Ambérieux-en-Dombes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Ambérieux-en-Dombes
Ambérieux-en-Dombes
La mairie de la commune.
Blason de Ambérieux-en-Dombes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Intercommunalité Communauté de communes Dombes Saône Vallée
Maire
Mandat
Christine Fornès
2021-2026
Code postal 01330
Code commune 01005
Démographie
Gentilé Ambarrois
Population
municipale
1 751 hab. (2019 en augmentation de 7,09 % par rapport à 2013)
Densité 110 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 59′ 57″ nord, 4° 54′ 12″ est
Altitude Min. 265 m
Max. 302 m
Superficie 15,92 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Villars-les-Dombes
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Ambérieux-en-Dombes
Géolocalisation sur la carte : Ain
Voir sur la carte topographique de l'Ain
City locator 14.svg
Ambérieux-en-Dombes
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ambérieux-en-Dombes
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ambérieux-en-Dombes
Liens
Site web amberieux-en-dombes.fr

Ambérieux-en-Dombes (prononcé [ɑ̃.be.ʁjø.ɑ̃.dɔ̃b]) est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'aire urbaine de Lyon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le centre-est de la France, non loin de Lyon, dans le sud-ouest du département de l'Ain. Géographiquement, on peut la placer au centre d'un triangle formé par Mâcon, Bourg-en-Bresse et Lyon. Elle se situe à l'ouest d'une zone marécageuse parsemée d'étangs de formes et de tailles variés.

En distances orthodromiques, elle est distante de 13 km de Trévoux, le siège de la communauté de communes Dombes Saône Vallée ; de 34 km de Bourg-en-Bresse, le chef-lieu de l'Arrondissement de Bourg-en-Bresse et du département de l'Ain ; de 29 km de Lyon, préfecture de la Région Auvergne-Rhône-Alpes ; et de 374 km de Paris, capitale de la France. En ce qui concerne les élections, elle est distante de 10 km de Villars-les-Dombes, bureau centralisateur du Canton de Villars-les-Dombes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune de situe à l'ouest d'une zone géologique de l'Ain nommé les Dombes dont la particularité sont les étangs de la Dombes ; cette zone géologique se situe au sud de la Bresse et à l'ouest du Bugey dont elle est partiellement séparée au nord par le Revermont. Au sud de cette zone géologique particulière, il y a la métropole de Lyon[1].

Les Dombes partagent une plaine correspondant à un fossé d'effondrement remplit de sédiments du Tertiaire avec la Bresse. Outre des terrains datant du Tertiaire, on trouve également dans la région d'Ambérieux-en-Dombes des terres du Quaternaire[1].

Dans l'histoire géologique de la région de la commune, on peut citer dans la toute fin du Pléistocène Moyen un glacier provenant du Rhône qui a envahit les Dombes. Ce glacier déposa des dépôts glaciaires et périglaciaires du Quaternaire des périodes du Riss et du Würm ; ces dépôts sont particulièrement de type morainiques, fluvio-glaciaires, fluvio-lacustres et de lœss ; du point de vue des roches, on y trouve des types très diversifiés allant de blocs de grandes tailles à du limon et des petits graviers. C'est l'imperméabilité de toutes ces couches géologiques qui a permis la formation des nombreux étangs de la région[1].

En ce qui concerne le relief, la commune est un rien plus élevée que les étangs, ce qui a permis son développement. Le centre de la ville et les alentours se situent à 300 m d'altitude environ[2] ; l'hypercentre se situant même à 307 environ contre les 290 mètres d'altitude des étangs et des abords de ces derniers[3].

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Il y a très peu de cours d'eau parcourant la commune si ce n'est quelques ruisseaux alimentant les étangs et le Formans. En ce qui concerne les étangs, on peut citer :

  • l'étang Piadart
  • l'étang Malacord
  • l'étang Neuf
  • l'étang de la Culatte
  • l'étang Bocheraud
  • l'étang de Chassagne
  • l'étang de Corgey
  • l'étang de la Victoire
  • l'étang Neuf (à côté de la Victoire, à ne pas confondre avec l'autre)
  • l'étang Vieux
  • l'étang Chalarey
  • l'étang du Chat Pendu
  • l'étang Grillet (partagé avec la commune de Saint-Jean-de-Thurigneux)
  • l'étang du Cerisier
  • l'étang Neuf (sous l'étang du Cerisier, à ne pas confondre avec les deux autres étangs homonymes)

En ce qui concerne l'organisation des services hydrologiques sur la commune, la SIE Dombes Saône gère l'eau potable tandis que la CC Dombes Saône Vallée gère l'assainissement collectif et non collectif. Comme les communes voisines, l'eau potable, au 1er janvier 2015, coûtait 2,18  au mètre cube ; le prix de l'assainissement collectif est quant à lui plus hétérogène avec un tarif à 1,51  au mètre cube ; les communes situées au sud sont plus chères alors que les autres sont moins chères[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ambérieux-en-Dombes est une commune rurale[Note 1],[5]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (78 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,3 %), prairies (18,5 %), eaux continentales[Note 3] (11,6 %), zones agricoles hétérogènes (11,4 %), zones urbanisées (6,7 %), forêts (3,4 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En arpitan, langue parlée dans la région, cette commune s'écrit Ambériœx-en-Domba.

Histoire[modifier | modifier le code]

Village connu sous le nom d'Ambariacum dès le VIe siècle, lieu des châteaux des premiers rois burgondes.

Ambérieux relevait au XIIe siècle des sires de Villars de qui il passa, par vente, en 1402, aux sires de Beaujeu.

Le , un convoi des compagnie des Tramways de l'Ain ramenant des pèlerins d'Ars déraille entre Ambérieux-en-Dombes et Lapeyrouse, faisant un mort et plusieurs blessés[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune d'Ambérieux-en-Dombes est membre de la communauté de communes Dombes Saône Vallée, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Trévoux. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[12].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Bourg-en-Bresse, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[13]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Villars-les-Dombes pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[13], et de la quatrième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[14].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[15]
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Antoine Orcet DVG  
1995 2001 Jean Giroux    
2001 2014 Bernard Ravoire    
2014 mai 2021 Pierre Pernet DVG Professeur
mai 2021 En cours Christine Fornès SE Comptable
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Ambarrois[16].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

En 2019, la commune comptait 1 751 habitants[Note 4], en augmentation de 7,09 % par rapport à 2013 (Ain : +5,32 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
553637390654644652650755744
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
737818887823848879882862852
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
835805805698690618593625570
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
5886277568481 1561 4081 4421 4361 616
2015 2019 - - - - - - -
1 6191 751-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le donjon du château.
  • Château d'Ambérieux-en-Dombes
Le château d'Ambérieux-en-Dombes est un ancien château fort, fondé au XIIe siècle par les sires de Villars, et reconstruit au XIVe siècle entre 1370 et 1376 (étude dendrochronologique) sous le règne de Humbert V sire de Thoire et Villars[21],[22]. Le château fut le centre de la seigneurie d'Ambérieux et le chef-lieu d'une châtellenie de la principauté de Dombes. Situé au centre du village actuel, il comporte encore quatre tours ; trois de forme carrée dont le donjon haut de 19 mètres et une ronde de faible diamètre qui servait de prison. Le donjon a fait l'objet d'une complète restauration avec la pose d'un nouveau toit en 2010[23].
Les trois tours du château font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du [24].
  • Monument aux morts
Il a la particularité d'être surmonté d'un coq.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Laurent Capponi (1512-1573), seigneur d'Ambérieux-en-Dombes.
  • Jean Saint-Cyr (1899-1990), homme politique français, né à Ambérieux-en-Dombes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ambérieux-en-Dombes Blason
D’or au donjon de gueules ouvert du champ, chargé d'une main de justice mise en pal, traversant une couronne à l’antique le tout d’or; le donjon accosté de deux chevaux gais, cabrés et affrontés de sable; le tout posé sur une terrasse d’azur chargée d’un héron d’argent[25].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « GEOLOGIE DU DEPARTEMENT DE L'AIN », sur www.u-picardie.fr (consulté le )
  2. « Imprimer le plan d'Ambérieux-en-Dombes (01330) », sur www.cartesfrance.fr (consulté le )
  3. « Carte topographique Ambérieux-en-Dombes, altitude, relief », sur topographic-map.com (consulté le )
  4. « Commune - Ambérieux-en-Dombes (01) », sur Observatoire des services publics de l'eau et de l'assainissement : prix de l'eau et performance des services (consulté le )
  5. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  6. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. La Presse du , p. 1.
  12. « communauté de communes Dombes Saône Vallée - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  13. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune d'Ambérieux-en-Dombes », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  14. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  15. « Les maires de Ambérieux-en-Dombes », sur www.francegenweb.org (consulté le ).
  16. Gentilé, sur habitants.fr
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  21. Jean Olivier Guilhot. "Châteaux de Trévoux et Ambérieux". Arts et archéologie en Rhône-Alpes, 1991, Châteaux médiévaux en Rhône-Alpes, p. 20-24 (ISSN 0766-1150).
  22. Jean-Olivier Guilhot. "Poivrières, créneaux, hourds et bretèches ; la couverture et la défense sommitale des donjons lyonnais du XIIe au XVe siècle". Le bois dans le château de pierre au Moyen Âge, , Lons-le-Saunier, France. p. 263-275. (ISBN 2-84627-037-6)
  23. Le château sur le site de la mairie d'Ambérieux.
  24. « Château (ancien) », notice no PA00116290, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. L'Armorial