Étienne Balibar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Balibar.
Etienne Balibar
Étienne Balibar.jpg

Étienne Balibar en 2011

Naissance
(74 ans)
À Avallon (Yonne)
Nationalité
française
Formation
Œuvres principales
Influencé par
Conjoint
Enfant

Étienne Balibar, né le à Avallon dans l'Yonne, est un philosophe français. Il est professeur émérite de l’université Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense, professeur affilié au département d'anthropologie à l'université de Californie à Irvine, aux États-Unis, et visiting professor à l'Institut de littérature et société comparée de l'université Columbia.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1960, Étienne Balibar est reçu à l'École normale supérieure, où Louis Althusser aura une influence déterminante sur lui. En 1961, il est opposé à la guerre d'Algérie et adhère au Parti communiste dont il sera exclu en 1981 à la suite de la publication d'un article De Charonne à Vitry[1] dans le Nouvel observateur[2]. Il obtient une licence de philosophie à la Sorbonne, suivie l'année suivante d'un diplôme d'études supérieures, sous la direction de Georges Canguilhem. Le fait d'être marxiste, en philosophie, se définit pour lui comme un questionnement à l'égard de la philosophie.

En 1964, il est reçu premier à l'agrégation de philosophie (devant son camarade Rancière) et commence à enseigner. Son premier poste l'amène à l'Université d'Alger (Algérie), où il est assistant en tant que volontaire pour la coopération, de 1965 à 1967.

En 1982, il crée avec Dominique Lecourt la collection « Pratiques théoriques » aux Presses universitaires de France.

Étienne Balibar est le mari de la physicienne Françoise Balibar et le père de l'actrice Jeanne Balibar.

Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009 et un militant depuis des années de la cause palestinienne[3].

Étienne Balibar est activement engagé en faveur des immigrés clandestins qu'il désigne sous le terme de « prolétaires au sens strict ». Il défend le droit de cité des étrangers en Europe soutenant que la « frontière est, comme l'armée ou la police, une institution non démocratique qui accompagne paradoxalement la souveraineté du peuple »[4].

Principaux ouvrages publiés[modifier | modifier le code]

  • Lire le Capital (avec Louis Althusser, Pierre Macherey, Jacques Rancière, Roger Establet), Éditions François Maspero, 1965
  • Cinq études du matérialisme historique, F. Maspero, 1974
  • Sur la dictature du prolétariat, F. Maspero, 1976
  • Spinoza et la politique, P.U.F., 1985, rééd. 2011.
  • Race, Nation, Classe, (avec Immanuel Wallerstein) La Découverte, 1988
  • Écrits pour Althusser, La Découverte, 1991
  • La Crainte des masses. Politique et philosophie avant et après Marx, Galilée, 1997
  • Droit de cité. Culture et politique en démocratie, Éditions de l'Aube, 1998 réédition augmentée P.U.F, Collection Quadrige, 2002
  • Sans-papiers : l’archaïsme fatal, La Découverte, 1999
  • La philosophie de Marx, La Découverte, 1993.
  • Nous, citoyens d’Europe ? Les frontières, l’État, le peuple, La Découverte, 2001
  • L'Europe, l'Amérique, la Guerre. Réflexions sur la médiation européenne, La Découverte, 2003
  • Antisémitisme : l'intolérable chantage - Israël-Palestine, une affaire française ? (ouvrage collectif), La Découverte, 2003
  • Europe, Constitution, Frontière, éditions du Passant Passant, 2005
  • Très loin et tout près, Bayard Centurion, 2007
  • Pensées critiques : dix itinéraires de la revue Mouvements : 1998-2008 (ouvrage collectif), La Découverte, 2009
  • Violence et civilité : Wellek Library Lectures et autres essais de philosophie politique, Éditions Galilée, 2010
  • La proposition de l'égaliberté, PUF, 2010
  • Citoyen Sujet et autres essais d'anthropologie philosophique, PUF, Pratiques théoriques, 2011.
  • Europe, Crise et fin ?, Le Bord de l'eau, Diagnostics, 2016

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Etienne Balibar, De Charonne à Vitry sur le site du Centre international d'étude de la philosophie française contemporaine (CIEPFC)
  2. Article protestant contre l'initiative du maire communiste de Vitry-sur-Seine qui avait fait enfoncer, par un bulldozer, l’entrée d’un foyer de travailleurs maliens (Pierre Sauvêtre et Cécile Lavergne, Pour une phénoménologie de la cruauté. Entretien avec Étienne Balibar, revue Tracés, 19/2010). "Minutieusement Balibar énumère les erreurs des directions successives: atermoiements pendant la guerre d'Algérie, aveuglement en 68, poussée nationaliste, tentation d'exploiter les peurs, «peyrefittisme du pauvre». Sans oublier le «culte stupéfiant de la personnalité de «Georges» (Marchais). C'est une lettre de rupture, un adieu méthodique. Le lundi suivant, «l'Humanité» annonce en une son exclusion." (Eric Aeschimann, Balibar, le philosophe de l'égaliberté, Nouvel Observateur 05-10-2011)
  3. Universalité de la cause palestinienne, Etienne Balibar, Le Monde diplomatique, mai 2004
  4. Etienne Balibar : “La condition d’étranger se définit moins par le passeport que par le statut précaire”, Entretien, Télérama, 24 avril 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]