Luzy

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Luzy
La place du 8-mai-1945 à  Luzy.
La place du 8-mai-1945 à Luzy.
Blason de Luzy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Canton Luzy
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Bazois Loire Morvan
Maire
Mandat
Jocelyne Guérin
depuis 2014
Code postal 58170
Code commune 58149
Démographie
Gentilé Luzycois, Luzycoises
Population
municipale
1 983 hab. (2014)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 24″ nord, 3° 58′ 15″ est
Altitude Min. 252 m – Max. 512 m
Superficie 41,67 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-luzy.fr

Luzy est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Luzycois et les Luzycoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la Nièvre.

Luzy est un chef-lieu de canton du sud-est du département de la Nièvre, dans la partie sud du Morvan.

Communes limitrophes de Luzy
Millay Saint-Didier-sur-Arroux
(Saône-et-Loire)
Fléty Luzy Thil-sur-Arroux
(Saône-et-Loire)
Charbonnat
(Saône-et-Loire)
Tazilly Marly-sous-Issy
(Saône-et-Loire)
Issy-l'Évêque
(Saône-et-Loire)
Cuzy
(Saône-et-Loire)

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Avec la nouvelle réforme visant à transformer certains petits villages en hameaux de la ville de leur canton, Luzy aurait plusieurs nouveaux hameaux.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • La ville est traversée par la rivière Alène, affluent de l'Aron et sous-affluent de la Loire, qui s'élargit en un petit lac en raison d'un modeste barrage au niveau de la cité.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

  • Service de transport scolaire en centre-bourg.
  • Service gratuit de transport de séniors en centre-bourg.
  • Train express régional reliant à Dijon et à Nevers (gare de Luzy).
  • Prise en charge à 70 % des courses en taxi pour les personnes à mobilité réduite ou en situation d’isolement pour des déplacements dans l’enceinte du canton.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon les linguistes Albert Dauzat et Charles Rostaing, le nom de Luzy dériverait du nom d'homme latin Lausius auquel se serait ajouté le suffixe -acum[1],[2],[M 1] Différentes origines lui ont également été attribuées : selon Antony Duvivier et l'abbé Baudiau, il faut décomposer le mot en deux parties : luz, mot gaulois signifiant étang ou marais, et zy, deux et selon Lucien Gueneau, il viendrait d'une pierre luzière (pierre sacrée), placée à l'endroit de l'actuelle église Saint-Pierre[M 1].

On relève les formes suivantes du nom de la commune : Lausea au IVe siècle, Lausia vers 900, Luziacum en 936[G 1], Luzi en 1196, Luzeacum en 1269, Luzi en 1310 et Luzeium en 1333[3],[M 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Préhistoire et antiquité à Luzy et ses environs[modifier | modifier le code]

Divers apparitions préhistoriques sont visibles dans le canton de Luzy : deux bifaces de Neandertal sont découverts à Fléty et divers outils à Fléty, Millay, Poil et Savigny-Poil-Fol. Un menhir du néolithique datant d'environ 4 000 ans avant notre ère est trouvé à Chigy (actuel Vallées de la Vanne) et deux haches en bronze à Luzy (environ -1 300)[M 2].

À l'oppidum du Mont Dosne (long de 400 mètres et large de 100 mètres), deux silex taillés sont trouvés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. On y retrouve aussi des traces de murs, de fossés et de belvédères. En -58, les Helvètes se battent contre l'empire romain sur le Montmort de Millay puis, après le siège d'Alésia en -52, Jules César s'arrête à Bibracte pour écrire une partie de ses mémoires de guerres[M 3].

De multiples vestiges de l'époque gallo-romaine (monnaies, restes d’habitations, poteries, etc.) sont également retrouvés à Luzy au début du XXe siècle ainsi que des clefs et une statuette à Plamont : en bronze coulé, de 7,2 centimètres, elle représente un homme habillé avec un oiseau et une couronne dans ses bras. Découverte en 1904 puis donnée au Musée des antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye, il n'en subsiste qu'un moulage[M 3]. De nombreux piliers et stèles funéraires sont également découverts aux environs du Mont Beuvray, dont certains piliers en territoires luzycois[M 3],[C 1].

Période de l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, Luzy est divisée en deux paroisses : Luzy-Notre-Dame et Luzy-Saint-Pierre[réf. nécessaire].

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Après la Révolution française, en 1790, deux communes sont créées : Luzy-Ville et Luzy-Forains. Elles sont rassemblées peu après[C 2].

Le XIXe siècle et le Second Empire[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1840, alors que la France est de nouveau sous la République, les républicains sont peu nombreux à Luzy, comparé aux monarchistes et bonapartistes[M 4]. L'élection présidentielle de décembre 1848, le candidat des républicains modérés, Eugène Cavaignac, n'obtient que 6,67 % des voix luzycoises[M 4], un score meilleure que celui de Alexandre Ledru-Rollin, candidat de la gauche républicaine (4,16 %)[M 4]. Louis-Napoléon Bonaparte, quant à lui, obtient la majorité absolue (88 %)[M 4]. Aux élections législatives de 1849 dans l'arrondissement de Château-Chinon (Ville), six politiques de la gauche républicaine sont élus[M 4], et un seul du parti de l'Ordre est élu dans la Nièvre, contrairement à la tendance nationale[M 4].

Le 13 mai 1849, le jour de l'élection, se retrouve au Café français (rue du Commerce)[M 4], Antony Duvivier, écrivain et poète, avec Gilbert Chandioux, un taillandier, et quelques autres personnes républicaines[M 4]. Ils y critiquent alors ouvertement le nouveau président de la République et le gouvernement au place. Leportier, maréchal des logis de la gendarmerie locale, en tient un rapport le soir même[M 4] : il parle de « propos outrageants » de Duvivier[M 4], qui aurait traité Bonaparte de « crétin et de Jean-Foutre »[M 4]. Duvivier est condamné devant le juge d'instruction de Château-Chinon (Ville) le 25 août 1949[M 4] à un mois de prison et 200 francs d'amende[M 4]. Il se réfugie alors en Belgique. En avril 1952, il est de nouveau condamné, et cette fois à être déporté en Algérie[M 4]. Il s'enfuie alors à Constantinople (Empire ottoman) et prend un poste d'enseignant dans un collège français[M 4]. Il rentre en 1958[M 4],[M 5].

En octobre 1951, Gilbert Chandioux est dénoncé d'avoir proféré des menaces contre des notables[M 4], d'avoir chanté La Marseillaise et d'avoir crié « À bas les cagots ! » et « À bas les Blancs ! »[M 4]. Après un procès bâclé, il est lui aussi déporté en Algérie[M 4]. Après quatorze mois d'exil, il est autorisé de rentrer chez lui, mais sous surveillance[M 4].

Après le coup d'État du 2 décembre 1851 proclamant le Second Empire, le maire Antoine Perrin, déjà élu en 1847, est désigné par l'Empire[M 5]. Aux élections législatives de 1857, un candidat officiel est désigné par l'Empire pour Château-Chinon (Ville), le comte Honoré-Joseph-Octave Le Peletier d'Aunay, face au candidat non-officiel , le républicain modéré de la Bédolière[M 5]. Le commissaire Simon Dudragne, arrivé à Luzy l'année d'avant[M 5], il est chargé de faire en sorte que Le Peletier d'Aunay est le meilleur résultat possible[M 5] et que l'opposition n'ait pas moyen de faire campagne[M 5]. Ce dernier n'a pas le droit d'organiser des événements publics[M 5] et ne peut publier son programme dans les journaux, qui sont contrôlés[M 5]. Les grands propriétaires doivent également indiquer à leurs employés pour qui ils dervont voter[M 5] ; il les accompagne même le jour du vote[M 5]. Ce jour-là, un seul bulletin est présenté : celui du candidat officiel[M 5]. Le Peletier d'Aunay sera finalement élu à 97 % des voix, avec tout de même un taux d'abstention de plus de 40 %[M 5].

Selon la loi de sûreté générale de février 1858, qui permet aux autorités (par simple décision administrative) d'emprisonner et de déporter un ancien prisonnier politique pour des « faits graves »[M 5]. Chandioux est donc accusé par Dudragne, d'avoir brûlé « dans le feu de sa forge, en dansant autour, les bulletins de M. le comte d'Aunay »[M 5]. Il est de nouveau déporté en Algérie puis revient fin octobre de l'année suivante[M 5]. Antony Duvivier, avec une autorisation de l'Empire, rentre en métropole dès août 1958 (comme 1 800 autres condamnés)[M 5]. Mais dès février 1859, il est traduit en justice pour des propos critiques envers l'Empereur, Jean-Baptiste Dupin et Jean-Baptiste Louis Gros prononcé dans un café luzycois le 3 février[M 5]. Il est finalement acquitté[M 5] mais, Dudragne faisant appel, est rejugé à Bourges puis condamné à être lui aussi déporté en Algérie[M 5], où il y reste un an avant de repartir pour Constantinople[M 5]. Il y meurt en 1862 à l'âge de 48 ans[M 5].

Malgré cette victoire, Dudragne n'en a pas fini avec les républicains : il fait arrêter quelques jours après pour des « propos séditieux et offensants à l'égard de l'Empereur »[M 5] treize luzycois dont le cousin de Gilbert Chandioux, Wandelle, un boulanger[M 5]. Mais le tribunal de Château-Chinon (Ville), comme pour Duvivier, relaxe les inculpés[M 5]. Dudragne, après une demande des autorités municipales et des habitants, fini par devoir partir[M 5] (il part à Prémery mais est finalement révoqué de son poste pour alcoolisme[M 5]).

La IIIe République et l'apogée des républicains[modifier | modifier le code]

En 1892 (une vingtaine d'années après la création de la Troisième République), les élections locales sont largement remportées principalement par des républicains, dont Jean Chandioux, fils de Gilbert, maire depuis 1885[M 6],[M 7] mais également conseiller général du canton de Luzy, puis député de l'arrondissement de Château-Chinon (Ville). Ainsi, le canton s'améliore, avec la création de bureaux de poste, d'écoles, de routes, de réseaux de chemins de fer, etc[M 6]. La même année, les noms des rues, avenues et places de Luzy changent de noms, et perdent pour certains leurs consonances religieuses (rues de la Croix et Saint-Pierre, place de l'Église) pour des emblèmes républicains (rue de la Libre pensée, de la République, avenues de la Liberté, de l'Égalité et de la Fraternité), des philosophes (rues Denis Diderot, Jean-Jacques Rousseau et Voltaire), des politiques des trois Républiques (rues Duviver, Kléber, Lamartine et Victor Hugo), avenues Carnot, Hoche et Marceau, cour Gambetta) ou encore à la guerre franco-allemande de 1870 (avenue Garibaldi, cour Chanzy)[M 8].

À Luzy, dès les années 1880, la laïcité est mise en place[M 6]. On enlève les crucifix des différents hôpitaux et des tribunaux[M 6], et les sœurs hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus doivent quitter la ville dès 1891[M 6]. Le curé en fonction, Isodore Alexandre, supporte mal les transformations qui posent un problème à la pratique chrétienne : 14 % des luzycois vont à la messe du dimanche[M 6],[4], dont 80 % de femmes[M 6],[4]. Lors de l'inventaire de l'église Saint-Pierre, le 19 janvier 1906, le curé n'est pas présent[M 6]. L'intervention est donc reportée au 26[M 6]. Ce jour-là, après sa déclaration de protestation, Alexandre laisse les hommes d'État rentrer, sans plus d'opposition[M 6]. Mais dans le reste du canton, la tension est beaucoup plus forte : à Fléty, Sémelay, Poil, Rémilly, Lanty, Larochemillay (où on use de violence[M 6]) et Millay les religieux refusent d'ouvrir les portes des bâtiments religieux[M 6]. La mairie luzycoise, responsable du projet, doit faire venir de Nevers un serrurier et un commissaire de police, accompagnés de gendarme de la brigade de Luzy[M 6].

Lors des élections législatives françaises de 1906, Jean Chandioux remporte la majorité absolue dans les cinq cantons de l'arrondissement face au candidat catholique Geoffroy Saint-Hilaire (il se félicite d'avoir battu « l'hydre cléricale »). Il publie un arrêté municipal interdisant « les processions et autres manifestations d'un culte quelconque [...] sur le territoire de la commune ». La même année, le nouvel évêque de Nevers, François-Léon Gauthey, remplace Alexandre par Auguste Tambour. La désignation a lieu le 8 août et l'installation de Tambour le 2 septembre. Il doit également quitter le presbytère (devenu propriété communale) en décembre[M 6],[T 1]. Pour compenser des pertes financières, l'Église luzycoise met en place le « denier du culte » : une requête auprès des paroissiens. La première rapporte 3 950 francs[M 6]. Le curé Tambour refuse également les obsèques aux suicidés, aux hommes ayant vécu en concubinage et aux conseillers municipaux proches de Chandioux[M 8].

La Première Guerre mondiale à Luzy[modifier | modifier le code]

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

À l'élection municipale de 1925, deux listes principales s'opposent : celle du centre et de la droite, dirigée par Philippe Thévenault (maire sortant) avec Pierre Davry et Jean Gacon (entrepreneur) face à celle du Cartel des gauches, dirigée par Émile Bramard (médecin), conseiller général du canton avec Jean Pauchard (quincaillier). Dès le premier tour, la liste du maire sortant est élue en totalité[M 9],[note 1].
À l'élection suivante (mai 1929), la liste socialiste de Bramard (avec Pauchard et Louis Baroin) affronte l'Union républicaine (UR) de Thévenault, puis de Gaspard Deroche pour le second tour. Au premier, douze des treize conseillers élus sont socialistes et au second, les huit élus sont de l'UR[M 9].

En mai 1932, le projet de budget pour l'année suivante est rejeté par onze voix contre neuf. Lors de la réunion suivante, programmée au 14 juillet, l'opposition ne se présente pas. Le 14 août, c'est Bramard et neuf des conseillers de sa liste qui sont absents. La réunion déplacée de nouveau au 11 septembre, le projet est cette fois accepté grâce à la voix prépondérante du maire[M 9]. Un mois après, le 6 octobre, dix conseillers démissionnent en reprochant au maire une « autorité dictatoriale » et un « coup de force ».
Ainsi, des élections complémentaires sont organisés les 20 et 27 novembre 1932 pour désigner qui seront les onze nouveaux conseillers remplaçant les dix démissionnaires et un mort. Le premier tour amène à la victoire de l'UR, qui remporte dix places. Elles sont reprises par les démissionnaires. Au second tour, c'est Lazare Pagnier, candidat socialiste, qui est élu, amenant la majorité à Bramard[M 9]. En 1935, les socialistes remportent l'élection dès le premier tour, et Bramard est réélu maire[M 9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1662 novembre 1707 Denis Nault   « Maire perpétuel »
1693 3 février 1710 Nicolas François Nault   « Maire perpétuel »
1748  ? Claude Coujard de la Verchère    
décembre 1777 2 mai 1786 ou 19 juin 1788 Marguerite-Charles Pelletier    
décembre 1789  ? Antoine Compin   Par intérim.
7 février 1790 mars 1793[Note 1] Claude Nault de Champagny   Militaire, maire de Luzy-Ville
1790  ? Des jours de Mazille   Maire de Luzy-Forains
23 septembre 1795 automne 1795 Denis Jadioux   Sellier
avril 1796  ? Jean-Chrysostome Boulu   Notaire
juillet 1798 1800 François Courault/d Révolutionnaire Notaire
juin 1800 1813 Jean-François Chapsal    
juin 1815 Charles-Simon-Pierre Ballard de la Chapelle   Officier au régiment d'Orléans-Dragons
juin 1815 15 juillet 1815 Gilbert Maisonseul   Huissier
15 juillet 1815 1818 Charles-Simon-Pierre Ballard de la Chapelle    
1818 1821[Note 2] François Courault/d Bonapartiste, royaliste Notaire
1821 1824 Antoine Compin    
1824 1830 Aimé Coujard de la Cheize    
juillet 1830  ? Louis Coujard de la Verchère    
 ? décembre 1831 Jean Chrysostome Boulu   Notaire
1831 1835 François Imbart-Latour    
1835 avril 1836 Louis Coujard de la Verchère    
1836 fin 1844[Note 3] Marie-Guillaume Jean Chrysostome Boulu Républicain  
fin 1844 1846 François-Marie Imbart-Latour    
janvier 1847 1869 Antoine Perrin    
1869 1870 Jean Gallois   Notaire
1870 1874 Xavier Garenne Républicain Notaire
1874 1876 Jean Gallois   Notaire
1876 1878 Xavier Garenne[Note 3] Républicain Notaire
1879 1884 Louis Bertrand   Médecin
1884 1885[Note 4] Lucien Gueneau Républicain Fondateur de la Société académique du Nivernais, plusieurs fois par le passé conseiller municipal et adjoint de la ville
1885 13 novembre 1915[Note 5] Jean Chandioux Démoc-soc  
novembre 1915  ? Pauchard (par intérim)    
 ? 1919 Ravier (par intérim)    
1919 juillet 1923[Note 5] Charles Épinat    
septembre 1923 mai 1929 Jean-Philippe Théveniault UR  
1929 octobre 1939[Note 5] Émile Bramart SFIO  
octobre 1939 mars 1941[Note 3] Louis Baroin (par intérim) Socialiste  
21 mars 191 1944[Note 5] Louis Henri Dollet SE Médecin, otage fusillé par les miliciens le 26 août 1944 au Bois de Marloux à Mellecey[réf. souhaitée]
septembre 1944 mai 1953 Marie-Joseph Bondoux SFIO  
1953 1971 Daniel Benoist SFIO
PS
Chirurgien
1971 12 novembre 1975[Note 5] Alain Benoist PS  
janvier 1976 1983 Fernand Baudin    
1983 1995 Casimir Terzaghi PS  
1995 2000 Marcel Joyeux[Note 5] DVD Conseiller général
2000 2001 Daniel Lambert   Par intérim.
mars 2001 2014 Jean-Louis Rollot PS Ancien vice-président du conseil général
2014 en cours Joceline Guérin PS Directrice de caisse d'épargne retraitée

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 6].

En 2014, la commune comptait 1 983 habitants, en diminution de -1,73 % par rapport à 2009 (Nièvre : -3,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
755 1 774 1 890 2 081 2 115 2 133 2 273 2 387 2 369
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 274 2 312 2 654 2 519 2 668 3 199 3 247 3 211 3 321
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 345 3 446 3 485 2 949 2 743 2 724 2 663 2 515 2 285
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
2 475 2 598 2 639 2 746 2 422 2 234 2 077 2 006 1 983
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

  • Une maison de santé (108 lits) avec centre de convalescence, centre Croix-Rouge.
  • Deux cabinets de médecine généraliste, cinq cabinets de médecine spécialiste (dentaire, ostéopathe, kinésithérapeuthe, orthophoniste, podologue).
  • Deux pharmacies, un opticien.
  • Un service de transport des malades, et un service d’infirmières et aides soignantes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Luzy possède un complexe d'enseignement constitué d'une école maternelle et d'une école primaire ainsi qu'un collège avec internat, nommé Antony-Duvivier.

Associations[modifier | modifier le code]

  • 100 associations en activité, soutenues par la mairie.

Économie[modifier | modifier le code]

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Commerces[modifier | modifier le code]

La commune dispose de 62 commerces.

  • 12 commerces alimentaires, dont trois boucheries.
  • 11 boutiques maison et jardin.
  • 9 bars, hôtels et/ou restaurants.
  • 9 coiffeurs et esthéticiens.
  • 6 garages automobiles et 1 station de lavage.
  • 12 autres commerces (habillement, tabac, papeterie, etc.)

Entreprises[modifier | modifier le code]

La commune compte 48 entreprises :

  • 17 entreprises de service (dont 7 banques-assurance) ;
  • 11 activités artisanales ;
  • 10 entreprises agricoles et para-agricoles ;
  • 10 autres entreprises (transports, voyages).

Auxquelles s’ajoutent 26 exploitations agricoles, surtout d’élevage.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Civils 
  • Ancien château fort des seigneurs de Luzy, du XIVe siècle.
  • Ancien château des seigneurs de Mazille, reconstruit aux XVIIIe et XIXe siècles.
  • Ancienne maison forte des seigneurs de Montarmin, datant du XIVe ou XVe siècle.
Religieux 
  • Église Saint-Pierre, église paroissiale du XIe ou XIIe siècle (première mention en 1088[M 1]). Les chapelles furent construites au XVIe siècle et la nef agrandie vers 1818. L'église fut détruite vers 1880 par la foudre et reconstruite en 1882[9]. Épitaphe de Jehan Simonin, curé de Luzy en 1635[10].
  • Ancienne église paroissiale Notre-Dame du XIIe siècle. Elle fut désaffectée en 1776, acquise par la commune en 1806, et réduite à l'état de vestiges en 1875[11].
  • Ancien presbytère de la paroisse de Notre-Dame construit en 1608 et reconstruit en 1858.

Tour carrée[modifier | modifier le code]

La tour carrée, érigée dans les années 1870 par Auguste Coujard de Lacheize[Note 7],[M 10], est une tour horloge située dans le centre-ville de la commune et n'ayant existé qu'une trentaine d'années[M 10]. Disposée sur un plan de 4 mètres de côté[M 10], elle est éclairée par trois longues baies[M 10]. Les quatre cadrans, placés sur le dernier étage du bâtiment[M 10], sont composés d'un cadran blanc émaillé de plus de 80 centimètres de diamètre[M 10], et sont également surmontés chacun de trois baies, celles-ci ne servant pas à laisser passer la lumière[M 10], mais permettait que le son des cloches soient entendu de loin[M 10]. L'horloge, quant à elle, devait être remontée tous les huit jours[M 10].

Les horloges ne marchent plus dès 1887[M 10], et la propriétaire, Mme Bertholomey, née Coujard de Laverchère[M 10], héritière d'Auguste Coujard de Lacheize[M 10] (mort en 1882[M 10]), ne s'en occupe pas[M 10],[12]. Dès l'acquisition de la tour par Marie-Camille Coujard de Laverchère en 1900[M 10], après le décès de sa tante[M 10], l'horloge est démontée et le mécanisme, avec un cadran, est vendu au curé de Tazilly Régnier, pour le prix de 100 francs[M 10]. La tour est rachetée pour 200 francs par l'huissier communal, Louis Prétet, en 1906[M 10]. Le prochain propriétaire la fera démolir pour la construction d'une remise[M 10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De sable au chevron d'argent accompagné de trois étoiles d'or. »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Certaines personnes sont nées et mortes à Luzy. Ils sont alors listés dans la section des naissances.

Nées à Luzy[modifier | modifier le code]

Mortes à Luzy[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Leblond (1747-1815), naturaliste, voyageur et médecin du Roy y mourut après une longue vie d'explorations et d'activités politiques, notamment en Guyane[13].

Actives à Luzy[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucien Gueneau, Un chapitre de l'histoire de Luzy,
    Réédité sous le titre L'Histoire de Luzy en 2006 à Paris aux éditions Res Universis, coll. « Monographies des villes et villages de France » (ISBN 2-8776-0356-3), puis le .
  1. Page 99.
  2. a, b, c et d Chapitre Ier : Origine. - Étymologie. - La pierre luzière. - Le dieu Luz. - Bibracte et le Beuvray. - Ruines gallo-romaines. - Les Invasions des barbares., p.11-22.
  • Lucien Gueneau, Causerie à mes concitoyens, distribution des Prix des Écoles communales de Luzy,
  • Lucien Gueneau, Luzy, nos médecins,
  • Lucien Gueneau, Deux pièces pour servir à l'histoire de Luzy
  • Jean Arnoux, Jean Millot, Jacques Charmant, Jean-Pierre Mordier, Andrée Forneret et Sabine Nivot, Regards sur Luzy à travers les siècles, auto-édité sous la direction de Jean-Pierre Mordier, , 350 p. (ISBN 978-2-7466-5843-1, notice BnF no FRBNF45037578)
  1. a, b, c et d Jean Arnoux, L'Installation humaine à Luzy, p. 22-24.
  2. Jean Arnoux, De la préhistoire à l'âge des métaux, l'importance du néolithique, p. 13-16.
  3. a, b et c Jean Arnoux, Des Gaulois aux Gallos-Romains, p. 17-21.
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t Jean-Pierre Mordier, À Luzy sous la IIe République, deux républicains arrêtés, emprisonnées et déportés, p. 142-146.
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y et z Jean-Pierre Mordier, Le Second Empire à Luzy, la démocratie confisquée, p. 147-151.
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Jean-Pierre Mordier, La Sépraration de l'Église et de l'État, une épreuve pour Luzy et son canton, p. 152-157.
  7. Jean Arnoux, Les Maires de Luzy, p. 106-109.
  8. a et b Jean-Pierre Morider, Clériscalisme et anticléricalisme à Luzy au début du XXe siècle, p.158-161.
  9. a, b, c, d et e Jean-Pierre Mordier, Les Années « trente » à Luzy, une vie politique agitée, p.162-166.
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s Andrée Forneret, La Tour carrée, une existence éphémère, p. 288.
  11. Jean Arnoux, Antoine Perrin, maire de 1847 à 1869, p. 112.
  • Abbé Auguste Tambour, Histoire de Luzy de la Révolution au début du XXe siècle, Paris, Le Livre d'Histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France » (ISBN 2-84373-958-6, notice BnF no FRBNF40966381)
    Fac-similé des éditions de 1937, 1945, 1947 et 1946, respectivement parues sous les titres : Luzy au temps de la Révolution, 1789-1802, Anecdotes sur Luzy au XIXe siècle, Petite histoire au début du XXe siècle et Luzy pendant l'Occupation.
  1. Dans Petite histoire de Luzy au début du XXe siècle, Tambour retranscrit la lettre qui lui fut remise le 13 décembre :

    « Monsieur
    Puisque vous renoncez aux privilèges et aux avantages que vous conférait la loi du 9 décembre 1905, vous avez du prendre vos mesures pour abandonnerle presbytère, propriété communale que vous habitez.
    Je vous prie en conséquence de me faire connaître quel jour vous quitterez cette propriété.
    Chandioux »

  2. a, b, c et d Petite histoire de Luzy au début du XXe siècle : Le Nom des rues, p. 9-12.
  • Collectif, Bulletins du groupe d'histoire locale de Luzy (Nièvre), depuis 1998
  1. Jean Arnoux, « D'étranges blocs de granits travaillés rencontrés dans les environs du Beuvray », Bulletin du groupe d'histoire locale de Luzy, no 13,‎ , p. 1-4.
  2. a et b Jean Arnoux, « Les Maires de Luzy 1re partie : des origines à 1818 », Bulletin du groupe d'histoire locale de Luzy, no 1,‎ , p. 17-22.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Destitution.
  2. Relevé de ses fonctions.
  3. a, b et c Démission.
  4. Atteint d'une maladie oclucaire.
  5. a, b, c, d, e et f Décédé
  6. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  7. Coujard de Lacheize achète le terrain (200 m2) en septembre 1871 devant le notaire de Luzy Maître Caillet à Mme Poiseau.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Albert Dauzat et Charles Rostaing, Librairie Guénégaud, 1989.
  2. Dictionnaire étymologique des noms de communes de la Nièvre, Albert Dauzat et Charles Rostaing, 1987.
  3. Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, Georges de Soultrait, 1865.
  4. a et b Lliane Pinard, Les Mentalités religieuses au Morvan au XIXe siècle (1830-1914), Académie du Morvan, , 627 p. (ISBN 2-9509271-1-4).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Notice no IA00001996, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Dépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale tourisme et loisirs, 2013.
  11. Notice no IA00001995, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Le maire de l'époque, Jean Chandioux, écrit en février 1897 à la propriétaire :

    « Madame,
    Vous possédez une horloge située sur le point culminant du pays et que le public ne peut se dispenser de voir. Cette horloge ne fonctionne plus depuis un certain temps et les aiguilles restent constamment à la même heure ; il en pourrait résulter des erreurs que commettraient facilement des voyageurs.
    Je vous prie donc de faire fonctionner votre horloge ou d'enlever les cadrans et les aiguilles. Au cas où il vous plairait cependant que la commune prenne à sa charge le fonctionnement de cette horloge, je serais à votre disposition pour soumettre la question au conseil municipal.
    Croyez en attendant, Madame, à l'assurance de mes sentiments distingués. »

    — Jean Chandioux

    D'après l'ouvrage Regards sur Luzy à travers les siècles, de Jean Arnoux, Jean Millot, Jacques Charmant, Jean-Pierre Mordier, Andrée Forneret et Sabine Nivot, paru en , il ne reste aucune trace d'une possible réponse.

  13. Lucile Allorge, Olivier Ikor, La Fabuleuse Odyssée des plantes : les botanistes voyageurs, les jardins des plantes, les herbiers, Jean-Claude Lattès, , 727 p. (ISBN 978-2709623278).
  14. Archives départementales de la Nièvre, série 1F. 168, 4 et 5.
  15. Archives historiques de la SNCF au Mans : CXXV.8 118LM110/2, dossier no 383.


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