Millay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Millay
L'église Saint-Mauriceet le monument aux morts de Millay.
L'église Saint-Maurice
et le monument aux morts de Millay.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Canton Luzy
Intercommunalité Communauté de communes Bazois Loire Morvan
Maire
Mandat
Christian Pouchelet
2014-2020
Code postal 58170
Code commune 58168
Démographie
Gentilé Millayçois
Population
municipale
448 hab. (2015 en augmentation de 1,36 % par rapport à 2010)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 50′ 35″ nord, 4° 00′ 02″ est
Altitude Min. 255 m
Max. 465 m
Superficie 37,55 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Millay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Millay
Liens
Site web www.millay-morvan.com

Millay est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Millayçois et les Millayçoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Millay se trouve à 10 km au N-NE de Luzy.

Millay se situe dans le Morvan, dans le sud-est du département de la Nièvre.

Lien web vers une Carte détaillée de la commune de Millay

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chiddes Larochemillay Poil Rose des vents
Avrée N Saint-Didier-sur-Arroux
(Saône-et-Loire)
O    Millay    E
S
Fléty Luzy

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Des ruines gallo-romaines attestent l'ancienneté de la présence humaine à Millay où a pu se dérouler la bataille de Jules César contre les Helvètes en 58 av. J.-C.

Deux thèses s'affrontent concernant le lieu de cette bataille. L'une d'elles situe cette bataille à l'ouest de la commune (Rechigy). Une pierre, « La Pierre à Mort », garderait la teinte rouge du sang des victimes (en fait de l'oxyde de fer).

Moyen Âge et Ancien régime[modifier | modifier le code]

Fief ecclésiastique de la prieure de Marcigny-sur-Loire du XIe siècle au XVIIIe siècle, Millay est cédé en 1619 au baron de Larochemillay. De cette époque date le développement de la culture du sarrasin. Malgré la dureté de la vie et les disettes, la population vit assez convenablement de la terre. La Révolution et l'Empire atteignent peu le pays, qui connaît en fait son véritable essor économique sous les règnes de Louis-Philippe et de Napoléon III. De nombreux ponts et routes témoignent de cette période prospère. Puisant dans les forces vives de la région, la Première Guerre mondiale constitue le premier frein sérieux au renouveau économique, tandis que l'exode rural achève d'affaiblir le pays pendant l'entre-deux-guerres.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Sous l'occupation allemande, le maire de Millay Pierre de Laplanche est très présent sur sa commune en particulier pendant la période de juin 1940 à août 1940, où il écrit des notes qui sont présentes aux archives départementales de la Nièvre et qui retranscrivent la vie que la population des petits villages du sud Morvan subissait à cette période. Pierre de Laplanche exige des autorités allemandes qu’elles payent les frais de séjour et le montant des réquisitions et des vivres pris sur les fermes de la commune de Millay. Les Allemands sont étonnés de cette attitude et refusent d'abord de payer ces indemnités. Devant l'insistance du maire, ils consentent à effectuer certains paiements. Le maire de Millay est très vite perçu comme un rebelle qui ne plie pas aux ordres des troupes d'occupation. Le 15 août 1940, Pierre de Laplanche est arrêté pour résistance passive à l'occupant et emprisonné à la Kommandantur de Larochemillay. Les Allemands exigent pour sa libération qu'un nouveau maire soit nommé. Le conseil municipal choisit un nouveau maire et Pierre de Laplanche est relâché, mais il a été très éprouvé par son arrestation et son incarcération. Il décède en mars 1942.

Après la Seconde Guerre mondiale, la commune réussit sa reconversion agricole et modernise sa pratique de l'élevage charolais, tirant ainsi profit de la qualité des prairies locales.

Fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

La commune de Millay a réalisé en 1993, la première chaufferie communale au bois de la région Bourgogne-Franche-Comté qui chauffe 3 800 m2 de bâtiments dont une maison de retraite. Ce sont les agriculteurs locaux qui approvisionnent la chaufferie en plaquettes forestières.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le Haut-Morvan et Millay, vue du sud.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 2020 Christian Pouchelet    
2008 2014 Philippe Coujard de Laplanche    
1993 2008 Jean-Louis Thibaudin    
1947 1993 Bernard Coujard de Laplanche    
1945 1947 Jean Dejoux    
1942 1945 Louis Dureuil    
1908 1942 Pierre Coujard de Laplanche    
1900 1908 Jacques Thiraud    
1885 1900 Jules Perrot    
1878 1885 Maurice Coujard de Laplanche    
1876 1878 Arthur Epinat    
1855 1876 Henry Coujard de Laplanche   Conseiller général
1840 1855 Jean Baptiste Epinat    
1834 1840 Henry Coujard de Laplanche    
1831 1834 Denis Coujard de Laplanche    
1824 1831 Charles Cousson    
1808 1824 François Coujard de Laplanche    
1801 1808 Chargére du Breuil    
Les données manquantes sont à compléter.

Les données antérieures à 1995 sont reconstituées à partir des données
d'état civil de la commune sur GenNièvre
. Les années sont les années relevées sur les actes.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2].

En 2015, la commune comptait 448 habitants[Note 1], en augmentation de 1,36 % par rapport à 2010 (Nièvre : -3,57 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9868767219001 0001 1331 1311 2001 175
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2171 1481 1401 2181 3911 5061 5571 6331 654
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5621 5061 5041 3081 1721 0871 052962945
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
838776674627557490454448453
2015 - - - - - - - -
448--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Maurice de Millay, église paroissiale du XIe siècle - XIIe siècle, édifice orienté de plan en croix latine à absides et absidioles circulaires, avec son clocher sur la croisée du transept. Beau chœur à contrefort du XIIe siècle. Le patronage de la cure fut donné par le roi de France à la prieure de Marcigny-sur-Loire. Elle a subi des travaux qui ont respecté son antériorité[5]. Couverte en tuile canal. Ouverte tous les jours[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  5. Roland Niaux, Histoire et archéologie Morvan et Bourgogne, 9 février 1994, édition Viviane Niaux
  6. Dépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale Tourisme & Loisirs, 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]