Villapourçon

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Villapourçon
Image illustrative de l'article Villapourçon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Canton Luzy
Intercommunalité Communauté de communes du Bazois Loire Morvan
Maire
Mandat
Guy Cloix
2014-2020
Code postal 58370
Code commune 58309
Démographie
Population
municipale
436 hab. (2014)
Densité 8,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 57′ 00″ nord, 3° 57′ 38″ est
Altitude Min. 315 m – Max. 818 m
Superficie 50,43 km2
Localisation

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Villapourçon

Villapourçon (Raporçon en morvandiau) est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Villapourçon se situe dans le massif du Morvan et fait partie de son parc naturel régional.

Rose des vents Onlay Saint-Léger-de-Fougeret Fâchin Rose des vents
Préporché
Saint-Honoré-les-Bains
N Glux-en-Glenne
O    Villapourçon    E
S
Sémelay Chiddes Larochemillay

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune comprend de nombreux hameaux, plus ou moins grands, les principaux étant les Marceaux, le Puits, Sanglier, Petiton, la Ruchette, le Foudon, Fragny, Cussy, Les Bourbas.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le village est situé dans une cuvette ouverte vers l'Ouest, dominée par les bois de la Gravelle, le mont Préneley et la forêt de Châtillon.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • La Dragne (source), la Maria.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve le nom de Villare Puscionum en 889 (RDAE 57), à lire peut-être *Purcionum ; Villa Roporcono en 966 (DT), à lire *Villaro *Porciono ; Villa es porcos en 1233, Villa a Pourson en 1243, Villesaporsons 1534.

Formation médiévale en Ville- « domaine rural » suivi du mot porc dérivé avec un suffixe -ion, c'est-à-dire « porcin ». Elle se réfère à un élevage de ce type. L'élément es de certaines formes anciennes (Villa es porcos), signifie « aux » en ancien français, d'où le singulier a « au » (Villa a Pourson) ce qui expliquerait l'actuel Villa-

Ernest Nègre préfère y voir une formation en VILLARE > villier, viller, mot dérivé du précédent, suivi de PORTIONU > portion, c'est-à-dire « domaine partagé en portions ».

Historique[modifier | modifier le code]

Une exploitation vouée à l'élevage des porcs s'y serait implantée. Cet élevage n'était pas le seul dans la région, par exemple Préporché laisse bien entendre son origine. L'élevage des porcs était une spécialité gauloise, comme le rapporte Strabon.

Située à proximité de l'oppidum de Bibracte, plusieurs chemins gaulois passaient sur son territoire, puis ce furent les voies romaines qui le traversèrent. Celle d'Autun à Saint-Honoré-les-Bains passe au nord du mont Beuvray, puis au Puits, au Foudon, au Haut de l'Arche puis s'enfonce dans la forêt de Châtillon. Cette commune évolua comme toutes celles de la région au fil des siècles, dans ce Morvan que tant de gens croyaient sauvage et mystérieux.

Le Moyen Âge vit s'édifier une maison forte au lieu dit La Courbasse, dont il reste une tour incluse dans la ferme, et des bâtiments du XVe et XVIe transformés en granges. Villapourçon appartenait aux seigneurs de Larochemillay pour le temporel, et était liée à l'évêché d'Autun par l'intermédiaire du prieur du monastère de la Vanoise à Larochemillay pour le spirituel et les taxes ecclésiastiques.

Le village fut en partie détruit durant les guerres de Religion, en particulier son église abattue en 1574, reconstruite puis détruite en 1793 sur ordre de Joseph Fouché.

Le village fut sur le devant de la scène publique après qu'une bande de malandrins assassine en 1817 le meunier du lieu-dit Fragny, avec sa famille, ce qui amena l'installation de la guillotine dans la ville de Château-Chinon après les condamnations à mort de six des assassins.

On a exploité autrefois des gisements de minerai de fer à La Ruchette, près des gisements exploités par les gaulois de Bibracte, dite mine des Prabis ou mine des Eduens. On y exploita peut-être de l'étain, si l'on se réfère à la racine irlandaise Pras signifiant « étain ».

Il y a eu des fours à chaux au lieu-dit Lachaux, et une carrière de marbre au Puits.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Michel Perraudin   Retraité de La Poste
2014 en cours Guy Cloix    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 436 habitants, en diminution de -3,54 % par rapport à 2009 (Nièvre : -3,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 852 1 660 1 868 1 933 2 270 2 315 2 565 2 618 2 740
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 681 2 702 2 717 2 535 2 730 2 790 2 914 3 075 3 101
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 200 2 996 2 749 2 204 2 040 1 876 1 671 1 477 1 261
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 068 956 764 646 573 537 457 454 436
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

À titre historique, on notera que la population était de 3 075 âmes en 1855, 2 700 en 1914, 1 600 seulement en 1939 à la suite des pertes de la Première Guerre mondiale, pour tomber à 1 261 en 1954. À titre de comparaison, Château-Chinon (Ville) comptait 3 121 habitants en 1851. Comme de nombreuses communes du Morvan, l'habitat était faible dans le bourg, car de nombreux écarts (plus de 35) étaient souvent plus peuplés, comme Sanglier, Fragny, etc.

Manifestations sportives et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Actuellement le village possède un relieur d'art, fournisseur du Sénat, un joaillier, une fromagerie bio à Siloé, un groupe folklorique appelé "Les gui yan neux de Raporçon" qui se produit régulièrement dans la région.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Au lieu-dit Le Foudon on trouve un rocher de Saint-Martin, l'apôtre évangélisateur des Gaules y ayant sauté depuis le mont Beuvray (Bibracte) pour échapper à la Wouivre (bête fabuleuse). Ce courageux apôtre avait déjà sauté depuis le Pas de l'Âne (en bas du Mont Beuvray vers Saint-Léger-sous-Beuvray) pour accéder au sommet du mont. Mais à ce moment-là il sauta avec son âne.
  • Cascade de la Dragne, au lieu dit Dragne, sur le ruisseau du même nom qui prend sa source un peu plus en amont, à Rangère. Elle est typique des eaux sauvages du Morvan et mérite le détour (signalisation dans le lieu-dit).
  • L'ancien château de La Courbasse a complètement disparu, il y existe une ferme sur l'emplacement, peut être construite avec les pierres du manoir. Elle comporte une tour genre pigeonnier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. Sources : Daniel Abadie, conservateur du musée du Jeu de Paume et autres biographes.