Franco Baresi
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| Situation actuelle | ||||
| Période pro | 1977-1997 | |||
| Fiche d’identité | ||||
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| Nom complet | Franco Baresi | |||
| Nationalité | ||||
| Taille | 176 cm | |||
| Poste | Libéro | |||
| Surnom(s) | Il Capitano | |||
| Parcours professionnel* | ||||
| Saison | Club | Matchs (Buts) |
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| 1977-1997 | 532 (16) | |||
| Sélection(s) en équipe nationale** | ||||
| Année(s) | Équipe | Matchs (Buts) |
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| 1980-1994 | 81 (1) | |||
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* Matchs joués et buts marqués dans chaque club |
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Franceschino « Franco » Baresi est un ancien footballeur international italien né le 8 mai 1960 à Travagliato. Légende du football et considéré comme l'un des meilleurs sinon le meilleur défenseur central de l'histoire, il a effectué toute sa carrière en club au sein du Milan AC, équipe avec laquelle il a remporté de nombreux titres dans le championnat d’Italie et dans les compétitions européennes. Excellent défenseur central, il a rempli les fonctions de capitaine en club et en équipe d’Italie (où il était surnommé « Il Capitano »). Il était un bon tireur de pénalties.
Sommaire |
[modifier] Carrière en club
Il n'enfilera durant sa carrière que deux maillots seulement. Le rouge et noir du Milan et l'azzurro de la Nazionale. A son arrivée au Milan à 14 ans, personne n'avait prévu que ce jeune footballeur, jugé au premier abord trop maigre, trop petit, trop frêle, deviendrait le plus grand mythe du club milanista. Selon de nombreuses personnes, il fut le meilleur défenseur central de l'histoire du football et l'un des plus grands liberi. Elégant et sûr de lui sur le terrain, taciturne et sombre en dehors. Un classement, publié par la revue World Soccer en fait le 19ème plus grand joueur du XXème siècle. Avec son club, il aura gagné beaucoup, souffert et connu la défaite aussi.
[modifier] Les débuts
C'est donc en 1974, à l'âge de 14 ans, qu'il arrive au club milanista, ayant été refusé par l'Atalanta puis l'Inter (qui lui a préféré son frère, Giuseppe), considéré comme inadéquat au haut niveau, inadapté physiquement. Il est cependant accepté au Milan donc, lors de son troisième bout d'essai. Le 23 avril 1978, Liedholm, alors entraîneur, décide de le lancer contre le Hellas Verona. Il ne le regrettera pas. Franco Baresi ne se loupe pas et obtient un 7 de la part de la Gazzetta dello Sport. L'année suivante, le passage de témoin symbolique a lieu. Gianni Rivera met un terme à sa carrière au terme de la saison 78-79 alors qu'explose Baresi, la nouvelle icône milanaise. Pour se représenter le génie de ce joueur, il suffit d'avoir à l'esprit que lors de ce championnat 1978-1979, il est titulaire, à seulement 18 ans, dans un club aussi prestigieux que le Milan et à un poste aussi délicat qu'important, celui de libéro. Liedholm, son mentor, lui enseigne toutes les subtilités de la défense de zone et n'hésite pas à sacrifier un joueur tel que Ramon Turone pour faire entrer son protégé dans l'équipe type.
[modifier] La consécration
Le talent et le travail font le reste. Pour sa première année en temps que titulaire, Baresi remporte le scudetto. Il comble les lacunes physiques qu'on lui reprochait plus jeune par une vision du jeu impeccable, un placement irréprochable et un talent naturel à diriger sa défense. Capable de s'adapter à n'importe quel style de jeu, il devient capitaine à 22 ans. Mais plus qu'un simple joueur de foot, aussi fort soit il, c'est une bandiera (porte-drapeau, figure emblématique d'un club, en Italie), attachée au club et en partageant ses valeurs. Ainsi, lorsque le Milan est rétrogradé en Serie B en 1980 (affaire Totonero, des paris faussés), puis deux ans plus tard (pour des raisons cette fois-ci sportive), Franco reste fidèle à son poste de Capitano et malgré de nombreuses offres alléchantes de divers clubs, il choisit de rester quand beaucoup d'autres joueurs font leurs valises. Une fidélité qui se verra récompensée par de (très) nombreux autres titres plus tard.
Le monde peut se régaler de ses tacles venus d'ailleurs, ses rushs en avant, sa qualité de relance parfaite. C'est un footballeur complet, technique et rapide. Preuve en est, il finit capocannoniere de la coupe d'Italie 1990, remportée en finale par la Juventus face au Milan. Sa capacité à maintenir une équipe unie, de faire des joueurs un seul groupe partageant le même objectif, la victoire, est stupéfiante. Il connait ensuite les générations dorées de Sacchi et Capello. Alors qu'il est entouré de joueurs comme Tassotti, Maldini, Galli, Costacurta, le patron c'est lui. Encore et toujours, inlassablement, il mène et dirige sa défense, qui devient l'une des plus solide de l'histoire, et emmène le Milan vers les sommets. Lorsqu'on entend Desailly, pourtant un des cadres de l'équipe et son coéquipier pendant plusieurs années, en parler de manière admirative, on comprend qu'il est plus qu'un simple joueur parmi d'autres au Milan. C'est le Capitano, déjà une légende. Son aura, son statut, n'est pas celle de ses coéquipiers. De plus, avec son air taciturne et renfermé, constamment réservé et distant, voire froid, Baresi en impose et s'auréole d'une atmosphère particulière. Il entretient son mythe. Desailly le qualifie comme le gardien de l'âme milanaise. Il raconte qu'alors qu'à son arrivée au Milan il avait été accueilli chaleureusement par Maldini par exemple, Franco s'était contenté d'un sobre « bonne chance », qui signifiait « maintenant à toi de travailler, de te montrer digne du club. T'es au club c'est bien, si tu te loupes ce sera ta faute ». Baresi, c'est également l'homme que les entraîneurs écoutent, avec qui ils discutent de leur tactique. Puis dès que l'âge commence à se faire sentir, il s'entraîne seul, à l'écart, suit une préparation spéciale pour rester au top. Ses séances d'entraînement sont écrasantes, mais payantes.
[modifier] La fin d'une immense carrière
Il met un terme à sa carrière en 1997 après 20 ans de haut niveau. Le club décide, honneur suprême, que son numéro 6 ne sera plus attribué. Cette marque de reconnaissance est extrêmement rare (Costacurta par exemple n'y aura pas droit). Paolo Maldini endosse le brassard de capitaine et saura se montrer digne de son prédécesseur. Le club milanais organise également un tournoi nommé « 6 Per Sempre » (« 6 pour toujours »), qui donne lieu à des festivités à San Siro, de nombreuses étoiles du football sont conviées. Tout au long de l'année suivante, une grande bannière à son effigie fera des apparitions régulières dans les tribunes.
[modifier] Carrière en équipe nationale
Il dispute 81 rencontres avec la sélection azzurra. Il remporte la coupe du Monde en 1982, mais sans être titulaire (il faut dire qu'il y avait Scirea à son poste). En 86, en désaccord avec le sélectionneur de l'époque, il n'est pas convoqué, ce qui lui permet d'éviter une déroute. Les beaux jours reviennent lorsque Azeglio Vicini devient sélectionneur national. Il fait de Baresi l'un des piliers inamovibles de cette équipe, en tant que libero. Cela lui permet de disputer l'Euro 88 et la Coupe du Monde 90. Après avoir côtoyé Sacchi en club, il le retrouve en équipe d'Italie. Les rapports entre les deux hommes sont optimaux. Baresi, brassard au bras, est en finale du Mondial 94 contre le Brésil. Blessé, il revient pour ce match après s'être fait opérer. Il joue un match magnifique, d'une grinta exceptionnelle. La Gazzetta lui attribue un 9 ! Malheureusement il loupe un tir au but, l'Italie échoue et Franco, le roc, le Capitano, fond en larmes.
Il est actuellement le 5e joueur le plus capé en Italie, et a marqué 1 but.
[modifier] Palmarès
[modifier] Avec le Milan AC
- 6 titres de champion d’Italie en 1979-1988-1992-1993-1994 et 1996
- 3 Ligues des Champions Européens en 1989-1990 et 1994
- 1 Coupe Mitropa en 1982
- 2 victoires en Coupe Intercontinentale en 1989 et 1990
- 3 supercoupes d’Europe en 1989-1990 et 1994
- 4 Supercoupes italiennes en 1988-1992-1993-1994 et 1995
Il ne lui manque qu’une coupe d’Italie, épreuve que le Milan AC n’a pas pu gagner de 1974 à 2002.
[modifier] Avec l'Italie
Finaliste en 1994 (battu par le Brésil aux tirs aus buts)
[modifier] Sa reconversion
Il fait actuellement partie du secteur marketing du Milan. Il a entre autres entraîné la Primavera pendant deux ans, de 2006 à 2008. Pour la saison 2009/2010, son nom a même été cité pour rejoindre le banc du Milan en tant qu'entraineur adjoint.

