Parti fédéraliste (France)

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Parti fédéraliste
Image illustrative de l'article Parti fédéraliste (France)
Logo officiel
Présentation
Président de la direction collégiale Yves Gernigon
Fondation 1995
Siège Paris
Vice-présidents Hélène Féo, Jan Van Arkel, Michel Gobillon, Paul Sordet
Secrétaire Général Emmanuel Rodary
Trésorier Jean-Paul Bernard
Idéologie Fédéralisme et Fédéralisme Européen
Couleurs jaune et bleu
Site web www.lesfederalistes.fr

Le Parti fédéraliste France est la section française du Parti fédéraliste européen. Avant le rassemblement avec Europe United qui a été officialisé le 6 novembre 2011 à Paris[1], le Parti fédéraliste, fondé en 1995 et uniquement présent en France, était issu d'anciens membres du Rassemblement pour l'Europe fédérale (REF).

Les présidents de la Direction collégiale : Jean-Philippe Allenbach (1995-2005), Christian Chavrier (2005-2007), Michel Le Tallec (2007-2009), Yves Gernigon (depuis 2009).

Projet politique[modifier | modifier le code]

Le Parti fédéraliste européen section France, se définit comme « le bras actif de tous ceux qui veulent promouvoir en France une réelle décentralisation et un fédéralisme européen ». Il rassemble des militants de droite, de gauche et du centre et s'inscrit au-delà du clivage traditionnel droite-gauche. Il est formé d’adhérents et de sympathisants issus de la société civile et qui mènent de front leur vie professionnelle et leur engagement politique. Ils peuvent également militer dans d’autres mouvements comme les Ecologistes, le Centre... Certains sont de sensibilité de gauche, d'autres de sensibilité à droite mais tous se retrouvent sur les questions européennes développées par le parti.

Le Parti fédéraliste s’implique en outre dans les débats sur la réforme territoriale et se prononce pour une véritable décentralisation au profit des régions et la suppression des conseils généraux.

Principales propositions[modifier | modifier le code]

Comme son nom l'indique, le but du parti est de faire de l'Union européenne un véritable État fédéral. Ce projet peut se réaliser éventuellement à partir d'un noyau de pays volontaires membres de l'eurozone. Cela implique :

  • Instaurer une Constitution fédérale en lieu et place des multiples traités actuels.
  • Élire un président fédéral au suffrage universel direct afin de représenter la fédération sur le plan international. Garant de sa constitution, il exercerait les pouvoirs du Conseil européen.
  • Faire de la Commission européenne un véritable gouvernement fédéral.
  • Renforcer les pouvoirs du Parlement européen. Le scrutin doit être régionalisé afin de rapprocher les députés européens de leurs électeurs, tandis que le Conseil de l'Union européenne doit être remplacé par un véritable "Sénat européen" (chambre haute), dans l'optique d'un système bicaméral.
  • Approfondir la Cour de justice de l'Union européenne pour en faire une véritable Cour suprême.
  • Renforcer les pouvoirs de la Banque centrale européenne pour lui donner les moyens d'agir face aux crises financières.
  • Créer un État-major européen responsable de l'armée européenne commune.
  • Approfondir la citoyenneté européenne pour en faire une véritable nationalité, indépendante de la citoyenneté nationale.
  • Définir une politique étrangère et diplomatique européenne commune afin de mieux défendre les intérêts européens face aux autres grandes puissances (notamment les États-Unis et la Chine).
  • Instaurer des autorités européennes de contrôles, indépendantes des États, dans les domaines de l'environnement, de la sécurité sanitaire et de la bioéthique.
  • Les pays qui souhaitent rejoindre l'Union fédérale devront adopter la Constitution européenne pour conserver une certaine cohérence dans son fonctionnement. Cela n'exclut pas la possibilité d'accords de coopération avec des partenaires privilégiés[2].

Ces propositions clés concernant exclusivement l'Europe renvoient au second plan la vocation originelle du parti de promouvoir le fédéralisme français. Il demeure néanmoins partisan de la poursuite de la décentralisation, et promeut une "Europe des régions".

Le Parti fédéraliste et l'Europe actuelle[modifier | modifier le code]

Le PFE estime que l’essentiel des maux dont souffre l’Union européenne aujourd’hui est due à la vieillesse et aux lacunes d’un schéma institutionnel qui a été achevé par la crise[3]. Le Parti fédéraliste souhaite dépasser l'Union actuelle qui est selon lui « bureaucratique et antidémocratique »[4]. L'Europe fédérale souhaitée par le PFE n'a donc rien à voir avec l'Union européenne actuelle qui serait trop faible pour pouvoir défendre les intérêts français et européens, et trop loin des préoccupations des citoyens.

Stratégie politique[modifier | modifier le code]

Le Parti fédéraliste développe depuis sa création une stratégie électoraliste. Il s'agit d'un parti politique dont l'objectif est de changer le destin de l'Europe par la prise du pouvoir. Le PFE cherche à se différencier des mouvements européistes traditionnels qui refusent de participer à des élections. Il a pour ambition de dépasser le côté exclusivement élitiste des mouvements fédéralistes traditionnels. Au contraire, le PFE s'adresse directement aux citoyens français et européens de toutes origines et a un discours volontariste et accessible sur l'Europe et la crise. Le fédéralisme étant une notion mal connue des Français, son objectif et d'utiliser un vocabulaire simplifié pour convaincre. Le Parti fédéraliste a participé à diverses élections : présidentielle, européennes, régionales, municipales. Le second objectif du PFE est de faire peser davantage l'idée fédéraliste dans le débat public et ce par des actions médiatiques avec d'autres mouvements et en réagissant à chaud à l'actualité.

En septembre 2011, le Parti fédéraliste a annoncé son intention de présenter un candidat européen à l'élection présidentielle française de 2012 afin que le thème du fédéralisme devienne un enjeu majeur de la campagne[5]. Le 21 janvier 2012, Hélène Feo, membre fondatrice du PF, vice-présidente et porte parole, est désignée candidate[6].

Délégations[modifier | modifier le code]

  • Alsace
  • Bretagne
  • Champagne-Ardenne
  • Franche-Comté
  • Île-de-France
  • Midi-Pyrénées
  • Nord Pas-de-Calais
  • Normandie : le Parti fédéraliste de Normandie[7] est né en mars 2009.

Aux élections régionales de 2010 Guillaume Eloy, président du PFdN était cinquième sur la liste "Alliance pour la Normandie" et Éric Laruelle, vice-président, neuvième dans l'Eure. Cette liste a finalement recueillie 1,18 % des voix.

  • Provence
  • Rhône-Alpes

Quelques dates[modifier | modifier le code]

  • 2003 : en septembre - Dépôt de plainte du Parti fédéraliste devant la Cour européenne des Droits de l'homme contre la France, elle vise à faire changer le mode d'attribution des aides publiques aux partis politiques.
  • 2004 : présentation de 4 listes aux élections régionales et de 8 listes aux élections européennes permet au parti d'accéder pour la première fois de son histoire à la campagne audiovisuelle officielle. Lors des européennes les listes intitulées www.jevoteautrement.com innovent en proposant aux électeurs de télécharger leur bulletin de vote sur le site Internet créé à cet effet.
  • 2005 : la section de Franche-Comté lance l'idée d'un référendum afin de rattacher la Franche-Comté à la Suisse à la suite du refus des Français du TCE.
  • 2005 : Christian Chavrier succède à la tête du mouvement à son président fondateur J.-P. Allenbach, le Parti rassemble 2 500 militants répartis en métropole et dans les territoires d'outre-mer.
  • 2006 : Christian Chavrier est désigné candidat du parti à l'élection présidentielle de 2007.
  • février 2007 : Chavrier annonce son ralliement à l'équipe de campagne de François Bayrou[8].
  • décembre 2007 : Michel Le Tallec succède à la tête du mouvement à Christian Chavrier (passé au MoDem).
  • avril 2009 : Élections européennes : les fédéralistes voulaient déposer des listes 100 % européennes dans trois régions : Est, Sud-Est et Île-de-France, avec des candidats originaires de toute l'Europe et aux multiples nationalités. Ses candidatures ont été invalidées par le ministère de l'Intérieur lors du dépôt le vendredi 22 mai 2009 car toutes les pièces administratives des candidats européens n'ont pas été présentées. De l'avis même des fonctionnaires présents, il était quasiment impossible - vu le nombre et la nature des pièces demandées - de rassembler ces documents administratifs dans le temps imparti.
  • 2010 : création de la délégation Champagne-Ardenne du Parti fédéraliste[9].
  • septembre 2011 : le Parti fédéraliste annonce le soutien de Daniel Cohn Bendit à sa campagne pour la promotion du fédéralisme lors de l'élection présidentielle française de 2012.
  • Novembre 2011 : fusion avec le mouvement pan-européen Europe United et création du premier Parti fédéraliste européen présent dans 16 pays.

Élections européennes 2014[modifier | modifier le code]

Christian d’Andlau-Hombourg.

Le Parti fédéraliste européen a pour objectif de présenter des listes PFE dans un maximum de circonscription française. Lors du lancement de la campagne européenne à Strasbourg les 2 et 3 février 2014, les premières têtes de liste ont été désignées.

  • Sud-Est (Rhône-Alpes/PACA/Corse) : Alain Malégarie
  • Grand-Est : Christian d’Andlau-Hombourg

Participations électorales[modifier | modifier le code]

(Résultats en suffrages exprimés)

  • Élections européennes :
    • 1999 : 0,1 %
    • 2004 : 8 listes : entre 0,01 % et 0,04 % (circ. Nord-Ouest et Outre-Mer) - Bulletin de vote téléchargeable uniquement via internet.
    • 2009 : listes invalidées par le ministère de l'intérieur[10]
  • Élections présidentielles :
    • 2002 : candidat : Jean-Philippe Allenbach est désigné candidat du Parti fédéraliste, mais n'obtient pas les 500 signatures. Appel entre les deux tours à voter contre le candidat d'extrême droite
    • 2007 : candidat : Christian Chavrier, investi par le parti, ralliement à François Bayrou.
    • 2012 : candidat : Hélène Féo, investie par le parti.
  • Élections législatives :
    • 2002 : 93 candidats (9 871 voix au total au premier tour)
    • 2012 : 15 candidats soutenus par le Parti Fédéraliste Européen.
  • Élections régionales :
    • 1998 : (12 listes) entre 0,52 % et 3,87 %
    • 2001 : La liste présentée aux élections municipales à Besançon obtient un score de 4,9 % suite à une campagne menée sur le thème de la proximité et de l'écoute des citoyens.
    • 2004 : 4 listes : 2,51 % en Île-de-France sur une liste de rassemblement avec d'autres petites formations.
    • 2010 : 1 liste : 1,13 % en Haute-Normandie sur une liste de rassemblement (avec l'Alliance écologiste indépendant).

1 liste en Île-de-France avec Alliance écologiste AEI : 1,78 %

  • Élection cantonale partielle 2010 :

Mickael Millet, canton de Saint-Laurent de la Salanque (Candidat Europe - Liberté, soutenu par l'Alliance écologiste Indépendante et le Parti fédéraliste) : 1,9 %

  • Élections cantonales 2011 :

Val de Marne : Michel Gineste, canton de Saint-Maur Ouest : 41,3 % Seine-Saint-Denis : Claire Vigeant, canton d’Aubervilliers Est : 2,8 % Val de Marne : Elisabeth Bouffard-Savary, canton de Saint-Maur Centre : 23,5 % Hauts-de-Seine : Okan Germiyan, canton d’Issy-Est 4 % Vaucluse - orange est : Parti Fédéraliste et le Parti Occitan 6 % Savoie - canton de Montmélian : Noël Communod 10 %

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]