Emirates

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Emirates Air Line.

Emirates

Logo de cette compagnie
AITA OACI Indicatif d'appel
EK UAE Emirates
Repères historiques
Date de création 1985
Généralités
Basée à Aéroport international de Dubaï
Programme de fidélité Skywards
Taille de la flotte 180
Nombre de destinations 129[1]
Société mère Groupe Emirates
Effectif 62.697
Dirigeants Ahmed bin Saeed Al Maktoum
Site web www.emirates.com/
A380 A6-EDC en finale pour la piste 27R à CDG.

Emirates (en arabe : الإمارات), est une compagnie aérienne basée à Dubaï, elle est la plus importante compagnie des Émirats arabes unis. Fondée en 1985, elle est aujourd’hui l’une des compagnies aériennes au développement le plus rapide au monde[2], mais elle est aussi et surtout un élément clé dans la stratégie de développement touristique de l’émirat de Dubaï. La compagnie est internationalement reconnue pour la qualité de son service puisque plus de 400 distinctions lui ont été attribuées au cours de ces vingt dernières années[réf. nécessaire]. Selon l’IATA, Emirates figure parmi les 10 premières compagnies aériennes mondiales par le nombre de passagers internationaux en 2011, avec environ 30 millions de passagers.

L'appellation Fly Emirates n'est pas le deuxième nom de la compagnie, mais une accroche destinée aux partenariats d'évènements extra-aériens (sponsoring sportif : football, rugby, cricket, golf, courses hippiques...et également d'autres événements tels le Dubai Shopping festival ou le West Australian Symphony Orchestra).

Sommaire

Histoire [modifier]

Fondée en mai 1985 par le gouvernement de l’émirat de Dubaï, la compagnie dessert plus de 100 destinations sur les cinq continents. Elle appartient au Emirates Group. Son hub est l’aéroport international de Dubaï (IATA : DXB). Le cap des 30 millions de voyageurs a été franchi en 2011. L’activité cargo est l’apanage d’Emirates SkyCargo. Le 1er août 2008, Emirates inaugure une nouvelle liaison directe de Dubaï à New York avec l’Airbus A380[3]. Pour la France, le superjumbo posa ses ailes pour la première fois sur le tarmac de Paris CDG le[pertinence contestée] 29 décembre 2009.

En novembre 2012, la compagnie aérienne annonce avoir doublé son bénéfice net au premier semestre en ayant enregistré un résultat net de 346 millions et une hausse du nombre de passagers de plus de 15 %[4].

Flotte [modifier]

Flotte Emirates
Avion Nombre d'avions Commandés Options Passengers
(First/Business/Economy)
Résaux Notes
Airbus A330-200 30 0 0 237 (12/42/183)
278 (0/27/251)
Court-Moyen courrier
Airbus A340-300 8 0 0 267 (12/42/213) Court-Moyen courrier
Airbus A340-500 10 0 0 258 (12/42/204) Moyen-Long courier
Airbus A350-900 XWB 0 50 50 314 Moyen courier
Airbus A350-1000 XWB 0 20 0 350 Long courier
Airbus A380-800 32 58 0 489 (14/76/399)
517 (14/76/427)
Court-Moyen-Long courier
Boeing 777-200 3 0 0 346 (0/42/304)
290 (12/42/236)
Moyen courier
Boeing 777-200LR 10 0 0 266 (8/42/216) Ultra long courier
Boeing 777-300 12 0 0 364 (12/42/310) Moyen-Long courier
Boeing 777-300ER 78 64 0 354 (8/42/304)
358 (12/42/304)
364 (12/42/310)
427 (0/42/385)
442 (0/42/400)
Long courier
Total 181 192 50


Flotte Emirates SkyCargo
Avion Nombre d'avions Commandés Capacité cargo Notes
Boeing 747-400F 5 0 117000 kg Opérés par Atlas Air et TNT Airways
Boeing 747-8F 0 5 140000 kg
Boeing 777F 5 3 103000 kg Un opéré par TNT Airways
Total 10 13

En commande [modifier]

Emirates Airbus A330-200

C’est le plus grand acheteur d’Airbus A380, avec 90 exemplaires commandés à ce jour.

Lors du Dubai Air Show 2005, Emirates a commandé 42 Boeing 777 (24 777-300ER, 8 777-200LR, 10 777 Cargo). De plus, la compagnie a converti l’option pour deux A380 Cargo en version passager. Les A380F devraient être livrés en 2009 et Emirates a commandé 10 Boeing 747-8F lors du salon de Farnborough 2006.

Le 11 novembre 2006, Emirates a confirmé l'annulation de 18 A340-600HGW, suivant les déclarations de Tim Clark, son président, qui considère l’appareil comme obsolète et trop gourmand en kérosène du fait de ses quatre réacteurs.

Enfin, la compagnie envisage de commander 100 Airbus A350 XWB ou des Boeing 787 et s'est dite intéressée par le Boeing 747-8I.

Lors du Dubaï Air Show de 2007, la compagnie de Dubaï a annoncé la commande de 50 A350-900 XWB ainsi que 20 A350-1000 XWB et 11 nouveaux A380.

Le 8 juin 2010, lors du salon ILA de Berlin, Emirates annonce la super-commande pour 32 A380-800 supplémentaires d'une valeur d'environ 11,5 milliards de dollars au prix catalogue. Airbus affirme que c'est la plus importante commande de l'histoire de l'aéronautique en valeur.

Lors du Dubaï Air Show en Novembre 2011, Emirates a commandé 50 Boeing 777-300ER et a posé une option sur 20 autres 777-300ER. La valeur de cette commande est estimée à 18 milliards de dollars.

Si Boeing lance la version 777x de son long-courrier , Emirates se dit prête a commander 100 Boeing 777x [5] en remplacement ses premiers Boeing 777-300ER

Partages de codes et Alliances [modifier]

Emirates réalise actuellement des vols à partage de code avec :

  • Air India : Quatre vols hebdomadaires entre Dubaï et Chennai, cinq vols hebdomadaires entre Dubaï et Cochin opérés par Emirates.
  • Air Malta : Cinq vols hebdomadaires entre Malte et Larnaca opérés par Emirates.
  • Air Mauritius : Dix Huit vols hebdomadaires programmés et trois vols hebdomadaires supplémentaires entre Dubaï et l'île Maurice opérés par Emirates.
  • Continental Airlines : Certains vols entre Dubaï et Londres Heathrow* opérés par Emirates et entre Londres Heathrow* et Newark et Houston opérés par Continental.
  • Japan Airlines : Outre les vols Emirates sans escale vers Osaka et Nagoya, le partage de code est disponible sur certains vols opérés par des compagnies japonaises entre Osaka et Tokyo (Haneda), Fukuoka et Sapporo, et entre Nagoya et Sapporo et Fukuoka.
  • Jet Airways : Vols journaliers entre Dubaï et Mumbaï. Vols journaliers entre Dubaï et Delhi.
  • Korean Air : Vols quotidiens sans escale entre Dubaï et Séoul, opérés par Emirates. Vols sans escales, trois fois par semaine, opérés par Korean Air.
  • Oman Air : Partage de code entre Emirates et Oman Air, sur tous les services de l'autre compagnie entre Dubaï et Muscat.
  • Philippine Airlines :Dix vols hebdomadaires entre Dubaï et Manille opérés par Emirates.
  • Royal Air Maroc : Services quotidiens entre Dubaï et Casablanca opérés par Emirates.
  • South African Airways : Trois vols quotidiens entre Dubaï et Johannesburg opérés par Emirates. Services quotidiens entre Dubaï et Le Cap opérés par Emirates.
  • [[TAP Portugal]]: Tous les vols entre Lisbonne et Barcelone, Faro, Funchal, Madrid, Porto et Séville de la compagnie portugaise.[pertinence contestée] Ceux entre Dubaï et Lisbonne, Bangkok, Singapour (via Colombo sans arrêt possible), Hong Kong et Kuala Lumpur d'Emirates.
  • Thai Airways : Outre les vols Emirates directs à destination de Bangkok, le partage de code Emirates et Thai Airways sur chacun de leurs sept vols hebdomadaires entre Dubaï et Bangkok.

Le 5 septembre 2012, Emirates signe un accord stratégique d'une durée de dix ans avec la compagnie australienne Qantas. Cet accord , qui rentrera en vigueur en avril 2013, stipule que tous les passagers de Qantas, à destination de l'Europe, transiteront par Dubaï, pour continuer leur voyage sur les appareils d'Emirates. Qantas ne conservera plus qu'une seule destination européenne en propre -Londres- qu'elle continuera à desservir deux fois par jour en A380 au départ de Sydney et Melbourne, via Dubaï. La desserte de Francfort sera fermée. Avec cet accord, Emirates rompt l'isolement dans lequel les compagnies européennes s’efforcent de la maintenir[6].

Accusations de Jean-Cyril Spinetta [modifier]

Le 11 novembre 2010, Jean-Cyril Spinetta accuse la compagnie Emirates de bénéficier d'un soutien sans faille des Émirats arabes unis[7]. Le 24 novembre 2010, Tim Clark, le président d'Emirates, répond aux accusations de concurrence déloyale de Spinetta et affirme qu'Emirates ne bénéficie d'aucune subvention[8].

En mars 2011, Spinetta s'insurge à nouveau contre la « menace » des compagnies du Golfe devant la mission d'information sur la compétitivité de l'économie française de l'Assemblée Nationale[9]. Une analyse détaillée, faite par un professionnel reconnu du transport aérien, des comptes respectifs d'Emirates et d'Air France fait ressortir une série continue de ratios à l’avantage d’Emirates. L'expert constate des écarts importants de compétitivité entre les deux compagnies au niveau des frais de personnel et du rendement de chaque salarié. Ces ratios fournissent une explication de l’écart durable entre les deux transporteurs en faveur d'Emirates[10].

Notes et références [modifier]

Liens externes [modifier]