Ouroux-en-Morvan

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Ouroux-en-Morvan
La rue principale du village.
La rue principale du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Canton Château-Chinon
Intercommunalité Communauté de communes Morvan Sommets et Grands Lacs
Maire
Mandat
André Guyollot
2014-2020
Code postal 58230
Code commune 58205
Démographie
Population
municipale
649 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 11″ nord, 3° 56′ 47″ est
Altitude Min. 324 m – Max. 667 m
Superficie 60,56 km2
Localisation

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Ouroux-en-Morvan est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune dans le département.

La commune se situe à l'est du département de la Nièvre, dans le massif du Morvan, et fait partie de son parc naturel régional. L'altitude minimale est de 324 m au niveau de l'embouchure du ruisseau de l'Oussière dans le lac de Pannecière. L'altitude maximale est de 667 m dans les bois de Villiers. Le village d'Ouroux est situé à 560 m d'altitude sur le bord occidental du plateau du Morvan central.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Gâcogne Brassy Montsauche-les-Settons Rose des vents
Mhère N
O    Ouroux-en-Morvan    E
S
Chaumard Planchez

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la voie romaine « Augustodunum » reliant Autun à Orléans (dont il reste des vestiges). Le premier nom connu du village est « Oratorium ».

Au Moyen Âge, Ouroux fut le chef-lieu d'une châtellenie du comté de Château-Chinon.

En 1943, durant la Seconde Guerre mondiale, le capitaine Louis Aubin fonda le maquis Bernard[1]. Comptant jusqu'à 1 200 hommes, il fut l'un des plus importants maquis du Morvan.

À la Libération, à partir de mai 1944, Ouroux fut durant quelques semaines la préfecture de la Nièvre.

En 2008, avec l'entrée de Chypre et de Malte, la commune était située au centre géographique de la zone euro. Depuis le , avec l'arrivée de la Slovaquie, il s'est déplacé vers la commune de Liernais.

Le Tacot du Morvan[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, la commune était desservie par une des lignes du Tacot du Morvan : le chemin de fer de Corbigny à Saulieu.

La ligne longeait l'étang communal et disposait d'une gare dans le bourg (située à l'emplacement de l'actuelle salle de fêtes). La commune disposait également de deux haltes aux hameaux de Chamerelle et de Cœuzon-Savelot.

Le trafic voyageurs fut stoppé le .

Locomotive à vapeur Tacot du Morvan de Corbigny à Saulieu
Commune précédente
Brassy
Ouroux
Chamarelle (Halte)
Ouroux (Gare)
Cœuzon-Savelot (Halte)
Commune suivante
Montsauche

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 [2],[3] Patrice Joly PS Conseiller général
Président du conseil général de la Nièvre depuis 2011
Président du parc naturel régional du Morvan depuis 2010
Magistrat à la Chambre régionale des comptes
[4],[3] en cours André Guyollot PS Agriculteur et exploitant forestier retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 649 habitants, en diminution de -1,22 % par rapport à 2009 (Nièvre : -3,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 785 1 937 1 844 2 018 2 172 2 220 2 533 2 691 2 729
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 663 2 630 2 606 2 800 2 784 2 784 2 758 2 703 2 565
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 561 2 561 2 248 1 953 1 842 1 697 1 631 1 588 1 321
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 168 1 146 1 051 1 010 838 670 665 651 649
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Civils 
  • Buste de chevalier, XVe siècle, buste en bois[9], Logo monument historique Classé MH (1962), localisation inconnue[10] ;
  • Les amateurs de pêche se retrouveront à l'étang municipal situé à l'entrée du village. Les spécialistes de la truite iront pêcher dans la rivière classée en 1re catégorie : le Chalaux ;
  • Panorama de la Croix des Morts avec vue sur les monts du Morvan ;
  • Vieux village de Savault et sa chapelle, dont est originaire le sculpteur Jean Gautherin ;
  • Site de la Roche du Bois de Thare ;
  • Sites préhistoriques des tranchées de la Loutière ;
  • Vestiges de la voie romaine « Augustodunum » ;
  • Cimetière franco-anglais du maquis Bernard. Ce lieu de mémoire et de recueillement est situé près de l'étang de la Passée, dans les collines boisées qui domine le hameau de Savelot. Il comporte 27 tombes de résistants et de parachutistes du Special Air Service (SAS) anglais. Il est accessible en voiture par une route étroite et sinueuse ;
  • La commune possède de nombreux chemins de randonnée, et elle est traversée par le GR de Pays Tour du Morvan.
Religieux 

L'église est ouverte tous les jours[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel de la commune
  2. À la suite de son élection en tant que président du conseil général de la Nièvre en 2011, Patrice Joly démissionne de son poste de maire et devient 1er adjoint
  3. a et b Bulletin municipal n°35 - été 2011 (p.2-3) éditée par la commune d'Ouroux-en-Morvan
  4. À la suite de la démission de Patrice Joly, André Guyollot, jusque-là 1er adjoint, est élu maire de la commune
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Manquent les bras, il est coiffé d'une cotte de mailles
  10. Fabrice Cario, Trésors cachés des églises de la Nièvre, La Camosine, 1990, notice no 55, p. 77, 160.p.
  11. Richesse d'Art en Morvan, p. 120-121, notice no 82.
  12. Fabrice Cario, Trésors cachés des églises de la Nièvre, La Camosine, 1990, notice no 15, p. 31, 160.p.
  13. Dépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale Tourisme et Loisirs, 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]