Luzy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Luzy-Saint-Martin
Luzy
La place du 8-mai-1945 à  Luzy.
La place du 8-mai-1945 à Luzy.
Blason de Luzy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Canton Luzy
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Bazois Loire Morvan
Maire
Mandat
Jocelyne Guérin
depuis 2014
Code postal 58170
Code commune 58149
Démographie
Gentilé Luzycois, Luzycoises
Population
municipale
1 983 hab. (2014)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 24″ nord, 3° 58′ 15″ est
Altitude Min. 252 m – Max. 512 m
Superficie 41,67 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne

Voir sur la carte administrative de Bourgogne
City locator 14.svg
Luzy

Géolocalisation sur la carte : Nièvre

Voir sur la carte topographique de la Nièvre
City locator 14.svg
Luzy

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Luzy

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Luzy
Liens
Site web mairie-luzy.fr

Luzy est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Luzycois et les Luzycoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la Nièvre.

Luzy est un chef-lieu de canton du sud-est du département de la Nièvre, dans la partie sud du Morvan.

Communes limitrophes de Luzy
Millay Saint-Didier-sur-Arroux
(Saône-et-Loire)
Fléty Luzy Thil-sur-Arroux
(Saône-et-Loire)
Charbonnat
(Saône-et-Loire)
Tazilly Marly-sous-Issy
(Saône-et-Loire)
Issy-l'Évêque
(Saône-et-Loire)
Cuzy
(Saône-et-Loire)

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Avec la nouvelle réforme visant à transformer certains petits villages en hameaux de la ville de leur canton, Luzy aurait plusieurs nouveaux hameaux.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • La ville est traversée par la rivière Alène, affluent de l'Aron et sous-affluent de la Loire, qui s'élargit en un petit lac en raison d'un modeste barrage au niveau de la cité.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

  • Service de transport scolaire en centre-bourg.
  • Service gratuit de transport de séniors en centre-bourg.
  • Train express régional reliant à Dijon et à Nevers (gare de Luzy).
  • Prise en charge à 70 % des courses en taxi pour les personnes à mobilité réduite ou en situation d’isolement pour des déplacements dans l’enceinte du canton.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon les linguistes Albert Dauzat et Charles Rostaing, le nom de Luzy dériverait du nom d'homme latin Lausius auquel se serait ajouté le suffixe -acum[1],[2],[M 1] Différentes origines lui ont également été attribuées : selon Antony Duvivier et l'abbé Baudiau, il faut décomposer le mot en deux parties : luz, mot gaulois signifiant étang ou marais, et zy, deux et selon Lucien Gueneau, il viendrait d'une pierre luzière (pierre sacrée), placée à l'endroit de l'actuelle église Saint-Pierre[M 1].

On relève les formes suivantes du nom de la commune : Lausea au IVe siècle, Lausia vers 900, Luziacum en 936[G 1], Luzi en 1196, Luzeacum en 1269, Luzi en 1310 et Luzeium en 1333[3],[M 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette section est en cours de réécriture ou de restructuration importante. Les informations peuvent être modifiées à tout moment par le ou les utilisateurs ayant apposé ce bandeau. 13 mai 2017 par Tyseria (d · c · b).

Préhistoire et antiquité à Luzy et ses environs[modifier | modifier le code]

Divers apparitions préhistoriques sont visibles dans le canton de Luzy : deux bifaces de Neandertal sont découverts à Fléty et divers outils à Fléty, Millay, Poil et Savigny-Poil-Fol. Un menhir du néolithique datant d'environ 4 000 ans avant notre ère est trouvé à Chigy[C 1] (actuel Vallées de la Vanne) et deux haches en bronze à Luzy (environ −1 300)[M 2].

À l'oppidum du Mont Dosne (long de 400 mètres et large de 100 mètres), deux silex taillés sont trouvés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. On y retrouve aussi des traces de murs, de fossés et de belvédères. En -58, les Helvètes se battent contre l'empire romain sur le Montmort de Millay puis, après le siège d'Alésia en -52, Jules César s'arrête à Bibracte pour écrire une partie de ses mémoires de guerres[M 3].

De multiples vestiges de l'époque gallo-romaine (monnaies, restes d’habitations, poteries, etc.) sont également retrouvés à Luzy au début du XXe siècle ainsi que des clefs et une statuette à Plamont : en bronze coulé, de 7,2 centimètres, elle représente un homme habillé avec un oiseau et une couronne dans ses bras. Découverte en 1904 puis donnée au Musée des antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye, il n'en subsiste qu'un moulage[M 3]. De nombreux piliers et stèles funéraires sont également découverts aux environs du Mont Beuvray, dont certains piliers en territoires luzycois[M 3],[C 2].

Période de l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, Luzy est divisée en deux paroisses : Luzy-Notre-Dame et Luzy-Saint-Pierre[M 4].

En 936, les territoires de Luzy (Luzacum) sont donnés à la paroisse Saint-Nazaire d'Autun[G 2]. Cependant, peu après l'an mil, Luzy redevient indépendant et appartient à la famille de Semur, dont le plus lointant ancêtre retrouvé étant baron de Luzy est Geoffroy III[M 5].

Selon Jacques-François Baudiau en 1854 à Nevers dans Le Morvand ou essai géographique, topographique et historique sur cette contrée et Amédée Julien (notamment auteur d'une carte représentant Luzy à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle) dans La Nièvre à travers le passé publié également à Nevers en 1883, les fortifications entourant la ville, sont élevés au XIVe siècle. Mais pour les luzycois Auguste Tambour et Lucien Gueneau, c'est au XVe quelles sont construites. Entre Julien et Tambour les avis divergent également : le premier évoque des « fossés des six à huit mètres de profondeur, alimentés [à l'est] par les eaux[4] » du Grand étang du moulin, alors que le deuxième n'y croit pas : « Pour amener l'eau de l'étang dans les fossés creusés sous les murs du château, il aurait fallu établir un [...] aqueduc [qui] aurait dû avoir 300 mètres de long, huit mètres de profondeur au niveau de la mairie et au même endroit une largeur de douze à quinze mètres. Si ce canal avait existé, on en trouverait certainement des traces[T39 1],[M 6]. »

En 1962, lors de travaux dans le centre-ville de Luzy est découvert un vase de terre contenant une centaine de pièces de monnaies frappées au nom du roi de France Charles VI (émises en 1389 et 1417) et du duc de Bourgogne Jean sans Peur (émise en 1419). Selon le groupe d'histoire locale de la commune dans Regards sur Luzy à travers les siècles (Luzy, 2013), le vase aurait été caché en 1423, durant les troubles causées par le passage de bandes d'assassins et de pilleurs dans la commune[M 7].

En avril 1252, les seigneurs de Luzy Héloïse et Henri de Brancion accordent dans la Charte octroyée aux bourgeois de Luzy par le seigneur du dit lieu, Henri de Brancion et Héloïse, sa femme l'abandon de leurs condition de serf[G 3],[M 8]. Par exemple, il interdit aux seigneurs qui n'ont pas payé leurs créanciers dans le temps imparti d'en prendre un nouveau sans avoir remboursé la somme dû. Les agents du seigneurs ne pourront également plus ses saisir des animaux des bourgeois et le cens de la Saint-Martin rabaissé pour les plus pauvres. La justice est réorganisée, les obligations militaires sont réduites et la protection des habitants est améliorée. Il est cependant à noter que cette charte ne concerne pas Luzycois logés en-dehors de la muraille ainsi que plusieurs impôts[M 8].

Éloïse est la première Dame de Luzy après la fin de la branche des de Semur. Jean III de Châteauvillain, seigneur dès 1340, fils et petit-fils de seigneurs luzycois, est fait prisonnier par les anglais à la bataille de Poitiers, il met en gage sa seigneurie 5 000 florins d'or auprès de son beau-frère Guy d'Autun en 1356. Il la rachète trois ans plus tard mais la vend 3 000 florins d'or[G 4] en 1361 à Marguerite de Poitiers. Le fils de cette dernière, Édouard de Beaujeu, endetté, vend en 1394 Luzy à Guy de la Trémouille, son oncle, puis la rachète un an après. Ainsi, il peut l'échanger avec Louis de Sancerre qui l'offre à son gendre le dauphin d'Auvergne Guichard. À sa mort en 1418, le territoire luzycois est vendu à Bonne d'Artois. Son fils, Charles de Bourgogne, après la direction d'Artois puis de Marie de Friencourt, décide que les seigneurs de Nevers seront également ceux de Luzy. Il uni d'ailleurs la seigneurie luzycoise avec celle de Sémelay[M 5].

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Après la Révolution française, en 1790-1791, deux communes sont créées : Luzy-Ville et Luzy-Forains. Elles sont rassemblées peu après[C 3], entre 1795 et 1800[5].

Le XIXe siècle et le Second Empire[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1840, alors que la France est de nouveau sous la République, les républicains sont peu nombreux à Luzy, comparé aux monarchistes et bonapartistes. L'élection présidentielle de décembre 1848, le candidat des républicains modérés, Eugène Cavaignac, n'obtient que 6,67 % des voix luzycoises, un score meilleure que celui de Alexandre Ledru-Rollin, candidat de la gauche républicaine (4,16 %). Louis-Napoléon Bonaparte, quant à lui, obtient la majorité absolue (88 %). Aux élections législatives de 1849 dans l'arrondissement de Château-Chinon (Ville), six politiques de la gauche républicaine sont élus, et un seul du parti de l'Ordre est élu dans la Nièvre, contrairement à la tendance nationale[M 9].

Le 13 mai 1849, le jour de l'élection, se retrouve au Café français (rue du Commerce), Antony Duvivier, écrivain et poète, avec Gilbert Chandioux, un taillandier, et quelques autres personnes républicaines. Ils y critiquent alors ouvertement le nouveau président de la République et le gouvernement au place. Leportier, maréchal des logis de la gendarmerie locale, en tient un rapport le soir même : il parle de « propos outrageants » de Duvivier, qui aurait traité Bonaparte de « crétin et de Jean-Foutre ». Duvivier est condamné devant le juge d'instruction de Château-Chinon (Ville) le 25 août 1949 à un mois de prison et 200 francs d'amende. Il se réfugie alors en Belgique. En avril 1952, il est de nouveau condamné, et cette fois à être déporté en Algérie. Il s'enfuie alors à Constantinople (Empire ottoman) et prend un poste d'enseignant dans un collège français. Il rentre en 1958[M 9],[M 10].

En octobre 1951, Gilbert Chandioux est dénoncé d'avoir proféré des menaces contre des notables, d'avoir chanté La Marseillaise et d'avoir crié « À bas les cagots ! » et « À bas les Blancs ! ». Après un procès bâclé, il est lui aussi déporté en Algérie. Après quatorze mois d'exil, il est autorisé de rentrer chez lui, mais sous surveillance[M 9].

Après le coup d'État du 2 décembre 1851 proclamant le Second Empire, le maire Antoine Perrin, déjà élu en 1847, est désigné par l'Empire. Aux élections législatives de 1857, un candidat officiel est désigné par l'Empire pour Château-Chinon (Ville), le comte Honoré-Joseph-Octave Le Peletier d'Aunay, face au candidat non-officiel , le républicain modéré de la Bédolière. Le commissaire Simon Dudragne, arrivé à Luzy l'année d'avant, il est chargé de faire en sorte que Le Peletier d'Aunay est le meilleur résultat possible et que l'opposition n'ait pas moyen de faire campagne. Ce dernier n'a pas le droit d'organiser des événements publics et ne peut publier son programme dans les journaux, qui sont contrôlés. Les grands propriétaires doivent également indiquer à leurs employés pour qui ils dervont voter ; il les accompagne même le jour du vote. Ce jour-là, un seul bulletin est présenté : celui du candidat officiel. Le Peletier d'Aunay sera finalement élu à 97 % des voix, avec tout de même un taux d'abstention de plus de 40 %[M 10].

Selon la loi de sûreté générale de février 1858, qui permet aux autorités (par simple décision administrative) d'emprisonner et de déporter un ancien prisonnier politique pour des « faits graves ». Chandioux est donc accusé par Dudragne, d'avoir brûlé « dans le feu de sa forge, en dansant autour, les bulletins de M. le comte d'Aunay ». Il est de nouveau déporté en Algérie puis revient fin octobre de l'année suivante. Antony Duvivier, avec une autorisation de l'Empire, rentre en métropole dès août 1958 (comme 1 800 autres condamnés). Mais dès février 1859, il est traduit en justice pour des propos critiques envers l'Empereur, Jean-Baptiste Dupin et Jean-Baptiste Louis Gros prononcé dans un café luzycois le 3 février. Il est finalement acquitté mais, Dudragne faisant appel, est rejugé à Bourges puis condamné à être lui aussi déporté en Algérie, où il y reste un an avant de repartir pour Constantinople. Il y meurt en 1862 à l'âge de 48 ans[M 10].

Malgré cette victoire, Dudragne n'en a pas fini avec les républicains : il fait arrêter quelques jours après pour des « propos séditieux et offensants à l'égard de l'Empereur » treize luzycois dont le cousin de Gilbert Chandioux, Wandelle, un boulanger. Mais le tribunal de Château-Chinon (Ville), comme pour Duvivier, relaxe les inculpés. Dudragne, après une demande des autorités municipales et des habitants, fini par devoir partir (il part à Prémery mais est finalement révoqué de son poste pour alcoolisme)[M 10].

La IIIe République et l'apogée des républicains[modifier | modifier le code]

En 1892 (une vingtaine d'années après la création de la Troisième République), les élections locales sont largement remportées principalement par des républicains, dont Jean Chandioux, fils de Gilbert, maire depuis 1885[M 11],[M 12] mais également conseiller général du canton de Luzy, puis député de l'arrondissement de Château-Chinon (Ville). Ainsi, le canton s'améliore, avec la création de bureaux de poste, d'écoles, de routes, de réseaux de chemins de fer, etc[M 11]. La même année, les noms des rues, avenues et places de Luzy changent de noms, et perdent pour certains leurs consonances religieuses (rues de la Croix et Saint-Pierre, place de l'Église) pour des emblèmes républicains (rue de la Libre pensée, de la République, avenues de la Liberté, de l'Égalité et de la Fraternité), des philosophes (rues Denis Diderot, Jean-Jacques Rousseau et Voltaire), des politiques des trois Républiques (rues Duviver, Kléber, Lamartine et Victor Hugo), avenues Carnot, Hoche et Marceau, cour Gambetta) ou encore à la guerre franco-allemande de 1870 (avenue Garibaldi, cour Chanzy)[M 13].

À Luzy, dès les années 1880, la laïcité est mise en place[M 11]. On enlève les crucifix des différents hôpitaux et des tribunaux[M 11], et les sœurs hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus doivent quitter la ville dès 1891[M 11]. Le curé en fonction, Isodore Alexandre, supporte mal les transformations qui posent un problème à la pratique chrétienne : 14 % des luzycois vont à la messe du dimanche[M 11],[6], dont 80 % de femmes[M 11],[6]. Lors de l'inventaire de l'église Saint-Pierre, le 19 janvier 1906, le curé n'est pas présent[M 11]. L'intervention est donc reportée au 26[M 11]. Ce jour-là, après sa déclaration de protestation, Alexandre laisse les hommes d'État rentrer, sans plus d'opposition[M 11]. Mais dans le reste du canton, la tension est beaucoup plus forte : à Fléty, Sémelay, Poil, Rémilly, Lanty, Larochemillay (où on use de violence[M 11]) et Millay les religieux refusent d'ouvrir les portes des bâtiments religieux[M 11]. La mairie luzycoise, responsable du projet, doit faire venir de Nevers un serrurier et un commissaire de police, accompagnés de gendarme de la brigade de Luzy[M 11].

Lors des élections législatives françaises de 1906, Jean Chandioux remporte la majorité absolue dans les cinq cantons de l'arrondissement face au candidat catholique Geoffroy Saint-Hilaire (il se félicite d'avoir battu « l'hydre cléricale »). Il publie un arrêté municipal interdisant « les processions et autres manifestations d'un culte quelconque [...] sur le territoire de la commune ». La même année, le nouvel évêque de Nevers, François-Léon Gauthey, remplace Alexandre par Auguste Tambour. La désignation a lieu le 8 août et l'installation de Tambour le 2 septembre. Il doit également quitter le presbytère (devenu propriété communale) en décembre[M 11],[T 1]. Pour compenser des pertes financières, l'Église luzycoise met en place le « denier du culte » : une requête auprès des paroissiens. La première rapporte 3 950 francs[M 11]. Le curé Tambour refuse également les obsèques aux suicidés, aux hommes ayant vécu en concubinage et aux conseillers municipaux proches de Chandioux[M 13].

La Première Guerre mondiale à Luzy[modifier | modifier le code]

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

À l'élection municipale de 1925, deux listes principales s'opposent : celle du centre et de la droite, dirigée par Philippe Thévenault (maire sortant) avec Pierre Davry et Jean Gacon (entrepreneur) face à celle du Cartel des gauches, dirigée par Émile Bramard (médecin), conseiller général du canton avec Jean Pauchard (quincaillier). Dès le premier tour, la liste du maire sortant est élue en totalité[M 14],[Note 1].
À l'élection suivante (mai 1929), la liste socialiste de Bramard (avec Pauchard et Louis Baroin) affronte l'Union républicaine (UR) de Thévenault, puis de Gaspard Deroche pour le second tour. Au premier, douze des treize conseillers élus sont socialistes et au second, les huit élus sont de l'UR[M 14].

En mai 1932, le projet de budget pour l'année suivante est rejeté par onze voix contre neuf. Lors de la réunion suivante, programmée au 14 juillet, l'opposition ne se présente pas. Le 14 août, c'est Bramard et neuf des conseillers de sa liste qui sont absents. La réunion déplacée de nouveau au 11 septembre, le projet est cette fois accepté grâce à la voix prépondérante du maire[M 14]. Un mois après, le 6 octobre, dix conseillers démissionnent en reprochant au maire une « autorité dictatoriale » et un « coup de force ».
Ainsi, des élections complémentaires sont organisés les 20 et 27 novembre 1932 pour désigner qui seront les onze nouveaux conseillers remplaçant les dix démissionnaires et un mort. Le premier tour amène à la victoire de l'UR, qui remporte dix places. Elles sont reprises par les démissionnaires. Au second tour, c'est Lazare Pagnier, candidat socialiste, qui est élu, amenant la majorité à Bramard[M 14]. En 1935, les socialistes remportent l'élection dès le premier tour, et Bramard est réélu maire[M 14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des seigneurs et Dames de Luzy[modifier | modifier le code]

Branche des de Semur
  • Geoffroy III
  •  ?-1088 : Geoffroy IV, baron de Semur, frère de Saint Hugues
  • 1088-1128 : Geoffroy V, baron de Luzy (marié avec Mathilde de Luzy)
  • 1128-1147 : Geoffroy VI
  • Pierre, baron de Luzy
  • v. 1150-1162 : Dalmace II, frère de Pierre (marié avec Radegonde de Bourbon-Lancy)
  • 1162-1218 : Simon Ier
  • 1219-1226 : Dalmas III, fis de Simon Ier (marié avec Béatrice de Vignory)
  • 1226-1246/7 : Simon II, fils de Dalmas III
  • 1247-1257 : Henri de Semur, fils de Simon Ier
Branche des de Châteauvillain et des de Luzy
  • 1257-1262 : Héloïse, sœur d'Henri (mariée avec Henri de Brancion)
  • 1262-1284 : Jean Ier de Châteauvillain, gendre de Simon Ier (marié avec Jeanne)
  • 1284-1288 : Guyot/Guy de Châteauvillain, fils de Jean Ier
  • 1292-1300 : Robert, dauphin d'Auvergne (époux de la veuve de Guy)
  • 1300-1339 : Jean II de Châteauvillain, fils de Guy de Châteauvillain (marié avec Isabelle de Torote puis avec Catherine de Beaujeu)
  • 1340-1356 : Jean III de Châteauvillain, fils de Jean II (marié avec Marie de Chastillon puis avec Alix de Thianges). Met en gage sa succession pour payer la rançon de sa capture à la bataille de Poitiers par les Anglais.
  • 1356-1360 : Guy d'Autun, beau-frère de Jean III, seigneur de fait
  • 1360-1361 : Jean III de Châteauvillain. Rachète ses biens puis, endetté, les vends.
Multiples ventes et dons
  • 1361-1394 : Marguerite de Poitiers
  • 1394 : Édouard de Beaujeu, fis de Marguerite. Endetté, vend Luzy.
  • 1394-1395 : Guy de la Trémouille, oncle d'Édouard
  • 1395-1397 : Édouard de Beaujeu. Rachète son domaine puis l'échange avec Louis de Sancerre.
  • 1397-1418 : Guichard, dauphin d'Auvergne, gendre de Louis de Sancerre. À sa mort, la seigneurie est vendu.
  • 1418-1425 : Bonne d'Artois (mariée avec Philippe de Bourgogne puis avec Philippe III de Bourgogne). Elle lègue finalement Luzy.
  • 1425-1442 : Marie de Friencourt

À la mort de Marie de Friencourt, Charles de Bourgogne, fils de Bonne d'Artois, décide que les seigneurs de Nevers seront également ceux de Luzy[M 5].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Luzy.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cette section contient une ou plusieurs listes. Le texte gagnerait à être rédigé sous la forme de paragraphes synthétiques, plus agréables à la lecture.   (juin 2016).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 983 habitants, en diminution de -1,73 % par rapport à 2009 (Nièvre : -3,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
755 1 774 1 890 2 081 2 115 2 133 2 273 2 387 2 369
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 274 2 312 2 654 2 519 2 668 3 199 3 247 3 211 3 321
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 345 3 446 3 485 2 949 2 743 2 724 2 663 2 515 2 285
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
2 475 2 598 2 639 2 746 2 422 2 234 2 077 2 006 1 983
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le recensement de 1795 ne concerne que l'ancienne commune Luzy-Ville (755 habitants) et non Luzy-Forains (660 habitants[5]). Le total de ces recensements donne une population de 1 315 luzycois répartis sur le territoire de l'actuelle commune.

Santé[modifier | modifier le code]

  • Une maison de santé (108 lits) avec centre de convalescence, centre Croix-Rouge.
  • Deux cabinets de médecine généraliste, cinq cabinets de médecine spécialiste (dentaire, ostéopathe, kinésithérapeuthe, orthophoniste, podologue).
  • Deux pharmacies, un opticien.
  • Un service de transport des malades, et un service d’infirmières et aides soignantes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Luzy possède un complexe d'enseignement constitué d'une école maternelle et d'une école primaire ainsi qu'un collège avec internat, nommé Antony-Duvivier.

Associations[modifier | modifier le code]

  • 100 associations en activité, soutenues par la mairie.

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

La commune dispose de 62 commerces.

  • 12 commerces alimentaires, dont trois boucheries.
  • 11 boutiques maison et jardin.
  • 9 bars, hôtels et/ou restaurants.
  • 9 coiffeurs et esthéticiens.
  • 6 garages automobiles et 1 station de lavage.
  • 12 autres commerces (habillement, tabac, papeterie, etc.)

Entreprises[modifier | modifier le code]

La commune compte 48 entreprises :

  • 17 entreprises de service (dont 7 banques-assurance) ;
  • 11 activités artisanales ;
  • 10 entreprises agricoles et para-agricoles ;
  • 10 autres entreprises (transports, voyages).

Auxquelles s’ajoutent 26 exploitations agricoles, surtout d’élevage.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Civils 
Religieux 

Château des barons[modifier | modifier le code]

La première apparition du château des seigneurs des Luzy, dit « château des barons », remonte en 1088, où « le moulin près de l'étang du château de Luzy » est donné par Geoffroy de Semur aux religieuses de Marcigny. D'une surface triangulaire, son aire est de 8 800 m2 environ et sa longueur des côtés est de 172 mètres maximum. Le donjon, dont son toit coniqu est restauré en 2001, possède des murs de deux mètres d'épaisseurs[M 15].

Le puis du château est utilisé jusqu'en 1954 et l'installation du réseau d'eau potable. Une tour carrée est également disposée dans l'enceinte du château et servait à l'administration judiciaire de la barronnerie. Elle disparaît à la Révolution ou peu après (dans une carte de la ville dessinée par Amédée Jullien en 1883, la tour n'est pas présente)[M 15].

Tour carrée[modifier | modifier le code]

La tour carrée, érigée dans les années 1870 par Auguste Coujard de Lacheize[Note 3], est une tour horloge située dans le centre-ville de la commune et n'ayant existé qu'une trentaine d'années. Disposée sur un plan de 4 mètres de côté, elle est éclairée par trois longues baies. Les quatre cadrans, placés sur le dernier étage du bâtiment, sont composés d'un cadran blanc émaillé de plus de 80 centimètres de diamètre, et sont également surmontés chacun de trois baies, celles-ci ne servant pas à laisser passer la lumière, mais permettait que le son des cloches soient entendu de loin. L'horloge, quant à elle, devait être remontée tous les huit jours[M 16].

Les horloges ne marchent plus dès 1887, et la propriétaire, Mme Bertholomey, née Coujard de Laverchère, héritière d'Auguste Coujard de Lacheize (mort en 1882), ne s'en occupe pas[Note 4]. Dès l'acquisition de la tour par Marie-Camille Coujard de Laverchère en 1900, après le décès de sa tante, l'horloge est démontée et le mécanisme, avec un cadran, est vendu au curé de Tazilly Régnier[C 4], pour le prix de 100 francs. La tour est rachetée pour 200 francs par l'huissier communal, Louis Prétet, en 1906. Le prochain propriétaire la fera démolir pour la construction d'une remise[M 16],[C 5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De sable au chevron d'argent accompagné de trois étoiles d'or. »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Certaines personnes sont nées et mortes à Luzy. Ils sont alors listés dans la section des naissances.

Nées à Luzy[modifier | modifier le code]

Mortes à Luzy[modifier | modifier le code]

  • Claude Nault de Champagny (1723-1807) : seigneur de Champagny et maire de Luzy. Il est le petit-fils du « maire perpétuel » Nicolas François Nault et le beau-frère de son prédécesseur Claude Coujard de la Verchère. Après une carrière militaire où il est lieutenant-colonel d'infanterie, major du régiment de Champagne et maréchal des camps et armées du Roi, il se présente en 1789 à l'élection des députés aux États Généraux pour la Noblesse, sans succès. Il est élu premier maire de la commune Luzy-Ville au début de l'année suivante et signe le 7 février une lettre pour obtenir la création d'un département du Morvan avec comme chef-lieu Autun, sans succès également. Il doit démissionner en 1792, après avoir fraudé au tirage au sort des volontaires militaires. Il est nommé fabricien le 28 juin 1800 par son successeur Jean-François Chapsal. Il décède à Luzy le 30 août 1807 à 84 ans[C 3].
  • Jean-Baptiste Leblond (1747-1815) : naturaliste, voyageur et médecin du Roy y mourut après une longue vie d'explorations et d'activités politiques, notamment en Guyane[14].

Actives à Luzy[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucien Gueneau, Un chapitre de l'histoire de Luzy,
    Réédité sous le titre L'Histoire de Luzy en 2006 à Paris aux éditions Res Universis, coll. « Monographies des villes et villages de France » (ISBN 2-8776-0356-3), puis le .
  1. Page 99.
  2. Chapitre III : Luzy donné en 936 à l'église Saint-Nazaire d'Autun. - Création de l'archiprêtré et de la barronnerie. - Conférence de 1150 et 1159 au monastère Saint-André.
  3. Nos barons. - Les de Luzy. - Les de Semur., p. 34-42
  4. Page 127.
  5. a, b, c et d Chapitre Ier : Origine. - Étymologie. - La pierre luzière. - Le dieu Luz. - Bibracte et le Beuvray. - Ruines gallo-romaines. - Les Invasions des barbares., p.11-22.
  • Lucien Gueneau, Causerie à mes concitoyens, distribution des Prix des Écoles communales de Luzy,
  • Lucien Gueneau, Luzy, nos médecins,
  • Lucien Gueneau, Deux pièces pour servir à l'histoire de Luzy
  • Jean Arnoux, Jean Millot, Jacques Charmant, Jean-Pierre Mordier, Andrée Forneret et Sabine Nivot, Regards sur Luzy à travers les siècles, auto-édité sous la direction de Jean-Pierre Mordier, , 350 p. (ISBN 978-2-7466-5843-1, notice BnF no FRBNF45037578)
  1. a, b et c Jean Arnoux, L'Installation humaine à Luzy, p. 22-24.
  2. Jean Arnoux, De la préhistoire à l'âge des métaux, l'importance du néolithique, p. 13-16.
  3. a, b et c Jean Arnoux, Des Gaulois aux Gallos-Romains, p. 17-21.
  4. a et b Jean-Pierre Modier, L'Église Notre-Dame de Luzy, église et lieu de sépulture, p. 48-51.
  5. a, b et c Jean Arnoux, Les Seigneurs de Luzy, p. 35-37.
  6. a et b Jean-Pierre Mordier, Luzy, ville fortifiée, entre fiction et réalité, p. 42-47.
  7. Jean Arnoux, Les Traces de la Guerre de cent ans, p. 38-41.
  8. a et b Jean-Pierre Modier, Avril 1252 : Luzy s'affranchit de la domination seigneuriale, p. 31-34.
  9. a, b et c Jean-Pierre Mordier, À Luzy sous la IIe République, deux républicains arrêtés, emprisonnées et déportés, p. 142-146.
  10. a, b, c et d Jean-Pierre Mordier, Le Second Empire à Luzy, la démocratie confisquée, p. 147-151.
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Jean-Pierre Mordier, La Sépraration de l'Église et de l'État, une épreuve pour Luzy et son canton, p. 152-157.
  12. Jean Arnoux, Les Maires de Luzy, p. 106-109.
  13. a et b Jean-Pierre Morider, Clériscalisme et anticléricalisme à Luzy au début du XXe siècle, p.158-161.
  14. a, b, c, d et e Jean-Pierre Mordier, Les Années « trente » à Luzy, une vie politique agitée, p.162-166.
  15. a et b Jean Arnoux, Le Château des barons, un lieu de pouvoir civil et militaire, p. 26-30.
  16. a et b Andrée Forneret, La Tour carrée, une existence éphémère, p. 288.
  17. Jean Arnoux, Antoine Perrin, maire de 1847 à 1869, p. 112.
  18. Jean-Pierre Mordier, L'entrée des Luzycois dans la Révolution, 1789-1790, p. 67-71.
  • Abbé Auguste Tambour, Histoire de Luzy de la Révolution au début du XXe siècle, Paris, Le Livre d'Histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France » (ISBN 2-84373-958-6, notice BnF no FRBNF40966381)
    Fac-similé des éditions de 1937, 1945, 1947 et 1946, respectivement parues sous les titres : Luzy au temps de la Révolution, 1789-1802, Anecdotes sur Luzy au XIXe siècle, Petite histoire au début du XXe siècle et Luzy pendant l'Occupation.
  1. Dans Petite histoire de Luzy au début du XXe siècle, Tambour retranscrit la lettre qui lui fut remise le 13 décembre :

    « Monsieur
    Puisque vous renoncez aux privilèges et aux avantages que vous conférait la loi du 9 décembre 1905, vous avez du prendre vos mesures pour abandonnerle presbytère, propriété communale que vous habitez.
    Je vous prie en conséquence de me faire connaître quel jour vous quitterez cette propriété.
    Chandioux »

  2. a, b, c et d Petite histoire de Luzy au début du XXe siècle : Le Nom des rues, p. 9-12.
  • Auguste Tambour, Quelques pages sur Luzy à travers les siècles, Nevers,
  1. « Pour amener l'eau de l'étang dans les fossés creusés sous les murs du château... »
  • Collectif, Bulletins du groupe d'histoire locale de Luzy (Nièvre), depuis 1998
  1. Jean Arnoux, « Le Menhir de Chigy, à Tazilly (Nièvre) », Bulletin du groupe d'histoire locale de Luzy, no 2,‎ , p. 1-7.
  2. Jean Arnoux, « D'étranges blocs de granits travaillés rencontrés dans les environs du Beuvray », Bulletin du groupe d'histoire locale de Luzy, no 13,‎ , p. 1-4.
  3. a, b et c Jean Arnoux, « Les Maires de Luzy 1re partie : des origines à 1818 », Bulletin du groupe d'histoire locale de Luzy, no 1,‎ , p. 17-22.
  4. « Au sujet de l'horloge de la tour carrée de Luzy », Bulletin du groupe d'histoire locale de Luzy, no 2,‎ , p. 29.
  5. Andrée Forneret, « Histoire de la tour carrée qui dominait Luzy », Bulletin du groupe d'histoire locale de Luzy, no 1,‎ , p. 23-25.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il faut également noter que de nombreux tracts injurieux sont distribués contre Bramard et son équipe, qui contait comme principaux ennemis le député Xavier Vallat et le curé luzycois Auguste Tambour (leader de l'Union catholique, organisation conservatrice).
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Coujard de Lacheize achète le terrain (200 m2) en septembre 1871 devant le notaire de Luzy Maître Caillet à Mme Poiseau.
  4. Le maire de l'époque, Jean Chandioux, écrit en février 1897 à la propriétaire :

    « Madame,
    Vous possédez une horloge située sur le point culminant du pays et que le public ne peut se dispenser de voir. Cette horloge ne fonctionne plus depuis un certain temps et les aiguilles restent constamment à la même heure ; il en pourrait résulter des erreurs que commettraient facilement des voyageurs.
    Je vous prie donc de faire fonctionner votre horloge ou d'enlever les cadrans et les aiguilles. Au cas où il vous plairait cependant que la commune prenne à sa charge le fonctionnement de cette horloge, je serais à votre disposition pour soumettre la question au conseil municipal.
    Croyez en attendant, Madame, à l'assurance de mes sentiments distingués. »

    — Jean Chandioux

    D'après l'ouvrage Regards sur Luzy à travers les siècles, de Jean Arnoux, Jean Millot, Jacques Charmant, Jean-Pierre Mordier, Andrée Forneret et Sabine Nivot, paru en , il ne reste aucune trace d'une possible réponse.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Albert Dauzat et Charles Rostaing, Librairie Guénégaud, 1989.
  2. Dictionnaire étymologique des noms de communes de la Nièvre, Albert Dauzat et Charles Rostaing, 1987.
  3. Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, Georges de Soultrait, 1865.
  4. Amédée Julien, La Nièvre à travers le passé, Nevers, .
  5. a et b « Forains-de-Luzy », sur Cassini-EHESS (consulté le 8 mai 2017).
  6. a et b Lliane Pinard, Les Mentalités religieuses au Morvan au XIXe siècle (1830-1914), Académie du Morvan, , 627 p. (ISBN 2-9509271-1-4).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Notice no IA00001996, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Dépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale tourisme et loisirs, 2013.
  13. Notice no IA00001995, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Lucile Allorge, Olivier Ikor, La Fabuleuse Odyssée des plantes : les botanistes voyageurs, les jardins des plantes, les herbiers, Jean-Claude Lattès, , 727 p. (ISBN 978-2709623278).
  15. Archives départementales de la Nièvre, série 1F. 168, 4 et 5.
  16. Archives historiques de la SNCF au Mans : CXXV.8 118LM110/2, dossier no 383.
  17. « Jocelyne Guérin nommée au grade de chevalier dans l'Orde national du Mérite », sur Le Journal du Centre, (consulté le 6 mai 2017).