Janvier 1900

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Janvier 1900
Nombre de jours 31
Premier jour Lundi 1er janvier 1900
1er jour de la semaine 1
Dernier jour Mercredi 31 janvier 1900
3e jour de la semaine 5

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1900Années 1900XIXe siècle

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Événements[modifier | modifier le code]

1er janvier 1900[modifier | modifier le code]

  • Espagne, politique : les Cortes approuvent une réforme du Code pénal, réprimant par les mêmes peines les attaques (y compris écrites) contre l'intégrité de la nation, et contre les lois fondamentales de l'État.
  • France :
    • société : d'après un recensement, la France (colonies comprises) compte 78 931 594 habitants.
    • société : les automobiles doivent désormais être munies d'une plaque d'immatriculation.
    • café-concert : Brunin, ex-vedette des Ambassadeurs, rachète la grande brasserie du 77, rue du Faubourg-du-Temple, à Paris, pour en faire, sous son nom, un café-concert où défileront tous les grands chanteurs et chanteuses de la décennie.

3 janvier 1900[modifier | modifier le code]

  • Chine, politique : révolte des Boxers. La révolte antioccidentale, devenue prodynastique, en 1899, de la secte secrète chinoise des Poings de la justice et de la concorde (baptisée par les Occidentaux Boxers en raison de la boxe rituelle pratiquée par ses membres, dont le symbole est un poing fermé) se poursuit. Des Chinois chrétiens sont pris à partie, mais la cour impériale recommande au gouverneur du Chantong (Shandong) Yuan Shikai de ne pas avoir recours à la violence et de tenter d'apaiser la situation par la persuasion.

4 janvier 1900[modifier | modifier le code]

5 janvier 1900[modifier | modifier le code]

6 janvier 1900[modifier | modifier le code]

  • Inde, société : la presse du monde entier annonce qu'une famine fait des millions de morts en Inde.

8 janvier 1900[modifier | modifier le code]

9 janvier 1900[modifier | modifier le code]

10 janvier 1900[modifier | modifier le code]

11 janvier 1900[modifier | modifier le code]

12 janvier 1900[modifier | modifier le code]

  • Chine, politique : un nouveau décret impérial recommande aux autorités provinciales de ne pas assimiler les sociétés secrètes à de simples associations criminelles et de ne pas prendre des mesures répressives discriminatoires.

13 janvier 1900[modifier | modifier le code]

  • Chine, politique : le gouverneur Yuan Shikai décide d'assurer le maintien de l'ordre en réprimant les actions de banditisme et rappelle aux partisans des Boxers que les chrétiens restent des citoyens chinois et que la pratique de leur religion est autorisée par les traités.
  • Russie
    • politique : Viatcheslav Plehve est nommé ministre secrétaire d'État aux Affaires finlandaises.
    • économie : dans un rapport adressé au tsar, le ministre des finances, Sergueï Witte, met l'accent sur la nécessité d'accélérer la construction du réseau ferré.
    • économie : le gouvernement russe accorde un important prêt à la Perse pour l'encourager à se libérer de la tutelle britannique.

14 janvier 1900[modifier | modifier le code]

15 janvier 1900[modifier | modifier le code]

17 janvier 1900[modifier | modifier le code]

18 janvier 1900[modifier | modifier le code]

  • Autriche-Hongrie, politique : après plusieurs années d'instabilité ministérielle, due, en particulier, aux conflits entre nationalités allemande et tchèque en Bohême. Ernst von Koerber, un haut fonctionnaire autrichien, forme un nouveau gouvernement.
  • France, musique : à Paris, le premier concert donné dans une église, en dehors des offices, a lieu à l'église Saint-Eustache. Malgré le programme, le Messie de Haendel, l'archevêque de Paris s'inquiète de voir un lieu de culte transformé en salle de spectacle, tandis que les socialistes redoutent que ce concert ne soit l'occasion d'une propagande cléricale.

19 janvier 1900[modifier | modifier le code]

20 janvier 1900[modifier | modifier le code]

21 janvier 1900[modifier | modifier le code]

22 janvier 1900[modifier | modifier le code]

23 janvier 1900[modifier | modifier le code]

  • France : le budget de l'instruction publique à la Chambre[2]. La discussion du budget de l'Instruction publique reste l'une des plus propices à l'exercice de l'éloquence parlementaire. Les joutes verbales opposent tenants et opposants de l'idée laïque. C'est ainsi qu'on a pu voir s'affronter Maurice Faure, rapporteur, favorable aux idées laïques, porte-parole du parti républicain, et l'abbé Gayraud, partisan de l'enseignement libre. D'autres orateurs, tel que le baron Xavier Reille, ont beaucoup parlé de l'unité morale de la nation, au risque de confondre nation et État. Léo Melliet, ancien membre de la Commune de Paris, a fermement critiqué les influences néfastes des méthodes de l'Église sur notre enseignement secondaire.

24 janvier 1900[modifier | modifier le code]

  • France, politique : verdict du procès des assomptionnistes. La congrégation est dissoute et les religieux parmi lesquels les pères Picard et Bailly, sont condamnés à 16 francs d'amende.
    • Le milliard des congrégations[2]
      • Organisation illégale
        • Les assomptionnistes, un ordre religieux fondé en 1850 par le père d'Alzon, se consacrent à l'enseignement et, fait nouveau, au journalisme, avec le journal la Croix. Au premier rang de la lutte contre les républicains de gauche, engagés dans la campagne contre Dreyfus, ils sont accusés, en 1900, de constituer une organisation illégale à but politique, alors que les partis politiques ne sont pas encore autorisés. Picard, leur supérieur général, répond au procureur de la République :
          - Monsieur Picard. Vous reconnaissez faire partie d'une association de plus de vingt personnes.
          - Je n'accepte pas le mot association. Je suis le supérieur général de la congrégation des assomptionnistes, qui a un but avant tout religieux.
      • L'accusation porte sur deux points
        • l'accumulation de richesses et l'agitation politique. D'abord on leur reproche de posséder plusieurs immeubles dans le centre de Paris et 14 établissements scolaires, sans être une congrégation reconnue reconnue par le pape. De plus, ces établissements scolaires serviraient à recruter de jeunes gens pauvres et soumis pour l'ordre. Deuxièmement, par le biais des comités locaux de la Croix et du secrétariat d'action électorale catholique, dirigé par le père Adéodat, ils soutiennent les candidats cléricaux, c'est-à-dire hostiles à la République laïque. Au vu de quoi le tribunal prononce la dissolution de la congrégation des assomptionnistes.

25 janvier 1900[modifier | modifier le code]

27 janvier 1900[modifier | modifier le code]

28 janvier 1900[modifier | modifier le code]

30 janvier 1900[modifier | modifier le code]

31 janvier 1900[modifier | modifier le code]

  • Les édicules d'Hector Guimard[2] : la commission du métropolitain a choisi parmi les nombreux projets d'édicules, pour les gares soumis à son appréciation, celui qu'avait présenté Hector Guimard, l'architecte du castel Béranger, primé au dernier concours de maisons. Très simples et très élégants, les petits pavillons imaginés par Hector Guimard sont tout en fer, en céramique et en verre. C'est d'un léger à faire concurrence à la mousse de champagne ! ... Quant à la forme, indescriptible, le style architectural moderne manquant de termes de comparaison, mais gracieuse : un toit étrangement dentelé et orné d'auvents en coquilles, d'un effet inattendu, qui plaît. Cela abrite l'escalier qui descend vers la gare souterraine et les voies du metropolitain. L'essentiel, c'est que Paris n'en sera point enlaidi; au contraire.
  • France, politique : décret abolissant les peines corporelles dans l'armée et la marine.

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ruskin, John, La Couronne d'olivier sauvage : Les sept lampes de l'architecture, Paris, Société d'Editions Artistiques,‎ [1900], 277 p. (lire en ligne)
  2. a, b et c article, citation ou abrégé d'article paru dans le Figaro - archives du Figaro

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