Félix Vallotton

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Félix Vallotton
Felix Vallotton Selbstbildnis.jpg

Félix Vallotton, Autoportrait (1905),
Kunsthaus de Zurich.

Naissance
Décès
(à 60 ans)
Paris,Drapeau de la France France
Nom de naissance
Félix Édouard Vallotton
Nationalité
Drapeau de la Suisse Suisse puis Drapeau de la France France
Activités
Autres activités
Formation
Mouvement

Félix Vallotton, né à Lausanne le et mort à Paris le , est un artiste peintre, graveur, illustrateur, sculpteur, critique d'art et romancier français d'origine suisse[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Félix Vallotton est né à Lausanne d'une famille bourgeoise protestante[2]. En 1882, il entre à l'Académie Julian à Paris, aux ateliers fréquentés par de nombreux artistes postimpressionnistes, dont les futurs Nabis. En moins de dix ans, le jeune Suisse parvient à se faire un nom auprès de l'avant-garde parisienne. Sa renommée devient internationale grâce à ses gravures sur bois et à ses illustrations en noir et blanc qui font sensation. Il participe régulièrement à différents Salons (Salon des artistes français, Salon des indépendants, Salon d'automne).

Dès 1891, il renouvelle l'art de la xylographie. Ses gravures sur bois exposées en 1892 au premier Salon de la Rose-Croix sont remarquées par les Nabis, groupe qu'il rallie en 1893[3]. La dernière décennie du siècle est également marquée par son travail d'illustrateur, notamment pour La Revue blanche. L'une de ses affiches, La revue La Pépinière est reproduite dans Les maîtres de l'affiche (1895-1900).

En 1899, il épouse Gabrielle Bernheim (1863-1932), veuve de Gustave Rodrigues-Henriques (1860-1894) et sœur de Josse (1870-1941) et de Gaston (1870-1953) Bernheim.

À partir de 1900, il délaisse progressivement la gravure et l'illustration pour se consacrer à la peinture. Il peint des scènes d'intérieur, puis se consacre à des thèmes classiques, paysages, nus, portraits et natures mortes qu'il traduit d'une manière personnelle, hors des courants contemporains.

En mars 1902, il coordonne un des numéros les plus surprenants de L'Assiette au beurre, intitulé « Crimes et châtiments » qui se compose de vingt trois lithographies imprimées uniquement sur le recto et à détacher du cahier suivant des perforations pointillées, constituant un véritable album d'estampes[4].

Sa première exposition personnelle a lieu à Zurich en 1909. Il expose régulièrement à Paris, notamment en , à la Galerie Druet, exposition dont le catalogue est préfacé par Octave Mirbeau. Il participe de plus aux expositions d'envergure internationale en Europe et Outre-Atlantique. En Suisse, sa peinture est principalement diffusée par son frère Paul, directeur dès 1913 de la succursale de la Galerie Bernheim-Jeune à Lausanne, future galerie Paul Vallotton.

Vallotton est un travailleur acharné, sans cesse à la recherche de nouvelles formes d'expression. Touché par l'horreur de la Première Guerre mondiale, il trouve dans le conflit une source d'inspiration. Il renoue avec le succès vers la fin de la guerre, avant de mourir en 1925.

Il est inhumé à Paris au cimetière de Montparnasse.

Commentaire[modifier | modifier le code]

« [Félix Vallotton] n’est point un “idéologue”, au sens fâcheux que nous donnons à ce mot, et il ne se dessèche pas l’âme dans les théories, lesquelles sont, en général, la revanche des impuissants, des vaniteux et des sots. Comme ceux qui ont beaucoup vu, beaucoup lu, beaucoup réfléchi, il est pessimiste. Mais ce pessimisme n’a rien d’agressif, rien d’arbitrairement négateur. Cet homme juste ne veut pas se leurrer dans le pire, comme d’autres dans le mieux, et il cherche en toutes choses, de bonne foi, la vérité. »

— Octave Mirbeau, préface au catalogue de l'exposition Vallotton, Galerie Druet, Paris, 10-22 janvier 1910[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Estampes[modifier | modifier le code]

Illustrations[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Gravures sur bois[modifier | modifier le code]

Portraits[modifier | modifier le code]

De 1894 à 1902, Félix Valloton réalisa d'innombrables portraits dessinés de célébrités, principalement pour La Revue blanche, Le cri de Paris ainsi que pour Le Livre des masques de Remy de Gourmont. Parmi ceux-ci :

Écrits[modifier | modifier le code]

Vallotton tenait régulièrement un journal depuis 1882, date de son arrivée à Paris. Il a expurgé, à la fin de sa vie, toutes les pages antérieures à 1914[11]. Il a écrit également plusieurs articles, en tant que critique d'art ou essais, quelques romans, dont La Vie meurtrière (1907-1908) ainsi que quelques pièces de théâtre.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maxime Vallotton et Charles Goerg, Félix Vallotton. Catalogue raisonné de l'œuvre gravé et lithographié / Félix Vallotton. Catalogue raisonné of the Printed Graphic Work, Genève, Les Editions de Bonvent,‎ 1972, 285 p.
  • Patrick Grainville, Günter Busch, Bernard Dorival et Doris Jakubec, Vallotton, La Bibliothèque des Arts, 1985.
  • Marina Ducrey, avec la collaboration de Katia Poletti, Félix Vallotton (1865-1925). L’œuvre peint. Volume I: Le peintre; volumes II et III: Catalogue raisonné, Milan, 5 Continents Editions,‎ 2005, 1332 p. (ISBN 88-7439-179-X)
  • Rudolf Koella et Katia Poletti, Félix Vallotton (1865-1925). Critique d'art, Milan, 5 Continents Editions,‎ 2012, 255 p. (ISBN 978-88-7439-577-4)
  • Nathalia Brodskaïa, Félix Vallotton, Collection Best Of, Parkstone International, 2013, 205 p. (ISBN 978-17-8160-242-3)
  • Nathalia Brodskaïa, Vallotton, Collection Focus, Parkstone International, 2013, 256 p. (ISBN 978-1-78310-014-9)
  • Marina Ducrey, Vallotton, Milan, 5 Continents Editions,‎ 2013, 112 p. (ISBN 978-88-7439-419-7)
  • Maryline Desbiolles, Vallotton est inadmissible, Editions du Seuil, 2013

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il est naturalisé français en 1900.
  2. « Félix Vallotton », in Encyclopedia Universalis.
  3. Dans le groupe des Nabis, son surnom était « le Nabi étranger ».[réf. nécessaire]
  4. Voir les vingt trois lithographies dans l'article « Félix Vallotton : Crimes et Châtiments. Assiette au Beurre, 1902. », in Livrenblog, 22 février 2011 (en ligne).
  5. Dictionnaire des anarchistes, « Le Maitron » : Félix Vallotton.
  6. « La Charge » (consulté le 12 février 2014)
  7. « Le Modiste » (consulté le 12 février 2014)
  8. « La Rue » (consulté le 12 février 2014)
  9. « La Sortie » (consulté le 12 février 2014)
  10. muma-lehavre.fr
  11. J.P. Morel, postface à La vie est une fumée de Félix Vallotton, Éditions Mille et une nuits.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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