La Frénaye

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La Frénaye
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Havre
Canton Lillebonne
Intercommunalité Caux-Vallée de Seine
Maire
Mandat
Dominique Annetta
2014-2020
Code postal 76170
Code commune 76281
Démographie
Population
municipale
1 996 hab. (2011)
Densité 199 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 41″ N 0° 34′ 29″ E / 49.5280555556, 0.574722222222 ()49° 31′ 41″ Nord 0° 34′ 29″ Est / 49.5280555556, 0.574722222222 ()  
Altitude Min. 30 m – Max. 148 m
Superficie 10,02 km2
Localisation

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La Frénaye est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Frenaye est l'une des quatorze communes du canton de Lillebonne. Elle appartient aussi à la communauté de communes "Caux Vallée de Seine" (C.V.S.).

Par la route, elle est à peine moins éloignée de son chef-lieu d'arrondissement, Le Havre (45 km), que du chef-lieu de département, Rouen (50 km) mais, en l'état actuel des voies de communication, c'est la cité océane que l'on peut atteindre le plus rapidement.

D'une surface de 1 000 hectares, La Frenaye est sur le trajet du G.R.2 venant de Triquerville, ce chemin de grande randonnée qui relie Les Andelys au Havre, escalade le vallon de Fontaineval, passe au pied du château d'eau proche du Bois du Parc, emprunte la sente Bayard et redescend vers Lillebonne par le sentier de la Valette.

les communes limitrophes de La Frenaye sont : Lillebonne, Notre-Dame-de-Gravenchon, Auberville-la-Campagne, Lintot (qui fait partie du canton de Bolbec) et Touffreville-la-Cable (du canton de Caudebec-en-Caux) et la trinité du mont. Ses coordonnées géographiques sont 49°32' de latitude nord et 0°34' de longitude est (au centre du village).

La commune de La Frenaye se situe à proximité du bord méridional du pays de Caux et, de ses hauteurs, la vallée de la Seine est visible vers le sud.

Troisième commune du canton de Lillebonne, La Frenaye jumelée avec South-Wonston (angleterre) et Untermaiselstein (Allemagne).La Frenaye est située à proximité de la plate-forme pétrochimique de Port-Jérome (Notre-Dame-de-Gravenchon - Lillebonne), à 30 km du Havre et 50 km de Rouen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce village se trouve sur une ancienne voie romaine qui va de « Juliobona » Lillebonne à « Rotomagus » Rouen. Une autre voie romaine reliant « Breviodurum » Brionne, à « Mediolanum » Évreux, traverse également La Frenaye. Origine du nom de La Frenaye : de fracsineta, issu du latin fracsinus, lieu où poussent les frênes. Une légende raconte que Jules César, le vainqueur des Gaules aurait reçu un message lui annonçant que la ville la plus proche, « Juliobona » venait d’être submergée et détruite par un tremblement de terre. Ne voulant croire en un tel désastre, il enfonça son bâton de commandement dans le sol en criant : si cela est vrai, qu’ici au lieu du bâton pousse un frêne, mais ceci reste une légende. La période gallo-romaine est souvent évoquée dans l’histoire de notre région, de nombreux vestiges ont été retrouvés des fouilles ont mis au jour les fondations de deux postes militaires protégeant les voies romaines. Une ferme encore exploitée à ce jour, porte le nom de ferme de la Lionnière, cette ferme reliée par un tunnel à l’amphithéâtre de « Juliobona » aurait été utilisée pour y garder les lions ou autres animaux sauvages présentés lors des fêtes organisées dans cet amphithéâtre. La période révolutionnaire et les évènements de 1789 n’ont laissé que peu de trace, et de la réaction des Frenaysiens aux évènements parisiens du 14 juillet, il ne reste pas de témoignage direct. L'abolition de la royauté à Paris le 21 septembre 1792. À La Frenaye, la première trace perfectible du changement de régime est l’inscription nouvelle dans le registre des délibérations du conseil général de la commune :

« Ce jourd’huy dimanche septième jour d’octobre mil sept cent quatre vingt douze, l’an 1er de la République[citation nécessaire] »

Le 1er août 1914 verra la mobilisation de 60 pères de familles et de jeunes gens, 30 furent tués et cinq portés disparus. En 1939, les soldats sont mobilisés, en 1940 l’exode des Fenaysiens atteint son maximum, les rumeurs sur les exactions allemandes les effraient. Durant cette période de nombreux soldats Frenaysiens furent emprisonnés en Allemagne ou furent réquisitionnés pour le Service du travail obligatoire (STO). Durant la nuit du 7 au 8 août 1944, un bombardier Lancaster de la Royal Air Force s'est écrasé sur le territoire de la commune. Trois aviateurs britanniques ont trouvé la mort et reposent dans le cimetière de la Frenaye[1].

Vers le 30 août 1944, les Allemands ont quitté La Frenaye.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Frénaye

Les armes de la commune de La Frénaye se blasonnent ainsi :
D’argent à l’esquisse du Pays de Caux, accompagné d’une ombre de mouette contournée en vol et brochant, le tout d’azur; au chef de gueules chargé de deux léopards d’or, accostés de deux branches de frêne de sinople, celle de dextre posée en bande, celle de senestre posée en barre. [2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   FILLEUL Pierre   Maire
1790 1792 BECQUET Jean-Baptiste   Maire
1792 1795 LEDUC Charles   Maire
    TOCQUEVILLE Philippe   (1)
1804 1808 BECQUET Jean-Baptiste   (2)
1808 1813 SERY Pierre   Maire
1813 1824 FILLEUL Pierre   Maire
1824 1829 PICHOT Guillaume   Maire
1829 1859 SERY Pierre Adrien   Maire
1860 1862 FLEURY Scévola   Maire
1862 1873 FLEURY Georges Edouard   Maire
1874 1881 SERY Edmond   Maire
1881 1882 MARETTE Placide   Maire
1882 1895 SERY Edmond   Maire
1895 1911 SERY Raoul   Maire
1911 1916 CHANTILLON Gaston   Maire
1916 1929 GAILLARD Henri   (3)
1929 1941 DODELIN Jules   Maire
1941 1957 SAVALLE Gaston   (4)
1957 1958 MARTIN René   Maire
1958 1960 LELIEVRE Emile   Maire
1960 1977 MARTIN Jean   Maire
1977   ANNETTA Dominique   Maire

1) Agent municipal puis président de la municipalité du canton pendant le Directoire. Semble être maire pendant le consulat, mais faute de registre pour cette période la situation n'apparaît pas clairement.

2) Maire provisoire en 1804, confirmé officiellement en 1805.

3) Adjoint faisant fonction de maire de 1916 à 1919, élu maire ensuite.

4) Nommé en 1941, élu en 1945.


Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 996 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
616 633 621 624 672 710 700 700 765
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
806 809 818 768 820 861 878 872 835
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
780 715 692 598 577 533 605 630 672
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
683 709 1 080 1 210 1 536 1 566 1 690 1 695 1 940
2011 - - - - - - - -
1 996 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,7 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,1 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,3 %, 15 à 29 ans = 13,6 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 23,1 %, plus de 60 ans = 19,4 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 12 %, 30 à 44 ans = 22,6 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 21,6 %).
Pyramide des âges à La Frénaye en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,3 
5,0 
75 à 89 ans
6,2 
14,4 
60 à 74 ans
15,1 
23,1 
45 à 59 ans
21,4 
21,5 
30 à 44 ans
22,6 
13,6 
15 à 29 ans
12,0 
22,3 
0 à 14 ans
22,4 
Pyramide des âges du département de la Seine-Maritime en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,0 
60 à 74 ans
13,2 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,5 
30 à 44 ans
19,5 
20,9 
15 à 29 ans
19,2 
19,9 
0 à 14 ans
17,8 

Sports[modifier | modifier le code]

La Frénaye accueille la finale de la coupe de France d'auto-cross (vallon de Fontaineval).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église, seul monument historique, date du XVIe siècle, en 1863 une souscription est lancée pour acquérir une nouvelle cloche, celle-ci pèse 932 kg, avec un battant de 385 kg. Dans cette église, on peut trouver quelques statues :

  • Saint Sébastien, statue en bois du début du XVIIe siècle ;
  • Sainte Barbe, statue en pierre avec des traces de polychromie début du XVe siècle ;
  • Le Christ à l’ancre du XVIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bertrand Cantat de Noir Désir a vécu à La Frénaye quand il était très jeune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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