Corancy

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Corancy
Vue générale du village de Corancy.
Vue générale du village de Corancy.
Blason de Corancy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Canton Château-Chinon
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Morvan
Maire
Mandat
Isabelle Bouchoux
2014-2020
Code postal 58120
Code commune 58082
Démographie
Gentilé Corancycois, Corancycoises
Population
municipale
307 hab. (2014)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 08″ nord, 3° 56′ 56″ est
Altitude Min. 322 m – Max. 730 m
Superficie 30,15 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.communedecorancy.com

Corancy est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Corancycois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village du Morvan, au cœur de la Bourgogne-Franche-Comté, est situé au sud-est du lac de Pannecière, à quelques kilomètres de Château-Chinon. Il fait également partie du parc naturel régional du Morvan.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chaumard Planchez Rose des vents
Châtin N Lavault-de-Frétoy
O    Corancy    E
S
Saint-Hilaire-en-Morvan Château-Chinon Arleuf

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes rencontrées dans les documents historiques sont Corensi en 1193, Corenseio en 1296, Coranceyum au XIVe siècle, Courancy en 1435, Couransy en 1600 et Courrancy en 1671[1],[2].

Albert Dauzat et Charles Rostaing proposent d'interpréter le premier élément Corens- par le nom de personne latin (porté par un indigène) Cosentius (qu'ils reconnaissent par ailleurs dans Corancez, Cosentiacum vers 954, Eure-et-Loir) ou plutôt Corentius, car le passage de [s] à [r] n'est ni attesté, ni obligatoire[3]. Ernest Nègre préfère le nom de personne latin *Corinthius, variante de Corinthus[4].

Le second élément est le suffixe -(i)acum[5],[6], d'origine gauloise, marquant la localisation et la propriété, souvent latinisé en -eyum à partir du XIIe siècle et ayant déjà évolué en [i] dans la langue commune et qui explique la plupart des terminaisons en -y dans la toponymie du Nord de la France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Comme l'atteste les fouilles archéologiques du lieu-dit l'Huis l'Abbé, cette commune paraît occupée dès l'époque gauloise, avant la conquête romaine[7].

Sur deux terrasses dominant la vallée de l'Yonne, on y a trouvé un ensemble de trous de poteaux de différentes tailles ainsi qu'un soubassement de murs qui décrit un édifice aux contours arrondis avec une cour et un foyer. Des traces du travail du fer ont démontré que l'endroit fut occupé à la fin du Néolithique[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules au bâton en barre cousu de sable accompagné, en chef, d'un arbre arraché d'or et, en pointe, d'une hure de sanglier cousue aussi de sable, défendue et allumée d'argent. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Isabelle Bouchoux    
mars 2008 2014 Henry Thenin   Chef d'entreprise
mars 1983 mars 2008 Martial Gouël PCF Directeur d'école
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 307 habitants, en diminution de -6,97 % par rapport à 2009 (Nièvre : -3,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
803 754 726 1 044 930 1 120 1 203 1 300 1 311
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 235 1 238 1 324 1 410 1 403 1 543 1 286 1 263 1 188
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 123 1 112 1 007 897 777 746 729 725 626
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
546 484 428 419 404 366 358 330 307
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006 [11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges en 1999[12] en nombre d'individus :

Hommes Classe d’âge Femmes
25 
75 à plus
25 
38 
60 à 74
45 
44 
40 à 59
35 
40 
20 à 39
34 
45 
0 à 19
35 

Économie[modifier | modifier le code]

Élevage agricole[modifier | modifier le code]

Essentiellement agricole, le village comportent 10 exploitations d'élevage de la race bovine charolaise.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune mise sur le tourisme vert grâce à la présence du lac de Pannecière sur son territoire.

Implication dans le programme Climat Énergie Bourgogne[modifier | modifier le code]

Plaquettes forestières utilisées dans une chaudière bois automatique.

Dans le cadre du programme Climat Énergie Bourgogne, et en partenariat avec l'ADEME de Bourgogne, le FEDER, le conseil général de la Nièvre, le conseil régional de Bourgogne, le parc naturel régional du Morvan et le Syndicat Intercommunal d'Énergies d'Équipement et d'Environnement de la Nièvre (SIEEEN), la commune s'est dotée fin 2008 d'une chaudière bois automatique utilisant des plaquettes forestières issues du déchiquetage de bois lors de l'entretien des forêts et des voies communales[13],[14].

Mise en fonction le , cette chaudière de 70 kW permet de chauffer la mairie, l'école primaire, sa cantine et un logement communal, soit un volume total de 1 200 . À raison d'une consommation de 95 000 kWh/an, l'utilisation de la « solution bois » revient à environ 1 400 € à l'année, soit une économie de plus de 80 % par rapport à une « solution fioul »[13].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle de Faubouloin, construite au milieu de la forêt.
Religieux
  • Église Saint-Euphrône des XVe et XVIe siècles, bâti sur l'emplacement d'une précédente église datant du XIIe siècle. Son chœur date du XVe siècle, sa chapelle postérieure gauche, son clocher et son portail antérieur datent du XVe siècle[15]. Peintures murales XVIIe - XVIIIe siècle. Dalles funéraires du XVIIe siècle. Statue en pierre calcaire avec des traces de polychromie art populaire de la fin du XVIe siècle et  Inscrit MH (1989)[16]. Ouverte tous les jours[17]
  • Chapelle de Faubouloin, du XVIe siècle et ses trois fontaines celtiques christianisées[18]. Ne se visite pas. Pèlerinage le 15 août[17]
Article détaillé : Chapelle de Faubouloin.
Civils 
  • Château de Neuvelle, du XVIIe siècle et sa chapelle[19].
  • Ruines du château du XIVe siècle au lieu-dit Maison Comte.
  • Fouilles archéologiques de la maison de l'Huis l'Abbé

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1] Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, page 54, 1865 de Georges de Soultrait
  2. [2] Cartulaire de l'égile d'Autun, 1296
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 209b
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (Lire en ligne)
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  6. Ernest Nègre, Op. cité.
  7. a et b Site préhistorique de l'Huis l'Abbé (Corancy-58) d'après la Société d'histoire Naturelle du Creusot (9 nombre 2008)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  13. a et b [PDF] La chaufferie bois automatique de Corancy sur le site du Parc naturel régional du Morvan
  14. Travaux réalisés depuis 2008 sur le site de la commune de Corancy
  15. « Notice no IA00002187 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. André Paris, Trésors cachés des églises de la Nièvre, La Camosine, 1990, notice n°29, p.45/160.p.
  17. a et b Dépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale, Tourisme & Loisirs, 2013
  18. « Notice no IA00002188 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Notice no IA00002191 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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