Poil (Nièvre)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Poil (homonymie).
Poil
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Canton Luzy
Intercommunalité CC des Portes sud du Morvan
Maire
Mandat
Christian Courault
2014-
Code postal 58170
Code commune 58211
Démographie
Gentilé Pictiens, Pixiens.
Population
municipale
153 hab. (2012)
Densité 5,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 52′ 04″ N 4° 04′ 28″ E / 46.8677777778, 4.0744444444446° 52′ 04″ Nord 4° 04′ 28″ Est / 46.8677777778, 4.07444444444
Altitude Min. 297 m – Max. 522 m
Superficie 27,02 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Poil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Poil

Poil (en nivernais Poué) est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne.

Ses habitants sont appelés les Pictiens et les Pictiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la Nièvre.svg

Poil est un village situé à l'est de la Nièvre (58), à une dizaine de kilomètres au nord-est de Luzy.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Larochemillay Saint-Léger-sous-Beuvray
(Saône-et-Loire)
Rose des vents
N La Comelle
(Saône-et-Loire)
O    Poil    E
S
Millay Saint-Didier-sur-Arroux
(Saône-et-Loire)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Pictia au Xe siècle[1]. Ensuite, on trouve la forme Poiz en 1281, Poys au XIVe siècle[2].

L'évolution du radical Picti- > Poi(z)- de *Poits- est comparable à celle de Pict-ávis > Poit-eus, Poitiers

Histoire[modifier | modifier le code]

Situé au sud-est de l'ancien oppidum gaulois de Bibracte, le territoire de Poil était déjà habité à l'époque romaine, voire avant. En témoignent des fouilles protohistoriques et des vestiges gallo-romains, par exemple des « pierres druidiques » et la Motte Forte à Lagué.

La création de la commune en 1860[modifier | modifier le code]

Bien que créée comme commune indépendante en 1790, Poil fut absorbée par Larochemillay pendant la Révolution française par décision du président du district de Moulins-Engilbert entre 1795 et 1800 (Poil formant toutefois une section au sein de la commune de Larochemillay) ; Poil ne retrouva son autonomie qu'en 1860 (décret impérial du )[3]. En 1858, après plusieurs refus antérieurs, le conseil général de la Nièvre vote la création de la commune de Poil, et adopte en 1859 après maintes polémiques, le tracé de la limite communale entre Larochemillay et la nouvelle commune[4]. Cette création devient officielle par le décret du .

Cette scission était souhaitée par la quasi-totalité des habitants de Poil :

« Les habitants de la section de Poil, commune de Larochemillay, demandent unanimement, et depuis leur incorporation à la commune de Larochemillay, incorporation qui eût lieu par décision arbitraire du président du district de Moulins-Engilbert, leur séparation en commune distincte. Ils font remarquer qu'ils ont formé en tout temps une paroisse distincte ; qu'ils ont été érigés en commune quand l'Assemblée nationale de 1790 organisa les municipalités. Que depuis leur incorporation à la commune de Larochemillay, ils ont été systématiquement privés des ressources communales, que s'ils possèdent aujourd'hui une église, un presbytère, un cimetière, une maison d'école, ils ne les doivent qu'à la libéralité des propriétaires de leur section ; que la juste popularité dont jouissent ces propriétaires les appelle dans les conseils municipaux dont ils ont presque toujours été exclus par la section prépondérante ; que, par suite de cette exclusion, les actes de l'administration [municipale] sont toujours en suspicion de la part de la section exclue ; que de nombreuses difficultés administratives sont nées de ce manque de confiance[5]. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Christian Courault    
2008 2014 Jean-Émile Boulez   Agriculteur
1977 2008 Louis Cougny PCF Agriculteur
1953 1977 Vicomte François de Bodin de Galembert    
1924 1953 Vicomte Joseph de Bodin de Galembert    
1897 1924 Vicomte Henry de Bodin de Galembert    
1896 1897 Pierre Goby    
1884 1896 Laurent Dugas de la Boissonny    
1879 1884 Comte Fernand de la Ferté Meun    
1860 1879 Baron Charles de Bodin de Galembert    
1790 1795 Jean Cas    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 153 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
858 806 798 800 863 871 978 940 932
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
894 855 864 682 636 597 546 533 428
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
366 302 241 228 206 189 158 156 155
2012 - - - - - - - -
153 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école des garçons a été transformée en salle des fêtes et celle des filles en école de maréchalerie. Désormais, les écoles les plus proches sont celles de Chiddes (classe élémentaire) et de Millay (maternelle et CE2-CM1-CM2).

L'école de maréchalerie La Forge a pris feu la nuit du 15 au 16 août 2014[9].

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun établissement de santé dans le village, les plus proches sont ceux de Luzy.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie locale est fondée sur l'élevage de bovins de race charolaise, la polyculture et la forêt.

La commune possède également deux commerces :

  • une auberge (un incendie ayant endommagé l'intérieur[10], des gérants sont recherchés[11])
  • une crêperie (Les Crêpes vagabondes)[12]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Poil recèle six châteaux :

Poil possède en outre une église romane, remaniée aux XVIe et XIXe siècles, ainsi que la chapelle néogothique d'Ettevaux, qui date du XIXe siècle. Elle est nommée l'Église Saint-Romain[13].

Divers[modifier | modifier le code]

  • Le village de Poil a contribué malgré lui à une mystification lancée par le journaliste Paul Birault en décembre 1913 : il a affirmé que le père fictif de la démocratie, Hégésippe Simon, est né à Poil.
  • La fête patronale a lieu du 11 au 17 novembre. Mais cette fête pris fin en 2008 sous le maire Jean-Emile Boulez.
  • La fête de la treuf (mot morvandiau signifiant pomme de terre) se déroule le dernier week-end du mois d'août. Elle n'a pas eu lieu en 2013 mais a repris depuis.
  • La municipalité déplore le vol répété des panneaux situés à l'entrée du village et indiquant son nom.
  • La commune fait partie de l'association des communes de France aux noms burlesques et chantants, l'une des expressions humoristiques des habitants est de dire « ah qu'il fait bon de vivre à Poil ! »[réf. nécessaire].
  • Poil a fait l'objet d'une vidéo de l'humoriste Rémi Gaillard qui s'y est rendu déguisé en tube de mousse à raser et a aspergé des habitants de mousse.
  • Doria Tillier, présentatrice météo du Grand Journal, a promis le de présenter la météo « à poil » en cas de qualification de la France pour la Coupe du monde contre l'Ukraine. Le lendemain, à la suite de la victoire des Bleus, elle présente la météo depuis Poil, tenant ainsi sa promesse.
  • Le village de Poil a donné son nom à la marque de caleçons Au Poil[14], Arnaud Montebourg est d'ailleurs passé à Poil soutenir la marque à l'occasion de son ascension du Mont-Beuvray le 25 Mai 2015[15].
  • Le décor principal du moyen-métrage de Julien Marsa et de Lucie Prost Les rosiers grimpants est dans le bourg[16]. Le moyen-métrage est actuellement en cours de production et sera diffusé en mars 2016 sur Arte[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, 1918, page 46 (lire en ligne sur Gallica) [1]
  2. L. Berthoud, Étude historique et étymologique des noms de lieux habités du Département de la Côte-d'Or, Volume 3, Partie 2, page 46.
  3. Bulletin officiel du Ministère de l'intérieur, 1860, disponible sur Gallica
  4. Rapports du Préfet, procès-verbaux des délibérations, conseil général de la Nièvre, 1859, disponible sur Gallica
  5. Rapports du Préfet, procès-verbaux des délibérations, conseil général de la Nièvre, 1858, disponible sur Gallica
  6. http://www.gennievre.net/wiki/index.php5/Poil_maires
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  9. Le Journal de Saône-et-Loire, 16 août 2014 (lire en ligne)
  10. Le Journal du Centre, le 6 décembre 2012 (lire en ligne).
  11. Page "Commerce" sur le site de la commune"
  12. Page "Commerce" du site de la commune
  13. Page de l'église sur le site de la commune
  14. « Un caleçon... Au Poil » (consulté le 10 juin 2015)
  15. « Montebourg joue les mannequins pour les marques «made in France» » (consulté le 10 juin 2015)
  16. a et b Le Journal de Saône-et-Loire, 19 août 2015, La Morvan cadre d'un film (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :