Parti breton

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Parti Breton
(br) Strollad Breizh
Image illustrative de l'article Parti breton
Logo officiel
Présentation
Président Yves Pelle
Fondation 2000
Siège Lorient, Morbihan
Vice-présidents Claudine Perron - Jacky Flippot
Secrétaire général Gérard Guillemot
Porte-Parole Jean-Christophe Chorlay
Idéologie Centrisme
Nationalisme
social-libéralisme
social-démocratie
Fédéralisme européen
Couleurs bleu turquoise
Site web www.partibreton.org/

Le Parti breton / Strollad Breizh (ou PB) est un parti politique nationaliste[1] breton rassemblant autour de son programme des sociaux-démocrates (centre-gauche) et des sociaux-libéraux (centre-droit).

Programme[modifier | modifier le code]

C’est un mouvement politique créé en 2000[2]. Son discours affiche comme objectif de doter la Bretagne (soit 5 départements, la région Bretagne plus la Loire-Atlantique) des institutions nécessaires pour son développement économique, social, culturel, environnemental et politique, à l’image d'autres pays européens, comme l'Irlande, l’Écosse ou la Catalogne.

Partant du principe que la Bretagne constitue toujours une nation, et qu'elle a à ce titre des droits à la liberté dans un cadre européen, le Parti breton revendique la création à terme d'un État breton membre à part entière de l'Union européenne, et d'institutions bretonnes reconnues sur la scène européenne et internationale. Il met surtout l'accent sur le fait qu'au-delà du principe (une nation a des droits), la Bretagne a tout à gagner dans ce processus d'"émancipation", sur le plan économique, culturel ou environnemental.

Idées[modifier | modifier le code]

Le slogan du Parti Breton est : « Pour une Bretagne émancipée, écologique, solidaire et entreprenante »[3].

Analysant les causes de la « stagnation des mouvements politiques bretons », le parti affirme vouloir « prendre les Bretons tels qu’ils sont et non pas tels qu’on voudrait qu’ils soient ». Sur l’axe droite-gauche, le Parti breton veut se situer entre la social-démocratie et la démocratie sociale-libérale (de la gauche modérée à la droite modérée), mais son objectif est d’abord de créer des institutions permettant à la Bretagne de retrouver la maîtrise de son destin. C'est surtout un parti de large rassemblement, qui veut regrouper, de la droite modérée à la gauche modérée, les hommes et les femmes ayant une même ambition au service d'une Bretagne émancipée. Revendiquant 500 membres, dont une grande partie n’a pas de passé politique dans le mouvement breton, le Parti Breton a accueilli des membres du centre-gauche comme le professeur et entrepreneur nantais Jean-Paul Moisan, ou du centre-droit comme Gérard Olliéric.

Organisation[modifier | modifier le code]

Elle est de type fédéral. L'entité de base est la Fédération, et éventuellement la section. Jusqu'au Congrès de Rennes, en 2012, on compte une fédération par département de Bretagne, depuis se met progressivement en place une structure par pays. Il existe par ailleurs une fédération en Île-de-France, et une pour les autres adhérents, actuellement basée à Londres et ayant pour secrétaire Alexandre Delin.

Chaque Fédération élit son secrétaire, et éventuellement son secrétaire adjoint et son trésorier. Le secrétaire est chargé d'organiser les réunions, de représenter la fédération à l'extérieur ou au sein du Parti. Les secrétaires fédéraux sont donc des personnages clefs dans le Parti. Ce ne sont cependant pas des chefs, mais des représentants. Ils restent des membres comme les autres. Les fédérations sont également à la base des prises de position du Parti. Généralement, sur des sujets précis et locaux, le Parti breton estime qu'il a à prendre position. Ce sont alors les membres de la fédération qui arrêtent la position à prendre. Le secrétaire fédéral signe ensuite le communiqué, au nom du Parti et de la Fédération.

Les instances nationales sont élues lors du congrès. Il s'agit du conseil national (le Parlement du Parti breton). Il est composé de membres élus, qui siègent tous les trois mois. Il se prononce sur les grandes orientations nationales du Parti (il adopte ou non les textes proposés par les militants pour le programme du Parti, adopte la stratégie d'alliance, de candidatures, etc.). Il est parfois ouvert aux membres des commissions de réflexion (qu'il charge de rédiger le programme du Parti breton sur des sujets précis : économie, institutions, etc).

Le bureau exécutif, instance exécutive à l'échelle fédérale, se réunit tous les trois mois. Il est composé de secrétaires nommés par le conseil national et présidé par le président exécutif (élu lors du congrès).

Yves Pelle[modifier | modifier le code]

Le président du Parti Breton est Yves Pelle. Premier adjoint au maire d'Erquy chargé des finances et de l'urbanisme, il a succédé à Gérard Olliéric à la tête du parti le 14 novembre 2010 à l'occasion du congrès de Langueux[4].

Expert-comptable de profession dans un cabinet d'audit international, président de la Compagnie des commissaires aux comptes de Rennes, il a également été président de la commission aménagement du territoire et environnement au Conseil économique et social de Bretagne, et responsable du réseau diaspora économique bretonne à l'Institut de Locarn.

Après avoir pris part aux élections régionales de 2010 à la liste "Nous te ferons Bretagne" de Christian Troadec, il annonce le 30 mars 2012 sa candidature aux élections législatives sur la deuxième circonscription des Côtes-d'Armor (Dinan)[5].

Askol[modifier | modifier le code]

Créée en 2004, Askol (Association des élus bretons pour la démocratie) réunit les élus (et anciens élus) de Bretagne, membres ou proches du Parti breton, dans le but d’œuvrer pour l’émancipation institutionnelle de la Bretagne. Son président est Yann Jestin, maire adjoint de Lesneven, Jean-Claude Rivallain, son vice-président, conseiller municipal de Vigneux-de-Bretagne. En 2008, Askol voit la réélection de la plupart de ses membres et l'arrivée de nouveaux adhérents, comme Jean-Yves Cozan, conseiller général d'Ouessant, ancien député de Châteaulin, Émile Granville, adjoint au maire de Redon ou Gwenole Guyomarc'h, maire de Locquirec.

Les Jeunes Bretons / Ar Vretoned Yaouank[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mouvement des Jeunes Bretons.

C'est la section jeune du Parti, créée en 2007 à l'occasion du congrès. Elle a pour but de mener des actions spécifiques à la jeunesse dans un cadre strictement lié au parti, mais de façon informelle. Les Jeunes Bretons / Ar Vretoned Yaouank (ou JB AVY) ont participé en 2006 aux journées internationales des jeunes organisées par le Parti nationaliste basque à Bilbao et ont été reçus par le Lehendakari, chef du gouvernement basque.

Les Jeunes Bretons ont sorti en février 2008 un document qui résume leurs idées intitulé « C'est maintenant ! » disponible sur leur site. En août 2008, ils organisent leurs premières journées d'été, en présence de représentant(e)s flamands et basques de la Nieuw-Vlaamse Alliantie et de EGI. À l'occasion de ces journées est rédigée la « Déclaration de Lorient sur l'autodétermination ».

Élections[modifier | modifier le code]

Le Parti Breton s'est présenté à plusieurs reprises aux élections : lors de deux cantonales en 2004, et d'une cantonale partielle en 2005. Ses candidats ont obtenu pour leur première présentation entre 1% et 2,5%. Lors des élections cantonales de 2011, le Parti Breton a obtenu le score de 5,53% sur le canton de Ploudalmézeau, le meilleur score du Parti Breton, toutes élections confondues.

Élections législatives de 2007[modifier | modifier le code]

Le Parti Breton a présenté quatre candidats aux élections législatives de 2007 et a obtenu 1, 45% des voix sur l'ensemble des votants des quatre circonscriptions.

Résultats détaillés par circonscriptions
Circonscriptions Candidat Inscrits Votants Vote pour le Parti Breton Pourcentage
Cinquième circonscription du Morbihan Hervé Le Guen 81 377 49 160 686 1,44 %
Quatrième circonscription de l'Ille-et-Vilaine Emile Granville 109 624 67 794 847 1,27 %
Cinquième circonscription de l'Ille-et-Vilaine Yves Le Mestric 11 945 7 582 663 0,89 %
Première circonscription de l'Ille-et-Vilaine Gérard Guillemot 74 388 44 089 249 0,57 %


Lors d'une cantonale partielle à Redon le 23 septembre 2007, Émile Granville a réalisé un score de 3,58 %.

Élections municipales de 2008[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de mars 2008, le Parti breton a présenté une vingtaine de candidats. Il obtient une dizaine d'élus municipaux dont un maire, Gwénolé Guyomarc'h, et trois adjoints.

Lors de la cantonale partielle de Douarnenez, il soutient Arnaud Vanier, candidat de Breizhistance, mouvement généralement classé à l'extrême gauche. Lors des élections sénatoriales, il soutient Christian Troadec.

Élections européennes de 2009[modifier | modifier le code]

Le Parti Breton a présenté une liste autonome aux Européennes de 2009 sur la circonscription Ouest mais n'a fait campagne et n'a fourni de bulletins que dans les cinq départements bretons et a obtenu 2,45 % des voix.

Résultats détaillés par département breton
Départements bretons Inscrits Votants Vote pour le Parti Breton Pourcentage
Finistère 670 253 272 453 9 283 3,41 %
Morbihan 541 648 218 829 6 816 3,11 %
Côtes-d'Armor 448 496 192 982 5 059 2,62 %
Ille-et-Vilaine 674 678 272 736 5 856 2,15 %
Loire-Atlantique 903 937 378 538 5 696 1,50 %

Élections régionales de 2010[modifier | modifier le code]

Le Parti Breton propose à l'UDB une alliance qui est immédiatement refusée. Lors d'une convention tenue à Rennes en octobre 2009, le Parti Breton présente plusieurs possibilités, dont une liste d'alliance avec l'Alliance écologiste indépendante ou avec le maire de Carhaix Christian Troadec. Son Conseil national, réuni à Pornic le 5 décembre, décide à une large majorité une alliance avec la liste "Nous te ferons Bretagne". Après l'impossibilité de se maintenir au second tour de la liste "Nous te ferons Bretagne" conduite par Christian Troadec, le Parti Breton décide de ne pas de donner de consigne de vote[6]. Christian Troadec appelle à voter pour la liste Europe Écologie.

Élections cantonales de 2011[modifier | modifier le code]

Le Parti Breton a présenté 10 candidats aux élections cantonales de 2011. Son score global sur l'ensemble de ces 10 cantons est de 2,79 %. Avec une communication importante via les média locaux, le Parti breton, ne montre pas d'évolution significative de ses scores. Cependant, lors de ces élections Reun L'Hostis obtient le meilleur score du Parti Breton depuis sa création, toutes élections confondues.

Résultats détaillés par cantons[réf. nécessaire]
Cantons Candidat Inscrits Votants Vote pour le Parti Breton Pourcentage
Ploudalmézeau Reun L'Hostis 13 988 6 504 351 5,53 %
Blain Jacky Flippot 13 212 5 741 284 5,17 %
Lorient-Nord Hervé Le Gwenn 14 592 4 932 138 2,93 %
Rennes-Sud-Est Gérard Guillemot 25 342 10 173 281 2,84 %
Rosporden Denis Madeleine-Nicot 10 689 4 648 116 2,72 %
Rennes-Centre-Ouest Sébastien Girard 12 643 4 460 107 2,45 %
Lannilis Pierre Le Roux 13 612 6 237 133 2,18 %
Saint-Malo-Sud Emmanuel Letoffe 18 867 7 417 142 1,97 %
Rennes-Nord Thierry Salaün 13 539 5 152 84 1,66 %
Fouesnant Patrick Laurent 22 474 10 386 134 1,33 %

Élections législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Le Parti Breton a présenté 2 candidats aux élections législatives de 2012. Son score global sur l'ensemble de ces deux circonscriptions est de 1,08 %.

Résultats détaillés par circonscriptions
Circonscriptions Candidat Inscrits Votants Vote pour le Parti Breton Pourcentage
Deuxième circonscription des Côtes-d'Armor Yves Pelle 93 788 60 241 701 1,19 %
Sixième circonscription du Morbihan Claudine Perron 89 093 56 796 573 1,03 %

Élections européennes 2014[modifier | modifier le code]

Lors des élections européennes de 2014, le parti présente cinq candidats dans la circonscription Ouest sur la liste « Nous te ferons Europe ! » construite en alliance avec le Mouvement Bretagne et progrès et Breizh Europa, et menée par Christian Troadec. Malgré sa cible géographiquement réduite à la Bretagne, la liste obtient 3,05% ( 83 041 voix) sur l'ensemble de la circonscription[7], passant le cap du remboursement. Ce bon score est réalisé malgré la présence d'une liste menée par l'Union démocratique bretonne ainsi que d'une liste Breizhistance en alliance avec le NPA[8].

Résultats détaillés par circonscriptions
Circonscriptions Inscrits Votants Vote pour Nous te ferons Europe Pourcentage
Côtes-d'Armor 453 582 217 347 17 046 8,18 %
Finistère 680 778 306 305 34 171 11,54 %
Ille-et-Vilaine 703 990 315 285 8 265 2,73 %
Loire-Atlantique 949 371 432 435 4 786 1,15 %
Morbihan 563 523 259 911 16 406 6,60 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Question 3: Le Parti Breton est-il un parti nationaliste?, in Le Parti Breton en 12 questions.
  2. Déclaré le 13 juillet 2000 à la préfecture de Nantes, parution au Journal Officiel du 5 août 2000.
  3. partibreton.org
  4. [1]
  5. [2]
  6. Communiqué du 16/03/2010
  7. Résultats sur le site du Ministère de l'Intérieur
  8. Nous te ferons Europe : tentative d’interprétation des résultats sur 7seizh.info

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]