Fernand Le Rachinel

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Fernand Le Rachinel
Fernand Le Rachinel et Carl Lang.
Fernand Le Rachinel et Carl Lang.
Fonctions
Député européen
22 octobre 200420 juillet 2009
Élection 13 juin 2004
Législature VIe Parlements européens
Conseiller régional de Basse-Normandie
20 mars 198620 mars 2006
Élection 16 mars 1986
Réélection 22 mars 1992
15 mars 1998
15 mars 2004
Biographie
Date de naissance 4 juin 1942 (72 ans)
Lieu de naissance Gourfaleur (Manche)
Nationalité Française
Parti politique Front national (1978-2008)
Parti de la France (depuis 2008)
Profession Industriel

Fernand Le Rachinel, né le 4 juin 1942 à Gourfaleur dans la Manche, est un industriel et homme politique français d’extrême-droite, ancien membre du Front national et du groupe Identité, tradition, souveraineté.

Ancien conseiller général de la Manche et conseiller régional de Basse-Normandie, il a également été membre du Parlement européen pour le Nord-Ouest de la France.

Aujourd'hui, Fernand Le Rachinel est membre du bureau politique du Parti de la France[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Imprimeur, meilleur ouvrier de France, il est à la tête de nombreuses entreprises d'impression (Off'7 et la Société d'impression d'art Le Rachinel -SIAL- à Saint-Lô, Le Cornec à Vire, Saint Barth Offset à Saint-Barthélemy, Lutèce Impressions à Paris, Schaeffer à Lille) et plusieurs SCI à Torigni-sur-Vire et Saint-Barthélemy[2]. Il est ainsi le président du conseil d'administration de l'Hôtel Ibis de Saint-Lô.

Leader frontiste de la Manche et de la Basse-Normandie, il est membre du bureau politique du Front National, où il a été responsable des signatures pour Jean-Marie Le Pen à l’élection présidentielle de 2007, et est administrateur du Mouvement normand. Il siège au conseil général de la Manche entre 1979 et 2001 (canton de Canisy), et au conseil régional de Basse-Normandie entre 1986 et 2006.

Il entre au Parlement européen le 22 octobre 2004, pour remplacer Chantal Simonot qui avait démissionné le 1er octobre. Inscrit au groupe Identité, tradition, souveraineté (ITS), il siège à la commission du transport et du tourisme (TRAN) du Parlement européen ainsi qu'à la Délégation pour les relations avec la Péninsule coréenne. Le Rachinel est également membre suppléant à la Commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie (ITRE).

Lors des élections législatives de 2002, il se présente dans la 1re circonscription de la Manche. Il obtient 12,11 % des suffrages au 1er tour. Pour celles de 2007, il obtient dans la même circonscription 6,81 % des suffrages exprimés.

À l'échelle nationale, Fernand Le Rachinel a été un important bailleur de fonds du Front national. Lors des élections législatives, présidentielle, et municipales de 2007 et 2008, il a apporté 8 millions d'euros, somme qu'il a lui-même refinancée par de l'emprunt bancaire. Face au refus de rembourser de la direction du parti nationaliste, il entame une procédure de saisie conservatoire sur le montant de la vente du Paquebot, le siège historique du FN à Saint-Cloud[3]. La Cour d'appel de Versailles condamne le parti à lui rembourser 6,3 millions d'euros et à lui verser 600 000 euros d'intérêts[4], condamnation confirmée en cassation [5].

Fernand Le Rachinel cède Cotentin étiquettes en 2007, puis sa principale entreprise, la SIAL, en juillet 2008[6].

Dans cette actualité judiciaire, il démissionne du FN le 21 octobre 2008, estimant « que les méthodes utilisées contre lui sont indignes d'un mouvement politique respectable et déplore que ces agissements aient reçu l'approbation de Jean-Marie Le Pen » et considérant que « la confiance personnelle et politique qu'il avait placée en Jean-Marie Le Pen a été trahie ». Quelques jours plus tard, il annonce sa décision de se rallier à la démarche du député européen Jean-Claude Martinez et de se présenter aux élections européennes de juin 2009 à la tête d'une liste Maison de la vie et de la liberté dans la région Nord-Ouest[7].

Le 13 novembre 2008, le député européen Carl Lang annonce que Fernand Le Rachinel figurera sur la liste qu'il a décidé de conduire dans la région Nord-Ouest face à Marine Le Pen investie par le FN. Il est alors numéro trois pour la liste du Parti de la France mais celle-ci sort largement battue avec un score de 1,52 %. Il mène la liste de ce parti aux régionales de 2010 en Basse-Normandie, obtenant 3,71 % des voix au niveau régional, et 4,75 % dans la Manche.

Carrière[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Site officiel du Parti de la France - Organisation : les membres » (consulté le 17 décembre 2011)
  2. Observatoire de l’extrême droite et des sectes fascistes, La lettre de Ras l'Front Rouen, novembre-décembre 2002
  3. Christophe Forcari, « Un créancier du FN hausse le ton », Libération du samedi 10 mai 2008
  4. Rémi Duchemin, « Le Rachinel plume le FN », leJDD.fr, 11 février 2009
  5. « Le FN condamné à rembourser plus de 6M € - Le Figaro » (consulté le 19 novembre 2013)
  6. « F. Le Rachinel cède ses imprimeries », Flash Info, www.lamanchelibre.net, 10 juillet 2008
  7. « La crise s'installe au Front National - Nouvelobs.com » (consulté le 8 janvier 2011)