Montillot

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Montillot
Montillot
Église Saint-Laurent.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Canton Joux-la-Ville
Intercommunalité CC Avallon - Vézelay - Morvan
Maire
Mandat
Pierre Diaz
2014-2020
Code postal 89660
Code commune 89266
Démographie
Population
municipale
276 hab. (2016 en diminution de 2,47 % par rapport à 2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 10″ nord, 3° 43′ 14″ est
Altitude Min. 132 m
Max. 319 m
Superficie 22,45 km2
Localisation

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Liens
Site web www.montillot.fr

Montillot est une commune française située dans le département de l'Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté.

La commune est contigüe au parc naturel régional du Morvan.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montillot est un village du sud du département de l'Yonne, à 39 km au SSE de sa préfecture Auxerre, et à 15 km à l'ouest d'Avallon, chef-lieu de l'arrondissement et ville la plus proche.

Il se trouve sur la ligne droite reliant Auxerre à Vézelay, à 6 km de ce dernier, chef-lieu du canton et site touristique bien connu[1].

La commune est contigüe au parc naturel régional du Morvan, qui commence au sud-est sur les communes de Vézelay et d'Asquins[2].

Le territoire de la commune couvre 2 245 ha, avec un peu plus de 8 km sur sa plus grande longueur - du sud-ouest au nord-est -; sa population était en 2016 de 276 habitants, répartis entre le bourg et les hameaux.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Montillot se trouve à peu près au centre de la partie des « plateaux de Basse-Bourgogne » située entre les vallées de l'Yonne et de son affluent, la Cure[3]. En leurs points les plus proches, les altitudes de ces cours d'eau sont de 138 m pour la Cure au Gué-Pavé, et de 135 m pour l'Yonne près de Châtel-Censoir, alors que le village est à 227 m[2]. Les routes principales rejoignant Montillot depuis les vallées proches (départementale D 21) montent donc d'une centaine de mètres, ce qui peut justifier le toponyme (« petit mont » ?).

Les couches géologiques affleurantes, - ou « roches mères » - de la commune, datent de la deuxième période de l'ère secondaire, le Jurassique moyen et supérieur[3].

Les points les plus hauts (environ 300 mètres) se trouvent aux sommets de deux collines boisées toutes proches du village. Le sommet du bois des Perruches est constitué de calcaire cristallin du « Callovien moyen ». Celui du « Crot Blanc » date du « Jurassique supérieur - étage oxfordien » et se rattache donc au récif corallien fossilisé, - constitué il y a 150 millions d'années, dans une zone chaude et peu profonde de la mer qui recouvrait alors tout le Bassin parisien actuel - dont l'avant s'étend, 9 km au nord, de Mailly-le-Château à Arcy-sur-Cure, et dont on repère l'arrière près de Châtel-Censoir[3].

La « plaine de la Chally » et « la Canne », pratiquement horizontales - entre les cotes 210 et 220 mètres -, résulteraient d'apports détritiques et alluvionnaires de l'ère tertiaire (Miocène-Pliocène)[3].

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Montillot n'a pas de source sur son plateau : les eaux de pluie s'infiltrent dans les fissures des couches calcaires et ne réapparaissent que dans les vallées, à l'Est dans le hameau du Vaudonjon près de la Cure, à l'Ouest à l'étang de Marot qui alimente le « ru de Brosses »[2],[3].

Hameaux[modifier | modifier le code]

La commune inclut quatre hameaux principaux : Tameron (au nord), Vaudonjon-le-Haut et Vaudonjon-le-Bas (à l’est), les Hérodats (en partie sur Blannay à l'est) et la Charbonnière (au sud-est, près de la D123)[4],[5]. Quelques maisons isolées se trouvent aussi sur la commune : la Bertellerie (au sud-est, accessible par route par la commue de Vézelay), le Bois de la Baudeleine (à 1 600 m à l'ouest de la Charbonnière), Marot et son étang (à 1 600 m au nord-ouest de la Charbonnière), la Côte (à 900 m au sud de Montillot, club hippique), la Métairie (jouxtant Vaudonjon-le-Haut au nord), la moitié du hameau du Gué Pavé (à l’E-S-Est, partagé avec Asquins)[2].

Noter que la « nécropole de Vaudonjon » se trouve à proximité au sud de Vaudonjon-le-Bas, au lieu-dit les Cercueils (voir l'article « Asquins », section « Sites antiques »). Elle a été nommée ainsi parce qu'au moment de sa découverte Vaudonjon faisait partie d'Asquins.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bois-d'Arcy, Arcy-sur-Cure Blannay Rose des vents
Brosses N Givry
O    Montillot    E
S
Asnières-sous-Bois Vézelay Asquins

Toponymie[modifier | modifier le code]

Montirueth (1169, bulle du pape Alexandre III le 16 février 1169 : « …ecclesiam de Montirueth », qui peut avoir subi une erreur de copiste et pourrait être « Montirucht », du vieux français « rucht » qui désignait une carrière de pierre)[6], Monteluot (1532, chap. de Châtel-Censoir) ; Monteliot (1708, projet d'une dîme royale par Vauban) ; Montheliot (1712, registre de l'état-civil)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Un site de villa couvre 150 × 90 m au lieu-dit les Rouèches. Bâti en ligne le long de la rivière, le quartier résidentiel s'ouvre sur la cour des communs bordée de constructions délimitant des pièces au plan allongé et partitionné. Ce site est occupé depuis la fin de la Tène jusqu'à l’antiquité tardive[8].

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Depuis les débuts du village, agriculture et élevage constituent les ressources de base de ses familles. Les terres cultivables se trouvent au nord, au nord-est et à l'est du village. Jusqu'au milieu du XXe siècle, la « plaine de la Chally » et « la Canne », découpées en petites parcelles de quelques ares, convenaient parfaitement à la polyculture : blé, avoine, orge, seigle, betteraves, fourrage - trèfle, luzerne, sainfoin et graminées diverses -, vignes, arbres fruitiers, fraisiers, framboisiers[3]...

La pierre de Montillot (carrière du Crot-Blanc ?) sert à la construction de la basilique de Vézelay[6].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La « chapelle du Vaudonjon » est construite vers 1770[9]. Vendue en 1799 à Denis Colas, elle passe à sa fille aînée Michelle qui épouse Jean-Baptiste Tissier. La chapelle reste dans la famille jusqu'en 1963 quand Mme Veuve Lucien Tissier la vend en juin à Jean Baptiste Launay[10].

Jean-Anne-Georges de Lenferna de la Resle (1771-1831) épouse Françoise Mulot de Villenaut à Montillot en 1805, et est maire de Montillot de 1816 à 1819[5],[11].
Son frère Joseph Guillaume Prosper de Lenferna de la Mothe part comme officier à l’Ile Maurice et s’y établit.
Son fils Pierre-Joseph–Alexandre (1806-1897) est aussi maire de Montillot en 1852 et de 1860 à 1870.
La fille de Pierre Joseph Alexandre, Marthe Alexandrine Françoise Henriette de Lenferna de Montillot (1842-1930) épouse Charles Heulard de Montigny. Elle vent le château de Montillot après l'avoir habité. Elle est décédée à Auxerre et inhumée au cimetière de Montillot avec son mari.
Une fille de Joseph Guillaume Prosper, Françoise Marie Caroline Lenferna de la Resle (1824-1900), est née à l’Île Maurice et devient « Mère Marie-Augustine » ou « La Petite Sœur de l’Océan Indien », consacrant sa vie aux œuvres de charité en Afrique, Europe et Amérique du Sud ; elle fonde la Congrégation des Sœurs de Notre Dame du Bon et Perpétuel Secours. Une procédure de béatification est en cours depuis 1928[11],[12].

Vaudonjon (jusque là sur Asquins) et les Hérodats rejoignent Montillot le 14 décembre 1789 lorsque la commune est créée (création des communes de la Révolution)[13] ou, pour Vaudonjon, par pétition en juin 1792[4].

Des remembrements successifs dans le cadre de programmes européens introduisent les monocultures sur de grandes surfaces et amènent une forte réduction du nombre d'exploitations agricoles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Montillot.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1816 1819 Jean-Anne-Georges de Lenferna de la Resle[11]    
         
1852 1852 Pierre-Joseph–Alexandre de Lenferna de la Resle[11]    
         
1860 1870 Pierre-Joseph–Alexandre de Lenferna de la Resle[11]    
         
1989 mars 2001 Charles Guttin    
mars 2001 mars 2008 Michel Giraux    
mars 2008 2014 Sabine Beauvie[14]    
2014 En cours Pierre Diaz    

Éducation[modifier | modifier le code]

Montillot est doté d'une école maternelle[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2016, la commune comptait 276 habitants[Note 1], en diminution de 2,47 % par rapport à 2011 (Yonne : -0,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
649729822888940958940981959
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
904911885850839777718691638
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
602555535459444396336330329
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
326310269250261278275280279
2016 - - - - - - - -
276--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrmoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'orée du parc du Morvan
sur la D 123 vers Asquins.
Le monument aux morts de Montillot.
  • Le GRP « Tour de l'Avallonais » traverse le nord de la commune dans la direction Est-Ouest. Il y est rejoint par le GR 654 venant du sud et du GR13 (Fontainebleau à Bourbon-Lancy), ce dernier passant à Saint-Père à 3 km de Montillot[2].
  • L'église Saint-Laurent de Montillot et sa cloche, monument historique classé[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Montillot », sur google.fr/maps.
    Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) - cliquer sur "itinéraires".
  2. a b c d et e « Montillot, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  3. a b c d e et f André Buet, « Montillot avant l'Histoire », Histoire et généalogie, sur montillot89.net46.net, éd. Régine Morizot-Koutlidis, (consulté le 15 avril 2018).
  4. a et b Gilbert Ducros, « Les Lieux-dits », Montillot et alentours, sur montillot.fr (consulté le 10 février 2019).
  5. a et b Nouvel 2008, section C : « un établissement type de la vallée de la Cure : Vergigny-sur-Cure » (pp. 16-20), p. 16.
  6. a et b André Buet, « Montillot et ses environs, de l’An 1000 à l'An 1500 », Histoire et généalogie, sur montillot89.net46.net, éd. Régine Morizot-Koutlidis, (consulté le 13 février 2019)
  7. Maximilien Quantin, Dictionnaire topographique du département de l'Yonne : comprenant les noms de lieux anciens et modernes (rédigé sous les auspices de la Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, publié par ordre du ministre de l'Instruction publique et sous la direction du Comité des travaux historiques et scientifiques et des sociétés savantes), Paris, imprimerie impériale, , 167 p. (lire en ligne), p. 86.
  8. (2008) Pierre Nouvel, « La vallée de la Cure à l'époque gallo-romaine : Découvertes anciennes et apports des prospections aériennes et terrestres 1991-2008 », Bulletin de la Société d'Études d'Avallon, no 84,‎ , p. 14-43 (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018), p. 15.
  9. « 1768: Les Habitants du Vaudonjon veulent une chapelle - page 2 », Histoire et généalogie, sur montillot89.net46.net, éd. Régine Morizot-Koutlidis (consulté le 13 février 2019). (Voir aussi la page 1).
  10. « 1768: Les Habitants du Vaudonjon veulent une chapelle - page 3 », Histoire et généalogie, sur montillot89.net46.net, éd. Régine Morizot-Koutlidis (consulté le 13 février 2019)
  11. a b c d et e Gilbert Ducros, « La généalogie de la famille Lenfernat », Montillot et alentours, sur montillot.fr (consulté le 10 février 2019).
  12. « Le R.P. Carmello raconte la mère Augustine du BPS », lexpress.mu,‎ (lire en ligne, consulté le 10 février 2019).
  13. André Buet, « Montillot et ses environs, de l’An 1500 à l’An 1800 », Histoire et généalogie, sur montillot89.net46.net, éd. Régine Morizot-Koutlidis, (consulté le 13 février 2019)
  14. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 27 décembre 2013.
  15. « École maternelle publique, Montillot », sur education.gouv.fr (consulté le 16 avril 2018).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. Notice no PM89000801, base Palissy, ministère français de la Culture.