Paul Vergès
| Paul Vergès | |
Paul Vergès lors d'un meeting au Tampon dans le cadre de l'élection régionale de 2010. |
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| Fonctions | |
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| Sénateur de La Réunion | |
| En fonction depuis le 1er octobre 2011 | |
| Élection | 25 septembre 2011 |
| 15 avril 1996 – 19 juillet 2004 | |
| Élection | 23 septembre 2001 |
| Président du conseil régional de La Réunion | |
| 23 mars 1998 – 26 mars 2010 | |
| Élection | 15 mars 1998 |
| Réélection | 28 mars 2004 |
| Prédécesseur | Margie Sudre |
| Successeur | Didier Robert |
| Député européen | |
| 17 juillet 1979 – 24 juillet 1989 | |
| 20 juillet 2004 – 4 octobre 2007 | |
| Député de la Réunion (de la 2e circonscription de la Réunion de 1993 à 1996) |
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| 19 janvier 1956 – 8 décembre 1958 | |
| 2 avril 1986 – 14 octobre 1987 | |
| 2 avril 1993 – 14 avril 1996 | |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Paul Émile Marie Just Vergès[1] |
| Date de naissance | 5 mars 1925 |
| Lieu de naissance | Ubon (Siam, actuelle Thaïlande) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PCR |
| Profession | Journaliste |
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Paul Vergès, né le 5 mars 1925 à Ubon (Siam, actuelle Thaïlande), est un homme politique français.
Sommaire |
Famille et jeunesse[modifier]
Paul Vergès est le fils d'une institutrice vietnamienne et du docteur Raymond Vergès, consul de France au Siam lors de sa naissance. Après la mort de sa mère en 1928 et jusqu'au retour de son père à La Réunion en 1932, il est élevé par son père et sa grand-tante paternelle [2] avec son frère jumeau, Jacques Vergès[1].
Il est scolarisé lycée Louis-le-Grand lors du congé de son père à Paris (1937-1938), puis au lycée Leconte-de-Lisle de Saint-Denis, où Raymond Barre et Auguste Legros font partie de ses camarades. Il obtient son baccalauréat en 1942, et s'engage alors dans les Forces françaises libres avec son frère[3]. Il intègre l'école d'officiers parachutistes de Ribbesford (Royaume-Uni) en 1943, et l'année suivante, il est parachuté sur le territoire français[1].
Carrière politique[modifier]
Aux côtés de son père[modifier]
Rentré à La Réunion après la Libération, il s'engage contre le colonialisme au sein du Comité républicain d'action démocratique et sociale (CRADS), parti politique créé par Raymond Vergès. Le 25 mai 1946, en pleine campagne législative, le maire MRP de Saint-Benoît, Alexis de Villeneuve, adversaire de son père, est assassiné par balles en plein milieu de la foule amassée pour l'entendre, à proximité de la cathédrale de Saint-Denis. Paul Vergès est condamné, en juillet 1947, à cinq ans de prison avec sursis par les assises de Lyon pour avoir « volontairement porté des coups et fait des blessures à Alexis de Villeneuve […] sans intention de donner la mort », puis amnistié en 1953[3].
Devenu permanent de la section coloniale du Parti communiste français (PCF) à Paris, il épouse, en 1949, Laurence Deroin. De retour à La Réunion en 1954, il devient directeur du quotidien communiste Témoignages, fondé par son père.
Ascension[modifier]
En avril 1955, Paul Vergès est élu conseiller général de la Réunion à Saint-Paul[1]. Lors des élections législatives de 1956, il succède à son père, député de 1946 à 1955, à l'Assemblée nationale.
Il fonde le Parti communiste réunionnais en 1959 et reprend le journal Témoignages fondé par son père. Le 17 mars 1964, le leader du PCR entre en clandestinité. Sa cavale va durer vingt-huit mois, ridiculisant la police et le pouvoir. Il souhaitait ainsi protester contre une condamnation à trois mois de prison pour diffamation et contre des poursuites engagées par le gouvernement pour atteinte à l'intégrité du territoire, devant la Cour de Sûreté de l'État. Les poursuites étaient basées sur une quarantaine d'articles de presse s'échelonnant sur plus de quatre ans, de mai 1959 à juillet 1963. Paul Vergès ne réapparaitra que le 29 juillet 1966, après vingt-huit mois de cavale. Du fait d'une loi d'amnistie, il n'était plus inculpé à ce moment que d'« atteinte à l'intégrité du territoire ». Après s'être constitué prisonnier, il est transféré en métropole où il bénéficie d'une ordonnance de non-lieu de la part de la Cour de Sûreté de l'État. Il devient maire du Port en 1971 et député européen en 1979. Il réussit tout ceci en étant interdit de radio et de télévision, comme son parti, jusqu'en 1981.
Conseil régional et Parlement[modifier]
En 1983, il est élu au conseil régional de La Réunion avec son fils Laurent[4]. Il démissionne de son mandat de député en 1987 pour manifester son désaccord sur la loi de parité sociale du 31 décembre 1986, laquelle priverait les Réunionnais de leur droit à l'égalité sociale. Réélu député (RL) en mars 1993, il laisse la direction du PCR à Élie Hoarau en 1993. Ce passage de relais ne marque pas la fin de sa carrière politique.
Paul Vergès est élu sénateur de l'île le 15 avril 1996. En septembre de la même année, il alerte l'opinion sur la nécessité de faire de l'étude des conséquences du réchauffement climatique une priorité nationale. Le 19 septembre 2001, il fait voter, à l'unanimité des deux assemblées parlementaires, une loi reconnaissant cette priorité. Il est réélu sénateur le 23 septembre 2001. Il est par ailleurs élu président du conseil régional de La Réunion en 1998 et réélu en avril 2004.
En 2000, il fonde l'Agence régionale de l'énergie de La Réunion, ou ARER, et lui assigne les missions d'accompagnement et de développement du concept d'autonomie énergétique à 100 % d'énergies renouvelables à l'horizon 2025 de l'île de La Réunion, comme réponse au changement climatique, et de diffuser cette démarche aux autres îles de la planète.
En 2002, il est nommé président de l'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique en France métropolitaine et dans les départements et territoires d'outre-mer, l'ONERC. D'une façon générale, l'environnement devient une source de préoccupation importante de son action politique. Il soutient activement le développement des énergies renouvelables.
En juin 2004, il est finalement élu au Parlement européen pour la circonscription Outre-mer qui comprend Saint-Pierre-et-Miquelon, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna et qui comporte 3 sièges sur 732 au total. En 2005, il est remplacé par Gélita Hoarau au Sénat français pour ne pas demeurer en situation de cumul de mandats. Il démissionnera ensuite en 2007.
Père de Pierre Vergès, il a été très marqué par la mort accidentelle en octobre 1988 de son autre fils Laurent, député et conseiller général.
Lors de la dernière élection présidentielle, il apporte son soutien à Marie-George Buffet.
Il est président du conseil régional de La Réunion, de l'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique, (ONERC) et de l'ARER.
En mars 2010, candidat à la députation dans la troisième circonscription de La Réunion, la liste qu'il conduit est largement devancée au second tour par celle de l'UMP Didier Robert, ne recueillant que 37 % des votes. Le 21 mars, il perd sa place de président de Région face à Didier Robert.
Il est élu, le 25 septembre 2011, sénateur de La Réunion et c'est en tant que doyen d'âge (86 ans) qu'il préside le 1er octobre 2011 la séance dédiée à l'élection du président du Sénat[5], bien qu'ayant annoncé sa prochaine démission au profit de Gélita Hoarau[6], sénatrice PCR sortante n'ayant pas été réélue. Aux côtés d'autres sénateurs, il est l'initiateur, en janvier 2012, de la loi criminalisant les massacres d'octobre à Paris en 1961 ; la résolution fut adoptée le 23 octobre 2012 par 174 voix pour et 168 contre[réf. nécessaire].
Autres[modifier]
Paul Vergès est, avec Jean-Marie Le Pen, un des responsables politiques français toujours actif qui détient le record de longévité dans des fonctions politiques. Paul Vergès occupe en effet différents mandats politiques depuis 1955 et son élection comme conseiller général de La Réunion, soit 58 ans de vie politique en 2013. Jean-Marie Le Pen lui, est juste derrière avec 57 ans, puisqu'il est élu député pour la première fois en 1956.
Controverses[modifier]
Paul Vergès, alors âgé de 21 ans, est condamné en juillet 1947 à 5 ans de prison pour avoir assassiné Alexis de Villeneuve son principal opposé politique le 25 mai 1946 dans le centre-ville de Saint-Denis de La Réunion. Paul Vergès a été vivement critiqué après avoir placé son fils à la vice-présidence de la région Réunion lors de son mandat, et sa fille à la direction scientifique et culturelle de la Maison des civilisations et de l'unité réunionnaise.
Notes et références[modifier]
- « Paul Vergès » sur le site de l'Assemblée nationale
- Jacques Vergès, le Salaud lumineux, Conversations avec Jean-Louis Remilleux, Michel Lafon, 1990
- « Paul Vergès au scanner », L'Express, 2 mars 2010.
- « Catalogue », Région Réunion, 2003
- Jean-Pierre Bel élu premier président socialiste de l'histoire du Sénat Le Monde, 1er octobre 2011
- Sénat : Paul Vergès élu démissionne, Le Figaro, 25 septembre 2011.
Ouvrages[modifier]
- D'une île au monde, L'Harmattan, 1993
- Vergès et Vergès, de l'autre côté du miroir, Thierry Jean-Pierre, Médiaspaul, 2000
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Conseil régional de La Réunion
- Famille Vergès
- Liste des députés de La Réunion
- Liste des sénateurs de La Réunion
- Parti communiste réunionnais
Liens externes[modifier]
- (fr) Blog de Paul Vergès
- (fr) Sa fiche sur le site du Sénat
- (fr) Sa fiche sur le site du Parlement européen
- Famille Vergès
- Ancien conseiller général de La Réunion
- Ancien président de conseil régional
- Conseiller régional de La Réunion
- Président du conseil régional de La Réunion
- Ancien maire de La Réunion
- Le Port (La Réunion)
- Ancien député de La Réunion
- Député de la deuxième circonscription de La Réunion
- Sénateur de La Réunion
- Député européen élu en France 1979-1984
- Député européen élu en France 1984-1989
- Député européen élu en France 2004-2009
- Personnalité du Parti communiste réunionnais
- Naissance en Thaïlande
- Naissance en 1925
- Député de la troisième législature de la Quatrième République
- Député de la VIIIe législature de la Ve République
- Député de la Xe législature de la Ve République