Félix Vallotton

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Félix Vallotton

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Autoportrait

Naissance
Lausanne
Décès (à 60 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse puis Drapeau de la France France
Activités Peintre, graveur sur bois
Autres activités Critique d'art , Romancier, Sculpteur
Formation Académie Julian
Mouvement artistique Nabis

Félix Vallotton, né à Lausanne le et mort à Paris le , est un artiste peintre, sculpteur, graveur sur bois, critique d'art et romancier suisse. En 1900, il est naturalisé français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Felix Vallotton est né à Lausanne d'une famille bourgeoise protestante[1]. À l'âge de 17 ans, il entre à l'Académie Julian, dont les ateliers sont fréquentés par de nombreux artistes post-impressionnistes ainsi que par les Nabis[2]. En moins de dix ans, le jeune Suisse parvient à se faire un nom auprès de l'avant-garde parisienne. Sa renommée devient internationale grâce à ses gravures sur bois et à ses illustrations en noir et blanc qui font sensation. Il participe régulièrement à différents salons (Salon des artistes français, Salon des indépendants, Salon d'automne).

Dès 1891, il renouvelle l'art de la xylographie. Ses gravures sur bois exposées en 1892 au Premier salon de la Rose Croix sont remarquées par les Nabis, groupe qu'il rallie en 1893. La dernière décennie du siècle est également marquée par son travail d'illustrateur, notamment pour La Revue blanche. L'une des ses affiches, La revue La Pépinière est reproduite dans Les maîtres de l'affiche (1895-1900).

En 1899, il épouse Gabrielle Bernheim (1863-1932), veuve de Gustave Rodrigues-Henriques (1860-1894) et sœur de Josse (1870-1941) et de Gaston (1870-1953) Bernheim.

À partir de 1900, il délaisse progressivement la gravure et l'illustration pour se consacrer à la peinture. Il peint des scènes d'intérieur, puis se consacre à des thèmes classiques, paysages, nus, portraits et natures mortes qu'il traduit d'une manière personnelle, hors des courants contemporains. Il coordonne un numéro de L'Assiette au beurre.

Sa première exposition personnelle a lieu à Zurich en 1909. Il expose régulièrement à Paris, notamment en , à la Galerie Druet, exposition dont le catalogue est préfacé par Octave Mirbeau. Il participe de plus aux expositions d'envergure internationale en Europe et Outre-Atlantique. En Suisse, sa peinture est principalement diffusée par son frère Paul, directeur dès 1913 de la succursale de la Galerie Bernheim-Jeune à Lausanne, future Galerie Paul Vallotton.

Vallotton était un travailleur acharné, sans cesse à la recherche de nouvelles formes d'expression. Touché par l'horreur de la Première Guerre mondiale, il trouva dans le conflit une source d'inspiration. Il renoua avec le succès vers la fin de la guerre, avant de mourir en 1925. Il a été inhumé au cimetière de Montparnasse.

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

Estampes[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

  • 1887Le Haut-de-forme, intérieur ou La Visite, musée d'art moderne André-Malraux, Le Havre.
  • 1893La Valse, musée d'art moderne André-Malraux, Le Havre.
  • 1895Clair de lune, Musée d'Orsay.
  • 1897La Source, huile sur carton, 48 × 60 cm, Genève, musée du Petit Palais.
  • 1898Misia à sa coiffeuse, détrempe sur carton, 36 × 29 cm, Paris, musée d'Orsay.
  • 1898La Chambre rouge, musée cantonal des Beaux-Arts Lausanne.
  • 18971898Femmes nues aux chats, musée cantonal des Beaux-Arts Lausanne.
  • 1898Le Mensonge, huile sur carton 14 × 33,4 cm, Museum of arts, Baltimore.
  • 1900Max Rodriguez-Henriques dans l'atelier de son beau-père, huile sur panneau parqueté, dim; h: 51 cm × l: 69 cm, collection Rau.
  • 1900Nuage à Romanel, musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne.
  • 1901Le Port de Marseille, collection particulière.
  • 1901Maisons bretonnes, huile sur carton, 67 × 52 cm, Winterthur, Villa Flora, collection Hahnloser.
  • 1902Édouard Vuillard dessinant à Honfleur, huile sur carton, 81 × 60 cm, musée des Beaux-Arts de Montréal.
  • 1904Penthée, paysage avec figures antiques , huile sur toile, 93 × 142 cm, collection particulière.
  • 1907Adolescente entrant dans l'eau, huile sur toile, 46 × 31 cm, Genève, musée du Petit Palais.
  • 1908L'Enlèvement d'Europe, Kunstmuseum, Berne.
  • 1910Nature morte aux pommes, musée d'art moderne André-Malraux, Le Havre.
  • 1911Paysage avec des arbres ou Derniers rayons, hst, sd, dim; h: 100 cm × l: 73 cm, (musée des beaux-arts de Quimper)
  • 1914Orphée dépecé par les Ménades, huile sur toile, Musée d'Art et d'Histoire, Genève
  • 1917Verdun, musée de l'Armée (Paris).
  • 1918Coucher de soleil, Suisse.
  • 1918Le Lieutenant Claude Léon en tenue de campagne, 37e régiment d'artillerie, 1918, musée national des beaux-arts d'Alger.
  • 1920Sous-Bois, KunstHalle, Brême.
  • 1921Mimosas en fleurs à Cagnes, collection particulière.
  • 1923Pont à la romaine à Cagnes, musée d'art moderne André-Malraux, Le Havre.
  • 1924Environs de Cagnes le soir, vendue 731 228 € le 7 avril 2004 à l'hôtel Drouot[7].
  • s. d. – Retrato de Anna Zborowska [8].
  • s. d. – Le Jura, Romanel, Francfort, Städelesches Kunstinstitut.

Galerie[modifier | modifier le code]

Quelques peintures de Félix Vallotton.

Gravures sur bois[modifier | modifier le code]

Portraits[modifier | modifier le code]

De 1894 à 1902, Félix Valloton réalisa d'innombrables portraits dessinés de célébrités, principalement pour La Revue blanche, Le Cri de Paris ainsi que pour Le Livre des masques de Remy de Gourmont. Parmi ceux-ci :

Écrits[modifier | modifier le code]

Valloton tenait régulièrement un journal depuis 1882, date de son arrivée à Paris. Il a expurgé, à la fin de sa vie, toutes les pages antérieures à 1914[9]. Il a écrit également plusieurs articles, en tant que critique d'art ou essais, quelques romans, dont La Vie meurtrière (1907-1908) ainsi que quelques pièces de théâtre.

Salons[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maxime Vallotton et Charles Goerg, Félix Vallotton. Catalogue raisonné de l'œuvre gravé et lithographié / Félix Vallotton. Catalogue raisonné of the Printed Graphic Work, Genève, Les Editions de Bonvent,‎ 1972, 285 p.
  • Patrick Grainville, Günter Busch, Bernard Dorival et Doris Jakubec, Vallotton, La Bibliothèque des Arts, 1985.
  • Marina Ducrey, avec la collaboration de Katia Poletti, Félix Vallotton (1865-1925). L’œuvre peint. Volume I: Le peintre; volumes II et III: Catalogue raisonné, Milan, 5 Continents Editions,‎ 2005, 1332 p. (ISBN 88-7439-179-X)
  • Rudolf Koella et Katia Poletti, Félix Vallotton (1865-1925). Critique d'art, Milan, 5 Continents Editions,‎ 2012, 255 p. (ISBN 978-88-7439-577-4)
  • Nathalia Brodskaïa, Félix Vallotton, Collection Best Of, Parkstone International, 2013, 205 p. (ISBN 978-17-8160-242-3)
  • Nathalia Brodskaïa, Vallotton, Collection Focus, Parkstone International, 2013, 256 p. (ISBN 978-1-78310-014-9)
  • Marina Ducrey, Vallotton, Milan, 5 Continents Editions,‎ 2013, 112 p. (ISBN 978-88-7439-419-7)
  • Maryline Desbiolles, Vallotton est inadmissible, Editions du Seuil, 2013

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article « Félix Vallotton » in Encyclopedia Universalis.
  2. Dans le groupe des Nabis, son surnom était « le Nabi étranger ».[réf. nécessaire]
  3. « La Charge » (consulté en 2014-02-12)
  4. « Le Modiste » (consulté en 2014-02-12)
  5. « La Sortie » (consulté en 2014-02-12)
  6. « La Rue » (consulté en 2014-02-12)
  7. Record français pour une huile sur toile de Félix Vallotton, sur le site drouot.com. Consulté le 11 juillet 2011
  8. (br) « Artista: Felix Vallotton (1865 - 1925) - título: Retrato de Anna Zborowska (Hanka Zborowska) », sur tvleblon.com.br
  9. Morel JP, postface à « La vie est une fumée » de Félix Vallotton, éditions Mille et une nuits