Saint-Léger-de-Fougeret
| Saint-Léger-de-Fougeret | |||||
Le château. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Nièvre | ||||
| Arrondissement | Château-Chinon (Ville) | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Morvan Sommets et Grands Lacs | ||||
| Maire Mandat |
Bernard Detilleux 2020-2026 |
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| Code postal | 58120 (anciennement 58610 - jusqu'en 1982) | ||||
| Code commune | 58249 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Léodégarois[1] | ||||
| Population municipale |
315 hab. (2023 |
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| Densité | 9,8 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 01′ 20″ nord, 3° 53′ 55″ est | ||||
| Altitude | Min. 304 m Max. 670 m |
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| Superficie | 32,19 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Château-Chinon | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nièvre
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Saint-Léger-de-Fougeret est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté. En 1793, elle prit le nom de Fougeret-la-Montagne. À ne pas confondre avec Saint-Léger-de-Foucheret, aujourd'hui Saint-Léger-Vauban.
Géographie
[modifier | modifier le code]Géologie
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]Hameaux, villages, écarts, lieux-dits
[modifier | modifier le code]Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]| Saint-Hilaire-en-Morvan | ||||
| Sermages | N | Château-Chinon Campagne Fâchin | ||
| O Saint-Léger-de-Fougeret E | ||||
| S | ||||
| Moulins-Engilbert | Onlay | Villapourçon |
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 370 mm, avec 14,3 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Château-Chinon (Ville) à 6 km à vol d'oiseau[8], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 252,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21,3 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Saint-Léger-de-Fougeret est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (50,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,3 %), prairies (47,8 %), zones agricoles hétérogènes (2,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,3 %), terres arables (0,1 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
[modifier | modifier le code]On relève les formes suivantes du nom de la commune : Sanctus-Leodegarius (1286), Sanctus-Leodegarius de Fougereto (1478), Sainct-Ligier de Fougeray (1484), Sainct-Ligert de Fogretz (1577), Saint-Ligier-de-Fougeret (1610), Saint-Ligier-de-Fogeray (1638) et Saint-Léger-de-Fougerenne (1673)[16], sous la Révolution, le village fut Fougeret en Montagne[17].
Saint-Laurent est un hagiotoponyme qui fait référence à Léger d'Autun, son culte est très répandu en Morvan et sur les confins[17].
Le second élément apparaît à la fin du Moyen Âge (de Fougereto en 1478). Ce nom désigne des lieux où croît la fougère[17].
Histoire
[modifier | modifier le code]La première mention connue de la commune remonte à 1286 : Sanctus-Leodegarius[16].
Seigneurs
[modifier | modifier le code]- 1663 : Jacques de Champs
- 1690 : Paul Girardot
- 1701 : Gaspard-François de Champs
- 1755 : Claude de Champs[18].
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | D'argent à la plante de fougère arrachée de sinople ; au chef bandé d'or et d'azur et à la bordure de gueules.
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Religieuse
[modifier | modifier le code]- Curés connus
- 1580 : Martin Cassier
- 1622 : Courault
- 1634 : des Ulmes
- 1690 : Lantault - Millin - Boulenot - Charles André
- 1693 : Jean Thoumelin
- 1710 : Clergeault
- 1727 : Gaucher de Vernois
- 1741 : Claude-François Gauché
- 1750 : Guillier
- 1782 : Massin
- 1792 : Thibault (intrus)
- 1803 : Dubois Ier
- 1811 : Dubois II
- 1815 : Étienne Charollois
Civile
[modifier | modifier le code]- Maires
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].
En 2023, la commune comptait 315 habitants[Note 2], en évolution de −15,55 % par rapport à 2017 (Nièvre : −2,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Population et société
[modifier | modifier le code]Enseignement religieux
[modifier | modifier le code]L'UOIF a installé en 1990, dans un petit château du hameau de Bouteloin un Institut européen des sciences humaines (IESH), centre de formation d’imams « à la française » et colonie de vacances « ouverte à tous ». Cette école coranique fondée par l'entremise des Frères musulmans ne disposant d'aucune reconnaissance étatique et n'entretenant aucun lien avec une quelconque université[24] est sujette à de nombreuses controverses[24],[25],[26].
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Château de Saint-Léger-de-Fourgeret : une maison forte datant des XVIe et XVIIe siècles, possédant un colombier et des jardins à la française.
- Château de Bouteloin.
- Château de Clinzeau.
- Église reconstruite au XIXe siècle.
- Vierge Notre-Dame-de-la-Garde.
- Moulin des Michots.
Divers
[modifier | modifier le code]- En 2008, à Changemois, Donald E. Russell, un paléontologue américain de 81 ans, entreprend la construction d’un édifice de style gothique qu’il réalise de ses mains et avec l’aide de son fils[27].
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Jacques Renard (1914-1944), résistant français, Compagnon de la Libération, né dans la commune.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Saint-Léger-de-Fougeret sur le site de l'association des Saint-Léger de France et d'ailleurs.
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Léger-de-Fougeret et Château-Chinon (Ville) », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Chateau Chinon », sur la commune de Château-Chinon (Ville) - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Chateau Chinon », sur la commune de Château-Chinon (Ville) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-Léger-de-Fougeret ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, 1865.
- Gérard Taverdet, Les Noms de lieux de la Nièvre, Centre régional de documentation pédagogique de l'Académie de Dijon, , p. 63.
- ↑ Henri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, département de la Nièvre, 1891.
- ↑ « Blason… », sur armorialdefrance.fr.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- Sarah Belouezzane, « Une école française islamique au cœur de la Bourgogne », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Formation des imams : dans le Morvan, l'Institut européen des sciences humaines cherche à évoluer », sur France Culture, (consulté le )
- ↑ Carol Ferrara, Françoise Lorcerie et Vincent Geissier, « L’enseignement musulman sous contrat dans le viseur des pouvoirs publics français », sur The Conversation, (consulté le )
- ↑ « Et le gothique s’éleva dans le Morvan des mains d’un Américain de 91 ans », Sylvie Anibal, Le Journal du Centre, 28 octobre 2018.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jacques-François Baudiau, Le Morvand, éd. Guénégaud, Paris, 1965, 3. Vol, t.III, pp. 392–398.
