La Celle-en-Morvan

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La Celle-en-Morvan
La Celle-en-Morvan
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Autunois Morvan
Maire
Mandat
Anne-Marie Mariller
2020-2026
Code postal 71400
Code commune 71509
Démographie
Gentilé Cellois
Population
municipale
475 hab. (2018 en diminution de 1,86 % par rapport à 2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 47″ nord, 4° 10′ 59″ est
Altitude Min. 307 m
Max. 590 m
Superficie 20,17 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Autun
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Autun-1
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Celle-en-Morvan

La Celle-en-Morvan est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située entre Autun et Chateau-Chinon, cette commune très représentative du Morvan nous charme avec une des plus belles roseraies de France.

Sur le territoire de la commune est partiellement implantée une forêt domaniale : la forêt de Glenne (contenance totale : 439,10 ha), qui mêle conifères et feuillus[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune repose sur le gisement de schiste bitumineux d'Autun daté de l'Autunien (−299 et −282 millions d'années)[2],[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Celle-en-Morvan est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Autun, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 42 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (55,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (55,1 %), prairies (40 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %), zones urbanisées (2,4 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Liste de hameaux :

les Ravatins

Roseraie

Belletaine

Dont le nom vient, de Beltaine, fête religieuse gauloise, en rapport avec Belenos, Lug, et Belisama site aujourd'hui détruit, était une seigneurie dépendant de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, dont Hérard de la Boulaye, fait reconnaissance de fief en 1397, pour un meix, un pré dit Notre-Dame, tenant au pré de Jean de Beaulvegier, un issart dit de Vaulion, tenant de lui et de l'autre à la terre du monastère[11]. En 1437, un dénombrement identique de Guillaume de Barnay, à cause de sa femme qui était sûrement la fille et l'héritière d'Hérard de la Boulaye.

Vaulion

Près de Sommant, au-dessus de la vallée, il existe sur une butte l'emplacement d'un château dit "Rochelion"[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La « celle » est un terme médiéval désignant la cellule d’un ermite. L’une des plus anciennes mentions de La Celle-en-Morvan évoque une « celle sancti mederici » : celle de saint Médéric, dit aussi saint Merry, né au VIIe siècle dans une noble famille éduenne, abbé de l’abbaye de Saint-Martin d'Autun qui se retira comme ermite, mais qu’on vint rechercher ; il partit pour Paris où il mourut dans une grande réputation de sainteté. Il donna son nom à une paroisse de Paris. Sa retraite en Morvan devait se trouver à proximité de l’église de la Celle, au flanc de la montagne, où se trouve une « fontaine Saint-Merry », recherchée autrefois pour accorder la fécondité aux femmes stériles.

En avril 1164, le pape Alexandre III, réfugié en France, confirme dans une bulle remise à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, la possession du patronage de la cure : Ecclesiam de Cella. [13]. Cette abbaye possède sur ses terres de la Celle du droit de haute, moyenne et basse justice d'ancienneté[14]. En 1260, Jean de Châtillon-en-Bazois, fait aveu à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, pour ses fiefs de La Celle-en-Morvan et de Sommant, et à l'évêque pour la châtellenie de Glaine, ou Glenne[15].

Il faut toutefois préciser que l'orthographe de cette commune avant 1960 était La Selle, nom de la rivière qui la traverse (elle-même désormais orthographiée Celle). Ceci explique la position aberrante de la commune dans la numérotation INSEE des communes du département où elle est classée entre Savigny-sur-Seille et Semur-en-Brionnais au lieu d'être inscrite entre Buxy et Céron.

Le Tacot du Morvan[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, la commune était desservie par une des lignes du Tacot du Morvan : le chemin de fer d'Autun à Château-Chinon.

Elle disposait d'une gare située au point kilométrique 11,252 de la ligne, qui servait également de desserte à la commune voisine de Roussillon, ainsi que d'une halte facultative au hameau de Polroy.

Le trafic voyageurs fut stoppé le , remplacé par un service d'autocars. La ligne, fermée définitivement en 1936, fut démontée entièrement en 1939[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Francette Guibourt    
mars 2001 mars 2008 Jacqueline Roullot    
mars 2008 en cours Anne-Marie Mariller    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].

En 2018, la commune comptait 475 habitants[Note 3], en diminution de 1,86 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
562577568629614691766806834
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
811861864849858898816834771
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
728680646608794544518460418
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
421423397421517502457452446
2013 2018 - - - - - - -
484475-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de la Vesvre
Lavoir restauré à La Celle-en-Morvan.
  • Château de la Vesvre.
  • La roseraie des Villages de France au hameau, es Ravatins (propriété communale).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : « Les forêts domaniales », article rédigé en collaboration avec la direction départementale de l'Office national des forêts et paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 31 (novembre 1976), pp. 7-10.
  2. [PDF] J. Le Goff, Etude des aléas miniers dans le bassin d'Autun, Bourgogne (71) (exploitations de houille, schistes bitumineux et fluorine) : Communes de Autun, Barnay, Cordesse, Curgy, Dracy-Saint-Loup, Igornay, La Celle en Morvan, Monthelon, La Grande Verrière, La Petite Verrière, Reclesne, Saint Forgeot, Saint Léger du Bois, Sully et Tavernay, Géoderis, Volume 1 et Volume 4.
  3. [PDF] R.Feys, Puits et sondage dans le bassin d'Autun et Epinac, des origines à nos jours, BRGM, (lire en ligne), p. 20-21.
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Autun », sur insee.fr (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte 143.
  12. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, note de la charte 143 par Jacques-Gabriel Bulliot.
  13. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun: Charte no 18.
  14. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte CXXXVIII de 1385.
  15. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte n° LXXI.
  16. « À travers le Haut-Morvan : le Tacot d'Autun à Château-Chinon de 1900 à 1936 », article de J. Paineau paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 80 (automne 1989), pages 3 à 8.
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.