Saint-Didier-sur-Arroux

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Saint-Didier-sur-Arroux
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Canton Autun-2
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Autunois Morvan
Maire
Mandat
Agnès Comeau
2014-2020
Code postal 71190
Code commune 71407
Démographie
Population
municipale
242 hab. (2014)
Densité 8,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 50′ 03″ nord, 4° 06′ 57″ est
Altitude Min. 263 m
Max. 470 m
Superficie 27,94 km2
Localisation

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Saint-Didier-sur-Arroux

Saint-Didier-sur-Arroux est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Sanctus Desiderius[Quoi ?]

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Didier-sur-Arroux se situe dans le massif du Morvan et fait partie de son parc naturel régional. Il occupe une hauteur entre les montagnes du Couturier et de Dône et de l'Arroux. De là on jouit d'un magnifique panorama. On y parvient par la départementale 297, depuis Étang-sur-Arroux, et par l'ancienne nationale 81 en venant de Luzy, en direction d'Autun.

Le bourg s'étend le long d'une grande rue allant du levant au couchant. Il s'y tenait encore au XIXe siècle, deux foires annuelles, les 24 mai et 26 décembre.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Étang de Roulon ou Bousson, au nord, au fond d'un bassin, superficie de 42 ha, classé en ZNIEFF de type I.
  • La Braconne, rivière descendant du Mont-Beuvray, reçoit les eaux de l'étang.
  • L'Arroux, zone ZNIEFF de type II, d'Autun à Digoin.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Poil
(Nièvre)
La Comelle Rose des vents
Millay
(Nièvre)
N Étang-sur-Arroux
O    Saint-Didier-sur-Arroux    E
S
Luzy
(Nièvre)
Thil-sur-Arroux Saint-Nizier-sur-Arroux

Histoire[modifier | modifier le code]

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Bazois-en-Bourgogne :

Situé au nord-ouest du bourg, était alternatif, avec Poil. On y remarquait jadis une maison-forte, que Jean de Châtillon, baron de La Roche-Milay, reconnut en 1326, être « jurable et randable » du comte de Nevers. Au XVIIIe siècle, il existait encore une grosse tour en ruines. Parmi les assiégeants de Château-Chinon en 1412, se trouvait un Hugues de Bazoy, écuyer.

  • Bousson :

Étang et moulin à eau

  • Chevannes-d'Azon :

Une famille de ce nom y possédait au XVe siècle un château de Chevannes-d'Azon. Hugues de Chevannes, chevalier, reprit de fief à La Roche-Milay, en 1444, Jean son fils renouvela ce devoir en 1495, cette seigneurie entra dans la famille de Berger de Charency. Jean de Marry, chevalier fit hommage pour Chevannes, en 1555 et Jeanne de Digoine, veuve de Jean de Barvaud, en 1579[1]. Moulin à eau avec roue en fer sur La Braconne

  • Charancy ou Charency :

C'est le premier nom du bourg, situé à environ un kilomètre du bourg actuel, et ou se dresse la carcasse du château de Charency, qui était flanqué de deux pavillons et de deux tours On y voit une chapelle gothique qui renfermait une belle statue de saint Gabriel patron des lieux. Cette terre, formait autrefois, une seigneurie en toute justice, dans la mouvance de l'évêché d'Autun. Hervé de Donzy, comte de Nevers, dont elle relevait en arrière-fief, à cause de la châtellenie de Luzy, en fit aveu, à l'évêque Gauthier Ier, en 1209. Elle comprenait le bourg de Saint-Didier, où se rendaient les exploits de sa haute justice. Jean de Charency, seigneur du lieu pris part au siège de Château-Chinon, et laissa ce fief à Huguenin, son fils aîné, qui en jouissait en 1449. Le fief passa ensuite à la famille Berger d'Autun, qui en prenait le nom. Georges-Lazare Berger de Charency, fut évêque de Montpellier de 1738 à 1748. René de Berger en était seigneur en 1706[2]. Cette terre entra plus tard, dans la maison André dont une branche en portait aussi le nom. Pierre André de Charency est connu pour ses bonnes œuvres, il fonda en 1768, douze lits à l'hôpital d'Autun, sa ville natale, pour les pauvres et légua une rente de 18 cordes de bois pour leur chauffage. Ce seigneur avait abandonné sa terre de Charancy, pour l'acquit de ses legs divers, mais son frère André de La Collonge, chevalier de Saint-Louis, en fit retrait au moyen d'une somme de cent mille livres. Elle appartenait au XIXe siècle à la Maison de Martenne.

  • Demetry :

À l'est dans la vallée, sur les bords de la rice droite de l'Arroux, avec une villa appartenant à Saint-Didier, évêque d'Auxerre. Un chemin dont subsistent quelques vestiges, courait sur le rive droite de l'Arroux entre l'étang et Thil, coupant le chemin du gué et porte aujourd'hui le nom de chemin de Patata[3]. Elle était, au Xe siècle, une seigneurie dépendante de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun. Il y avait autrefois en ce lieu, une chapelle, ou église bâtie par les moines pour le bien spirituel des habitants. Il y fut découvert à diverses époques des objets antiques, rappelant la présence des romains en ce lieu. Ce hameau était jadis alternatif de Saint-Nizier-sur-Arroux

  • Gissy :

Possédait le château de Gissy, qui donnait droit à une partie des dîmes de la paroisse. Jean de La Vallade de Trufin, en était le seigneur en 1720, et son fils en 1737. Cette seigneurie passa ensuite à la maison de Busseul.

  • Jouleaux :

À l'ouest de Démétry, possédait autrefois un édifice religieux, dont on a récupéré jadis quelques restes[4]. On y voit un petit château avec une tour ronde, datant de la fin du XVe siècle, début XVIe siècle, nommé château de Jouleaux. Moulin à eau.

  • Patigny :

Hameau alternatif, situé sur une voie Bibracte - Toulon-sur-Arroux, ayant laissé des vestiges entre La Ranche et Patigny[5] dans la mouvance de La Roche-Milay, appartenait en 1716, à Martin-Elie de Cercey, seigneur de Jeu et de Chaumigny, duquel il passa à François de La Vallade de Trufin qui en jouissait encore en 1736.

  • La Ranche :

Dans l'ancien temps, alternatif avec Poil, Orsa et Patigny, étaient des fiefs en toute justice dans la mouvance de La Roche-Milay. La Ranche et Poil, appartenaient aux XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, à la maison de Méru, de Thil

  • Rondeaux :

Gué sur l'Arroux entre Démétry et Rondeaux.

  • Varillon :

Château.

La paroisse dépendait jadis de l'archiprêtré de Luzy, elle existait déjà au IXe siècle Chef-lieu d'une contrée de perception au XIXe siècle. Le patronage de la cure, dont le revenu était de 1000 livres appartenait à l'évêque. Les dîmes se partageaient en 1729 entre le curé du lieu et celui de Saint-Nizier-sur-Arroux, le seigneur de Gissy et le marquis de Montjeu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2014 André Bonnabé SE  
mars 2014 en cours Agnès Comeau    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 242 habitants, en diminution de -1,22 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
742 606 683 660 652 805 832 946 858
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
862 858 840 813 934 1 041 1 120 1 082 1 021
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
934 841 819 719 717 678 673 564 506
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
485 434 353 285 281 273 247 241 242
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Jacques-François Baudiau: " Le Morvand ", 3e Ed : Guénégaud. Paris 1965. t.II. p. 388-393.
  • Roland Niaux: " Saint-Didier-sur-Arroux " Ed Viviane Niaux, 1994. Texte en ligne 2006-2007.
  • « Saint-Didier-sur-Arroux », article de Marie-Thérèse Suhard paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 167 de septembre 2011, pages 21 à 23.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques-François Baudiau: op.cit. p. 390.
  2. Jacques-François Baudiau:op.cit. t.II. p. 389.
  3. Roland Niaux: Saint-Didier-sur-Arroux, texte en ligne Ed Viviane Niaux. 2006-2007.
  4. Jacques-François Baudiau: op. cit. p. 390.
  5. Roland Niaux:Saint-Didier-sur-Arroux. Texte en ligne
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Abbé Jacques-François Baudiau: " Le Morvand ",3e.Ed Guénégaud. Paris 1965, tII. p. 396.
  11. Roland Niaux:op.cit.
  12. Roland Niaux: op.cit.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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