Milan est rejoint à 3-3 à la fin du match et finit par s'incliner lors de la séance de tirs au but.
En été 2006, avec le Calciopoli, un premier verdict pénalise le club lombard d'un retrait de 44 points pour la saison 2005/2006, ce qui ne lui donne plus la possibilité de jouer la ligue des champions la saison suivante. Le verdict donne néanmoins la possibilité au Milan de jouer en Série A contrairement aux trois autres protagonistes du scandale tous relégués en division inférieure (Juventus, Fiorentina, Lazio)[23], mais avec un handicap de 15 points. Finalement, en appel, la cour fédérale condamne les Milanais à 30 points de pénalité pour la saison 2005/2006, ce qui fait terminer le Milan à la troisième place du championnat et lui permet donc de participer au tour préliminaire de la Ligue des champions 2006/2007, et réduit la peine de 15 à 8 points pour cette nouvelle saison[24]. Ce même été, le récent ballon d'or Andriy Shevchenko quitte le club pour Chelsea FC contre 45M€[25]. Le Milan connaîtra un début de saison difficile en Série A et se retrouve 15e avec 9 matchs sans victoires. Il finira quand même à la 4e place au classement final, grâce notamment à l'arrivée d'Il Fenomeno Ronaldo lors du mercato d'hiver.
C'est surtout en Ligue des Champions que le club se distingue cette saison, en remportant la septième de son histoire. Un Kakà époustouflant mènera le club jusqu'en finale, où il prendra sa revanche sur Liverpool FC en gagnant 2-1 (doublé d'Inzaghi) dans le stade olympique d'Athènes. Le Milan AC fut surnommé en France les Stratosphériques en surenchère du surnom du Real Madrid, les galactiques.
Fin 2007, le Milan remporte brillamment la Coupe du monde des clubs à Tokyo et devient le premier club européen à gagner cette compétition, il s'agit là aussi d'une revanche (4-2) sur le Boca Juniors qui l'avait battu en Coupe Intercontinentale en 2003. En janvier 2008, bien que le jeune Pato soit enfin autorisé à faire ses débuts avec le club, l'élément clé en attaque, Ronaldo, se blesse grièvement, et cela va s'en ressentir sur les performances du Milan puisque le club enchaîne les contre-performances en se faisant éliminer dès les huitièmes de finale de la Ligue des champions, et en terminant 5e du Calcio. À peine un an après l'avoir gagné, le club quitte la plus prestigieuse des compétitions européennes pour ne jouer que la Coupe UEFA.
Pour pallier son plus gros problème de la saison écoulée, la profondeur du banc, l'équipe réalise un mercato important : Ronaldinho arrive en star du Barcelone, accompagné par Gianluca Zambrotta, Mathieu Flamini et Philippe Senderos d'Arsenal, Luca Antonini et Marco Borriello reviennent de leur copropriété, et enfin Christian Abbiati est rappelé de son prêt pour devenir le nouveau gardien titulaire en place d'un Dida désastreux la saison passée. Et dernier transfert mais non des moindres, le club voit le retour de son meilleur buteur lors des 50 dernières années : Andriy Shevchenko[26], prêté par Chelsea. Le Milan termine 3e du championnat à 10 points de l'Inter et à égalité avec la Juventus, et retrouvra donc la Ligue des Champions lors de la saison suivante. En coupe de l'UEFA, bien qu'étant le favori de la compétition, le club est éliminé dès les 16e de finale par le futur finaliste, le Werder de Brême. Avec un bilan mitigé, la saison 2008/2009 marque surtout la fin de l'ère de gloire du club, en mettant en évidence une équipe qui commence à s'essouffler après avoir conquis les sommets européens[27].
Renouvellement pour un nouveau cycle (2009-) [modifier]
Leonardo, une succession difficile (2009-2010) [modifier]
Cette saison 2008-2009 se clôt sur plusieurs départs importants : Paolo Maldini, monument du club, tire sa révérence et met un terme à une carrière de près de vingt-cinq années riches de succès et de titres. Carlo Ancelotti, entraîneur emblématique à l'origine des deux dernières ligues des champions, part entraîner Chelsea. C'est enfin et surtout Kaká, qui va laisser un vide en signant au Real Madrid pour un montant record de 65,5M€[28]. Même Yoann Gourcuff, qui pourtant pouvait prétendre prendre la relève à ce poste est vendu aux Girondins de Bordeaux.
Leonardo, ancien grand meneur de jeu du club et de la seleção, quitte son poste de directeur sportif et tente l'aventure de prendre en main les rossonerri. Arrive comme recrue phare le goleador batave Klaas-Jan Huntelaar jusque-là en difficulté au Real Madrid. Le club récupère également Massimo Oddo et le joueur formé au club Ignazio Abate pour suppléer un côté droit qui manque de prétendants.
Cette transition et ce renouveau au sein du club lombard vont vite être ternis par une préparation d'avant-saison et une entame de championnat compliquée, illustrée notamment par une 12e place au soir de la septième journée de Série A et de nombreuses contre-performances. Crise de jeu, crise de confiance, l'entraîneur est plus que jamais sur la sellette, et la presse fustige la politique du club.
Cette situation s'améliore néanmoins après une victoire clé contre la Roma. L'efficacité offensive est retrouvée, notamment grâce au retour en forme du Brésilien Ronaldinho sur les ailes, motivé par la perspective de jouer en coupe du monde, et d'un duo offensif complémentaire devant lui: Alexandre Pato, et Marco Borriello dans le rôle de pivot après son regain de forme et sans oublier le joker Klaas-Jan Huntelaar. La tactique de jeu mise en place s'inspire du Brésil de Telê Santana, fondée sur un offensif et audacieux 4-3-3 ou 4-2-1-3.
La défense redevient imperméable, grâce notamment à la charnière centrale Nesta - Thiago Silva, mélange d'expérience et de talent et d'un solide milieu de terrain sous l'impulsion de son capitaine, l'inépuisable Massimo Ambrosini, de l'arrivée importante de David Beckham pour la seconde partie de la saison, et enfin du retour en forme des autres cadres de cette équipe, notamment Clarence Seedorf et Andrea Pirlo. Le Milan finira quand même par remonter au classement et sera classé troisième au terme de cette Série A 2010 éprouvante.
Le Milan de Allegri (2010-) [modifier]
Après le départ de Leonardo du banc milanais, l'entraîneur italien Massimiliano Allegri devient nouvel entraîneur. Le Milan frappera de manière inattendue deux grands coups en signant Zlatan Ibrahimović pour 24 M€ et Robinho pour 18 M€, dans les derniers jours du mercato d’été 2010. Le club recrute également le défenseur colombien Mario Yepes, le gardien italien Marco Amelia et le milieu de terrain ghanéeen Kevin-Prince Boateng[29]. Côté départs, il cède un symbole du club des dix années précédentes, Kakha Kaladze, en plus des attaquants Marco Borriello, et Klaas-Jan Huntelaar, auteur d'une saison médiocre.
Les arrivées en fanfare d'Ibrahimović et de Robinho complètent un secteur offensif contenant déjà dans ses rangs Pato, Inzaghi et Ronaldinho. Allegri prône alors une tactique en 4-2-4, tournée vers les « 4 Fantastiques », surnom de cette nouvelle attaque impressionnante. Or, les blessures de Pato, la baisse de régime de Ronaldinho et le déséquilibre flagrant entre la défense, le milieu et l'attaque auront raison de l'association des ces quatre joueurs. En définitive, c'est finalement le trio Ibrahimović, Robinho et Boateng qui formera un bloc offensif complémentaire tout aussi inattendu qu'efficace. Boateng, qui confirme au plus haut niveau sa qualité de jeu qui en avait fait une des révélations de la dernière coupe du monde, devient vite la nouvelle idole des tifosi par sa grinta, sa polyvalence et sa grande technicité.
Le club commence bien cette saison 2010/2011, mais continuera malgré tout à se renforcer lors du mercato d'hiver où il sera particulièrement actif avec pas moins de quatre arrivées supplémentaires: le joli coup Antonio Cassano (profitant de son conflit avec la Sampdoria), celles des Néerlandais Urby Emanuelson et Mark van Bommel et du jeune défenseur ibérique, Dídac Vilà. Ronaldinho, de son côté quitte officiellement le club pour Flamengo au Brésil, après deux saisons et demie passée au sein du club. Tous ces recrutements porteront leurs fruits, puisque l'AC Milan est sacré champion d'automne le 9 janvier 2011, après un match nul épique face à l'Udinese (4-4), puis sera sacré champion d'Italie pour la 18e fois de son histoire le 7 mai suivant.
À l'intersaison, le champion en titre ne renforcera que sa défense, la meilleure en championnat cette année, profitant des fins de contrats de Taye Taiwo et Philippe Mexès pour les recruter. D'autre part, le très prometteur milieu offensif italo-égyptien Stephan El Shaarawy âgé de seulement 18 ans, est acheté au Genoa. Le fait le plus marquant de cet été sera sans aucun doute le départ d'un leader de l'équipe : victime de sa saison en demi-teinte, ponctuée d'une longue blessure, Andrea Pirlo, après dix ans de loyauté au club est laissé libre, ce qui fera les bonnes affaires de la Juventus. C'est d'ailleurs en grande partie grâce à lui que cette dernière sera sacrée championne de Série A la saison suivante. Le Milan quant à lui, finira deuxième, au terme d'un championnat serré qui restera indécis jusqu'à l'avant-dernière journée.
La fin de cette saison 2011/2012, sera également la saison des adieux, ceux des vétérans qui ont marqué l'histoire des dix dernières années du Milan, hissant le club au sommet européen. Gennaro Gattuso, Filippo Inzaghi, Alessandro Nesta, et Clarence Seedorf feront tous leurs adieux aux nombreux tifosi venus les voir une dernière fois lors d'un dernier match de championnat des plus émouvants, signalant la fin d'un cycle pour le club à l'échelle européenne et mondiale. En effet, cette saison marquera un tournant, non seulement le club se sépare de ses cadres, mais aussi de manière surprenante de leurs attaquants et défenseur vedettes, respectivement Zlatan Ibrahimović, Antonio Cassano et Thiago Silva, puis des joueurs vieillissants Van Bommel et Zambrotta ou des moins convaincants Taiwo et Aquilani.
L'équipe, totalement chamboulée doit se reconstruire, et le nouveau visage de l'AC Milan est désormais représenté par des joueurs comme Riccardo Montolivo, Cristián Zapata, Nigel de Jong, Giampaolo Pazzini ou encore Francesco Acerbi. La crise économique, ponctuée des prix de joueurs devenus irréalistes suite aux folies dépensières de quelques clubs, ainsi que la loi du fair-play financier nouvellement instaurée par la FIFA auront finalement raison du club, obligé de recruter à moindres coûts. Aussi, inspiré par la réussite actuelle du FC Barcelone de l'époque qui est parvenu à former une équipe difficilement surmontable construite autour d'un noyau issu de son célèbre centre de formation la Masia, le Milan axe désormais sa politique vers les jeunes, en investissant davantage sur les centres de formation et de détection de talents avec la création du Milan Technical Center [30] , et sur de jeunes joueurs prometteurs tel que Mattia De Sciglio, Stephan El Shaarawy, Bojan Krkic ou M'Baye Niang.
Les premiers effets se feront ressentir au fur et à mesure de la saison avec l'éclosion de l'attaquant El Shaarawy désormais surnommé Il Faraone suite à ses performances décisives au début du championnat, et aussi celle de De Sciglio qui aura fait des débuts remarquables à différents postes défensifs. Continuant sa phase de reconstruction et de transition, le Milan se décidera lors du mercato hivernal de céder l'éternel espoir Alexandre Pato au SC Corinthians, après 5 saisons au club, conséquence de ses blessures récurrentes qui l'ont empêché d'exploiter son énorme potentiel. Pour combler cette perte, le club réussira à frapper un grand coup avec l'arrivée décisive de l'attaquant italien de la Nazionale, Mario Balotelli de Manchester City FC,[31]plus en odeur de sainteté outre-manche du côté des Citizens suite à divers frasques extra-sportives et un temps de jeu amoindri. Arrivée décisive car l'attaquant contribuera grandement (12 buts en 13 matchs) à la remontée au classement du club en seconde partie de saison jusqu'à une troisième place décrochée in extremis lors de la dernière journée, dernière place qualificative pour la ligue des champions en Série A.
Palmarès et distinctions [modifier]
Palmarès du club dans les compétitions nationales et internationales [modifier]
| Compétitions internationales | Compétitions nationales |
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| Tournois saisonniers | |
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-
Vainqueur de la Coupe intercontinentale en 1969, 1989 et 1990.
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Vainqueur de la Coupe du monde des clubs en 2007.
-
Vainqueur de la Coupes des coupes en 1968 et 1973.
Distinctions [modifier]
Mondiales et européennes [modifier]
- Lors des matchs en coupe d'Europe, le club peut arborer sur son maillot, depuis 2001, l'écusson du multiple-winner badge de l'UEFA pour avoir remporté 7 Ligue des champions.
- Le club a été classé 37 fois premier dans le classement des meilleures clubs du monde de l'IFFHS. Il détient le record de première place.
- Équipe mondial de l'année par l'IFFHS en 1995 et 2003.
- 9e au classement FIFA des meilleurs clubs du 20e siècle[33]. Le vote fut réalisé auprès des lecteurs du magazine FIFA Magazine en décembre 2000.
- 4e au classement IFFHS des meilleurs clubs européen du 20e siècle[34]. Le classement a été établi en 2009.
- Prix du Fair Play décerné en 2008 par le magazine espagnol El Mundo Deportivo[35].
- Désigné équipe européenne de l'année par le magazine anglais World Soccer en 1989, 1994 et 2003.
Italiennes [modifier]
Club [modifier]
- Stella d'Oro au Mérite sportif, reçu en 1979.
- Collare d'Oro CONI pour Mérite sportif, reçu en 2008[36],[37].
Individuelles [modifier]
Officier de l'Ordre du Mérite de la République italienne : 5
(Nesta, Gattuso, Pirlo, Gilardino et Inzaghi en 2006)
Officier de l'Ordre du Mérite de la République italienne : 2
(Baresi en 1991 et Maldini en 2000)
Chevalier de l'Ordre du Mérite de la République italienne : 1
(Pirlo en 2004)
Chevalier de l'Ordre du Mérite de la République italienne : 5
(Maldini et Donadoni en 1991 ; Abbiati, Albertini et Ambrosini en 2000).
Statistiques et records [modifier]
- Le Milan AC est le club possédant le plus grand nombre de titres internationaux (18) : 7 Ligues des Champions, 2 Coupes des coupes, 5 Supercoupes de l'UEFA, 3 Coupes intercontinentales et 1 Coupe du monde des clubs. Le club a disputé 29 finales de compétitions majeures (11 en Ligues des Champions, 3 en Coupes des coupes, 7 en Supercoupe de l'UEFA, 7 en Coupe intercontinentale et 1 en Coupe du monde des clubs). Cela fait du club, le plus titré au monde.
- Dans le classement mondial des clubs, établi mensuellement par l'IFFHS, Milan est le club apparu le plus nombreuse fois à la première place (37 fois), quatre longueurs d'avance devant Manchester United.
- Le Milan est le deuxième détenteur de titres en Ligue des Champions (7) après le Real Madrid (9).
- La plus large victoire à domicile comme à l'extérieur en coupe d'Europe est contre l'Union Luxembourg : 8-0 à Milan le 12 septembre 1962 et 6-0 au Luxembourg le 19 septembre 1962.
- La plus large défaite à domicile en coupe d'Europe est de 2-0 contre plusieurs équipes (Barcelone le 4 novembre 1959, Espanyol le 21 octobre 1987, Ajax le 23 novembre 1994, Lille le 6 décembre 2006, Arsenal le 4 mars 2008). À l'extérieur, la pire défaite est celle contre l'Ajax (6-0 le 16 janvier 1974).
- Le Milan est le deuxième détenteur de titres de Champion d'Italie (18), derrière la Juventus (30) et à égalité avec l'Inter (18). Il arriva 15 fois deuxième et 22 fois troisième de la Série A. Le club a disputé 98 saisons en Série A (ou équivalent) et 2 en Série B.
- Le Milan fut le premier club à remporter le titre de Champion d'Italie sans subir une seule défaite. Cet exploit se déroula lors de la saison 1991/1992, avec Fabio Capello comme entraîneur (c'était sa première saison au club). Lors de cette saison, le club gagna 22 match, fit 12 match nul et marqua 78 buts pour seulement 21 encaissés.
- La plus large victoire à domicile fut remportée le 4 octobre 1914 contre l'Audax Modena (saison en Prima Categoria en 1914/1915) sur un score de 13-0. À l'extérieur, ce fut contre l'Ausonia Football Club le 21 octobre 1919 sur le score de 10-0 (saison en Prima Categoria en 1914/1915).
- Par contre, la plus sévère défaite à domicile fut enregistrée le 5 novembre 1922 contre Bologne (8-0) lors de la saison 1922/1923. La plus sévère défaite à l'extérieur fut enregistrée contre la Juventus par deux fois : 6-0 le 25 octobre 1925 et 8-2 10 juillet 1927.
- La Juventus demeure le club que Milan a le plus souvent rencontré avec 199 matchs disputés. L'Inter arrive en second avec 198 matchs disputés (202 en date du 14 novembre 2010) et le Torino en troisième avec 187 match disputés.
Matchs joués [modifier]
- Paolo Maldini est le joueur ayant disputé le plus grand nombre de matchs sous le maillot rossonero (902 rencontres en 25 saisons de 1984 à 2009).
- Paolo Maldini a été le plus jeune joueur à débuter en équipe première à l'âge de 16 ans et 208 jours (contre l'Udinese le 20 janvier 1985)[38]. Alessandro Costacurta fut le plus vieux joueur à endosser la tunique du club à l'âge de 41 ans et 25 jours (contre l'Udinese le 19 mai 2007).
Buts [modifier]
- Le meilleur buteur du club est Gunnar Nordahl avec 221 buts en 8 saisons. Gunnar Nordahl est également le meilleur marqueur en une saison avec 38 buts (toutes compétitions confondues) lors de la saison 1950-1951. Gunnar Nordahl est le meilleur buteur en Série A avec 210 buts. Gianni Rivera est le meilleur buteur en Coupe d'Italie avec 28 buts. Enfin, Filippo Inzaghi est le meilleur buteur en Coupes d'Europe avec 50 réalisations.
- Gianni Rivera fut le plus jeune buteur à 17 ans et 80 jours (contre la Juventus le 6 novembre 1960). Alessandro Costacurta fut le plus vieux buteur à l'âge de 41 ans et 25 jours (contre l'Udinese le 19 mai 2007).
- Milan détient le record du nombre de joueurs terminant meilleur buteur de la Série A : 16 titres. 5 autres joueurs terminèrent meilleur buteur en coupe d'Europe, plus un autre en Série B. Gunnar Nordahl détient le record pour le nombre de titres remportés (5), dont 3 d'affilée et le record de but marqué en championnat (35).
Distinctions [modifier]
- 6 joueurs, évoluant sous le maillot du Milan, ont remporté le Ballon d'or et 8 fois en tout des joueurs du Milan ont remporté le Ballon d'or.
- Par deux fois (en 1988 et 1989), Milan plaça 3 de ses joueurs aux 3 premières places du classement du Ballon d'or. Aucun autre club européen n'a réalisé ce triplé de manière consécutive. En 2011, le FC Barcelone est le seul autre club à voir trois de ses joueurs occupés les 3 premières places.
Trophées individuels [modifier]
| Meilleurs joueurs | Meilleurs buteurs |
|---|---|
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- D'autres joueurs récoltèrent des places d'honneur pour le Ballon d'or sous les couleurs du club :
Gianni Rivera 2e en 1963.
Ruud Gullit 2e en 1988.
Franco Baresi 2e en 1989.
Frank Rijkaard 3e en 1988 et en 1989.
Andriy Shevchenko 3e en 1999 et en 2000.
Paolo Maldini 3e en 1994 et en 2003.
- Par deux fois (en 1988 et 1989), Milan plaça 3 de ses joueurs aux 3 premières places du classement du Ballon d'or. Aucun autre club européen n'a réalisé ce triplé par deux fois.
Personnalités du club [modifier]
Présidents [modifier]
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Entraîneurs [modifier]
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Joueurs [modifier]
Effectif actuel 2012/2013 [modifier]
Copropriétés et Prêts [modifier]
| Poste | Nationalité | Nom | Date de Naissance | Équipe | Condition du prêt | |
| Copropriétés | ||||||
| Milieu | Riccardo Saponara | 21 décembre 1991 | Empoli FC | |||
| Prêts | ||||||
| Gardien de but | Mattia Maggioni | 8 août 1991 | Associazione Calcio Monza | Prêt 1 an | ||
| Gardien de but | Filippo Perucchini | 6 octobre 1991 | Calcio Como | Prêt 1 an | ||
| Défenseur | Francesco Acerbi | 10 février 1988 | AC ChievoVerona | |||
| Défenseur | Cristian Daminuţă | 15 février 1990 | ACS Poli Timişoara | Prêt 1 an | ||
| Défenseur | Luca Meregalli | 14 juillet 1991 | AC Pavia | Prêt 1 an | ||
| Défenseur | Simone Romagnoli | 9 février 1990 | Spezia Calcio | Prêt 1 an | ||
| Mlieu | Matteo Barbini | 25 janvier 1991 | SS Sacilese Calcio | Prêt 1 an | ||
| Milieu | Gianmarco Conti | 1er février 1992 | Bassano Virtus 55 ST | Prêt 1 an | ||
| Milieu | Urby Emanuelson | 16 juin 1986 | Fulham FC | Prêt 6 mois | ||
| Milieu | Attila Filkor | 12 juillet 1988 | Pro Vercelli | Prêt 6 mois | ||
| Milieu | Amjad Shady | 2 août 1990 | Modena FC | Prêt 1 an | ||
| Milieu | Giovanni Scampini | 8 novembre 1991 | AC Pisa | Prêt 1 an | ||
| Attaquant | Giacomo Berretta | 14 mars 1992 | AC Pavia | Prêt 1 an | ||
| Attaquant | Gianmario Comi | 5 mars 1992 | Reggina Calcio | Prêt 1 an | ||
| Attaquant | Gianmarco Zigoni | 10 mai 1991 | AS Avellino | Prêt 6 mois | ||
| Prêts avec Option d'achat | ||||||
| Défenseur | Marcus Diniz | 1er août 1987 | US Lecce | Prêt 1 an | ||
| Défenseur | Taye Taiwo | 16 avril 1985 | FC Dynamo Kyiv | Prêt 1 an | ||
| Milieu | Adrià Carmona Perez | 8 février 1992 | Real Zaragoza | Prêt 6 mois | ||
Joueurs emblématiques [modifier]
Hall of Fame [modifier]
Le club du Milan AC a établi une liste des plus importants joueurs du club. Cette liste, nommée Hall of Fame, comprend 50 personnes dont 7 joueurs-entraîneurs[45].
| Joueur | Période | Joueur | Période |
|---|---|---|---|
| 1988-2002 | 1954-1966 et 1972-1974 | ||
| 1958-1965 | 1984-2009 | ||
| 1987-1992 et 2001-2009 | 1986-1988 et 1989-1995 | ||
| 1995-1997 | 1949-1956 | ||
| 1977-1997 | 1967-1973 | ||
| 1998-2002 | 1955-1959, 1961-1965 et 1981-1982 | ||
| 1991-2001 | 1988-1993 | ||
| 1977-1982 | 1960-1979 | ||
| 2003-2008 | 1966-1973 | ||
| 1976-1979, 1991-1996 et 1997-1998 | 1990-2002 | ||
| 1986-2007 | 2001-2006 | ||
| 1967-1972 | 1961-1964 | ||
| 1993-1998 | 1992-1998 | ||
| 2000-2010 | 1954-1960 | ||
| 1986-1996 et 1997-1999 | 1965-1974 | ||
| 1980-1993 | 1999-2008 | ||
| 1986-1990 | 1999-2006 et 2008-2009 | ||
| 1997-1999 | 1989-1997 et 2001-2002 | ||
| 1949-1953 | 1965-1970 | ||
| 1987-1993 et 1994-1995 | 1980-1997 | ||
| 2003-2009 | 1957-1971 et 1975-1976 | ||
| 1997-2001 et 2002-2003 | 1987-1995 | ||
| 1949-1961, 1964-1966, 1977-1979 et 1984-1987 | 1984-1989 | ||
| 1961-1970 | 1995-2000 |
Capitanat [modifier]
38 capitaines se sont succédé[46] de l'année de la fondation du club à aujourd'hui[47] :
Herbert Kilpin (1899-1907)
Gerolamo Radice (1908-1909)
Guido Moda (1909-1910)
Max Tobias (1910-1911)
Giuseppe Rizzi (1911-1913)
Louis Van Hege (1913-1915)
Marco Sala (1915-1916)
Aldo Cevenini (1916-1919)
Alessandro Scarioni (1919-1921)
Cesare Lovati (1921-1922)
Francesco Soldera (1922-1924)
Pietro Bronzini (1924-1926)
Gianangelo Barzan (1926-1927)
Abdon Sgarbi (1927-1929)
Alessandro Schienoni (1929-1930)
Mario Magnozzi (1930-1933)
Carlo Rigotti (1933-1934)
Giuseppe Bonizzoni (1934-1936)
Luigi Perversi (1936-1939)
Giuseppe Bonizzoni (1939-1940)
Bruno Arcari (1940-1941)
Giuseppe Meazza (1941-1942)
Giuseppe Antonini (1942-1944)
Paolo Todeschini (1944-1945)
Giuseppe Antonini (1945-1949)
Andrea Bonomi (1949-1952)
Carlo Annovazzi (1952-1953)
Omero Tognon (1953-1954)
Gunnar Nordahl (1954-1956)
Nils Liedholm (1956-1961)
Francesco Zagatti (1961)
Cesare Maldini (1961-1966)
Gianni Rivera (1966-1975)
Romeo Benetti (1975-1976)
Gianni Rivera (1976-1979)
Alberto Bigon (1979-1980)
Aldo Maldera (1980-1981)
Fulvio Collovati (1981-1982)
Franco Baresi (1982-1997)
Paolo Maldini (1997-2009)
Massimo Ambrosini (depuis 2009)[48],[49]
Joueurs champions du monde [modifier]
Liste des joueurs vainqueurs d'une Coupe du monde sous les couleurs du club :
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Joueurs champions continentaux [modifier]
Europe [modifier]
Liste des joueurs vainqueurs du championnat d'Europe de football sous les couleurs du club :
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Amérique du Sud [modifier]
Liste des joueurs vainqueurs de la Copa América sous les couleurs du club :
Joueurs vainqueurs d'une Coupe des Confédérations [modifier]
Liste des joueurs vainqueurs d'une Coupe des confédérations sous les couleurs du club :
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Maillots retirés [modifier]
| 3[50] | Paolo Maldini[51],[52] | Défenseur central / Latéral gauche | 25 janvier 1985 | 31 mai 2009 | |
| 6 | Franco Baresi[53],[52] | Libéro | 23 avril 1978 | 1er juin 1997 |
Infrastructures [modifier]
Stade [modifier]
Avant la construction du Stade Giuseppe Meazza, le club a évolué dans plusieurs enceintes :
- De 1900 à 1903, le club n'évolue pas dans un stade mais plutôt sur un terrain dénommé Trotter, situé sur la place Andrea Doria, là où s'élève désormais la gare. Le terrain ne comporte alors aucune tribune, ni vestiaire. Les joueurs venaient soit directement en tenue, soit se changer dans les sous-sols de la maison Pirelli, rue du Pont Seveso. Comme il n'y avait pas d'entrée, tous les supporters pouvaient assister gratuitement au match.
- Puis, de 1903 à 1905, avec le projet d'édification de la gare et en raison des conditions précaires du terrain Trotter, le club déménagea sur le terrain Acquabella, situé sur le Corso Indipendenza. Le terrain était toujours accessible gratuitement mais certains supporters pouvaient louer des chaises. Enfin, le terrain était bordé d'une petite colline, offrant une tribune naturelle.
- De 1906 à 1914, le club émigre sur un terrain situé sur la rue Fratelli Bronzetti. Le terrain est alors naturellement clos, notamment par le cours d'eau du lavoir et le mur du cimetière délaissé de la Porte Vittoria. Le terrain comporte un portail d'entrée avec un guichet situé tout d'abord rue Sottocorno, puis en 1908/1909, l'entrée est déplacée rue Bronzetti. Le stade s'appellera initialement Campo Milan di Porta Monforte puis Bronzetti, avec le déplacement de l'entrée. Une spacieuse tribune en bois avec escalier sera édifiée. Le 7 janvier 1906, lors d'un match entre le Milan et une autre équipe milanaise (Union Sportive), des filets seront ajoutés au cage pour la première fois en Italie.
- De 1914 à 1920, le club déménagea de nouveau, en abandonnant le Bronzetti pour s'établir rue Arona sur le nouveau centre sportif de la ville, dénommé Velodromo Sempione. Ce stade était à la fois un terrain de football et un vélodrome. Il y avait deux tribunes couvertes en bois ainsi que deux grands escaliers en ciment. L'inauguration fut le 31 mai 1914 avec le match amical entre Milan et le Phoenix FC de Karlsruhe, conclu sur le score nul (3-3).
- De septembre 1919 à novembre 1919, le club ne peut pas jouer temporairement au Velodromo Sempione et le président Pirelli prête alors le terrain appartenant à son groupe industriel, dans la zone Bicocca[54].
- De 1920 à 1926, le nouveau stade du club se situe Viale Lombardia et apparaît plus moderne avec sa grande tribune, son grand escalier spacieux ainsi que la petite maison qui fait office de siège et de vestiaire. D'ailleurs, ce stade sera utilisé par l'équipe nationale pour des matchs contre la Suisse, la Belgique, l'Allemagne, l'Espagne et la Hongrie. Mais, sa capacité s'avèrera insuffisante et la nécessité d'un nouveau grand stade apparaitra rapidement[54].
- Le club évoluera parfois également à l'Arena Civica, situé Parco Sempione, de 1908 à 1912, en 1914, de 1941 à 1950 et de 1955 à 1960. Cette vieille enceinte voulue par Napoléon Ier a été construite de 1806 à 1827. Ce terrain à l'époque était celui de l'Ambrosiana-Inter (aujourd'hui propriété du Amatori Rugby Milan, club de rugby de la ville de Milan)[55].
Actuellement, le Milan évolue lors des matches à domicile dans le Stadio Giuseppe-Meazza, connue surtout comme San Siro, du nom du quartier de Milan où il se trouve. L'enceinte a une capacité de 80 018 places[56]., ce n'est qu'à partir de 1948, qu'il vient à être utilisé conjointement avec l'autre club milanais, l'Inter Milan[57]
La construction du stade s'initie en décembre 1925 sur la volonté de Piero Pirelli, alors président rossonero. Le projet est mise en œuvre par l'ingénieur Alberto Cugini et l'architecte Ulisse Stacchini. La nouvelle infrastructure fut dévoilé le 19 septembre de l'année suivante avec une partie inauguratif entre les deux clubs résidants de la cité lombarde, l'Inter et Milan (6-3 en faveur des nerazzurri)[57],[58] À partir de 1935, "Il tempio del calcio", de son surnom, devient propriété de la commune de Milan[58] et rebaptisé en 1980 sous son nom actuel et définitif, en reconnaissance à Giuseppe Meazza, à la suite de son décès le 21 août 1979, de cet ancien international italien, double vainqueur de la Coupe du monde, ayant notamment évolué sous les couleurs des deux clubs milanais, considéré comme l'un des meilleurs joueurs italiens de sa génération et restant comme une personnalité à part entière dans la culture milanaise[57],[58]
Centre sportif de Milanello [modifier]
Milanello est le centre d'entraînement de l'AC Milan. Inauguré en 1963, sa construction avait commencé deux ans auparavant. Voulu et réalisé par le président de l'époque Andrea Rizzoli, il a été conçu par l'architecte Viani et l'ingénieur Crescentini. Il fut complètement restructuré à la demande du nouveau président Silvio Berlusconi par la société Edilnord. Milanello est aujourd'hui un des centres sportifs les plus prestigieux et perfectionnés d'Europe. Il se trouve à cinquante kilomètres de Milan, non loin de Varèse, sur les communes de Carnago, Cassano Magnago et Cairate.
À la construction du Milanello, Andrea Pizzoli imposa une clause : en cas de donation du complexe aux lombards, Milanello ne pourrait être vendu à personne en dehors de la Fédération d'Italie de football. Cette dernière a donc l'usufruit du centre sportif milanais pour préparer toutes les grandes manifestions telles les Coupes du monde de la FIFA ou les Championnats d'Europe. Ainsi, Milanello a parfois servi de centre d'entrainement de l'équipe nationale, notamment pour préparer l'Euro 1988, 1996 et 2000.
MilanLab [modifier]
Milanello intègre le MilanLab, un centre de recherches scientifiques fonctionnant depuis juillet 2002. Le but est d'optimiser la gestion psychophysique des athlètes. Le MilanLab représente la combinaison idéale de la science, de la technologie, des IT, de la cybernétique et de la psychologie[59]. Aujourd'hui, le centre de Milanello et MilanLab sont considérés comme respectivement l'un des meilleurs centre d'entrainement au Monde, si ce n'est le meilleur tandis que le second est également considéré comme le meilleur centre de recherches scientifiques d'Italie et c'est ainsi que Milan se forgera une réputation précoce mais ancrée dans les mœurs italiens : celle du meilleur centre médical de la péninsule, voire de l’Europe.
Aspects juridiques et économiques [modifier]
Organisation [modifier]
Le capital social de l'Associazione Calcio Milan Società per Azioni est divisée en 48 millions d'actions d'une valeur nominale de 52 centimes d'euro et est contrôlé à 99,92973 % par Fininvest Spa[60], la holding de la famille Berlusconi, et comme telle rentre dans le périmètre de consolidement de la société. En effet, les actifs et les passifs du Milan à la fin de l'année sont ajoutés à ceux des autres sociétés du groupe Fininvest dans la consolidation comptable, de cette manière les éventuelles pertes du Milan peuvent être absorbées par les bénéfices des autres sociétés en activités conjointes à la holding, tel que la Arnoldo Mondadori Editore.
L'Associazione Calcio Milan est aussi un des membres fondateurs de l'ECA - Association Européenne des Clubs[8], organisation internationale construite sur les cendres du G-14 (auquel le club avait été déjà un membre fondateur) et composé des principaux grands clubs européens réunis en un consortium, afin d'obtenir une tutelle commune des droits sportifs, juridiques et de la télévision devant la FIFA et l'UEFA[9].
Depuis 1966, le siège du club se situe au 3, Via Filippo Turati à Milan.
Groupe Milan [modifier]
L'Associazione Calcio Milan Spa contrôle les 100 % de Milan Entertainment Srl, Milan Real Estate Spa et Fondazione Milan Onlus. En outre, il possède 50 % de Consorzio San Siro Duemila, 45 % de ASanSiro et une part dans le Pallacanestro Olimpia Milan S.Srl, équipe de basket de Milan acquis en 2004, en raison des difficultés économiques qu'éprouvait à l'époque ce dernier.
- Milan Real Estate Spa est la société gérant l'immobilier du club comprenant le siège social du 3, Via Filippo Turati et le centre sportif de Milanello.
- Milan Entertainment Srl est la société née en 2005 comme Servizi Milan Srl, à laquelle l'Associazione Calcio Milan Spa a cédé les droits d'exploitation vicennal pour une valeur égale à 183 millions d'euros selon une expertise du Professeur Paolo Jovenitti.
- Consorzio San Siro Duemila est le consortium formé à 50 % entre le Milan et l'Inter pour la gestion du Stadio Giuseppe Meazza.
- ASanSiro est une agence de développement local, pour le quartier de San Siro, partagé entre le Milan (45 %), l'Inter (45 %) et la Fondation ChiamaMilano (10 %).
Administration [modifier]
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Éléments financiers [modifier]
Chiffres [modifier]
Chaque année, le cabinet Deloitte établit, dans son étude Deloitte Football Money League, le classement des clubs en fonction de leurs revenus. Pour l'année 2011, Deloitte estime les revenus du Milan à 235 m€ et le club se classe à la 7e place mondial[63]. Les revenus du Milan sont principalement tirés des droits TV (40 % à 60 % du budget). Le sponsoring et le merchandising représente la deuxième rentrée d'argent (30 %). Enfin, les entrées/abonnements au stade constituent la dernière source de revenue[64],[65],[66],[67],[63].
En premier lieu, lors de la saison 2010-2011, les recettes des droits TV ont diminué pour atteindre 107,7 m€, contre 141,1 m€ l'année précédente. Pourtant, le club a perçu plus de l'UEFA pour sa participation à la Ligue des Champions (25,8 m€ en 2011 contre 23,8 m€ en 2011). En second lieu, les recettes au guichet augmentent après des années de baisse, bien que le club ait joué le même nombre de match à domicile qu'en 2010 (25). Elle atteignent 35,6 m€ en 2011. Le nombre de spectateurs a augmenté de 10 800 personnes en moyenne, pour atteindre 53 600 spectateurs par match. Toutefois, à l'exception de l'Inter, Milan est l'un des pires clubs pour le revenu par match du Top 10 européen de l'étude Deloitte. Enfin, après une légère baisse l'année précédente, les revenus du sponsoring ont nettement augmenté pour atteindre 91,8 m€ (+45 %), tirés par la première année de partenariat avec Emirates (12 m€/an) ainsi que par l'arrivée de nouveaux sponsors (Audi, Dolce&Gabbana, MSC Croisières et Taçi Oil).
Les comptes des années 2004 à 2007 ont été vérifiés par Deloitte & Touche SpA tandis que, depuis 2008 et jusqu'en 2016, Reconta Ernst & Young SpA est le nouvel auditeur[68].
Les comptes du groupe en 2010 font apparaître une dette bancaire de 147 m€ tandis que le patrimoine joueur est estimé en 2010 à 110 m€[69] (contre 98 m€ en 2009). Le montant des salaires s'élèvent en 2010 à 186,5 m€, principal poste de dépenses. Les salaires des joueurs représentent 154 m€, auxquels s'ajoutent 12 m€ de prime liée aux résultats.
Le club a enregistré en 2010 un déficit de 69,7 m€ contre 9,8 m€ l'année précédente, comblé par la vente de Kaká[70],[71]. La différence de chiffres entre Deloitte et le club provient principalement de l'incorporation par le club dans son CA des revenus tirés de la vente des joueurs.
| Année | Revenus selon Deloitte au 30 juin[64],[65],[66],[67],[63],[72] | Classement (rapport Deloitte) | Chiffres selon les comptes publiés du club au 31 décembre[73],[74],[75],[76],[69] |
|---|---|---|---|
| 2001 | 164 m€ | ||
| 2002 | 159 m€ ( |
||
| 2003 | 200 m€ ( |
3e | |
| 2004 | 222 m€ ( |
3e | |
| 2005 | 234 m€ ( |
3e | 236 m€ |
| 2006 | 238,7 m€ ( |
5e | 305 m€ ( |
| 2007 | 227,2 m€ ( |
6e | 275 m€ ( |
| 2008 | 209,5 m€ ( |
8e | 238 m€ ( |
| 2009 | 196,5 m€ ( |
10e | 308 m€ ( |
| 2010 | 235,8 m€ ( |
7e | 253 m€ ( |
| 2011 | 236 m€ (=) | 7e |
En 2012, le magazine Forbes a estimé la valeur du club à 989 m$ (6e position mondiale). Selon ce magazine, le chiffres d'affaires du club s'établit à 235 m€ pour un résultat opérationnel de 20 m€. La dette du club s’élèverait à 9 % de sa valeur, soit un peu moins de 90 m$[77],[78].
| Année | Revenus | Résultat opér. | Valeur du club |
|---|---|---|---|
| 2009 | 276 m$ | 41 m$ | 800 m$ |
| 2010 | 289 m$ ( |
37 m$ ( |
838 m$ ( |
| 2011 | 341 m$ ( |
29 m$ ( |
989 m$ ( |
Enjeux et Stratégie [modifier]
Pour Deloitte, Milan devra relever deux challenges. En premier lieu, les droits TV, qui seront, à compter de 2010/2011, négociés par la Ligue pour l'ensemble des clubs et non plus club par club. La nouvelle répartition décidée à l'été 2010 a prévu d'attribuer la plus importante part des recettes à Milan, l'Inter et la Juventus (18,9 m€ par an pour chacun)[79]. Mais, ce montant est en nette diminution par rapport à l'ancien contrat avec Mediaset. En deuxième lieu, Milan doit améliorer ses recettes au guichet. En effet, les revenus d’une journée de match pour Milan représente la moitié de celle de Chelsea ou du Bayern[63]. L'amélioration de l'accueil et de la sécurité des supporteurs au stade devraient pouvoir conduire à une hausse des revenus. Mais, l'importance des investissements, qui doit être partagée avec l'Inter, devait se réaliser dans le cadre de l'Euro 2016, dont l'organisation a été finalement attribuée à la France[67].
Dans un contexte globale de crise du football italien, le club a entrepris depuis ces dernières saisons un assainissement de ses finances, plombés par la masse salariale. En effet, les finances du club demeurent fragiles et dépendantes de celles de Silvio Berlusconi[80]. Depuis avril 2011, Barbara Berlusconi, la fille de Silvio, a été nommée "responsable des projets spéciaux", soit la stratégie économique du club. Elle est à la base de la nouvelle stratégie : "Le modèle économique sur lequel nous avons grandi - celui d'un mécène passionné qui finance le club - était excellent mais il n'est plus adapté à la situation d'aujourd'hui"[81]. Elle considère que le club doit être désormais géré comme une entreprise normale, capable de vivre sur ses propres revenus. Par ailleurs, elle déclare que "nous voulons faire passer une idée forte. Les champions sont très importants. Mais, ils vont et viennent. Quel est le véritable emblème du club ? Le maillot. Et pour le supporter, il doit être plus important que le joueur phare du moment. La valeur de fond, c'est la marque"[81]. Ainsi, les meilleurs joueurs sont vendus afin de résorber le déficit récurrent du club et alléger la masse salariale. Selon Barbara Berlusconi, la masse salariale représentait 70 % du chiffre d'affaires du club en 2011 et devrait ne plus dépasser 50 % à l'avenir. En 2006, le club affichait un bénéfice de 2,5 m€ grâce à la vente d'Andriy Shevchenko à Chelsea[74]. Cette politique a également conduit à la vente de Kaká pour résorber le déficit en 2009[82]. Toutefois, le club se permit des folies passagères telles que le recrutement de Zlatan Ibrahimović en 2010, dont le salaire était de12 m€ par an, soit autant que l'ensemble de l'équipe de Naples[83]. Toutefois, d'une part, le recrutement avait été réalisé à bas coût. Il avait été dans un premier temps prêté gratuitement avant d'être acquis pour 24 m€[84]. D'autre part, au bout de deux ans, le club saisit une opportunité et se sépara de Zlatan ainsi que de Thiago Silva, vendus au Paris Saint-Germain, pour respectivement 20 m€[85] et 40 m€[86]. Selon, Silvio Berlusconi, ces ventes permettent au club d'économiser 150 m€ sur 2 ans[87], [88]. Pour compenser, le club privilégie la formation et l'éclosion de jeunes joueurs[89],)[90]. Les meilleurs exemples sont Alexandre Pato et surtout Stephan El Shaarawy.
Dans cette logique, le club cherche à développer ses recettes de merchandising. Barbara Berlusconi estime que "tout ne s'arrête pas au match. Sur le plan commercial, sur le plan des services, on doit faire vivre le club tous les jours et faire en sorte que les supporteurs ressentent leur appartenance au club au quotidien, sur les réseaux sociaux, chez eux, dans les magasins.[...] Il y a d'autres ressources que celles des résultats à développer : le merchandising, les sponsors, les infrastructures. Nous devons davantage miser sur les ressources commerciales. Il n'y a pas de raison que Disney sache le faire et pas un club de foot"[81].
Désormais, l'Ajax, Arsenal, le Barça et Manchester United sont considérés comme des exemples par la fille de Silvio mais avant tout, le Bayern est le modèle à suivre. "Le Bayern est le meilleur des modèles. Même une saison manquée sur le plan sportif ne lui cause pas de dommage financier"[81].
Engagement social [modifier]
Le Milan est une société active dans le domaine social et des aides humanitaires, toujours sensible à ceux qui se trouvent dans des situations difficiles, proposant un soutien durable et fiable avec une régularité et un engagement constant aux réalités sociales qui sont des fondamentaux importants pour le bien-être de toute la communauté. Avec la Fondazione Milan - Organizzazione Non Lucrativa di Utilità Sociale, crée le 20 février 2003 qui agit à la fois en Italie et à l'étranger. L'appellation ONLUS, amène la fondation à s'engager à satisfaire le plus possible les besoins primaires des personnes moins chanceuses dans les secteurs de l'assistance sociale, de l'instruction et de l'initiation au sport. En outre, avec la Fundação Gol de Letra (en Italie Associazione Gol de Letra Italia), fondée au Brésil en 1998 par les anciens joueurs, Leonardo et Raí, s'engageant activement à résoudre les problèmes vécues des enfants brésiliens, toujours plus souvent victime innocente des narcotrafiquants[91].
Communication et partenaires [modifier]
Organes de communication [modifier]
Milan Channel [modifier]
Milan Channel est le canal télévisé thématique officiel consacré à l'Associazione Calcio Milan.
Née le 16 décembre 1999 comme option sur la plateforme TELE+ DIGITALE, en concomitance avec le centième anniversaire de la fondation de l'équipe milanaise, et la première chaine thématique italienne entièrement consacré à une équipe du Calcio.
Représentant la mémoire historique du Milan avec une librairie de milliers d'heures de matchs et d'images exclusives de l'univers rossonero.
En vingt-quatre heures de programmation, sept jours sur sept offrent des interviews exclusives des entraîneurs et des joueurs du Milan, de toutes les parties que cela soit de la Série A, Coupe d'Italie et Ligue des champions, des entraînements du centre sportif de Milanello, des informations et depuis 2008, la diffusion des courses de l'écurie lombarde en Superleague Formula.
Elle est disponible sur le canal 230 de la plateforme satellite Sky et sur internet via Fastweb.
Forza Milan ! [modifier]
Panini publie le journal officiel du club, Forza Milan !. Mensuel exclusivement consacré à l'univers rossonero. Le premier numéro publié par Panini date de janvier 2004 avec en couverture une photo de Kaká, titrée "Il fenomeno Kaká". De janvier 1997 à 2004, le journal était édité en interne. Le tout premier numéro fut publié en 1968.
Autres [modifier]
Le site officiel (www.acmilan.com) est édité en 7 langues (italien, anglais, espagnol, brésilien, chinois, japonais et arabe) et visité par 1,5 millions de visiteurs uniques en moyenne par mois.
Enfin, le club a également créé le Milan Media Factory, qui résulte d'une association entre le club et Infront Advanced Media Solutions, et dont l'objet est de produire et diffuser des contenus sur le club via les nouveaux médias (site Web, Web TV, réseaux sociaux, smartphone et tablettes PC).
Sponsors [modifier]
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La compagnie Emirates est le sponsor principal du club Rossonero à partir de la saison 2010/2011. Il s'agit d'un contrat de 5 ans pour un montant global de 60 M€.
Équipementier [modifier]
Adidas est l'équipementier du club depuis 1998 et a étendu le 15 janvier 2008 son contrat jusqu'en 2017. Il verse annuellement 10,5 M€ à l'AC Milan. Le contrat annuel aurait été porté à 14,9 M€ et 350 000 maillots seraient vendus par saison[95].
Identités et symboles [modifier]
Historique des noms officiels du club [modifier]
En 1919, la désignation originale de Milan Foot-Ball and Cricket Club fut rebaptiser en Milan Football Club[96]. Le nouveau nom fait prélude à une longue période sombre, car dès 1936, la société mue de dénomination en Milan Associazione Sportiva[97], appellation qui se modifiera en février 1939 en Associazione Calcio Milano, conclusion des premiers effets de l'italianisation dictée par la montée des autorités fasciste[98]. Après la Seconde Guerre mondiale, le club renoue avec son ancien qualificatif. Naquit ainsi en 1945, l'Associazione Calcio Milan[99].
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Couleurs et maillot [modifier]
Le Milan évolue en rouge et noir depuis la fondation du club. Les rayures furent adoptées en raison de l'influence anglaise au sein du club (mode des rayures à l'époque). L'adoption des couleurs rouge et noir (Rossoneri) furent la volonté d'Herbert Kilpin, « Le rouge pour rappeler le diable, le noir pour inspirer la peur. » et « le Milan sera comme un incendie sous un ciel orageux ! »[14],[10]. Il convient de noter que Herbert Kilpin avait une affection particulière pour la couleur rouge qui lui rappelait le premier club dans lequel il s'était investi à l'âge de 13 ans à Garibaldi et qui évoluait avec un maillot rouge. Le second maillot est généralement en blanc, et à partir des années 1930, il fut enrichi d'une barre noire et rouge (horizontale ou verticale). Lors des finales de Ligue des Champions, les joueurs portent un maillot intégralement blanc, par superstition. En effet, le club remporta 6 sur les 7 coupes d'Europe avec cette tunique blanche (pour 2 perdues contre l'Ajax en 1995 et contre Liverpool en 2005) alors qu'avec le maillot traditionnel, le club ne gagna qu'un seul trophée pour deux autres finales perdues.
Jusqu'en 1913, le maillot sera généralement vierge de toute inscription, avec parfois l'écusson de la ville de Milan en haut à gauche pour le capitaine ou le gardien. À compter de 1913 et jusqu'en 1941, l'écusson de la ville sera quasiment définitivement adopté sur le maillot et demeurera la seule inscription. Après cette période, le maillot redeviendra vierge pour une longue période (jusqu'en 1979). Seul la cocarde ou l'écusson italien apparaîtra sur le maillot en fonction des victoires milanaises[100]. Puis, en 1979, le club remporte son 10e titre de champion d'Italie et affiche alors définitivement la fameuse étoile[101]. Le logo de l'équipement apparaît également à la même époque. Nouvelle révolution en 1981 puisque le maillot affiche alors le premier sponsor du club, la société de vêtement Pooh. En poursuivant la tradition italienne de porter une marque distinctive lorsque le club remporte un trophée, lors des saisons 89/90 et 91/90, une coupe des clubs champions est affichée sur le maillot tandis que le club affiche une coupe intercontinentale lors de la saison 91/92. En 2008, Milan sera le premier club a porté un écusson distinctif après avoir remporté la Coupe du monde des clubs de la FIFA[102]. L'écusson du club n'apparaîtra sur le maillot qu'à compter de la saison 1995/1996, avec un intermède en 1999 pour le centenaire du club, où le maillot reprend l'écusson de la ville. En 1995/1996, le club est également le premier à afficher le nom des joueurs dans le dos, comme l'autorise alors les instances du football.
Jusqu'en 1910, les rayures seront plutôt fines (une quinzaine sur le torse). Puis, elles s'élargissent (6 à 8 bandes) jusqu'en 1961. De 1961 à 1986, le club adopte de nouveau les rayures fines (avec un intermède entre 1979 et 1981 où les bandes larges reviennent). Enfin, depuis 1986, le maillot du club affiche des rayures larges (à l'exception du maillot du centenaire en 1999)[103]. Pour la saison 2011-2012, l'équipementier a décidé de revenir aux fines bandes. Le maillot de la saison 2012-2013 arborera de nouveau des larges bandes. Enfin, depuis la création du club, les joueurs portent un short blanc. Parfois, pour se distinguer de l'équipe adverse, ils arborent un short noir.
Mascotte [modifier]
La couleur rouge du club étant inspirée du Diable, ce dernier s'imposa naturellement comme l'un des emblèmes et la mascotte du club. Pendant de nombreuses années, cette mascotte adopta les traits d'un satyre au visage anguleux, rieur et barbu (moustache et bouc pointu), avec des cornes et une longue queue pointue, ayant des pieds de bouc, et portant le maillot rayé rouge et noir. Plus rarement, le satyre prit un visage plus rond ou un homme portant un habit de diable se substitua au satyre. Avec les années, la mascotte perdit ses pieds de bouc pour avoir de véritables pieds humains, parfois chaussés de chaussures de foot.
À la suite de la reprise du club par Silvio Berlusconi, Five, la mascotte de la chaine de télé canale 5 détenue par Silvio Berlusconi, devint également celle du club mais fut prénommée Dudy, surnom de Pier Silvio Berlusconi, et vêtue d'un habit de diable rayé rouge et noir[104].
Le 16 février 2006, le club adopta une nouvelle mascotte officielle, dessinée par la société Warner Bros. et dénommée Milanello. Cette mascotte est un diable rouge portant la tenue traditionnelle (maillot rayé rouge et noir, short blanc ou noir et chaussettes montantes noires) et se promenant avec un ballon. Selon le responsable de Warner Bros., Maurizio Di Stefano, « L'idée de la mascotte était qu'elle soit moderne tout en respectant la tradition du Milan. Elle devait être dynamique, avec l'envie de marquer et de gagner. Orgueilleuse et forte, avec le visage déterminé et décidé, la mascotte ne devait pas être un dessin statique mais plutôt prendre vie. » Cette nouvelle mascotte a surtout pour objectif d'augmenter les recettes de merchandising du club[105].
Écusson [modifier]
Initialement, sur le maillot, l'écusson du club se limitait aux armes de la ville, une croix rouge sur fond blanc (D'argent à la croix de gueules). Le mariage des couleurs du maillot et de la croix rouge donnèrent rapidement naissance à l'écusson du club. À gauche se situe les rayures rouges et noires et à droite la croix rouge sur fond blanc.
Toutefois, au début, la forme de l'écusson était rectangulaire. Puis, il devient ovale, par la volonté de la maison de frappe Motta. Il apparaissait certainement plus élégant d'épingler dans les boutonnières des vestes des premiers supporters et joueurs une décoration plus élancée[106].
L'écusson va connaître quelques avatars où le diable, emblème du club, va venir s'incruster. Mais, depuis le début du XXe siècle, le principal écusson du club est resté le même. Une forme ovale, enfermant à gauche les rayures rouges et noires et à droite la croix rouge sur fond blanc, surmonté du nom du club et encadré en bas de l'année de création du club (1899).
| Blason de la ville de Milan |
1916-1918 | 1918-1936 | 1936-1945 | 1945-1960 | 1972-1973 | 1973-1979 | 1982-1986 | Depuis 1994 | |||
Hymne [modifier]
Le club possède un hymne officiel dont la musique et les paroles ont été composées par Tony Renis et Massimo Guantin et dont le titre est "Milan, Milan solo con te"[107]. Tony Renis est un chanteur, acteur et producteur de musique italien et notamment un supporter célèbre du Milan.
Autres équipes [modifier]
Milan Academy [modifier]
La Milan Academy est l'école de formation et de la mise à jour des formateurs qui opèrent dans les diverses activités développées par l'AC Milan : Secteur des Jeunes, Scuola Calcio et Milan Junior Camp.
Le but de la Milan Academy est de produire les lignes directrices, les programmes techniques et tous les matériaux qui seront utilisés dans des cours d'aggiornamento et des programmes de formation aux milliers de techniciens et observateurs qui travaillent quotidiennement dans les 90 Scuola Calcio italienne et dans les Milan Junior Camp, qui en 2010 ont eu lieu dans plus de 190 localités à travers le monde pour aboutir à une meilleure détection et formation de jeunes talents.
De plus, la Milan Academy a été créée dans un but de recherche et d'élaboration par des professionnels pour l'optimisation des séquences de travail auprès des éducateurs et des jeunes joueurs qui seront diffusés à travers les divers centres implantés dans toute l'Italie pour améliorer au mieux la qualité de l'apprentissage[108].
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Centre de formation [modifier]
Secteur important au sein du club lombard, il représente un avenir et une richesse conséquente, fruit d'un réel investissement de la part des dirigeants ranimant cette continuité et cette réputation peu à peu perdu, d'un centre de formation considéré dans les mœurs comme prestigieux par la qualité de ses infrastructures, en l'occurrence Milanello et de ses illustres prédécesseurs à l'image des Franco Baresi, Paolo Maldini, Alessandro Costacurta ou bien encore Demetrio Albertini.
Primavera [modifier]
L'Associazione Calcio Milan Primavera est l'Équipe réserve de l'AC Milan. Ils jouent dans le groupe B du Championnat d'Italie Primavera. Ils n'ont été champions qu'une seule fois, en 1965. Ils participent également à la Primavera Coppa Italia et à l'annuel Tournoi de Viareggio, tournoi international que le club a remporté 8 fois, record actuel de titres remportés dans cette compétition.
Effectif actuel [modifier]
| Joueurs | Encadrement technique | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Entraîneurs de la Primavera [modifier]
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Palmarès de la Primavera dans les compétitions nationales et internationales [modifier]
| Compétitions nationales | Tournois saisonniers |
Autres sections [modifier]
Même si l'AC Milan est avant tout un club de football qui demeure son sport historique et la plus prestigieuse section, il s'est parfois développé dans d'autres disciplines sportives. D'ailleurs, dès sa création, le club a une vocation omnisports puisqu'il comptait deux sections : le football et le cricket.
Cricket [modifier]
Lorsque le club est créé en 1899 par des immigrés anglais, ces derniers décident de miser sur deux sports typiquement britanniques : le football et le cricket. Edward Berra, un des fondateurs, est le président de la section cricket. Si le football connaît rapidement un succès populaire, le cricket demeure plus confidentiel et limité à la communauté anglaise. En 1905, la section cricket s'arrête. En 1919, la société efface toute référence à ce sport en le supprimant de son nom. Le Milan Football and Cricket Club devient ainsi le Milan Football Club.
Hockey sur glace [modifier]
En 1933, le club du Milan Excelsior, qui existait depuis trois ans, devient la section hockey sur glace du club et se dénomme alors Hockey Club Devils Milano Rossoneri. Remportant par quatre fois le championnat italien (1935, 1936, 1949 et 1953) et par trois fois la Coupe Spengler (1934, 1935 et 1950). Jusqu'au milieu des années cinquante, Milan est le centre du hockey sur glace italien et le Hockey Club Devils Milano Rossoneri lutte pour la suprématie locale et nationale avec le Hockey Club Milano. En 1938, la Fédération veut promouvoir le sport en Italie en vue des Jeux olympiques d'hiver de 1940 et organise la première fusion entre les deux clubs. À la sortie de la guerre, les deux clubs se séparent et reprennent leur rivalité. Puis, en 1956, les deux équipes sont en difficultés financières et sont contraintes de fusionner de nouveau et définitivement pour survivre. Le Hockey Club Milan étant une ancienne section de l'Inter Milan, le nouveau club perd toute affiliation avec les deux équipes de football.
Football féminin [modifier]
En 1965, Valeria Rocchi crée un club de football féminin dénommé Associazione Calcio Femminile Milan. La section féminine emporte quatre championnats italien (1970, 1973, 1975 et 1999) et deux coupes d'Italie (1976 et 1998). La section féminine n'est pas officiellement rattachée au club masculin mais les relations entre les deux clubs sont fortes. En parallèle, les femmes jouent avec le maillot officiel des équipes masculines.
Beach soccer [modifier]
Le club possède une équipe de Beach soccer qui participe depuis deux saisons au Mondial des clubs.
POL Mediolanum/Milan [modifier]
En 1989, Silvio Berlusconi souhaita créer un club omnisports en regroupant la plupart des forces sportives de Milan. La société POL Mediolanum (ou Polisportiva Milan) racheta plusieurs clubs et regroupa autour du football :
- Volley-ball Gonzaga Mediolanum (Volley-ball)
- Devils Mediolanum Hockey (Hockey sur Glace)
- Mediolanum Rugby Amateur (Rugby).
Il était envisagé d'y inclure également le basket et le baseball. La politique ambitieuse du POL permit de glaner quelques titres mais l'injection massive d'argent déstabilisa ces sports et les pertes importantes conduiront à cesser ce projet au milieu des années 1990. Après avoir abandonné le club de volley-ball et de hockey sur glace en 1995, l'aventure rugby s'arrêta en 1997.
Durant cette période, l'ensemble de ces clubs revendiquèrent, petit à petit, leur appartenance au club de football, en adoptant les couleurs et l'emblème du diable. Sur la fin, ces clubs changèrent même de nom pour se dénommer "Milan AC". Pendant ces 5 ans d’existence, ce projet permit à la ville de Milan de devenir le centre du mouvement sportif italien mais également en Europe. Le club de rugby remporta 4 championnats d'Italie et une coupe d'Italie (1995), celui de Hockey-sur-glace 3 championnats (1992, 1993 et 1994) et la célèbre coupe Alpenliga (1991) et celui de volley-ball 1 coupe d'Europe (1993). De grands joueurs renforcèrent les équipes tels que les italiens Andrea Zorzi et Andrea Lucchetta pour le volley-ball, David Campese et Diego Domínguez pour le rugby ainsi que Jari Kurri et Mark Napier pour le hockey. Ce projet engloutit près de 80 milliards de lire.
Superleague Formula [modifier]
Depuis 2008 et sa création et jusqu'en 2010, l'AC Milan était impliqué dans une nouvelle course automobile, la Superleague Formula, championnat de monoplace[111]. Pionnier italien, en tant que premier club italien participant, il avait été récemment rejoint par l'AS Roma dans la compétition[112].
Pour la saison 2010, le Milan était associé à l'écurie Atech Grand Prix et son pilote est le néerlandais Yelmer Buurman. En 2011, le club s'est retiré de la compétition.
| Saison | Ecurie | Pays | Pilote | Pays | Victoire | Classement |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2008 | Scuderia Playteam[113] | Robert Doornbos[114] | 2 | 3e (335 points)[115] | ||
| 2009 | Azerti Motorsport | Giorgio Pantano | 1 | 7e (286 points)[116] | ||
| 2010 | Atech Grand Prix | Yelmer Buurman[117] | 3 | 5e (631 points)[118] |
Culture populaire [modifier]
Supporters [modifier]
L'AC Milan a représenté, dès sa création, les classes populaires de Milan. Les supporters rivaux de l'Inter les surnommaient "casciavìt", qui en dialecte milanais signifie "tournevis", pour insister sur l'origine prolétarienne des supporters rossoneri. Ces origines ouvrières vont conduire à classer en politique le club et ses supporters dans l'aile gauche[119]. En 1968, naquît un groupe de supporters dénommé Fossa dei Leoni. Cette dernière, était précurseur en son temps car il constituait le premier grand groupe ultra d'Italie et parmi les premiers en Europe. La section a été décomposé à la fin de l'année 2005 après 37 ans d'existence. Subséquemment à cette dissolution, de nouvelles branches de partisans du club milanais se dessinèrent, notamment les Brigades Rossonere faisant leurs apparitions bien avant, dans la moitié des années 1970, segment des ultras le plus conséquent au sein de la curva sud. La présidence de Silvio Berlusconi et l'évolution du football ont conduit à modifier la structure des supporters et, aujourd'hui, les images gauchiste et ouvrière paraissent désuètes.
Aujourd'hui, le club lombard se classe parmi les clubs de football les plus populaires aussi bien en Italie que de par le monde. En Italie, le Milan demeure l'un des trois clubs les plus populaires. En 2008, selon un sondage réalisé par la société Demos, le Milan recueille 13,6 % des voix, derrière la Juventus (32,5 %) et l'Inter (14 %)[120],[121]. En 2010, pour les instituts de recherche Format research et Sporteconomy, la société compte 11,4 millions de supporters en Italie, juste derrière la Juventus (13,3 millions)[122]. Au niveau européen, en 2010, la société allemande Sport+Markt établit le nombre de supporteurs du club à 18,4 millions, soit la 6e place du classement et le premier des clubs italiens[123],[124]. Enfin, dans le monde, le club est l'un des plus populaires, en particulier en Asie et en Amérique du Sud, se plaçant en première position en termes de popularité et de supporters[7].
Autre preuve de cet popularité, la foultitude d’abonnés qui n’a jamais décru en deçà de 35 000 personnes. Durant les années "Sacchi", le nombre d'abonnées ne descendit même jamais en dessous des 65 000 personnes. Le record d'abonné est atteint en 1992/1993 avec un pic à 73 034 personnes, il représente par ailleurs le record en Italie. Depuis 2002, plus d'un million de spectateurs par an assistent à un match du club (1 072 418 spectateurs en moyenne annuelle sur cette période)[125]. Après un record lors de la saison 2008/2009 avec un nombre de 59 000 spectateurs, le nombre de visiteurs par rencontre a relativement décliné à 43 000 personnes sur l'année 2010, en raison première de mauvais résultats sur le plan sportif[67]. Toutefois, le chiffre est reparti à la hausse avec une hausse de 10 800 personnes en moyenne, pour atteindre 53 600 spectateurs par match en 2011[63]. L’autre puissance du Milan est son importante affiliation de clubs officiels de supporters regroupés au sein de l’Associazione Italiana Milan Clubs à travers le globe, dont près de 70 à l’étranger sur un total de 900 associations[126]. Au total, les clubs officiels totalisent 97.200 affiliés.
Rivalité [modifier]
La plus grande rivalité résulte évidemment de la lutte pour la suprématie locale avec l'Inter, qui s'exprime notamment pendant le match entre les deux clubs, dénommé "Derby della Madonnina". La Madonnina est la statue dorée de la Madone qui coiffe le Dôme de Milan. Il existe également des rivalités avec les supporters de la Juventus, les deux clubs luttant régulièrement l'un contre l'autre pour le gain du titre de champion au début des années 2000. De même, une rivalité naquit avec les supporteurs napolitains à la suite du titre acquis en 1980 par le Milan en gagnant le match contre Naples. Après avoir perdu deux titres de champion dans les années 1970 à cause de Varèse, une rivalité naquit avec les supporters de Varèse. Enfin, une rivalité existe avec les supporters du Genoa après le match entre le Genoa et le Milan en 1995 où un jeune supporter du Genoa fut poignardé à l'abdomen par un tifoso milanais.
Jumelage [modifier]
Les supporters de l'AC Milan ont tissé des liens d'amitiés en Italie comme en Europe avec ceux de Brescia, Reggina et de Séville. Le respect avec les supporters du FC Séville est né lors du match opposant les deux équipes pour la SuperCoupe d'Europe en 2007 lorsque les tifosi rendirent hommage au joueur sévillan, Antonio Puerta, décédé quelques jours avant, en brandissant de nombreuses banderoles dédiées au défenseur. En outre, à la mi-temps, deux ultras du Milan ont porté une banderole où il était écrit « Honneur à Puerta », les supporters espagnols les remerciant en scandant en chœur « Milan, Milan ». Pendant quelques années, il exista des liens avec les supporters de Bologne, Perscara, Côme et Vicenza où certains clubs de supporters furent créés à l'image de la Fossa Dei Leoni (FdL 1970, Fortitudo Bologna).
Annexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Goldblatt David, L'encyclopédie mondiale du Football 2003-4, Paris, Chronosports, 2 décembre 2003, (ISBN 2-84707-030-3)
- Turini G.C., Buongiorno Vecchio Milan, Rome, Il Saggittario, 1963
- Carlo Pellegatti, Con il Milan nel cuore, Turin, Priuli & verlucca, 2010, (ISBN 978-88-8068-502-9)
- Luigi La Rocca, Carlo Pellegatti, Lanfredo Birelli et Franco Bovaio, Milan, Sempre con te, Milan, Mondadori, 2009, (ISBN 978-88-04-59118-4)
Liens externes [modifier]
- (it), (en) Site officiel
- (it), (en) Site officiel sur les finances du groupe
- (fr), (en), (it) Catégorie AC Milan de l’annuaire dmoz
Notes et références [modifier]
- (en) Fiche club sur Fifa, sur http://www.fifa.com
- (it) Site officiel de San Siro, sur http://www.sansiro.net
- Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
- (en) Site officiel de l'European Club Association, sur http://www.ecaeurope.com
- FC Barcelone : 40 mois en tête du classement IFFHS, 12 janvier 2011
- (it) Il Milan di Sacchi quarta squadra di sempre, sur http://www.corriere.it. Mis en ligne le 11 juillet 2007
- (fr) Asie - La Chine folle de Milan AC, sur http://www.goal.com. Mis en ligne le 11 août 2009
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- (it) General Presentation, sur ecaeurope.com
- (en) Histoire de Kilpin sur BBC, sur http://news.bbc.co.uk
- (it) Histoire du Milan AC sur le site officiel, sur http://www.acmilan.com
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- (fr) Article sur fifa.com, sur http://www.fifa.com
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- (fr) Histoire de l'Inter sur fluctuat.net, sur http://foot.fluctuat.net
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- En effet, il est de coutume en Italie lorsqu'un club remporte le championnat ou la coupe qu'il affiche sur son maillot la saison suivante respectivement un écusson italien ou la cocarde.
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