Saint-Eugène (Saône-et-Loire)

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Saint-Eugène
Saint-Eugène (Saône-et-Loire)
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Autunois Morvan
Maire
Mandat
Xavier Duvignaud
2020-2026
Code postal 71320
Code commune 71411
Démographie
Population
municipale
156 hab. (2018 en augmentation de 5,41 % par rapport à 2013)
Densité 4,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 17″ nord, 4° 11′ 41″ est
Altitude Min. 264 m
Max. 554 m
Superficie 35,27 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Montceau-les-Mines
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Autun-2
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Eugène
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Saint-Eugène
Liens
Site web saint-eugene.fr

Saint-Eugène est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Eugène est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montceau-les-Mines, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (70,1 %), forêts (16,8 %), zones agricoles hétérogènes (13,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1385, les causes d'appel de la cour du duché de Bourgogne reconnaissent que la terre de « Chanchauvain » appartient entre autres à l'abbaye Saint-Martin d'Autun depuis des temps anciens, et qu'elle y jouit de la haute, moyenne et basse justice.
Les moines de cette abbaye bénédictine construisirent sur le territoire de l'actuelle commune de Saint-Eugène une filiale dite abbaye de Chanchanoux, dans laquelle ils furent remplacés par des moniales du même ordre. Au fil du temps, l'abbaye deviendra un prieuré, connu sous le vocable de « Prieuré Notre-Dame de Chanchanoux[8] ». Ce monastère possédait parmi ses biens la terre de Chamchanoux à Saint-Pierre l'Étrier, dite autrefois « Chanchauvain », et ayant appartenu aux moines de l'abbaye Saint-Martin d'Autun, dont la chapelle fut aliénée en 1676. Le prieuré fut transféré à Toulon-sur-Arroux, en 1686, et supprimé par le roi en 1777[9],[10].

La seigneurie, dépendante du bailliage de Montcenis, fut aliénée en 1784.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Fernand Genevois DVG  
juin 1995 mars 2008 Louis Lauprêtre    
mars 2008 en cours Xavier Duvignaud    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2018, la commune comptait 156 habitants[Note 3], en augmentation de 5,41 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650634428719754672670697642
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
619680584635640662696720685
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
633627601463451427414346332
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
330297277255206181176175174
2013 2018 - - - - - - -
148156-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale, de la fin de la période romane (la structure initiale est celle d’une église romane du XIIe siècle, qui a été remaniée, en particulier les voûtes du chœur et de la nef en 1892), « à nef plafonnée, large, travée sous clocher voûtée d'un berceau en plein cintre, chœur à chevet droit, couvert d'un berceau aigu lié par un tirant ou poutre de gloire » (Raymond Oursel)[15]. L'église se compose de trois éléments : une nef unique, une travée sous clocher et un chœur droit[16].
  • L'abbaye de Chanchanoux, abbaye bénédictine « fondé par Eudes III (1197-1218) pour recevoir douze religieuses nobles », qui deviendra plus tard un prieuré (il a été transféré à Toulon-sur-Arroux en 1686, et l’arrêté d’expulsion de la communauté religieuse a été prononcé en 1775).
  • Le châtaignier des Crots, arbre référencé au sein de « L’inventaire des arbres remarquables de Bourgogne »[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Montceau-les-Mines », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 16 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 16 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Dictionnaire topographique de la France
  9. Journal de médecine. Vol.72 de 1787.
  10. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte CXXXVIII de 1385.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Source : Le canton de Mesvres, article de Raymond Oursel paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 42 (été 1979), pp. 3-7.
  16. Brochure de présentation de l'église Saint-Eugène de Saint-Eugène éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71).
  17. Source : Alain Desbrosse, Arbres et arbustes remarquables de Bourgogne : un inventaire en marche depuis 26 ans…, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 199-200 de novembre 2019, pp. 9-17.