Saint-Nicolas-de-la-Taille

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Nicolas.
Saint-Nicolas-de-la-Taille
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement du Havre
Canton Canton de Lillebonne
Intercommunalité Caux-Vallée de Seine
Maire
Mandat
Michel Cavelier
2008 - 2014
Code postal 76170
Code commune 76627
Démographie
Gentilé scolatissiens
Population
municipale
1 401 hab. (2011)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 43″ N 0° 28′ 29″ E / 49.5119444444, 0.474722222222 ()49° 30′ 43″ Nord 0° 28′ 29″ Est / 49.5119444444, 0.474722222222 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 131 m
Superficie 9,25 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte administrative de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Saint-Nicolas-de-la-Taille

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte topographique de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Saint-Nicolas-de-la-Taille

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Nicolas-de-la-Taille

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Nicolas-de-la-Taille
Liens
Site web www.saint-nicolas-de-la-taille.fr

Saint-Nicolas-de-la-Taille est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Nicolas-de-la-Taille se situe au sud du pays de Caux, qui occupe lui-même la moitié ouest de la Seine-Maritime. Non loin de la sortie du dernier méandre de la Seine, le village se trouve à environ 30 km du Havre.
Sa forme est, à peu près, celle d'un triangle étiré, pointant vers le sud. Ses communes limitrophes sont :

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La majorité du territoire de la commune se situe sur le plateau du pays de Caux, à une centaine de mètres au-dessus du niveau de la mer.
À l'instar du reste du plateau, ses sols sont essentiellement composés de craie.

Hameaux principaux[modifier | modifier le code]

Les Forges[modifier | modifier le code]

  • Localisation : le hameau des Forges, qui se partage entre Saint-Nicolas-de-la-Taille et Saint-Antoine-la-Forêt, se situe à l'extrême nord-est de Saint-Nicolas-de-la-Taille. La zone appartenant au village est une mince languette situé entre Saint-Antoine-la-Forêt et le hameau du Bas Ruel de Saint-Jean-de-Folleville.
  • Rues associées : D81 - Route de Lillebonne.

Le Nouveau Monde[modifier | modifier le code]

  • Localisation : ce hameau se partage lui aussi entre Saint-Nicolas-de-la-Taille et Saint-Antoine-la-Forêt. Il concerne la zone habitée située le long de la D81 - Route de Lillebonne, entre le Grand Trait à l'ouest et les Forges à l'est.
  • Rues associées : D81 - Route de Lillebonne, D81 - Le Grand Trait, Grande Rue.

Le Grand Trait[modifier | modifier le code]

  • Localisation : ce hameau se situe à l'extrême nord de la commune, le long de la D81 - Route de Lillebonne, du côté ouest, entre le Nouveau Monde et la Chapelle Sainte-Honorine. Les Terres du Grand Trait s'étendent au sud du hameau, jusqu'au nord de Beaufils.
  • Rues associées : D81 - Rue du Grand Trait.
  • Origine du nom

Le terme Trait est issu d'un mot latin signifiant "passage". Dans le cas de la ville du Trait, située en bord de Seine, le nom fait référence au passage du fleuve. Ici, à Saint-Nicolas-de-la-Taille, le passage auquel le nom fait référence est l'ancienne voie romaine reliant Juliobona (Lillebonne) et Caracotinum (Harfleur), dont l'actuelle D81 a pris la place.
Si cette dénomination de Grand Trait peut paraître aujourd'hui exagérée, il faut savoir que cet axe romain a été régulièrement entretenu et remis en état au cours de son existence. Il a donc été un élément essentiel à la circulation, tant pendant le millier d'années qui a précédé la fondation de la paroisse de Saint-Nicolas-de-la-Taille que par la suite, en tant que seul axe majeur à proximité du village qui s'est développé autour de l'église.
Le hameau du Grand Trait doit donc son nom à cette grande voie romaine, qui a jusqu'aujourd'hui constitué un axe essentiel de circulation, et autour de laquelle il s'est développé.

La Chapelle Sainte-Honorine[modifier | modifier le code]

  • Localisation : ce hameau se situe à l'extrême nord-ouest de la commune. Il se partage entre Saint-Nicolas-de-la-Taille et Mélamare.
  • Rues associées : D81 - Rue du Grand Trait.

La Haie Bance[modifier | modifier le code]

  • Localisation : ce nom de hameau désigne les quelques maisons situées au nord de Saint-Nicolas-de-la-Taille, le long de la Grande Rue, entre le Nouveau Monde au nord et le Vau Jean au sud. La Haie Bance s'étend également à l'est de la Grande Rue, jusqu'à Saint-Jean-de-Folleville.
  • Rues associées : Grande Rue.

Il semblerait que le nom de la Haie Bance soit hérité d'un domaine, qui apparaît dès 1626 sous le nom de Haybence ou Hesbence. En 1757, on voit le hameau apparaît sous le nom de Hébance[1]

Beaufils[modifier | modifier le code]

  • Localisation : ce hameau se situe au nord-ouest de la commune, au sud du Grand Trait et à l'ouest du Vau Jean.
  • Rues associées : Route de Beaufils, Route de la Sente aux Loups.

Le Vau Jean[modifier | modifier le code]

  • Localisation : ce hameau se situe juste au nord du village de Saint-Nicolas-de-la-Taille, le long de la Grande Rue. À l'instar de la Haie Bance au nord, il s'étend à l'est de la Grande Rue jusqu'à Saint-Jean-de-Folleville. À l'ouest, il est limité par le hameau de Beaufils.
  • Rues associées : Grande Rue, Ruelle de la Pie.

Le Bout de Ville[modifier | modifier le code]

  • Localisation : le hameau du Bout de Ville s'étend au sud du village de Saint-Nicolas-de-la-Taille.
  • Rues associées : Rue de la Pierre Gant, Impasse du Vivier.

Lieux-dits et hameaux secondaires[modifier | modifier le code]

Les Râmes[modifier | modifier le code]

  • Localisation : le domaine des Râmes, abritant le château et la ferme du même nom, se situe au bord de la D81 - Route de Lillebonne, au nord de la commune, entre les hameaux des Forges à l'est et du Nouveau Monde à l'ouest.
  • Rues associées : D81 - Route de Lillebonne.

La Péreuse[modifier | modifier le code]

  • Localisation : ce nom de lieu désigne l'espace agricole situé juste à l'ouest de la Grande Rue, entre le hameau de Beaufils à l'ouest, celui du Vau Jean à l'est et le village en lui-même au sud.
  • Rues associées : espace situé au coin de la Grande Rue et de la Route de Beaufils.
  • Origine du nom :

Il peut être supposé que le nom de Péreuse possède la même origine que le mot français "perré", qui désigne un revêtement en pierre. En effet, compte tenu de l'histoire de Saint-Nicolas-de-la-Taille, l'exploitation agricole de ce lieu peut être comptée parmi les plus récentes de la commune. Alors, du fait de cette utilisation récente ou d'une réelle particularité du sol à cet endroit, le travail agricole devait être rendu plus difficile par la présence nombreuse de pierres et de cailloux. Ceci aurait valu à ce lieu la dénomination de Péreuse, afin de souligner le côté ingrat de son exploitation.

La Sente aux Loups[modifier | modifier le code]

  • Localisation : à l'ouest du village, la Sente aux Loups se situe au sud de Beaufils.
  • Rues associées : Route de la Sente aux Loups.

La Voie Grout[modifier | modifier le code]

  • Localisation : à l'est du village, la Voie Grout est essentiellement constitué par la Ferme de la Voie Grout, à l'ouest de Saint-Jean-de-Folleville.
  • Rues associées : La Voie Grout.

La Sente Foison[modifier | modifier le code]

  • Localisation : à l'ouest du village, au sud de la Sente aux Loups.
  • Rues associées : Sente Foison, Rue du Petit Val.

Le Cabriolet[modifier | modifier le code]

  • Localisation : à l'est du village, au sud de la Voie Grout et au nord-ouest du Pont-Navarre et de Bellevue.
  • Rues associées : Rue du Cabriolet.

Le Pont Navarre[modifier | modifier le code]

  • Localisation : au sud-ouest de la commune, à la limite de Saint-Jean-de-Folleville. Le Pont-Navarre se situe à l'extrémité de la Rue du Pont-Navarre, après Bellevue.
  • Rues associées : Rue du Pont-Navarre.

Bellevue[modifier | modifier le code]

  • Localisation : au sud-ouest de la commune, à la limite de Saint-Jean-de-Folleville. Bellevue est essentiellement constituée des Fermes de Bellevue, situées le long de la Rue du Pont-Navarre.
  • Rues associées : Rue du Pont-Navarre.

Vallées, bois et côtes[modifier | modifier le code]

Bois et forêts[modifier | modifier le code]

  • Bois de la Sente aux Loups
  • Bois de la Hèse
  • Bois coiffé

Côtes et vallées[modifier | modifier le code]

  • Côte de l'Abbesse
  • Val au Geai
  • Petit Val
  • Val Eglantier
  • Côte du Vivier
  • Côte de Seine
  • La Constantinière

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'habitation sur le territoire de Saint-Nicolas-de-la-Taille datent du néolithique.

Antiquité[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine, un camp, dit du Catelier, s'étend sur près de 1,5 ha, au promontoire de Bondeville, à l'extrémité sud du village actuel. Cet oppidum possède deux protections naturelles : la Seine au sud, et le vallon du vivier de Tancarville à l'ouest. Au nord et à l'est, des fossés, qui peuvent encore se deviner aujourd'hui, complètent cette protection.
Sa position est particulièrement intéressante pour le peuple gaulois des Calètes, qui s'en servent comme d'un poste d'observation afin de contrôler la Seine. La Pierre Gante, détruite au début du XXe siècle, leur aurait notamment servi de phare.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, les moines de l'Abbaye du Valasse, alors récente, participent à de nombreux défrichements au sein de la forêt de Lillebonne, le long de l'ancienne voie romaine liant Juliobona (l'actuelle Lillebonne) à Caracotinum (l'actuel Harfleur). Le village doit son origine à l'un de ces défrichements, d'où il tire son nom Taille. La première mention de la paroisse date du XIIIe siècle, sous le nom de Sanctus Nicolaus de Tallia.
Au début du XIIIe siècle, le site de Saint-Nicolas-de-la-Taille appartient au comte de Boulogne Renaud de Dammartin. Mais celui-ci, allié à l'empereur Othon IV, est vaincu en 1214, dans la guerre qui oppose ce dernier au roi de France Philippe Auguste à Bouvines. Le roi Philippe confisque les terres de Renaud de Dammartin et les donne à son fils Philippe Hurepel.
La cheminement exact de la propriété de la paroisse de Saint-Nicolas-de-la-Taille est mal connu. Cependant, à la suite de diverses successions, elle revient à la Maison d'Harcourt via le comté de Lillebonne.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

De 1754 à 1759, l'église de Saint-Nicolas-de-la-Taille est reconstruite, à la suite de la décision du curé de la paroisse, Pierre Halbout.
Une lettre de ce même curé, datée du 18 janvier 1773, a été conservée dans le cadre d'une enquête sur la pauvreté menée au sein du diocèse de Rouen. Le contenu de ce témoignage intéressant est donné ci-dessous.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 14 décembre 1789, l'assemblée constituante instituée à la suite de la Révolution française vote la loi mettant en place la municipalité, dans le cadre de sa réforme administrative. La paroisse de Saint-Nicolas-de-la-Taille disparaît alors et laisse la place à la commune du même nom. La loi du 22 décembre 1789 définit le canton et Saint-Nicolas-de-la-Taille devient chef-lieu de canton en février 1790.
Cependant, pour rompre définitivement avec la féodalité et tout ce qui pourrait en être issu, l'assemblée constituante demande aux communes, via la décision du 20-23 juin 1790, de modifier leurs noms. Ainsi, en septembre 1793, le nom officiel de Saint-Nicolas-de-la-Taille devient Pierre-Gante-sur-Seine ; pourtant, nombre de documents de cette époque, conservés dans les archives de la commune, la désignent toujours sous son nom usuel.

Cinquième canton du district de Montivilliers : Canton de Saint-Nicolas-de-la-Taille
Nom de la commune sous la Convention Nom usuel de la commune Nom actuel de la commune
Pierre-Gante-sur-Seine Saint-Nicolas-de-la-Taille Saint-Nicolas-de-la-Taille
L'Union Mélamare Mélamare
Notre-Dame-des-Fontaines Radicatel Saint-Jean-de-Folleville
Saint-Barnabé Saint-Antoine-la-Forêt Saint-Antoine-la-Forêt
La Forêt-Libre Saint-Eustache-la-Forêt Saint-Eustache-la-Forêt
L'Indivisible-des-Bois Saint-Jean-des-Essarts Tancarville et La Cerlangue
Beaumont-sur-Seine Saint-Jean-de-Folleville Saint-Jean-de-Folleville
L'Unité Tancarville Tancarville
Les Manoirs du Valasse Valasse Gruchet-le-Valasse

À la suite du vote par la Convention nationale, de la loi du 18 septembre 1794, sur la séparation de l'Église et de l'État, les communes dont le nom évoque le culte catholique sont de nouveau priés de modifier celui-ci. Ainsi, au sein du canton de Saint-Nicolas-de-la-Taille, ou plutôt Pierre-Gante-sur-Seine, deux modifications de dénominations ont de nouveau lieu :

Le nom de La Forêt-Libre, pour Saint-Eustache-la-Forêt, est également quelquefois inscrit selon une orthographe quelque peu différente : Forais-Libre.
Officiellement, une ordonnance royale de Louis XVIII du 8 juillet 1814 demande aux communes de reprendre leur nom antérieur à 1790. Cependant, comme il a été vu plus haut, Saint-Nicolas-de-la-Taille, comme beaucoup d'autres communes de l'époque, n'a jamais tout à fait perdu son nom.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Michel Cavelier    
1983 2008 Jean-Claude Quintric UDF Ingénieur
1977 1983 Roger Perrus    
1953 1977 Gérard Durel    
1952 1953 Albert Ledain    
1945 1952 Joseph Davoust    
1942 1945 Jules Doudement    
1939 1942 Joseph Canivet    
1929 1939 Emile Léonard    
1925 1929 Joseph Davoust    
1924 1925 Jules Bazin    
1920 1924 Auguste Herouard   Boulanger
1911 1920 Jules Bazin    
1896 1911 Jules Malandain    
1892 1896 Victor Lecaron    
1876 1892 Prosper Malandain    
1860 1876 Frédéric La Houssaye    
1854 1860 Jean Joutel    
1851 1854 Pierre-Isaac Lebas    
1830 1851 Abraham Postel    
1800 1830 Jean-Baptiste Louis Thomas    
1795 1800 Thomas Leleu    
1794 1795 Michel Leroux    
1792 1794 Jean-Baptiste Louis Thomas   Garde des bois nationaux
1790 1792 Adrien Letellier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 401 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
835 840 879 924 913 945 938 940 894
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
862 897 900 833 801 797 882 918 794
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
823 722 706 603 606 576 601 640 644
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
608 614 760 919 1 029 1 035 1 282 1 317 1 401
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Entreprises de la commune[modifier | modifier le code]

Une quarantaine d'entreprises est implantée à Saint-Nicolas-de-la-Taille[4].

Principales entreprises de la commune
Activité Nom de l'entreprise
Cabinet médical
  • Médecins
  • Infirmiers
  • Kinésithérapeutes
Construction de navires et de structures flottantes Chantiers Hauchard SAS
Commerces alimentaires
  • L'épicerie de Saint-Nicolas
  • Boulangerie Le Scoltatien
Gîtes Gîtes Beauséjour
Bâtiment - Artisans
  • DUCLOS SARL Travaux de menuiserie bois et pvc
  • GRAINDOR Matériaux Commerce de détail de quincaillerie
  • Entreprise GILBERT Travaux de charpente
Salon de coiffure L'hair de Fanny
Toilettage Tout toubeau

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Activités historiques[modifier | modifier le code]

Carrière de la Pierre Gante[modifier | modifier le code]

Les premières traces de l'exploitation de la carrière de la Pierre Gante remontent au XVIIIe siècle. De 1754 à 1759 notamment, ses pierres sont utilisées pour la reconstruction de la nef de l'église de Saint-Nicolas-de-la-Taille.
La Pierre Gante a disparu le 17 juin 1904, à 16h, dans le cadre de cette exploitation. Près de huit mois de travaux, coordonnés par des ingénieurs des Ponts et Chaussées et des Mines, ont été nécessaires pour préparer cet évènement et dégager ainsi environ 200 000 m³ de blocs. Cette destruction a contribué aux grandes quantités de roches fournies par la carrière à cette époque pour l'endiguement de l'estuaire de la Seine.

Ferme des Rhâmes[modifier | modifier le code]

  • Localisation : Domaine des Rhâmes, à partir de la D81 - Route de Lillebonne

La Ferme des Rhâmes, ainsi que ses dépendances, sont inscrites monument historique.
Au cours de la Révolution française, le château des Râmes, souvent désigné alors, dans les archives communales, sous le nom de château de l'émigré Bailleul, devient bien national et est placé sous la protection de la toute jeune commune de Saint-Nicolas-de-la-Taille. En octobre 1792, le fer y est récupéré et est porté à Saint-Romain-de-Colbosc, pour en faire des piques. En décembre 1793, le château est utilisé comme caserne des citoyens de la première réquisition et de nombreux dégâts y sont ensuite constatés (porte arrachée, bris de vitres, lambris brûlés, ...). En 1794, pour les besoins de la guerre, l'argenterie et les cuivres sont confisqués.

Église[modifier | modifier le code]

  • Localisation : dans le bourg, à l'intersection de la Grande Rue et de la rue du Val au Geai

L'église initiale est construite au XIIIe siècle, lors de la fondation de la paroisse de Saint-Nicolas-de-la-Taille, ou plutôt Sanctus Nicolaus de Tallia selon le nom sous laquelle elle est désignée à l'époque. Le bâtiment est dédié à Saint Nicolas, évêque au IIIe siècle de Myre, ancienne ville d'Asie Mineure dont le site actuel est occupé par la ville de Demre, en Turquie. Saint Nicolas est notamment à l'origine du personnage du Père Noël mais il est, en Normandie, le patron des mariniers et le protecteur de la navigation fluviale, invoqué également par les filles à marier.
Il ne reste rien aujourd'hui de l'église initiale : l'actuel bras sud du transept date du XVIe siècle, le brad nord du XVIIe siècle, à la suite d'un remaniement, et le lambris de couvrement du chœur, une réalisation du charpentier Nicolas Gouel, de 1744. En 1754, le curé de la paroisse Pierre Halbout décide de la démolition puis reconstruction du chœur et de la nef, afin d'obtenir une construction plus à la mesure de la paroisse, comme en témoigne une inscription visible sur un des vitraux. En effet, l'état du bâtiment à cette date fait craindre la ruine à tout moment. Les travaux durent alors 6 ans, de 1754 à 1759, et coûtent 15 000 livres, somme apportée par les habitants. Les pierres blanches utilisées lors de la reconstruction proviennent de la carrière de la Pierre Gante. Le 2 juillet 1761, l'église, alors achevée, est consacrée.
Les informations relatives à la reconstruction de l'église sont issues de son acte de consécration, consigné au sein du registre de paroisse. La copie de ce document est donné ci-dessous.

À voir : à l'extérieur[modifier | modifier le code]

  • Côté sud, à droite de l'entrée : de part et d'autre de la croix, un texte commémorant la fondation de l'église est encore visible : J ay été posée par monsieur de Lafosse
  • Sud de la nef : des bateaux à voile, à trois mâts, sont représentés sur le mur. Deux d'entre eux présentent ce qui ressemble fort à un filet de poissons.

À voir : à l'intérieur[modifier | modifier le code]

Le retable, inscrit à l'inventaire départemental des antiquités, date de 1666. Cette œuvre en bois et marbre est due à Guillaume Duval, un artiste de Caudebec-en-Caux.
Les six vitraux datent de 1912 et 1913. Ils ont été réalisés par G. Marcin (ou M. Garcin, l'orthographe n'a pu être vérifiée) et L. Thibault, de Rouen.

Un des vitraux, second des deux éléments de l'église inscrits à l'inventaire départemental des antiquités, témoigne de la construction. Une inscription en témoigne.

Les six vitraux de la nef ont été inaugurés en 1957. Réalisés par le décorateur G. Ansart et le maître verrier P. Pasquier, ils représentent Adam et Eve, l'Annonciation, la Nativité, le baptême du Christ, l'Eucharistie et la Résurrection.

Les cloches[modifier | modifier le code]

Le clocher contient trois cloches : Jeanne-Marie, Catherine et Victoire.

  • Jeanne-Marie

Jeanne-Marie est la plus grosse des trois cloches, lui conférant une tonalité grave. Ceci lui vaut d'être également dénommée bourdon. Sa bénédiction date du lundi 5 juin 1922, date à laquelle elle remplace officiellement Anne-Henriette, cloche de 1822 fêlée à l'Armistice. Elle a été bénie par le vicaire Delestre et nommée par Maurice Forthomme et Marie Lasnel, résidant au Domaine des Râmes. Ces informations sont issues de l'inscription gravée sur son bronze, reproduite ci-dessous.

  • Catherine

Catherine a été bénie par l'abbé Virrion, curé de Saint-Nicolas-de-la-Taille, et nommée par M. Frêrot, un propriétaire du village, et Dame Reine Catherine Le Blé, épouse de M. Thierry, un négociant.

  • Victoire

Victoire, la plus petite des trois cloches, a été bénie par M. Maurice, curé de Saint-Antoine-la-Forêt, et nommée par l'abbé Virrion, curé de Saint-Nicolas-de-la-Taille, et Dame Françoise Victoire Brocques, épouse de Denis Parmantier, un propriétaire de Saint-Nicolas-de-la-Taille.

Presbytère[modifier | modifier le code]

  • Localisation : rue du Val au Geai, juste derrière l'église

Le presbytère a été construit à la même époque que l'église. Sa cour est aménagée de façon à pouvoir accueillir les pique-niques.

Mairie-École[modifier | modifier le code]

  • Localisation : Grande Rue

La décision de la construction de cette école pour garçons est approuvée dès mai 1886. Près de 5 ans plus tard, le 4 mars 1891, le terrain est acquis par la commune, pour la somme de 8 000 francs, puis le 20 septembre 1891, le conseil municipal approuve les plans dressés par l'architecte lillebonnais M. Denize.
La construction de la mairie-école coûtera à la commune 28 625 francs, et s'achèvera en octobre 1894.

Le calvaire de la mairie[modifier | modifier le code]

  • Localisation : Grande Rue, à proximité de la mairie

Ce grand calvaire est un don de Charles Forthomme, bienfaiteur de la paroisse de Saint-Nicolas-de-la-Taille et châtelain du domaine des Râmes, en souvenir d'une mission. Initialement érigé en 1859, il est réédifié en 1892.

Grandes demeures[modifier | modifier le code]

  • Localisation : 2701, Grande Rue

Aujourd'hui gîte rural, ce petit manoir date du XVe siècle, ce qui en ferait, du moins pour la partie centrale, la plus vieille demeure de Saint-Nicolas-de-la-Taille. On peut notamment y voir, entre les deux portes centrales, une statue de Saint Nicolas.
Saint-Nicolas-de-la-Taille possède trois autres grandes demeures : La Houssaye, Les Marronniers et Les Sapins.

Ferme du Boulet de Canon[modifier | modifier le code]

  • Localisation : 782, rue Pierre Gant

La particularité de cette ferme est de posséder, au milieu de sa façade, l'impact d'un boulet de canon de la guerre franco-prussienne de 1870.

Camp du Catelier[modifier | modifier le code]

Contes et légendes[modifier | modifier le code]

La chaise de Gargantua[modifier | modifier le code]

Les légendes ayant trait à Gargantua sont nombreuses en Normandie, et nombre de lieux portent la marque de son passage. Saint-Nicolas-de-la-Taille ne fait pas exception.
La Pierre Gante, roche relativement plate sur le dessus, constituait ainsi une sorte de chaise surplombant la Seine, qui ne s'était alors pas encore retirée et se trouvait près de 80 mètres en contrebas. Selon la légende, le géant Gargantua se servait régulièrement de cette Pierre comme d'une chaise afin de se nettoyer les pieds dans la Seine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Aucune personnalité importante n'est liée à Saint-Nicolas-de-la-Taille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]