Gien-sur-Cure

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Gien-sur-Cure
Vue sur Gien-sur-Cure
Vue sur Gien-sur-Cure
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon(Ville)
Canton Montsauche-les-Settons
Intercommunalité Communauté de communes des Grands Lacs du Morvan
Maire
Mandat
Paulette Sautereau
2008-2014
Code postal 58230
Code commune 58125
Démographie
Population
municipale
111 hab. (2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 16″ N 4° 06′ 01″ E / 47.1377777778, 4.10027777778 ()47° 08′ 16″ Nord 4° 06′ 01″ Est / 47.1377777778, 4.10027777778 ()  
Altitude Min. 584 m – Max. 695 m
Superficie 11,04 km2
Localisation

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Gien-sur-Cure

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Gien-sur-Cure

Gien-sur-Cure (Zin en bourguignon-morvandiau) est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gien-sur-Cure se trouve dans le nord-est de la Nièvre, près de Montsauche-les-Settons

Commune du Parc naturel régional du Morvan, son territoire est peu accidenté et très découvert, mais il est maigre et froid à cause de son élévation qui varie de 632 à 714 mètres au-dessus du niveau de la mer. Au XIXe siècle, la forêt recouvrait encore 171 hectares. Ce finage confine avec les départements de la Côte-d'Or, de la Saône-et-Loire. Il est agréablement situé près de la route de Château-Chinon, à Saulieu. Il est divisé en deux par un vallon, au fond duquel se trouvait un grand étang, au Nord duquel s'élève la Montagne des Epaux et au Sud, la Montagne du Gousset. Un autre réservoir plus considérable existait en 1865 au Sud, du premier. Ils servaient tous les deux au flottage qui commençait autrefois au bas du village.

Hydrographie
Hameaux
  • Chèvres,

au Sud, composé de quelques chaumières faisait partie en 1865 de trois communes, d'autant de département et de diocèses. Ce qui peut faire tourner chèvres ses habitants.

  • Monceau-lès-Gien

Au Sud près des bois, fief qui était possédé en toute justice par la Maison de Chaugy-Roussillon. Le , Hugues de Chaugy, fit un traité avec Mathurin Brossard, verrier de Vergigny, près de Saint-Florentin, pour y établir une usine de verrerie. Il lui abandonna à cet effet un emplacement près de l'extrémité gauche de la chaussée de l'étang du lieu, pour y bâtir une maison, un fourneau et une halle, et lui céder tous les bois nécessaires à la construction de ces édifices et à l'entretien du feu, moyennant quatre écu sol d'or, en or, payable chaque année à la Saint-Martin d'hiver. Accord conclu devant Louis Desplaces, notaire royal à Montcinet.

  • Bois d'Aligny, fief situé au Nord et tenu en toute justice. Il passa des sires d'Alligny aux comtes du Montal, seigneur du lieu et de Saint-Brisson, qui se disaient en conséquence, sieurs de Gien en partie.
  • La Coupe-Launay et Les Lignerons, situés au Nord, appartenait à la Maison de Loppin de Montmort, qui le posséda jusqu'à la chute des institutions féodales. Les habitants de La Coupe-Launay, passaient jadis pour être vaudois et étaient fort redoutés de leurs voisins. Un incendie le consuma en 1854. Lignerons, divisé en haut et bas, tire son nom d'une ancienne famille qui l'habitait.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Moux-en-Morvan Rose des vents
Planchez N Ménessaire
(Côte-d'Or)
O    Gien-sur-Cure    E
S
Anost (Saône-et-Loire) Cussy-en-Morvan
(Saône-et-Loire)

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune s'appelait Joen au XIVe siècle, Jocus, c'est-à-dire Jeu. Selon l'abbé Baudiau, ce surnom viendrait de la position de cette commune près des sources de la rivière de La Cure qui sort d'un bois d'Anost.

La paroisse était autrefois du diocèse d'Autun et de l'archiprêtré d'Anost, elle était en 1865, l'une des cinq composant le doyenné d'Ouroux-en-Morvan. En 1790, elle fit partie du canton qui avait été créé en ce bourg. La collation de la cure était à l'évêque et les dîmes appartenaient au curé et au marquis de Roussillon. Supprimée par le Concordat de 1801, elle devint annexe de Moux-en-Morvan, dont elle fut séparée en 1845, avec un nouveau titre.

La seigneurie de ce pays était dans la mouvance de Château-Chinon, et appartenait jadis à l'Abbé de l'Abbaye Saint-Rigaud, à Ligny-en-Brionnais, près de Beaune, sur lequel elle fut vendue par les officiers du roi au bailliage de Mâcon, en 1564. Elle fut acquise par Hugues de Chaulgy Chaugy, baron de Roussillon pour la somme de 1500 livres et en recéda la moitié à Jean de Fussey, chevalier, stipulant par Jean de Vaulx, son beau-père seigneur de Ménesserre. À partir de cette époque elle resta annexée à ces terres[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Gien-sur-Cure fait partie de la Communauté de communes des Grands Lacs du Morvan.

Curés

(liste non exhaustive)

  • 1665 - Claude Guillaume
  • 1772 - Méteau
  • 1850 - Mathieu Chalet, a bâti avec l'aide d'une souscription le presbytère en 1851.


Maires élus
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Paulette Sautereau   Retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 111 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
230 234 276 248 249 280 269 340 345
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
341 337 344 341 366 347 353 382 336
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
336 322 312 256 240 220 241 193 182
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
192 170 161 138 100 102 111 113 111
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement basé sur la sylviculture et l'élevage bovin et ovin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Léger : Église romane du XIIe siècle, dont il reste de cette époque une abside et le chœur, à voûte d'arête, une grille en fer forgé le séparant de la nef, sans caractère surmontée d'une flèche en bardeaux. À l'intérieur un Christ en Croix. Elle est sous le vocable de Saint-Léger, dont elle possédait les reliques avec celles de de Saint-Benoit en 1667, renfermées dans un bras peint. Il y existait une fondation d'une messe par semaine, suivie d'un répons, faite par une dame de Roussillon, qui avait donné deux prés à la cure. Le cimetière en ce temps là n'était pas clos, on y dansait les jours de fêtes et quelquefois on s'y battait[4].
Paysage à Gien-sur-Cure
La Cure à Gien-sur-Cure, pas loin de sa source

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives du Château de Chastellux, titres de Roussillon.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. Archives de l'Evêché d'Autun, cité par Baudiau.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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