Domecy-sur-Cure

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Domecy-sur-Cure
Domecy-sur-Cure
La mairie et l'église Saint-Antoine, à Cure.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Intercommunalité Communauté de communes Avallon - Vézelay - Morvan
Maire
Mandat
Marc Pautet
2020-2026
Code postal 89450
Code commune 89145
Démographie
Population
municipale
383 hab. (2018 en diminution de 7,49 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 24′ 55″ nord, 3° 48′ 39″ est
Altitude Min. 158 m
Max. 351 m
Superficie 20,57 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Avallon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Joux-la-Ville
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Domecy-sur-Cure est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Mine de plomb argentifère au lieu-dit Grateloup

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • La Cure
  • Brinjame petite rivière affluent de la Cure[1]

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Domecy - Cure.
  • Usy - ce gros hameau était le seul de la paroisse situé en Bourgogne.
  • Côme (ferme) - Culêtre - Villars le bas - les Boulois - Brinjame - 5 hameaux situés dans la partie nivernaise de la commune.

Lieux-dits: Malassis (ancien moulin) - Grateloup, en Bourgogne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Six communes sont limitrphes à celle de Domecy-sur-Cure, dont trois dans la Nièvre[1] :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Domecy-sur-Cure est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avallon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 74 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (50,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (50,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,2 %), prairies (30,9 %), terres arables (8,9 %), zones agricoles hétérogènes (8,3 %), zones urbanisées (1,8 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Domilii Castrum - Domeciacum -

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Atelier de poterie

À l'époque gallo-romaine un village se trouvait sur le plateau aux bois de Chalvron[9],[1], à environ 1 500 m au sud de l'église[1], à proximité d'une voie antique recalibrée à l'époque romaine - ce qui a favorisé l'installation d'un atelier de céramique[9],[10]. De nombreux exemplaires de sa production ont été trouvés à la grande villa gallo-romaine de Vergigny (7 km à l'ouest), ancien village disparu sur la commune d'Asquins (qui borde Vézelay au nord). Entre autres pièces, une cruche grise fine lustrée est datée de la fin IVe siècle, une autre cruche claire micacée date du haut Moyen Âge (VIe – IXe siècles), des gobelets ; certaines pièces présentent des décors à la molette[11]. Les jattes représentent 46,4 % de la production, les pots 19,8 %[12], et les amphores moins de 10 %[13].

L'atelier gallo-romain a aussi produit des mortiers[14] (11,24 % de la production) à lèvre double en collerette, à la panse légèrement bombée et au fond concave - ces différents éléments présentant des variations. Les mortiers de Domecy ont deux types de becs verseurs : un bec fabriqué séparément puis collé à la barbotine ; et un bec formé par un bourrelet prolongeant la lèvre interne[12]. Le site a également fourni des jattes utilisées comme mortiers, à lèvre moulurée et légèrement entrante et dont la vasque est recouverte d'une râpe de sable[12].

L'atelier aurait fonctionné du IIe au IVe siècle[13].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'ancienne paroisse de Domecy était jadis mère-église, mais a cédé la préséance à celle de Cure à qui elle est réunie. Au XIe siècle son église était sous le patronage de saint Romain, martyr et faisait partie du diocèse d'Autun, de l'archiprêtré de Corbigny, puis de celui de Vézelay, de l'élection et grenier à sel de cette même ville.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Un des seigneurs fut Louis de Jaucourt (1704-1780), sire de Doudey et Domecy, second époux de Anne de La Forest, veuve en premières noces de Pierre Leroy, baron d'Alarde.

Ce finage est la réunion de deux paroisses : Cure et Domecy. La rivière de la Cure le divise en deux parties qui le partageait aussi sous l'Ancien Régime, entre deux provinces : Bourgogne et Nivernais.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935   Pierre-Étienne Flandin    
1953 1971 Paul Flandin Droite Conseiller général
1971 1995 Pierre-Étienne Bréguet DVD  
2001 2017 Noëlle Rauscent[15] DVD Retraitée
Sénatrice LREM de l'Yonne depuis juin 2017
(en tant que suppléante de Jean-Baptiste Lemoyne)
2017 En cours Marc Pautet SE Professeur de mathématiques

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2018, la commune comptait 383 habitants[Note 3], en diminution de 7,49 % par rapport à 2013 (Yonne : −1,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
716743726732872860900951958
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
862832800798819868784761700
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
709688600505473809487526459
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
491446386481500450387403391
2018 - - - - - - - -
383--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Civils[modifier | modifier le code]

Religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités inhumées au cimetière de Domecy[modifier | modifier le code]

  • Charles Flandin (1803-1887), professeur de médecine spécialiste des maladies infectieuses qui laissa un traité sur les poisons, chimiste, co-inventeur avec le comte Henri de Ruolz du métal argenté, vice-président du conseil général de l'Yonne.
  • Louis-Étienne Charpillon (1817-1894 à Domecy), historien de l'Eure, par ailleurs chargé par Alexandre Dumas de sa succession.
  • Paul Flandin (1917-2005), neveu du précédent, maire de Domecy, conseiller général de l'Yonne, fondateur des parcs naturels régionaux.
  • Bernard Pujo (1921-2002), gendre de Pierre-Étienne Flandin, écrivain historien.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Bataille, Pascal Dibie, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Skorka, Gérard Taverdet et Marcel Vigreux (préf. Henri de Raincourt), Yonne., Paris, Editions Bonneton, , 428 p. (ISBN 2-86253-124-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Domecy-sur-Cure, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Avallon », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a et b [Nouvel 2008] Pierre Nouvel, « La vallée de la Cure à l'époque gallo-romaine : Découvertes anciennes et apports des prospections aériennes et terrestres 1991-2008 », Bulletin de la Société d'Études d'Avallon, no 84,‎ , p. 14-43 (lire en ligne, consulté le ), p. 9.
  10. Bataille 1992, p. 28.
  11. Nouvel 2008, p. 18.
  12. a b et c [Pasquet 1996] Anne Pasquet, « Les mortiers en céramique commune de Bourgogne - Les caractéristiques de la production », Actes du Congrès de Dijon, S.F.E.C.A.G.,‎ , p. 99-109 (lire en ligne [sur sfecag.free.fr], consulté le ), p. 106 .
  13. a et b [Olmer 1997] Fabienne Olmer, Les amphores en Bourgogne. Contribution à l'histoire économique de la région dans l'Antiquité, depuis La Tène finale jusqu'au Haut-Empire, vol. 1 (thèse de doctorat en archéologie), Dijon, , sur academia.edu (lire en ligne), p. 85-86.
  14. Pasquet 1996, p. 105, dont schémas de certains mortiers.
  15. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 22 décembre 2013.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.