Moulins-Engilbert

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Moulins-Engilbert
Les ruines du château.
Les ruines du château.
Blason de Moulins-Engilbert
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Canton Luzy
Intercommunalité Communauté de communes Bazois Loire Morvan
Maire
Mandat
Frédéric Monet
2014-2020
Code postal 58290
Code commune 58182
Démographie
Gentilé Moulinois
Population
municipale
1 500 hab. (2014 en diminution de 9,53 % par rapport à 2009)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 14″ nord, 3° 48′ 38″ est
Altitude Min. 209 m
Max. 441 m
Superficie 40,76 km2
Localisation

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Moulins-Engilbert est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est une des portes du parc naturel régional du Morvan dont elle fait partie depuis 2008.

Rose des vents Maux Sermages Rose des vents
Limanton N Saint-Léger-de-Fougeret
Onlay
O    Moulins-Engilbert    E
S
Vandenesse Préporché


Villages, hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • Chaumes de Marry, Commagny, James, Marry, les Perrières, les Houllières, le Champ Mort, Velées, Villaine, les Levées, Champcourt, le Pavillon, la Gretaude, Acroux, la Croix Guillier, Chevannes, Charpiot, le Gros Chêne, le Bois de Chaume.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Elle est située à cheval sur la faille du Bazois, à la fois sur des sols de roches métamorphiques (granites, schistes, quartz, etc.) et sédimentaires (calcaires fins et marneux). Son paysage est caractérisé par des vallées et des plateaux recouverts de bocages à l'ouest et de la basse montagne vers l'est (Morvan).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à la confluence de deux rivières, le Garat et le Guignon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les origines sont floues. Il ne se trouve aucun rapport comme ont pu l'avancer des érudits du XIXe siècle avec un certain Angilbert sous Charlemagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gravure extraite de "Les Plans et Profils de toutes les principales villes et lieux considérables de France. par le Sieur TASSIN, géographe ordinaire de sa Majesté. À paris, Chez Melchior Tavernier, en l'Isle du Palais. 1634" (Province de Bourgogne)

Des fouilles, effectuées à Marry en 1877, révèlent des mosaïques, des poteries ou encore des monnaies romaines qui attestent l'existence d'une ancienne villa romaine.

Moulins-Engilbert aurait obtenu ses premières franchises à la fin du XIIe siècle, mais aucun texte ne nous est parvenu. Le territoire appartient aux comtes de Nevers, longtemps vassaux des ducs de Bourgogne. À la fin du XIVe siècle, la ville s'entoure de remparts.

Le château daté des Xe - XVe siècle, dont il reste l'ensemble des remparts et deux bâtiments partiellement conservés, a abrité en décembre 1290 la célébration du mariage de Louis de Flandre avec Jeanne de Rethel, et en 1424 l’union de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, avec Bonne d'Artois, veuve de Philippe de Bourgogne, ainsi que la rédaction de la Coutume de Nevers en 1463-1464 à défaut de neuf articles et finalement signée définitivement en 1534 à Nevers.

La ville aurait brûlé en 1509 (ou 1525 et aurait souffert au XVIe siècle des guerres de religion, le château aurait été pillé et incendié en 1525... mais de tout ceci nous n'avons aucune preuve.

Cette châtellenie devient, pendant la Révolution, chef-lieu de district avec cinq cantons, puis, en 1800, chef-lieu d'un simple canton.
Entre 1795 et 1800, la commune absorbe celle voisine de Sermages[1].
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta provisoirement le nom de Moulins-la-République[1].
En 1841, la commune de Sermages prend son indépendance et celle voisine de Commagny est absorbée à son tour[1].

Au XIXe siècle, la ville compte de nombreux moulins, ainsi que des tanneries et des tuileries. Un grand champ de foire est construit. Mais ni le canal du Nivernais, ni la ligne de chemin de fer Clamecy-Cercy-la-Tour ne passent a Moulins-Engilbert. L'exode rural est entamé dès la fin du XIXe siècle.

Le marché aux bestiaux rendit la ville assez connue et son nouveau marché au cadran, installé en 1983, la propulsa au rang des plus grands marchés de la région.

Malgré l'arrivée du tacot en 1910, Moulins-Engilbert reste à l'écart des voies modernes de communication. Au XXe siècle, cette commune est réputée pour son marché au cadran.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1896 1903 Joseph Berger    
mars 2001   Jacques Guillemain SE Conseiller général
2014 en cours Frédéric Monet DvG Moniteur d'auto-école

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2014, la commune comptait 1 500 habitants[Note 1], en diminution de 9,53 % par rapport à 2009 (Nièvre : -3,01 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 136 2 517 2 317 2 482 2 937 3 316 2 867 3 013 3 016
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 057 2 828 2 978 3 030 3 108 3 484 3 545 3 411 3 214
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 086 2 841 2 790 2 412 2 322 2 288 2 151 2 224 1 989
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 894 1 905 1 830 1 732 1 711 1 571 1 685 1 557 1 500
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le festival « Faites le mur », festival d'art mural en Morvan. De cette rencontre inédite avec les artistes, au cœur d'un village qui réunit à lui seul trois grands noms du trompe-l’œil (Henri Cadiou, Pierre Gilou et Daniel Solnon), est né, au fil des rues, un parcours de fresques évoquant le patrimoine et les richesses du Morvan, son histoire, ses savoir-faire d’hier et d’aujourd’hui.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Marché au cadran, en fonction depuis 1983.
  • Économie essentiellement agricole, mais également artisanale avec de nombreuses entreprises, du bâtiment entre autres et administrative avec la présence d'antennes du conseil départemental, d'un collège, du Foyer de vie, d'une maison de retraite et de la Communauté de Communes. (source: diagnostic du PLUi)
  • Ouverture du Télécentre du Sud Morvan, proposant 7 bureaux à louer, ainsi que 2 salles de réunion afin de permettre aux créateurs d'entreprises ou à des salariés souhaitant s'installer dans le Morvan de trouver des conditions de travail idéal, avec connexion directe à la fibre optique.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Civils 
Religieux
Couvent des Ursulines
  • (1635, 1719, 1725), actuel EHPAD, rue Saint-Jacques, propriété privée NB: cet ancien couvent héberge maintenant une fresque de grand format réalisée dans le cadre du festival "faites le mur". Elle est visible au 1er étage, à gauche de l'escalier, dans le patio extérieur.
  • Couvent et ancienne chapelle des Pères de Picpus, ordre franciscain: 1638 le couvent et les vestiges de l’ancienne chapelle sont inscrits aux Monuments Historiques, propriétés privées situées 41 rue du Commandant Blin (ancienne chapelle) et 1 rue de James (couvent). Les jardins typiques comportent une pièce d'eau alimentée par une source qui est régulée par une pelle en extrémité du bief. Les deux propriétés ont été séparées par un mur après la révolution et le départ des Pères. Plusieurs sculptures et gravures attestent du passé religieux des bâtiments conventuels dont un Cœur du Christ et différentes niches dédiées à la Vierge.
  • http://www.sudmorvan.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=33&Itemid=61
  • Église Saint-Jean-Baptiste, des XIVe, XVIe et XXe siècles. Bel édifice du Moyen Âge finissant présentant une nef non voûtée ouvrant sur une abside en cul de four. Jugement dernier, vitrail du XVIe siècle. Abondamment sculpté à l'intérieur comme à l'extérieur.

À l'intérieur : un bois polychrome représentant saint Eloy , daté du XVIIe siècle et Logo monument historique Classé MH (1963), cette statue devait être honorée lors d'une procession le 25 juin par la Confrèrie de Saint-Loy, qui existait au début du XVIIe siècle[7]. Ouverte tous les jours[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules, à la croix ancrée d'or. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacqueline & Serge Bernard, Moulins-Engilbert. À l'écoute des pierres t.I, éd Les Annales des Pays Nivernais dans La Camosine, N°110 du 1er trimestre 2003, 40.p.
  • Jacqueline & Serge Bernard, Moulins-Engilbert. À l'écoute des pierres, t.II, éd Les Annales des Pays Nivernais, dans: La Camosine, N°117, 3e trimestre 2004, 45. p.
  • JACQUOT E., BONHOMME F., MIGNOTTE Y., PERE P. et PORTET F., « Le Vieux Château de Moulins-Engilbert, un projet pluridisciplinaire ». Dans : Patrimoine, revue de l’Institut national du patrimoine, tome n°6, p.142-147.
  • BONHOMME F., « Le château de Moulins-Engilbert (Nièvre) : approches et étude du bâti d’un chef-lieu de châtellenie ». Dans : Chastels et maisons fortes en Bourgogne : actes des journées de castellologie de Bourgogne 2008-2009, tome III, p.19-39.
  • Elicio Colin, Petite histoire du Nivernais : Le Nivernais et les principaux événements de l'histoire générale, Nevers, Éditions Ropiteau, , 268 p.
  • Jean Drouillet, Folklore du Nivernais et du Morvan, La Charité-sur-Loire, Éditions Bernadat
  • Alfred Massé, Histoire du Nivernais, Paris, Boivin et Cie, , 308 p.
  • N. J. Morellet, J. C. Barat, E. Bussière (ill. Barat, Raymond, Geoffrey et Bussière), Le Nivernois : Album historique et pittoresque, Nevers, Éditions Bussière, 1838-1840, 2 volumes de 204 et 260 p., 27 cm × 34,5 cm

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Moulins-Engilbert », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 5 août 2012)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  6. Études croisées du Vieux Château de Moulins-Engilbert (Nièvre), coll. Archéologie en Bourgogne, n°17, Dijon, 2009, 16 p. (ISSN 1771-6640)
  7. Lydie Dupont, Trésors cachés des églises de la Nièvre, La Camosine, 1990, notice n°41, p.60/160.p.
  8. Dépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale Tourisme & Loisirs, 2013
  9. Notice no PA00112925, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Notice no IA00001768, base Mérimée, ministère français de la Culture