Huawei Technologies

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Huawei Technologies

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Logo de Huawei Technologies

Création 1988
Fondateurs Rèn Zhēngfēi
Forme juridique Entreprise privée à capital fermé
Slogan Enriching Life Through Communication
Siège social Drapeau de Chine Longgang, Shenzhen (Chine)
Direction Ren Zhengfei, directeur
Sūn Yàfāng, PDG
Actionnaires Actionnariat salarié
Activité Télécommunications, informatique
Produits Réseaux de téléphonie mobile et fixe, technologies multimédias, smartphones, tablettes, conseil et services
Effectif en augmentation 140 000 (2012)
Site web http://www.huawei.com/
Chiffre d’affaires en augmentation 203.9 milliards CNY (2011)[1]
Résultat net en augmentation 17.55 milliards CNY (2010)

Huawei Technologies Co. Ltd. (华为技术有限公司, Huáwéi jíshù yǒuxiàn gōngsī) est une entreprise fondée en 1988, dont le siège social se trouve à Shenzhen en Chine, active dans le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC).

Le métier historique de Huawei est la fourniture en réseaux de télécommunication des opérateurs : l'entreprise fournit des matériels, des logiciels et des prestations de services pour les réseaux de télécommunications des opérateurs et les réseaux informatiques des entreprises.

En 2008, Huawei est à la tête des dépôts de brevets à l’OMPI avec 1 737 brevets[2] et est depuis resté dans le trio en tête des déposeurs de brevets. Cependant il faut noter qu'il s'agit de demande de brevets, et non d'octrois de brevets.[3]

Depuis 2009, Huawei commercialise également des téléphones portables en marque propre, sous Android[4].

En 2010, Huawei devient le deuxième fournisseur mondial en réseaux télécommunications, derrière Ericsson et devant Nokia Siemens Networks, Alcatel-Lucent, Cisco Systems et ZTE[5]. Ceux-ci ont vu leurs parts de marché en Asie s'effriter et ont assisté à la montée en puissance du groupe chinois sur les marchés émergents et occidentaux.

En juillet 2010 cette entreprise chinoise est incluse dans la liste Fortune Global 500 publiée par Forbes. Cet événement certifie la remarquable croissance de Huawei.

En 2011, Huawei se développe sur le marché de terminaux et des solutions pour les entreprises (cloud computing, téléprésence, datacenters, sécurité…).

Huawei est une entreprise privée dont le capital est détenu par ses salariés à travers un système de stock option[6] et par conséquent n'est pas cotée en bourse. À ce titre, Huawei n'a pas à déposer de rapports financiers trimestriels ou à fournir d'indications précises et vérifiables sur la nature et les conditions de son financement. Cependant, l'entreprise publie sur son site web un rapport annuel d'activité[7].

Le groupe est d'abord devenu un fournisseur dominant en Chine, avant de se lancer à la conquête des marchés internationaux en adoptant notamment une politique de prix très compétitive. 70 % du chiffre d'affaires est aujourd'hui[Quand ?] à l'international.

Sommaire

Dénomination [modifier]

Un modem USB Huawei

华为技术有限公司 (pinyin : Huáwéi jíshù yǒuxiàn gōngsī), est dénommé officiellement en anglais Huawei Technologies Co. Ltd.. Le caractère signifie notamment « Chine », mais peut aussi être utilisé comme adjectif pour signifier « beau », « splendide ». Le caractère signifie « action » ou « travail fini ». Huáwei lui-même en tant que mot dissyllabique peut être traduit en « bel ouvrage ».

Historique [modifier]

L'immeuble de Recherche et Développement de Huawei à Shenzen

L'entreprise a été créée en 1988 à Shenzhen, à l'époque zone économique spéciale développée à proximité de Hong Kong.

Aujourd'hui, le centre de R&D de Huawei de Shanghaï s'étend sur 227 000 m2 et compte 8 000 ingénieurs[8].

Le premier produit commercialisé par Huawei en 1988 est le PABX, un commutateur pour les entreprises[9].

En 1997, Huawei décroche son premier contrat à l’étranger[10], et en 2004, son premier gros contrat en Europe[11].

En 2007, selon ses dirigeants[12], Huawei a réalisé un « chiffre d'affaires » de 16 milliards de dollars américains, en hausse de 45 % par rapport à 2006, ce qui la situerait tous segments confondus parmi les cinq premiers équipementiers à l’échelle mondiale. Cette affirmation doit néanmoins être nuancée car le « chiffre d'affaires » est souvent confondu avec le « volume de contrats » signés dans l'année. Selon les méthodes comptables internationales, qu'Huawei n'est pas obligé de suivre, il s'agit de deux choses différentes[13]. En 2009, elle est récompensée par « l'oscar de l'audace » du Financial Times.

En 2009, Huawei met en œuvre le premier réseau LTE commercial dans le monde pour l’opérateur norvégien Telia Sonera, pour couvrir la ville d’Oslo en haut débit mobile[14].

En 2010, Huawei réalise 65 % de son chiffre d'affaires à l'étranger, contre 60 % en 2009. Son chiffre d'affaires de 185,2 milliards de yuans en 2010 (27,36 milliards de dollars) en hausse de 24,2 % par rapport à 2009, ce qui en fait le numéro 2 mondial des équipementiers télécoms derrière Ericsson.

En 2011, Huawei travaille avec 45 des 50 principaux opérateurs de télécommunication, et possède 110 000 collaborateurs dans 140 pays. Ces collaborateurs sont composés de 80 % d'ingénieurs avec une moyenne d'âge de 29 ans[15].

Pour briser les monopoles d'État accordés par les opérateurs de téléphone à leurs fournisseurs étatiques, Ren Zhengfei a eu l'idée de faire entrer certains de ses clients dans le capital de Huawei.

Produits et solutions [modifier]

L'entreprise conçoit des équipements de télécommunications de type réseaux mobiles pour les opérateurs de télécommunications, et commutateurs pour les entreprises.

Le métier de Huawei est d'accompagner les opérateurs dans la migration de leurs infrastructures réseaux vers des technologies plus récentes (4G, LTE).

En matière de convergence des réseaux, Huawei construit pour les entreprises le produit Single RAN (Radio Acces Network), qui a pour fonction de fusionner toutes les capacités de communication radio d’un réseau cellulaire (GSM, HSPA+, LTE…) en un seul équipement[16].

Pour le grand public, Huawei fabrique aussi des téléphones portables. Ses smartphones sont équipés du système d'exploitation Android.

Présent dans les entreprises européennes en coentreprise depuis quelques années[17], Huawei décide en décembre 2009 de s'implanter sur sa propre marque sur le marché grand public français en plaçant le U8230 équipé d'Android chez Bouygues Telecom[18],[19].

En 2011, sort le Huawei Sonic (U8650), également sous Android 2.3.

Avec son smartphone Huawei Vision (U8850)[20], Huawei espère devenir l'un des trois plus grands fabricants de téléphones sans fil d'ici 2015[21].

Leader mondial des ventes de modems USB 3G / 3G+, Huawei développe le plus petit modem au monde, le i-Mo[22].

Huawei construit la première tablette tactile sous Android 3, appelé aussi Android Honeycomb[23], ainsi que des clés 3G distribuées par les grands opérateurs comme Orange, SFR, et Bouygues Telecom. C’est le cas des clés 3G Huawei E160, Huawei E1552 ou Huawei E5823 vendu chez Orange avec le nom Domino.

Le 27 février 2012, Huawei annonce au MWC de Barcelone, la sortie de téléphones, dont les processeurs sont coproduits avec l'entreprise HiSilicon[24], filiale de Huawei. Les deux entreprises coopèrent depuis octobre 2004 à la production de processeurs d'architecture ARM Cortex A9 et Cortex A15, sous licence de propriété intellectuelle d'ARM[25].

Le premier téléphone utilisant le K3v2 est le Huawei Ascend D1 Quad[26] annoncé avec 27 jours d'autonomie et un processeur cortex A9 MP 4 cœur accompagné d'un GPU 16 cœurs.

Au même moment, la tablette Huawei MediaPad 10 FHD utilisant le même processeur est présentée[27].

R&D [modifier]

Le département R&D de Huawei emploie environ 50 000 personnes. En 2008, Huawei se trouve à la tête des dépôts de brevets à l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) avec 1 737 brevets[2].

En 2009, Huawei se place au deuxième rang avec 1847 dépôts de brevets. L’entreprise détient 10 % des brevets du LTE et de la 4G[28], 15 % en 2011[29].

Distinctions [modifier]

2009 : Au Broadband World Forum Europe, Huawei obtient le Prix Infovision pour ses solutions SingleRAN et Super Mobile Softswitch Products[30]

2009 : Le Financial Times remet à Huawei l'« oscar de l'audace »[31].

2010 : Le mensuel américain Fast Company classe Huawei dans le top 5 des entreprises les plus innovantes au monde après Facebook, Amazon.com, Apple et Google[32].

2010 : Au Sommet Mondial LTE, Huawei remporte deux prix : « Croissance significative des ventes de solutions LTE par un fournisseur » et « Meilleure contribution à la Recherche & Développement en faveur du LTE »[33].

2010 : Une étude du cabinet Dell’Oro place Huawei au 2° rang mondial du marché des équipements de réseaux mobiles[34].

2010 : Le journal The Economist remet à Huawei le Prix de l’innovation « corporate use of innovation award »[35].

2010 : Au Femtocell World Summit, Huawei décroche le prix du Design Femtocell et de l’innovation technologique[36].

2010 : À Shanghaï, au Global Code Division Multiple Access World Forum, Huawei remporte deux prix pour les réalisations liées aux innovations sur le marché des technologies réseaux CDMA 3G[37].

2010 : Au TM Forum, Huawei remporte le Prix d’excellence de la meilleure solution, pour la solution NGBBS (next-generation business support system) [38].

2011 : Huawei est présélectionné pour les LTE Awards 2011[39].

Cessions et acquisitions [modifier]

3COM [modifier]

Le 28 septembre 2007, Huawei Technologies et Bain Capital tentent de racheter le fabricant d'équipements réseau 3Com pour un montant de 2,2 milliards de dollars américains[40],[41],[42]. Leur offre est abandonnée à cause de l'opposition du gouvernement américain pour des raisons de sécurité nationale, face aux menaces de cyber-espionnage venues de Chine[43],[44].

Critiques et controverses [modifier]

Manque de transparence financière [modifier]

Certains journaux occidentaux, dont le point de vue se confond aussi parfois avec celui de champions nationaux concurrents de Huawei, suggèrent au contraire que l'entreprise bénéficierait du plus fort soutien de l'État chinois[45], lequel veut en faire un groupe international capable de rivaliser avec la concurrence étrangère dans le domaine stratégique des télécommunications.

Violation de propriété intellectuelle [modifier]

En janvier 2003, le groupe américain Cisco Systems a déposé une plainte en justice contre Huawei pour violation de la propriété intellectuelle, concernant essentiellement une version du logiciel VRP, utilisé dans certains produits de routage, et de manuels d’utilisation contenus dans quelques produits. En juin 2003, la cour du Texas a émis un jugement préliminaire contre Huawei. En octobre 2003, Cisco Systems annonce la suspension de son action afin de permettre aux deux sociétés de trouver un accord à l'amiable. Entre-temps, Huawei s'est engagé à respecter une décision de Justice préliminaire lui ordonnant d'effectuer quelques modifications sur ses routeurs et ses commutateurs.

De manière plus générale, Huawei a souvent fait l'objet de critiques selon lesquelles le groupe chinois en serait resté au stade de la copie des technologies des concurrents occidentaux. Ces critiques, fondées ou non à ses débuts, tendent aujourd'hui à disparaitre. Les investissements du groupe chinois dans la recherche sont élevés[46] et leur réalité ne fait plus de doute pour la plupart des observateurs.

Dumping [modifier]

Pour le commissaire européen au Commerce extérieur, Karel De Gucht, les équipementiers chinois Huawei et ZTE « pratiquent le dumping de leurs produits sur le marché européen »[47].

Notes et références [modifier]

  1. (en) Huawei investment & Holding Co. Ltd. 2011 Annual Report
  2. a et b [PDF] Les classements de déposants de brevet, Dominique Deberdt, Institut national de la propriété industrielle, mars 2009
  3. [PDF] WIPO TOP 50 Applications, World Intellectual Property Organisation, novembre 2012
  4. Huawei sort son premier mobile en France, O. Pi, La Tribune, 16 décembre 2009
  5. Huawei devient le deuxième plus grand fournisseur mondial en télécoms, ITR News, 26 avril 2010
  6. Huawei développe ses produits plus vite que ses concurrents, L'Expansion, 26 janvier 2010
  7. (en) Huawei - Rapport annuel 2008
  8. (fr) ouvre un centre de R&D géant à Shanghaï, Gilbert Kallenborn, 01 Net, 8 juin 2010
  9. (fr) Huawei, 8 000 ingénieurs à Shangaï, Béatrice Monomakhoff, La Lettre de l'Entreprise, décembre 2010, janvier-février 2011
  10. (fr) Le chinois Huawei brigue le leadership mondial d'Ericsson, Éric Chalmet, La Tribune, 19 avril 2011
  11. (fr) Huawei gagne son premier contrat 3G en Europe, Alain Coffre, Mobiworld, 19 décembre 2004
  12. Source : Déclaration du PDG du groupe, Ren Zhengfei, dans une lettre de vœux de fin d’année aux employés, rapportée par le site Chine Informations le 17 janvier 2008
  13. Ce point est développé notamment dans « Huawei Sets Bumper Sales Target », article paru dans l'édition du 3 avril 2008 de la revue Light Reading : « Huawei says it recorded global contract sales for 2007 worth about $16 billion, a 45 percent rise from 2006. However, it should be noted that Huawei's "contract sales" represent the value of contracts signed during the calendar year, and are not the same as revenues. Huawei uses that metric to help make its business look even stronger, and, as a private company, it is not obliged to issue revenue numbers based on any public accounting methods ».
  14. (fr) Huawei et TeliaSonera : première connexion sur réseau LTE, Christian D., Génération Nouvelles Technologies, 11 juin 2009
  15. Christian Paquet : "L'influence de la culture chinoise : rien n'est immuable, tout est dans le mouvement, Édouard Laugier, Le Nouvel Économiste, 7 mai 2010
  16. (fr) Réseaux radio : Huawei mise sur le « single RAN », Le Journal des Télécoms, 28 avril 2009
  17. (en) http://www.huawei.com/uk/catalog.do?id=621
  18. (fr) Smartphone : le chinois Huawei à l'attaque du marché français avec sa propre marque sur zdnet.fr
  19. (fr) Huawei lance son premier mobile Android avec Bouygues Telecom, Stéphanie Molinier, 01 Net, 16 décembre 2009
  20. (fr) Huawei Vision : smartphone chic sous Android Gingerbread, Génération Nouvelles Technologies, Christian D., 3 août 2011
  21. (fr) Fabriqué en Chine 2.0, Sophie Cousineau, La Presse Affaires, 8 août 2011
  22. Huawei i-Mo : plus petit modem HSPA / WiFi au monde, Christian D., Génération Nouvelles Technologies, 13 février 2009
  23. MediaPad de Huawei : la Chine à l'assaut des tablettes, Christian D., Génération Nouvelles Technologies, 20 juin 2011
  24. (en) HiSilicon Announces K3V2 Quad-core Application Processor
  25. (zh) http://www.arm.com/zh/about/newsroom/hisilicon-licenses-arm-technology-for-use-in-networking-infrastructure-and-mobile-computing-applications.php sur arm.com
  26. (en)(zh) Huawei Ascend D1 sur Huawei.com
  27. (en)(zh) Huawei MediaPad 10 FHD sur Huawei.com
  28. LTE : Qualcomm en tête des détenteurs de brevets, Christian D., Génération Nouvelles Technologies], 17 novembre 2009
  29. Le Chinois Huawei attaque son compatriote ZTE en Europe, Marc Cherki Le Figaro, 4 mai 2011
  30. IEC Applauds 2009 InfoVision Award Winners at Broadband World Forum Europe 2009 in Paris, Reuters, 7 septembre 2009
  31. Le Chinois Huawei attaque son compatriote ZTE en Europe, Marc Cherki Le Figaro, 4 mai 2011
  32. The World’s most innovative companies 2010, Fast Company, 2010
  33. Huawei wins LTE Innovation and Commercialization awards at LTE World Summit 2010, Telecom India online, 27 mai 2010
  34. Dell'Oro: Huawei grabs No. 2 spot in gear market, Phil Goldstein, Fierce Wireless, 16 novembre 2009
  35. The Economist’s Innovation Awards recognise Huawei, The Financial Express, 22 octobre 2010
  36. Femtocell Huawei got the reward of iF Design Award, Connect Now
  37. CDG recognizes Huawei with 2010 3G CDMA Industry Achievement Award, Telecom in India Online, 4 juin 2010
  38. Excellence Awards 2010, TM Forum
  39. Annonce de la liste des candidats présélectionnés pour les LTE Awards 2011, TF1 News, 14 avril 2011
  40. Le chinois Huaweï s'offre l'équipementier 3Com
  41. (en) 3Com Announces Agreement to Be Acquired by Bain Capital Partners for $5.30 Per Share in Cash
  42. 3Com passe dans le giron du fonds Bain Capital et du chinois Huawei
  43. Le rachat de 3Com par le chinois Huawei inquiète les États-Unis
  44. (en) Deal to buy 3Com falls apart
  45. (en) Reuters, « China's Huawei, ZTE face EU action on telecom subsidies-FT », Financial Times, 28 mai 2012
  46. (en) The Economist, « The company that spooked the world », The Economist, 4 août 2012 [texte intégral (page consultée le 6 août 2012)] :

    « In the past few years, the firm has consistently been one of the world’s leading generators of intellectual property, and has filed for some 47,000 patents. [...] It has over 140,000 employees, and says 44% are in R&D »

     
  47. http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0202772606417-dumping-huawei-et-zte-mis-en-cause-pour-la-premiere-fois-par-bruxelles-567650.php

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