Confédération paysanne

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la Confédération paysanne

Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Syndicat
But Une agriculture paysanne, respectueuse de l'environnement, de l'emploi agricole et de la qualité des produits.
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 1987
Origine Union de la FNSP et de la CNSTP
Identité
Siège 104 rue Robespierre
93170 Bagnolet
Affiliation européenne Coordination Paysanne Européenne
Affiliation internationale Via Campesina
Membres 15 000 paysans
Représentativité 19,7 % aux élections de chambre de 2013
Slogan "Pour une agriculture paysanne et la défense de ses travailleurs", entre autres
Site web www.confederationpaysanne.fr

La Confédération paysanne est un syndicat agricole français. Elle est membre de la Coordination paysanne européenne et de Via Campesina.

Historique[modifier | modifier le code]

La Confédération paysanne a vu le jour en 1987. Elle est le fruit de la réunion de deux syndicats minoritaires, la FNSP et la CNSTP.

La Confédération paysanne a obtenu 19,7 % des voix lors des dernières élections aux chambres d'agriculture en 2013. Elle avait obtenu 19,6 % en 2007 et 26,82 % en 2001. Elle dirige les Chambres d'agriculture du Puy-de-Dôme (en union avec la Coordination rurale) et de La Réunion.

La Confédération paysanne est présente dans la quasi-totalité des départements français, régions ultra-marines comprises.

Les actions de José Bové sur les scènes nationale et internationale ont fait connaître le syndicat bien au-delà de ses sympathisants et des frontières françaises. Sa candidature a l'élection présidentielle française de 2007 et son positionnement à l'extrême gauche de l'échiquier politique français semble cependant avoir contribué à l'affaiblissement de l'audience de son syndicat d'origine auprès des agriculteurs.

Objectifs[modifier | modifier le code]

La Confédération paysanne milite pour une agriculture paysanne, respectueuse de l'environnement, de l'emploi agricole et de la qualité des produits. Avec le réseau Via Campesina, elle se bat pour une reconnaissance du droit à la souveraineté alimentaire. Avec cette revendication et sa participation aux forums sociaux, la Conf est également un acteur important au sein du mouvement social. Le syndicat est solidaire avec les paysans du monde entier face aux multinationales de l'agro-alimentaire. Il milite pour une meilleure répartition des subventions agricoles ; pour que celles-ci ne soient plus données en majorité aux "agri-managers", pour un plafonnement par actif et depuis des années pour une régulation publique des marchés, seule solution pour permettre une formation du revenu des producteurs par les prix (selon elle). La Conf milite avant tout pour que l'ensemble des paysans et paysannes aient droit à un revenu décent, dans des conditions de travail acceptables, pour des paysans nombreux dans une campagne vivante.

Revendications[modifier | modifier le code]

  • Sortir l'agriculture de l'OMC
  • Une régulation publique des marchés
  • Interdiction de vente à perte
  • Donc droit au revenu pour tous les agriculteurs
  • Plafonnement des droits à produire et des subventions par actif
  • Un fonctionnement pluraliste, démocratique et transparent des inter-profession
  • La souveraineté alimentaire
  • La préférence communautaire
  • Contre la brevetabilité du vivant

Actions[modifier | modifier le code]

Ses actions contre la taxation du Roquefort par les États-Unis (suite au refus de l'Europe d'importer du bœuf aux hormones) puis contre les projets de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en août 1999, et contre l'utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) ont rencontré un écho important au sein de l'opinion publique.

Elle édite un mensuel Campagnes solidaires.

En 2008, la Confédération Paysanne a mené plusieurs actions. Elle a entre autres obtenu dans la dernière réforme de la PAC de 2008 un rééquilibrage des aides en faveur des éleveurs de moutons.

Lors de la crise laitière de 2009, le syndicat a multiplié ses actions en faveur des producteurs de lait. Les actions de la Loire (occupation du centre-ville de St-Étienne, grève du lait, blocage de préfecture...), qui ont réuni de très nombreux paysans, ont permis de mettre sur la table le problème de la contractualisation dans la production laitière. Depuis la fin de la grève du lait, la conf est le seul syndicat agricole à remettre en cause l'accord du 3 juin sur le prix du lait.

En 2010 la Conf occupe le CNIEL (Maison du lait à Paris qui héberge l'inter-profession laitière) du 8 septembre 2010 au 14 octobre 2010, date à laquelle elle est expulsée par les forces de l'ordre. Elle demandait par cette action un fonctionnement pluraliste, démocratique et transparent des inter-professions, et a aussi remis en cause les CVO (cotisations volontaires obligatoires). Dans le cadre de cette action trois de ses responsables ont mené une grève de la faim complète, pendant 21 jours.

En 2013 et 2014, la Conf' se mobilise contre le projet de ferme des mille vaches dans la Somme. Afin de rendre public le risque que ce genre d'exploitation fait courir au monde agricole, trois actions de démontage/occupation y sont menées (12 septembre, 16 janvier, puis 28 mai). Plusieurs militants ont été placés en garde à vue suite à ces actions, dont le porte-parole Laurent Pinatel par trois fois. Le 28 octobre, neuf militants sont convoqués au tribunal d'Amiens.

Porte-parole successifs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Confédération paysanne de José Bové, Yves Manguy (2003)
  • Qu'est-ce que la Confédération paysanne ?, Ed. L'Archipel, (2004)
  • Jean-Philippe Martin « La Confédération paysanne et José Bové, des actions médiatiques au service d'un projet ? », Ruralia, 2000-06, [lire en ligne].
  • Ivan Bruneau, « La Confédération paysanne et le "mouvement altermondialisation". L'international comme enjeu syndical », Politix. Revue des sciences sociales du politique, 2004, n° 68, p. 111-134, [lire en ligne].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]