Carillon du Mas Rillier

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Carillon du Mas Rillier
Carillon du Mas Rillier depuis le sommet de la Madone.JPG
Le carillon en août 2012, depuis le sommet de la Vierge du Mas Rillier (dont on peut d'ailleurs voir l'ombre).
Présentation
Type
Destination initiale
Campanile
Architecte
Construction
début des travaux en 1938
inauguration le 20 juillet 1947
Hauteur
28 m
Propriétaire
commune de Miribel
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
1640 Montée NeuveVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées

Géolocalisation sur la carte : France

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Le Carillon du Mas Rillier est un beffroi de base octogonale, incluant un carillon de cinquante cloches dont une cloche de plus de 2 tonnes. Il est situé sur une esplanade incluant également une statue monumentale de la Vierge à l'Enfant, dans le hameau du Mas Rillier, à Miribel dans l'Ain en France.

Le carillon fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques, depuis 1993.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le campanile[modifier | modifier le code]

Tout comme la Vierge du Mas Rillier située à proximité immédiate du campanile, celui-ci a été construit à l’initiative de l'abbé Thomas[1] qui fit appel au même architecte, Louis Mortamet. Le monument fut inauguré le 20 juillet 1947[1], bien après la Vierge du Mas Rillier (inaugurée le 5 juillet 1941) dont la construction débuta pourtant la même année que celle du campanile, en 1938.

Le carillon[modifier | modifier le code]

Le carillon et ses cloches, datant de 1938, furent construits[1] à la fonderie Paccard près d'Annecy et furent ensuite installés à Lille dans le cadre de l’Exposition du Progrès Social de 1939. Le carillon devait ensuite rester dans le Nord ; néanmoins en 1940, devant l’avancée des troupes allemandes, le carillon fut démonté et renvoyé à la fonderie Paccard[1]. Dans le même temps, l'abbé Thomas était à la recherche d'un ensemble de cloches à acheter pour le campanile en construction : il acheta donc le carillon ainsi que trois grosses cloches[1]. L'ensemble resta caché au Mas Rillier jusqu'à la Libération[1].

Description[modifier | modifier le code]

Le carillon est composé d'une cinquantaine de cloches fixes[1],[Note 1], parmi lesquels :

  • le « bourdon », cloche de 2 157 kg produisant un « Do »[1] ;
  • la seconde cloche produit un « Fa » et pèse 900 kg ;
  • le « Sol » (700 kg) ;
  • le « La » (440 kg).

À noter que le carillon est entièrement mécanique sans aucune commande électrique[1].

Protection[modifier | modifier le code]

Le Carillon du Mas Rillier fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [2]. La partie instrumentale du carillon étant classée « objets mobiliers protégés ».

Utilisation[modifier | modifier le code]

Le premier carillonneur à utiliser le carillon fut Maurice Lannoy, alors carilloneur de Douai[1], pour l'inauguration du monument. Par la suite :

  • de 1947 à 1952 : Louis Chavant[1] ;
  • de 1952 à 1986 : André Combe[1] ;
  • de 1987 à 2005 : Jean-Bernard Lemoine[1], également carillonneur à Lyon ;
  • de 2005 à 2016 : Chantal Bégeot, également carillonneur à Dijon, Seurre et Selongey.
  • depuis 2017 : Adrien Parret

Le festival de jazz Swing sous les étoiles est organisé chaque année, en juin, sur l'esplanade du Mas Rillier[3] : une partie de la programmation implique l'utilisation du carillon et la venue des plus grands carillonneurs mondiaux, comme Wim Ruessink en 2011[4].

Accès[modifier | modifier le code]

L'arrêt Madone.

L'arrêt Madone de la ligne 1 de Colibri dessert l'esplanade sur laquelle est situé le carillon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce sont les battants actionnés par le musicien utilisant le clavier, qui heurtent les cloches. Le clavier ne concerne que les petites cloches ; pour les plus grosses, le pédalier est utilisé.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Ouvrage collectif, Richesses touristiques et archéologiques du canton de Miribel : Miribel, Beynost, Neyron, Saint-Maurice-de-Beynost, Thil, , 207 p. (ISBN 2-907656-27-9), p. 57-58. Consulté le 30 avril 2012.
  2. Notice no PA00125734, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. Laurent Tronche, « Miribel - Le campanile du Mas Rillier : un édifice exceptionnel », sur voixdelain.fr, Voix de l'Ain, (consulté le 25 mars 2011).
  4. « Programme 2011 », sur swingsouslesetoilesmiribel.com, Festival Swing sous les étoiles (consulté le 2 juillet 2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Photographies du beffroi[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Image du Carillon du Mas Rillier.