Marigny-l'Église

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Marigny-l'Église
Marigny-l'Église
L'église de Marigny-l'Église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Clamecy
Canton Corbigny
Intercommunalité Communauté de communes Morvan Sommets et Grands Lacs
Maire
Mandat
Philippe Dauvergne
2014-2020
Code postal 58140 (anciennement 58620)
Code commune 58157
Démographie
Population
municipale
300 hab. (2015 en diminution de 7,69 % par rapport à 2010)
Densité 7,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 20″ nord, 3° 56′ 15″ est
Altitude Min. 270 m
Max. 618 m
Superficie 38,8 km2
Localisation

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Marigny-l'Église

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Marigny-l'Église

Marigny-l'Église est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Marignois et les Marignoises.

Etymologie[modifier | modifier le code]

Marigny découle du gentilice gallo-romain Marinius qui vient lui-même du cognomen Marinus qui, combiné avec le suffixe -acus a donné Mariniacus d'où dérive Marigny[1].

Ce suffixe -acus est la forme latinisée de la terminaison gauloise -acos , désignant un domaine rural. Il permet de conjecturer de façon plausible que le propriétaire initial du domaine était romain ou gaulois[2].

Dans le Cartulaire de l'évêché d'Autun, connu sous le nom de Cartulaire rouge (XIIIe siècle), la ville apparait sous le nom de Marrigni[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Marigny-l'Église se situe à la limite du « Morvan des bocages » et du « Morvan de la grande forêt », et fait partie de son parc naturel régional et fait aussi partie du canton de Lormes. À 450 mètres d'altitude, le lieu est à la limite des premiers contreforts de la « montagne morvandelle ».

Une partie du lac du Crescent se situe sur le territoire communal.

Balisages multiples de chemins de randonnées à Marigny-l'Église.

Le village peut être considéré comme un village acropole , car il est situé sur le sommet d'une colline. Mais qui, par les mystères des nappes phréatiques, comporte de l'eau à faible profondeur. Chaque maison est en effet pourvue d'un puits d'eau claire.

Plusieurs chemins de randonnées traversent la commune.

Les hameaux[modifier | modifier le code]

Hameau de Crottefou.

Lauret, l'Huis Barjeot, Queuzon, l'Huis Bobin, le Mont, Marigny-la-Ville, Courotte, la Verdière, Crottefou, Mazinien, Montgaudier, la Chaume aux Renards, la Brosse, la Chaume de l'Huis Bobin[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chastellux-sur-Cure
(Yonne)
Saint-Germain-des-Champs (Yonne) Rose des vents
Saint-Martin-du-Puy
Chalaux
N Quarré-les-Tombes
(Yonne)
O    Marigny-l'Église    E
S
Saint-Martin-du-Puy Brassy Dun-les-Places

Histoire et Origine[modifier | modifier le code]

Marigny-l'église a probablement été fondée à une époque celtique[5]. Des pierres celtiques (Roches des fées) ainsi que des haches et divers ustensiles (hauteurs des Plats) y ont été trouvés.

A Marigny La Ville, on a pu identifier les restes d'une villa romaine.

En 1102, Guillaume III, comte de Nevers, donne à l'Eglise d'Autun les biens qu'il possède dans la seigneurie de Marigny l'Eglise[6].

La seigneurie de Marigny-l'Eglise appartient sous l'ancien régime à la famille de Chastellux. En 1331, Louis, fils aîné du prince Robert de Flandre, comte de Nevers, donne a son ami et féal le chevalier messire Jean de Chasteluz ses droits de châtellenie sur Marigny-l'Eglise et les deux foires annuelles qui s'y déroulent. Claude, maréchal de Chastellux épousa en 1435 Marie de Lavoisy (fille de Charles, premier chambellan et grand échanson de France) et laissa Marigny-l'Eglise à leur fils, Claude. En 1582, Olivier de Chastellux est seigneur de Martigny l'Eglise, Hercules de Chastellux en 1640, Guillaume-Antoine, comte de Chastellux, en1723.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Marigny-la-Montagne[7]. Claude Hollier, marchand de bois, sera entendu en 1791 dans le cadre de l'instruction relative à des attaques contre l'Assemblée nationale[8].

En 1893, un ancien domestique de Monsieur Clemenceau fut mis au secret à Marigny l'Eglise afin de ne pas dévoiler des noms compromis par le scandale de Panama[9].

En 1901, l'école publique de filles a été laïcisée[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1799 Février 1828 Leonard Houdaille - -
Février 1828 26 juin 1841 Charles Houdaille - -
26 juin 1841 Septembre 1843 Lenard Voillot - -
Septembre 1843 24 juillet 1851 Claude Lacour - -
24 juillet 1851 1874 Abel Houdaille - -
1874 1884 Lazard Jacquiau Bonapartiste  https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96840155/f438.item
1884 17 août 1902 Louis-Abel Houdaille - -
17 août 1902 24 mai 1912 Léger Boillot - -
24 mai 1912 30 juin 1925 Charles Soupault - -
30 juin 1925 3 octobre 1929 Joseph Bachelin - -
3 octobre 1929 20 décembre 1951 Felix Leuthereau - -
20 décembre 1951 12 août 1953 Edmond Roy - -
12 août 1953 7 septembre 1975 Léon Marty - -
7 septembre 1975 24 juin 1995 Georges Petit - -
24 juin 1995 25 mars 2014 Jean-Claude Jacquinot - -
25 mars 2014 en cours Philippe Dauvergne - -
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2015, la commune comptait 300 habitants[Note 1], en diminution de 7,69 % par rapport à 2010 (Nièvre : -3,57 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5001 2351 4231 5621 6401 8151 8041 8101 810
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4731 6571 6001 5341 5761 7091 4571 3931 350
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3621 3041 204921899845796726583
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
491456408377347301342331302
2015 - - - - - - - -
300--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14]. |recens-prem=2.)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

En 1840, on dénombre un notaire (Lentereau), deux marchands de bois (Houdaille et Voillot), et un tuilier (Marquet)[15].

De nos jours, la commune compte un bar-restaurant, une épicerie et un relais-Poste à l'Auberge du Crescent. De plus il existe de nombreux gites et maisons d'hôtes dans la commune notamment le gîte communal.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Superbe château dans le bourg datant du XVIIe siècle et son parc attenant avec de nombreux arbres centenaires.

L'église paroissiale, de Saint Pierre aux liens, au cœur de village date du XVIe siècle. En forme de croix, elle a été remaniée et agrandie au XVIIe siècle et en 1828.

Le barrage : construit de 1929 à 1932, est haut de 37 m et long de 330 m. Tout comme ses voisins, les lacs de Pannecière et de Chaumeçon, il permet de réguler les eaux de l'Yonne et de la Seine pour éviter les crues dans la capitale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marie-Anne Ralle, née Bussy (6 mars 1779 - 2 juillet 1859 ), Institutrice à laquelle est consacré un livre[16].
  • Dr Charles Petit (1797-1856) médecin inspecteur des eaux minérales de Vichy , chevalier de la Légion d'Honneur, né à Marigny le 6 septembre 1797 (20 fructidor an V)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Société académique du Nivernais, Mémoires de la Société académique du Nivernais, t. 8, , p. 110
  2. Académie des sciences, arts et belles-lettres (Dijon), Mémoires de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, , p. 218
  3. Cartulaire de l'évêché d'Autun, connu sous le nom de Cartulaire rouge, (lire en ligne), p. 386
  4. Source : Un coin du Morvan (le canton de Lormes) - Armand Billaud (1900)
  5. Georges de Soultrait, Répertoire archéologique du département de la Nièvre, , p. 55
  6. Comité des travaux historiques et scientifiques, Bulletin philologique et historique jusqu'à 1610, , p. 420
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Marigny-l'Église », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 5 août 2012)
  8. Le Club des Cordeliers pendant la crise de Varennes et le massacre du Champ de Mars : documents en grande partie inédits., 1910-1913 (lire en ligne)
  9. L'Enquête parlementaire sur le Panama, réponse à la commission d'enquête et à son rapporteur , par un député (lire en ligne), p. 109
  10. Rapports et délibérations, (lire en ligne)
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. Annuaire général du commerce, de l'industrie, de la magistrature et de l'administration : ou almanach des 500.000 adresses de Paris, des départements et des pays étrangers, (lire en ligne), p. 465
  16. Une Institutrice chrétienne. Vie de Mme Ralle, par un de ses anciens élèves (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]