Gien-sur-Cure

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Gien-sur-Cure
Vue sur Gien-sur-Cure.
Vue sur Gien-sur-Cure.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon(Ville)
Canton Château-Chinon
Intercommunalité Communauté de communes Morvan Sommets et Grands Lacs
Maire
Mandat
Laurent Cottin
2014-2021
Code postal 58230
Code commune 58125
Démographie
Population
municipale
96 hab. (2014 en diminution de 17,24 % par rapport à 2009)
Densité 8,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 16″ nord, 4° 06′ 01″ est
Altitude Min. 584 m
Max. 695 m
Superficie 11,04 km2
Localisation

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Gien-sur-Cure

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Gien-sur-Cure

Gien-sur-Cure (Zin en bourguignon-morvandiau) est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gien-sur-Cure se trouve dans le nord-est de la Nièvre, près de Montsauche-les-Settons.

Commune du parc naturel régional du Morvan, son territoire est peu accidenté et très découvert, mais il est maigre et froid à cause de son élévation qui varie de 632 à 714 mètres au-dessus du niveau de la mer. Au XIXe siècle, la forêt recouvrait encore 171 hectares. Ce finage confine avec les départements de la Côte-d'Or et de Saône-et-Loire. Il est agréablement situé près de la route de Château-Chinon à Saulieu. Il est divisé en deux par un vallon, au fond duquel se trouvait un grand étang, au nord duquel s'élève la Montagne des Epaux et au sud, la Montagne du Gousset. Un autre réservoir plus considérable existait en 1865 au sud du premier. Ils servaient tous les deux au flottage qui commençait autrefois au bas du village.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

  • La croix de Chèvres,

au sud, composé de quelques chaumières faisait partie en 1865 de trois communes, d'autant de départements et de diocèses.

  • Monceau-lès-Gien

Au sud près des bois, fief qui était possédé en toute justice par la Maison de Chaugy-Roussillon. Le , Hugues de Chaugy, fit un traité avec Mathurin Brossard, verrier de Vergigny, près de Saint-Florentin, pour y établir une usine de verrerie. Il lui abandonna à cet effet un emplacement près de l'extrémité gauche de la chaussée de l'étang du lieu, pour y bâtir une maison, un fourneau et une halle, et lui céder tous les bois nécessaires à la construction de ces édifices et à l'entretien du feu, moyennant quatre écu sol d'or, en or, payable chaque année à la Saint-Martin d'hiver. Accord conclu devant Louis Desplaces, notaire royal à Montcinet.

  • Bois d'Aligny, fief situé au nord et tenu en toute justice. Il passa des sires d'Alligny aux comtes du Montal, seigneur du lieu et de Saint-Brisson, qui se disaient en conséquence, sieurs de Gien en partie.
  • La Coupe-Lyonnet et Les Liguerons, situés au nord, appartenait à la Maison de Loppin de Montmort, qui le posséda jusqu'à la chute des institutions féodales. Les habitants de la Coupe-Launay, passaient jadis pour être Vaudois et étaient fort redoutés de leurs voisins. Un incendie le consuma en 1854. Lignerons, divisé en haut et bas, tire son nom d'une ancienne famille qui l'habitait.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Moux-en-Morvan Rose des vents
Planchez N Ménessaire
(Côte-d'Or)
O    Gien-sur-Cure    E
S
Anost (Saône-et-Loire) Cussy-en-Morvan
(Saône-et-Loire)

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune s'appelait Joen au XIVe siècle, Jocus, c'est-à-dire Jeu. Selon l'abbé Baudiau, ce surnom viendrait de la position de cette commune près des sources de la rivière de la Cure qui sort d'un bois d'Anost.

La paroisse était autrefois du diocèse d'Autun et de l'archiprêtré d'Anost, elle était en 1865, l'une des cinq composant le doyenné d'Ouroux-en-Morvan. En 1790, elle fit partie du canton qui avait été créé en ce bourg. La collation de la cure était à l'évêque et les dîmes appartenaient au curé et au marquis de Roussillon. Supprimée par le Concordat de 1801, elle devint annexe de Moux-en-Morvan, dont elle fut séparée en 1845, avec un nouveau titre.

La seigneurie de ce pays était dans la mouvance de Château-Chinon, et appartenait jadis à l'abbé de l'abbaye Saint-Rigaud, à Ligny-en-Brionnais, près de La Clayette, sur lequel elle fut vendue par les officiers du roi au bailliage de Mâcon, en 1564. Elle fut acquise par Hugues de Chaulgy Chaugy, baron de Roussillon pour la somme de 1500 livres et en recéda la moitié à Jean de Fussey, chevalier, stipulant par Jean de Vaulx, son beau-père seigneur de Ménesserre. À partir de cette époque elle resta annexée à ces terres[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Gien-sur-Cure fait partie de la communauté de communes Morvan Sommets et Grands Lacs.

Curés

(liste non exhaustive)

  • 1665 - Claude Guillaume
  • 1772 - Méteau
  • 1850 - Mathieu Chalet, a bâti avec l'aide d'une souscription le presbytère en 1851.
Maires élus
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1986 2014 Paulette Sautereau   Retraitée
mars 2014 en cours Laurent Cottin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3].

En 2014, la commune comptait 96 habitants[Note 1], en diminution de 17,24 % par rapport à 2009 (Nièvre : -3,01 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
230 234 276 248 249 280 269 340 345
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
341 337 344 341 366 347 353 382 336
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
336 322 312 256 240 220 241 193 182
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
192 170 161 138 100 102 111 112 113
2013 2014 - - - - - - -
96 96 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5]. |recens-prem=2008 .)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement basé sur la sylviculture et l'élevage bovin et ovin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Religieux
  • Église Saint-Léger de Gien-sur-Cure : église romane du XIIe siècle, dont il reste de cette époque une abside et le chœur, à voûte d'arête, une grille en fer forgé le séparant de la nef, sans caractère surmontée d'une flèche en bardeaux. À l'intérieur, un christ en croix. Elle est sous le vocable de saint Léger, dont elle possédait les reliques avec celles de saint Benoit en 1667, renfermées dans un bras peint. Il y existait une fondation d'une messe par semaine, suivie d'un répons, faite par une dame de Roussillon, qui avait donné deux prés à la cure. Le cimetière en ce temps-là n'était pas clos, on y dansait les jours de fêtes et quelquefois on s'y battait[6]. À l'intérieur, statue en pierre calcaire polychrome de saint Léger, datée du troisième quart du XVe siècle et  Inscrit MH (1972). Elle est attribuée à Antoine Le Moiturier, dernier grand imagier des ducs de Bourgogne[7].
Paysage à Gien-sur-Cure.
La Cure à Gien-sur-Cure, pas loin de sa source.
Civils

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives du Château de Chastellux, titres de Roussillon.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  6. Archives de l'Evêché d'Autun, cité par Baudiau.
  7. Bernard Lauvergeon, Trésors cachés des églises de la Nièvre, La Camosine, 1990, notice n°44, p.63/160.p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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