Arleuf

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Arleuf
Arleuf
Église d'Arleuf.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Intercommunalité Communauté de communes Morvan Sommets et Grands Lacs
Maire
Mandat
Ethan Viol
2020-2026
Code postal 58430
Code commune 58010
Démographie
Gentilé Arleuquins, Arleuquines
Population
municipale
716 hab. (2018 en diminution de 10,72 % par rapport à 2013)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 02′ 44″ nord, 4° 01′ 24″ est
Altitude Min. 402 m
Max. 857 m
Superficie 59,77 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Château-Chinon
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Arleuf

Arleuf est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

En morvandiau, le nom de la commune se dit Arleu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village du Morvan est situé au cœur de la Bourgogne, à quelques kilomètres de Château-Chinon, au sud du lac de Pannecière.

Il est traversé par la route départementale D 978 qui relie Nevers à Autun.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le plus haut sommet d'Arleuf, le Grand Montarnu à 857 mètres d'altitude, est le point culminant du département de la Nièvre.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux, bourgs, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Plusieurs hameaux composent la commune :

  • Grangeolles
  • Les Brenets
  • Les Brenots
  • Les Gardebois
  • Les Bardiaux
  • Les Raviers
  • Le Chatz
  • Les Manges
  • Poisson
  • Les Petits
  • Les Cheintres
  • La Forâte dit « les forettes »
  • Les Robins
  • La ruchette
  • Les Trinquets
  • Les Blandins
  • Le Maraut
  • Fosse
  • Montignon
  • La Pirotte
  • Bost
  • Les Chauveaux
  • Les Rollots
  • Les Barats
  • Voucoux
  • Les Bouchoux

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Arleuf est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (72,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (72 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (72,6 %), prairies (24,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %), zones urbanisées (0,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le terme médiéval Alleu se rapporte à une terre qui ne se trouvait pas soumise à l'emprise du seigneur et était exempte de droits féodaux[8]. Arleuf a pris plusieurs noms au cours de son histoire : Arido Loco en 1317, Aleuz en 1447, Arleuf en 1529[9] et à la Révolution, Arleux en 1801, puis de nouveau Arleuf.

Histoire[modifier | modifier le code]

Néolithique[modifier | modifier le code]

Dans une publication de 1903, l'archéologue Hippolyte Marlot signale la découverte de plusieurs haches de l'âge du bronze près de la fontaine du hameau des Robins, ainsi qu'au mont Moux à Anost. Aucune illustration ne nous est parvenue et les objets ne sont pas connus plus précisément[10],[11].

La seigneurie de La Tournelle[modifier | modifier le code]

Située au finage d'Arleuf, dans le Morvan, coutume du Nivernais, généralité de Moulins. Elle fut érigée en marquisat et s'étendait sur trois paroisses très étendues, de sept fiefs dont trois importants avec droit de haute, moyenne et basse justice et de droit de gruri[12]. Elle jouit en vertu de la coutume, des titres des droits de directe, comme les droits de dixmes de blairie[13], bordelage, corvées à bœufs et à bras, de taille serville et de servitude personnelle sur la majorité des vassaux.

Vie au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIXe siècle, les Carnés sont connus par leur blanchisserie de toile[14].

Le Tacot du Morvan[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, la commune était desservie par une des lignes du Tacot du Morvan : le chemin de fer d'Autun à Château-Chinon.

Initialement ouverte en août 1900, la ligne fut prolongée le jusqu'à Château-Chinon (Ville).

Arleuf était alors desservie par plusieurs arrêts : deux haltes situées dans la forêt de Fragny et au lieu-dit des Malpennes (devenu aujourd'hui Les Malpeines), une gare dans le bourg de la commune et un arrêt facultatif au hameau les Blandins.

Une autre gare était située au hameau le Châtelet. Elle était néanmoins destinée à desservir ledit hameau ainsi que le bourg de la commune voisine de Fâchin.

Le trafic voyageurs fut stoppé le , remplacé par un service d'autocars. La ligne, fermée définitivement en 1936, fut démontée entièrement en 1939[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Maxime Gautrain PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2018, la commune comptait 716 habitants[Note 2], en diminution de 10,72 % par rapport à 2013 (Nièvre : −4,36 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0502 1802 1612 6762 4422 5203 0633 0383 140
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0383 0532 8512 6172 5752 8302 7972 6472 650
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4262 3592 1051 8531 5801 4461 4071 3111 209
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 1581 1661 019864863800791812757
2018 - - - - - - - -
716--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19]. |recens-prem=2005 |nombre.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (35,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (30,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,7 % au niveau national et 47,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,4 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 17,7 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 30,8 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 11,9 %, 15 à 29 ans = 11,9 %, 30 à 44 ans = 14,2 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 41 %).
Pyramide des âges à Arleuf en 2008 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,0 
90  ans ou +
3,3 
9,3 
75 à 89 ans
15,9 
20,5 
60 à 74 ans
21,8 
22,0 
45 à 59 ans
21,0 
17,7 
30 à 44 ans
14,2 
16,2 
15 à 29 ans
11,9 
13,4 
0 à 14 ans
11,9 
Pyramide des âges du département de la Nièvre en 2008 en pourcentage[21].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
9,2 
75 à 89 ans
14,1 
17,7 
60 à 74 ans
17,9 
23,0 
45 à 59 ans
21,7 
17,9 
30 à 44 ans
16,9 
15,5 
15 à 29 ans
13,4 
16,2 
0 à 14 ans
14,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Théâtre gallo-romain des Bardiaux.
Tour radar aux environs d'Arleuf.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Dictionnaire des villes et villages de Bourgogne, Viévy, Editions de l'Escargot Savant, , 558 p. (ISBN 978-2-918299-27-1, notice BnF no FRBNF43615263), p. 21.
  9. Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique du département de la Nièvre comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Société nivernaise des lettres, sciences et arts, Paris, imprimerie impériale, , 246 p. (lire en ligne), p. 5.
  10. Gilles Gaucher, Sites et cultures de l'âge du Bronze dans le Bassin parisien, Paris, CNRS Éditions, coll. « Suppléments à Gallia Préhistoire », , 480 p. (lire en ligne), p. 336.
  11. Hippolyte Marlot, « Notes préhistoriques sur le Morvan et les contrées limitrophes », Revue mensuelle de l'École d'anthropologie de Paris, Association pour l'enseignement des sciences anthropologiques,‎ , p. 424-430 (lire en ligne).
  12. Droits perçus sous l'Ancien Régime sur la ventes du bois
  13. Droit sur le pacage des animaux
  14. Jacques-François Baudiau, Le Morvand ou essai géographique, topographique et historique de cette contrée (2e), vol. 1, Nevers, (1re éd. 1854), 629 p. (lire en ligne), p. 335.
  15. « À travers le Haut-Morvan : le Tacot d'Autun à Château-Chinon de 1900 à 1936 », article de J. Paineau paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 80 (automne 1989), p. 3-8.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. « Évolution et structure de la population à Arleuf en 2008 », sur recensement-2007.insee.fr (consulté le ).
  21. « Résultats du recensement de la population de la Nièvre en 2008 », sur recensement-2007.insee.fr (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucien Gueneau, Le Droit de chasse à Arleuf-en Morvand en 1494,
  • C. Bouchoux, Arleuf sous l'Ancien Régime dans Bulletin de l'Académie du Morvan, 1998, p.61.
  • Marcel Vigreux, Paysans et notables du Morvan au XIXe siècle, dans Bulletin de l'Académie du Morvan, 1998, p.61.
  • Gewa Thoquet, La vie dans un village du Morvan : d'après les écrits de l'époque - Arleuf de 1625 à 1725, Levallois, Les chemins du passé, , 310 p.
  • Acte notarié de la Seigneurie de La Tournelle, conservé aux Archives nationales, cote T. 191.
  • Martine Régnier & Christian Bouchoux, La Seigneurie de La Tournelle et La Seigneurie d'Arleuf publiés dans le Bulletin de l'Académie du Morvan, n°: 7 & 8 et 54-55.
  • C. Barret, Les métayers de l'Autunois, Morvan, dans, Bulletin de l'Académie du Morvan, n°: 44.

Liens externes[modifier | modifier le code]