Vaïre

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la Vaïre
Pont d'Annot.
Pont d'Annot.
Caractéristiques
Longueur 25,2 km [1]
Bassin 155 km2 [2]
Bassin collecteur le Var
Débit moyen 2,84 m3/s (Annot) [2]
Régime nivo-pluvial
Cours
Source Thorame-Haute (Peyresq)
· Altitude 1 225 m
· Coordonnées 44° 06′ 06″ N, 6° 41′ 04″ E
Confluence le Coulomp
· Localisation Saint-Benoît
· Altitude 648 m
· Coordonnées 43° 57′ 26″ N, 6° 41′ 59″ E
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Alpes-de-Haute-Provence
Régions traversées Provence-Alpes-Côte d'Azur

Sources : SANDRE:« Y6030560 », Géoportail, Banque Hydro

La Vaïre est une rivière de France, affluent du Coulomp en rive droite, et donc sous-affluent du Var. Elle coule dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Sa longueur est approximativement de 25 kilomètres[1]. Peu après le "Pont des Scaffarels" situé sur le territoire de l'antique petite cité d'Annot, elle conflue avec le Coulomp à Saint-Benoît.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de Vaïre signifie eau de différentes couleurs, selon le TGF[3]. Une autre explication est fournie par Albert Dauzat, Gaston Deslandes et Charles Rostaing dans leur Dictionnaire étymologique des noms de rivières et de montagnes en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Vaïre naît sur les flancs occidentaux de la Montagne du Grand-Coyer (2 693 mètres) entre les communes de Thorame-Haute et de Méailles. Toute la partie supérieure de son bassin est entourée au nord, à l'est et à l'ouest de montagnes de plus de 2 000 mètres. Peu après sa naissance la rivière se dirige vers le sud-ouest, puis oblique vers le sud-est. Elle maintient cette direction jusqu'à la ville d'Annot, où elle effectue un coude vers l'est, et rejoint bientôt le Coulomp.

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Les communes traversées sont dans l'ordre amont-aval : Thorame-Haute et Méailles, Le Fugeret, Annot et Saint-Benoît.

Bassin versant[modifier | modifier le code]

organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

Affluents[modifier | modifier le code]

La Vaïre possède quelques petits affluents, dont :

  • la Beïte, dont elle reçoit les eaux à Annot.
  • le Ray
  • la Galange

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La Vaïre à Annot[modifier | modifier le code]

La Vaïre est une petite rivière abondante. Son débit a été observé sur une période de 100 ans (1908-2007), à Annot, au lieu-dit « Pont des Scaffarels », c'est-à-dire après avoir reçu les eaux de son dernier affluent notable, la Galange, et tout près de son confluent avec le Coulomp[2]. Le bassin versant de la rivière y est de 155 km2, c'est-à-dire sa quasi-totalité.

Le module de la rivière à Annot est de 2,84 m3/s[2].

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Y6035610 - La Vaire à Annot (Pont des Scaffarels) pour un bassin versant de 155 km2 et à 648 m d'altitude[2]
(le 08-08-2013 sur 106 ans de 1908 à 2013)
Source : Banque Hydro - MEDDE

La Vaïre présente des fluctuations saisonnières typiques d'un régime à dominante à la fois nivale et pluviale. On y distingue en effet deux périodes de crue. Les hautes eaux d'automne portent le débit mensuel moyen à un niveau situé à 3,73 m3/s, en novembre et sont suivies d'une baisse de débit jusqu'à 2,53 m3/s en janvier. Suit alors une deuxième montée du débit aboutissant à un second sommet en mars (4,02 m3/s), avril (4,74 m3/s) et mai (4,34 m3/s). Il est dû à la fonte des neiges et aux pluies de printemps. Ensuite, dès le mois de juillet, s'amorce une baisse progressive du débit vers les basses eaux d'été qui mènent le débit moyen à son étiage du mois d'août (avec une moyenne mensuelle de 1,2 m3/s), ce qui est encore assez abondant. Au total, les oscillations saisonnières sont relativement peu importantes. Cependant les fluctuations de débit peuvent être bien plus prononcées sur de plus courtes périodes, et variables d'après les années.

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

Le VCN3 peut chuter jusque 0,210 m3/s, en cas de période quinquennale sèche[2], ce qui n'est pas trop sévère pour la région.

Crues[modifier | modifier le code]

Les crues peuvent être très importantes pour une aussi petite rivière à bassin réduit. Les QIX 2 et 5 valent respectivement 48 et 77 m3/s. Le QIX 10 est de 96 m3/s et le QIX 20 de 110 m3/s. Quant au QIX 50, il se monte à 140 m3/s[2]. Cela signifie que, par exemple, tous les deux ans on doit s'attendre à une crue de l'ordre de 48 mètres cubes, et tous les vingt ans une crue de 110 m3/s doit survenir, statistiquement du moins.

Le débit instantané maximal enregistré a été de 190 m3/s le , tandis que le débit journalier maximal était de 60 m3/s le 30 octobre de la même année[2]. En comparant la première de ces valeurs avec l'échelle des QIX de la rivière, il apparaît que ces crues étaient largement plus importantes que la valeur calculée de crue cinquantennale, et donc fort exceptionnelles.

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

Au total, la Vaïre est une rivière abondante, alimentée par des précipitations, elles aussi abondantes, dans son bassin. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 594 millimètres annuellement (contre 563 pour l'ensemble du bassin du Var), ce qui est élevé, valant près du double de la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus. Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint 18,8 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Curiosités et tourisme[modifier | modifier le code]

La vallée de la Vaïre ainsi que son bassin possèdent un riche patrimoine naturel et architectural. Citons entre autres :

  • La petite ville d'Annot avec ses bâtiments du XVIIe siècle (tels l'Hôtel de ville, l'Hôtel-Dieu ou encore le pont sur la Vaïre), son donjon du XIIe servant de chœur à l'église, ou encore ses ruelles moyenâgeuses enchevêtrées et bien d'autres bâtiments intéressants.
  • Pêche à la truite et eaux pures.
  • Nombreuses forêts giboyeuses.
  • Gorges de la Beïte.
  • Méailles, avec son site superbe, son environnement sauvage, son église Saint-Jacques des XIVe et XVe siècles et sa très belle grotte du Cul-de-Bœuf.
  • Vues superbes le long de la route longeant la Vaïre.
  • Enfin, non loin de là, la pittoresque ville (anciennement épiscopale) d'Entrevaux.
  • Le village perché et préservé de Peyresq (accès par le Col de la Colle-Saint-Michel, RD 908) dans le haut de la vallée.
  • Le village de la Colle-Saint-Michel est son centre de ski nordique, entre Vaïre et Haut-Verdon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sandre, « Fiche cours d'eau - La Vaïre (Y6030560) » (consulté le 20 août 2013)
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La Vaïre à Annot (Pont des Scaffarels) (Y6035610) » (consulté le 20 août 2013)
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne)., notice 5160, p. 308

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