Bertrand Cantat

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Bertrand Cantat

Naissance 5 mars 1964 (50 ans)
Pau, Pyrénées-Atlantiques
Activité principale chanteur, parolier
Activités annexes poète
Genre musical Rock
Instruments guitare, harmonica
Années actives 1980-présent
Labels Barclay Records
Site officiel noirdez.com

Bertrand Cantat, né le 5 mars 1964 à Pau dans les Pyrénées-Atlantiques, est un chanteur et musicien français.

Membre de Noir Désir, de ses débuts jusqu'en 2010, il rencontre le succès avec ce groupe, considéré comme l'un des plus grands du rock français. Il est connu pour son écriture poétique, ses interprétations puissantes et aussi pour son engagement à gauche tout au long de sa carrière.

Il est également connu pour l’homicide de sa compagne, Marie Trintignant, commis en 2003 à Vilnius en Lituanie et pour lequel il a été condamné à huit ans de réclusion. À la suite de l'obtention de sa liberté conditionnelle, en 2007, puis totale en 2011 et la dissolution de Noir Désir en 2010, il fait un retour progressif à la scène, au travers de participations en duo, avec d'autres artistes, ou de collaborations théâtrales, avant de fonder un nouveau groupe, Détroit.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Bertrand Cantat, naît à Pau, mais passe sa jeunesse en Normandie, d'abord à Lillebonne où il habite à la cité du Clairval, puis à Notre-Dame-de-Gravenchon, où ses parents (son père est militaire avant de retourner dans le civil ; sa mère est institutrice puis devient mère au foyer[1]) emménagent dans une maison de la rue Maryse-Bastié[réf. nécessaire] avec son frère, Xavier Cantat devenu photographe et élu écologiste en 2008 à la mairie de Villeneuve-Saint-Georges et compagnon de Cécile Duflot[2]. Il fréquente le collège Louis-Pasteur. Déménageant de la région du Havre, sa famille s'installe à Bordeaux en 1980[1]. Vers l’âge de onze ans, il écoute le groupe américain MC5. Ses parents à la maison ne passent que très peu de disques, musique classique, Georges Brassens et Jacques Brel, mais poussent leurs enfants à la lecture[1]. À treize ans, il commence à écrire des textes. Il découvre les Doors. L’arrivée du punk l’encourage à jouer dans un groupe. Par la suite, il se passionne pour le Gun Club, formation de Jeffrey Lee Pierce.

Formation et débuts de Noir(s) Désir(s)[modifier | modifier le code]

En classe de seconde au lycée de Saint-Genès à Bordeaux, à l'âge de seize ans, il rencontre Serge Teyssot-Gay, dix-sept ans, et, grâce à une petite annonce, les autres futurs membres du groupe Noir Désir : Denis Barthe qui joue de la batterie et Frédéric Vidalenc de la basse. Bertrand Cantat à l’époque ne sait jouer d’aucun instrument, il opte donc pour le chant. Le jeune groupe bordelais se baptise un temps Psychoz, d'inspiration new wave — avec lequel il gagne un tremplin rock organisé par FR3. 6.35 sera un autre nom puis Noirs Désirs (au pluriel). Bertrand Cantat répète avec ses amis en amateur entre 1981 et 1984.

Au cours de ces premières années, Noir Désir se produit dans les bars de Bordeaux, notamment au Chat Bleu. En ce début des années 1980, Bordeaux foisonne de groupes : Camera Silens, Parfum de Femme, Réverbère, Stillettos, Les Exemples, Gamine, Les Standards, Strychnine, Nightshift, etc. Jusqu’en 1984, il y a une forte émulation entre les formations, de nombreux concerts et même un festival, Les Boulevards du Rock.

En 1986, Noir Désir réalise une maquette. Theo Hakola, ancien chanteur d’Orchestre rouge, et à l’époque leader de Passion Fodder, l’écoute et décide d’aider le groupe. Par son intermédiaire, les Bordelais rencontrent Philippe Constantin de chez Barclay et signent un contrat pour un an renouvelable sous le nom Noir Désir (au singulier). Theo Hakola produit par ailleurs le premier album du groupe Où veux-tu qu'je r'garde ? en 1987. En deux mois, ce premier essai se vend à 5 000 exemplaires. Noir Désir tourne en France et se produit à Paris, notamment au Rex Club.

Succès de Noir Désir[modifier | modifier le code]

En 1988, le groupe prolonge son contrat avec Barclay. À la fin de l’année, ils enregistrent, à Bruxelles, leur premier véritable album. Veuillez rendre l'âme (à qui elle appartient), produit par Ian Broudie (leader des Lightning Seeds, et connu pour avoir façonné le son d'Echo and the Bunnymen), paraît en 1989. L’énergie du deuxième opus est plus contenue, maîtrisée que celle du précédent. Aux sombres héros de l'amer entre au Top 50, et le disque se vend à plus de 150 000 exemplaires. Face à ce succès, Noir Désir refuse de faire sa promotion dans les émissions grand public à la télévision. Le groupe préfère se défendre sur scène, accompagné par le violoniste François Borie, et s’embarque pour une longue tournée en France (à Paris, Élysée Montmartre et Olympia à guichets fermés, Eurockéennes de Belfort, Francofolies de La Rochelle, Printemps de Bourges, etc.), URSS, Canada, et Tchécoslovaquie. En concert, Noir Désir donne son maximum et Bertrand aborde la scène comme une séance de chamanisme. Il alterne transes et périodes plus calmes.

Il doit s'arrêter de chanter en 1989 lorsque, déjà éprouvé par des cordes vocales endommagées, il tombe en syncope sur scène lors d'un concert (à Besançon). Finalement, il devra être opéré en 1994 après la très intense tournée de l'album Tostaky.

Du ciment sous les plaines sort en février 1991. Sans promotion ni tube, l’album se vend à plus de 120 000 exemplaires. Noir Désir reprend la route en compagnie de François Borie, jusqu’en juillet 1991, avec plusieurs passages à guichets fermés à l'Élysée Montmartre à Paris, un détour par Bruxelles et par Tōkyō. Le groupe en sort éreinté et Bertrand Cantat rencontre de sérieux problèmes avec ses cordes vocales. Noir Désir s’octroie alors de longues vacances. Bertrand, lui, s'en va quelque temps au Mexique.

Tostaky (contraction de todo está aquí[3]) paraît début décembre 1992. La voix de Cantat est moins placée en avant que précédemment. Tostaky (le continent) entre à la première place du Top 50 et l’album est disque d’or peu de temps après sa sortie.

En novembre 1996, l'album 666.667 Club, paraît ; Fred Vidalenc est remplacé par Jean-Paul Roy à la basse. Musicalement, ce nouvel opus navigue entre morceaux rock (Fin de siècle, L'Homme pressé, Un jour en France, Comme elle vient, Lazy, etc.) et d’autres aux tempos plus lents (À la longue, Ernestine avec Félix Lajkó au violon, À ton étoile, Septembre en attendant composé par Fred Vidalenc). Akosh S. joue du saxophone, de la bombarde et de la clarinette basse sur certains titres. Il y apporte une touche de free jazz et donne des consonances orientales à l’instrumental 666.667 Club ouvrant l’album. Début 1998, 666.667 Club dépasse les 700 000 ventes. Noir Désir participe à Aux suivants, disque hommage à Jacques Brel, et il reprend Ces gens-là.

En décembre 1998, Bertrand Cantat participe à la Black session de Yann Tiersen et interprète À ton étoile avec un quatuor à cordes (cet enregistrement sort en novembre 1999). Il tourne également aux côtés d’Akosh S..

Bertrand multiplie les collaborations : avec Alain Bashung, Volontaire sur Climax, album compilation de ce dernier paru en 2000, avec Têtes Raides (L’Iditenté sur Gratte poil en 2000), Brigitte Fontaine (Bis Baby Boum Boum avec tout le groupe sur Kékéland, et L'Europe sur Des visages des figures en 2001), Denez Prigent sur la chanson Daouzek huñvre (douze rêves) tiré de l'album Irvi, etc.

Le groupe reprend, en 2001, Le Roi de Georges Brassens sur l'album hommage Les Oiseaux de passage. Dès juillet 2001, le single Le vent nous portera, ballade avec Manu Chao à la guitare et Akosh S. à la clarinette, envahit les ondes, précédant la sortie de l'album Des visages des figures en septembre.

Homicide de Marie Trintignant[modifier | modifier le code]

Depuis fin 2002, Bertrand Cantat ne vit plus avec son épouse Krisztina Rády et entretient une liaison avec Marie Trintignant. Le 27 juillet 2003, au cours d'une dispute, Bertrand Cantat frappe à plusieurs reprises cette dernière[4]. Marie Trintignant tombe dans le coma et meurt de ses blessures le 1er août 2003.

Les faits ayant eu lieu en Lituanie à Vilnius, il est condamné par la justice lituanienne le 29 mars 2004 à huit ans d'emprisonnement pour « meurtre commis en cas d'intention indirecte indéterminée[5] ». Le 28 septembre 2004, Bertrand Cantat est transféré à la prison de Muret, près de Toulouse[4].

En 2007, pour bonne conduite, Bertrand Cantat bénéficie de plusieurs permissions de sorties très discrètes et dépose le 22 juillet, une demande de libération conditionnelle à laquelle le parquet ne s'oppose pas. Le 15 octobre, celle-ci est accordée[6],[4]. Libéré, après avoir purgé la moitié de sa peine, il s'engage à se soumettre à des mesures de contrôle judiciaire et d'assistance psychologique pendant un délai d'un an[7] et à ne pas s'exprimer publiquement sur l'affaire Trintignant[8]. La mère de la victime, Nadine Marquant, s'est opposée à cette libération par l'envoi d'une longue lettre au juge d'application des peines, ainsi qu'au Figaro, dans laquelle elle déplore « un signal négatif » donné à l'opinion publique, en matière de violences faites aux femmes[7].

Le 29 juillet 2011, son contrôle judiciaire prend fin, sa condamnation se trouvant, huit ans après l'homicide, entièrement purgée[9].

En 2005, Hubert-Félix Thiéfaine place sur son album Scandale mélancolique la chanson Télégramme 2003 dédiée à Bertrand Cantat et à sa vie depuis sa condamnation.

Depuis 2010[modifier | modifier le code]

Noir Désir est en hiatus entre 2003 et 2008 à la suite de l'incarcération de Bertrand Cantat. Le 12 novembre 2008, le groupe propose deux nouveaux morceaux en téléchargement gratuit sur son site officiel : un titre inédit, Gagnant / Perdant puis une reprise du Temps des cerises. Pour cette reprise, le morceau est enregistré avec Estelle et Romain Humeau à la basse et à la batterie, Serge Teyssot-Gay à la guitare et Bertrand Cantat au chant. Selon un message laissé sur le site, « La chanson, Gagnant / Perdant a été enregistrée par Noir Désir, en réaction au contexte actuel [de crise économique], politique et humain dans toute l’acception du terme. Impossible d’attendre pour la mettre à disposition ».

En dehors de ce message, le groupe fait le choix d'une politique de silence médiatique et ses membres comme sa maison de disques refusent de commenter la sortie de ces morceaux.

Suicide de Krisztina Rády[modifier | modifier le code]

Son épouse Krisztina Rády, d'origine hongroise rencontrée lors du festival Sziget Festival à Budapest en 1993, qui est la mère de ses deux enfants, se suicide chez elle à Bordeaux, dans le quartier Nansouty, le 10 janvier 2010 alors qu'il est présent dans la maison familiale au moment des faits[10]. Malgré leur séparation en 2003, Krisztina Rády l'avait soutenu lors du procès relatif à l'homicide de Marie Trintignant, et le couple s'était reformé à la libération de Bertrand Cantat.

Une éventuelle responsabilité de Bertrand Cantat, alors encore sous contrôle judiciaire, dans la mort de Krisztina Rády a rapidement été écartée, à la suite de l'autopsie du corps le 11 janvier 2010, qui a confirmé le suicide par pendaison. De plus, une lettre d'adieu de la défunte a été retrouvée, dont le contenu n'a pas été rendu public par le parquet de Bordeaux « par respect pour ses proches et sa famille ».

En 2013, un ouvrage de Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard[11] relance la polémique en reproduisant des messages téléphoniques laissés par Krisztina Rády sur le répondeur de ses parents et en évoquant ses déclarations sur la violence de son compagnon à son encontre et la peur de mourir sous ses coups[12].

Retours sur scène[modifier | modifier le code]

Le 2 octobre 2010, Bertrand Cantat remonte sur scène lors du festival Les Rendez-vous de Terres Neuves à Bègles. Sans ses trois acolytes de Noir Désir, il accompagne ses amis du groupe Eiffel pour trois chansons (À tout moment la rue, puis en clôture du concert Le Temps des cerises et Search and Destroy)[13].

Le 6 octobre 2010, le site de Télérama annonce que Cantat (seul) doit enregistrer dans un studio parisien un duo avec Brigitte Fontaine, Les Vergers (titre de 1975), qui figurera sur le disque L'un n'empêche pas l'autre sorti en 2011[14].

Finalement, le 30 novembre 2010, Denis Barthe, le batteur du groupe annonce la fin de Noir Désir à la suite du départ du guitariste Serge Teyssot-Gay[15],[16].

Le mercredi 16 mars 2011, le quotidien 20 minutes annonce dans son édition suisse que Bertrand Cantat est sur le point de reformer un groupe avec Pascal Humbert, ancien membre du groupe 16 Horsepower et actuel membre de Wovenhand et Lilium[17]. Le projet, s'il n'est pas totalement confirmé, reste toutefois en cours d'élaboration[18].

Le 25 novembre 2011, Bertrand Cantat remonte sur une scène parisienne avec le groupe Shaka Ponk lors du rappel de leur concert au Zénith de Paris. Ils ont interprété le titre Palabra mi amor, duo disponible sur leur album The Geeks and the Jerkin'socks, ainsi qu'une reprise de John Lennon, Instant Karma.

Théâtre : le « Cycle des femmes »[modifier | modifier le code]

Le 5 avril 2011, Le Devoir, un quotidien de Montréal, annonce que Bertrand Cantat, Pascal Humbert, Bernard Falaise et Alexander MacSween ont écrit la musique du spectacle de Wajdi Mouawad Le Cycle des femmes : trois histoires de Sophocle qui sera présenté lors du festival d'Avignon puis au Théâtre du Nouveau Monde (TNM) de Montréal[19],[20]. Cette invitation d'intégrer Bertrand Cantat à la pièce crée la controverse à Avignon où, par absence de coordination des différents organisateurs, Jean-Louis Trintignant est lui aussi programmé avant qu'il ne se retire[21] (tout comme le fit Bertrand Cantat quelques heures plus tard « par respect pour la douleur » de Jean-Louis Trintignant[22]), et au Québec[23]. À la suite de cette controverse, le TNM annonce que Bertrand Cantat ne montera pas sur la scène du théâtre[24]. Un des motifs de la vive réaction au Québec tient au fait que Bertrand Cantat jouerait dans des pièces qui parlent de femmes et qui évoquent la violence faite aux femmes[25]. Finalement, c'est au Rocher de Palmer à Cenon, près de Bordeaux, que ce projet voit le jour, du 28 juin au 2 juillet[26]. Le 17 novembre 2011, la musique du spectacle sort dans un album publié par les éditions Actes Sud sur les plateformes de téléchargement légal sous le titre Chœurs, sans la reprise toutefois du titre Les Vergers de Brigitte Fontaine et Areski Belkacem (utilisé sur scène pendant l’enterrement d’Antigone).

Collaborations et projets divers[modifier | modifier le code]

Le 30 janvier 2012, Bertrand Cantat rejoint Brigitte Fontaine sur la scène du Trianon pour interpréter en duo Les Vergers, ainsi que Bis Baby Boum Boum, et lors du rappel Soufi, où il se substitue à Grace Jones[27]. Bertrand Cantat participe également à l'enregistrement en Afrique de Folila, le nouvel album du duo malien Amadou et Mariam prévu pour le 26 mars 2012, sur lequel il est présent sur six titres, notamment Oh Amadou.

Le 18 mars 2012, Bertrand Cantat confirme dans le journal Sud Ouest la sortie, en 2013 (initialement prévue en septembre[28] puis en novembre[29]), d'un album solo[30] comme cela avait été annoncé par Libération en mai 2011[18],[28].

Au festival des Eurockéennes de Belfort, le 29 juin 2012, il est présent au début et à la fin du concert d'Amadou et Mariam, chantant sur plusieurs titres soit dans les chœurs, soit en solo ; puis quelques heures plus tard, il remonte sur scène avec le groupe Shaka Ponk pour interpréter avec eux le titre Palabra mi amor. Il se produit également avec ce groupe pour trois chansons lors de leur concert à Bercy en janvier 2013 (reprises de Avec le temps de Léo Ferré, de Gimme Shelter des Rolling Stones, et Palabra Mi Amor). Les 29 et 30 mars 2013, il participe à la reprise au Cent Quatre du spectacle Dernières nouvelles de Frau Major en hommage à Alain Bashung où il interprète Comme un Lego.

Un nouveau groupe: Détroit[modifier | modifier le code]

Le 30 septembre 2013 parait la chanson Droit dans le soleil, le premier titre du nouveau groupe Détroit formé par Bertrand Cantat et Pascal Humbert dont le premier album intitulé Horizons, annoncé depuis 2011, est sorti le 18 novembre 2013[31].

Écriture[modifier | modifier le code]

Bertrand Cantat développe une écriture personnelle et poétique inspirée par Baudelaire, Mallarmé, Lautréamont, Rimbaud et Maïakovski[1]. Il évolue, à partir de l'album Tostaky, vers des textes plus concis et imagés. Certains textes figurant dans 666.667 Club, sont ouvertement politiques : il dénonce la montée du Front national dans Un jour en France, le culte de la réussite et de la vitesse dans L'Homme pressé, la mondialisation dans Fin de siècle.

Prises de positions et actions politiques[modifier | modifier le code]

Les membres de Noir Désir, Bertrand Cantat en tête, utilisent leur notoriété pour exprimer et défendre leurs convictions politiques. Dans les années 1990, Bertrand Cantat revendique une « liberté de penser » et présente des sympathies pour certaines idées des mouvements libertaires, sans adhésion dogmatique[32], notamment avec un soutien à la CNT (Confédération nationale du travail) en 2000[33], puis une orientation politique qui s'oriente vers un rejet de la mondialisation et donc un rapprochement des mouvements altermondialistes[32] ainsi qu'un rejet des thématiques du Front national. L'un des nombreux exemples est un concert à Toulon — ville alors dirigée par le Front national — en 1997. Bertrand Cantat réitère ces actions avec le groupe, mais aussi en solo lors d'une soirée à l'Institut d'études politiques de Bordeaux en avril 1999, invité par les étudiants.

En avril 1999, Bertrand Cantat marque son opposition aux lois relatives à l'immigration et se produit avec le groupe pour un concert de soutien au GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés), sur l’initiative de Rodolphe Burger de Kat Onoma. Têtes Raides les rejoignent dans cette aventure, qui a donné lieu à plusieurs concerts pour la liberté de circulation. En 2002, Bertrand Cantat et Noir Désir improvisent, avec les Têtes Raides, Dominique A, Yann Tiersen et Rodolphe Burger, quatre concerts en France en réaction à la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de l'élection présidentielle française.

Lorsque son groupe reçoit la Victoire de la musique pour l'album rock de l'année et le clip de l'année le 9 mars 2002, Bertrand Cantat prend la parole pour haranguer le groupe Vivendi — dont dépend leur maison de disques Universal — et son président, Jean-Marie Messier. Il lui reproche une certaine récupération de leur nom comme alibi culturel quant à la diversité dont se prévaut le premier label français. Cet incident marque les esprits avec cette phrase[réf. nécessaire] : « Et si nous sommes tous embarqués sur la même planète, on n'est décidément pas du même monde ! ».

Participations hors Noir Désir[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Marc Besse, Noir Désir à l'envers, à l'endroit, éditions Ring, 2012, (ISBN 979-1091447027), p. 35 et 37.
  2. Xavier Cantat, le mari de... Cécile Duflot dans Paris Match du 9 août 2010.
  3. « tout est là » en espagnol
  4. a, b et c Chronologie de l'affaire Bertrand Cantat, article du Nouvel Observateur.
  5. Il s'agit de la qualification lituanienne du crime. Cf. Jugement du TGI de Toulouse reprenant le déroulement des faits et la condamnation dans Le Figaro.
  6. Jugement du 15 octobre 2007 du juge de l'application des peines du TGI de Toulouse, minute n°2007/964
  7. a et b Bertrand Cantat, le chanteur du groupe Noir Désir, obtient la liberté conditionnelle, Le Monde en ligne du 15 octobre 2007
  8. Loi Perben II
  9. Bertrand Cantat aura purgé la totalité de sa peine jeudi dans Le Monde du 28 juillet 2010.
  10. « Suicide de l'ex-femme de Cantat (RTL) », Le Figaro, 10 janvier 2010.
  11. Bouchet Stéphane et Vézard Frédéric, Marie Trintignant - Bertrand Cantat : l’amour à mort, éditions Archipel, Paris, 2013.
  12. L'ex-femme de Bertrand Cantat l'accuse, Laurent Chabrun, L'Express du 25 juin 2013.
  13. ": Bertrand Cantat retrouve la scène sous haute sécurité", La Dépêche du Midi, 3 octobre 2010
  14. telerama.fr
  15. Noir Désir, c'est terminé lexpress.fr, 30 novembre 2010
  16. Noir Désir est mort dans Libération Next du 30 novembre 2010.
  17. Un nouveau groupe pour Bertrand Cantat dans 20 minutes (édition suisse-romande) du 16 mars 2011
  18. a et b Bertrand Cantat prépare son retour dans Libération du 3 mai 2011.
  19. Bertrand Cantat sur la scène du TNM dans Le Devoir du 4 avril 2011.
  20. Bertrand Cantat, du Noir au tragique dans Libération du 6 avril 2011.
  21. Bertrand Cantat ne jouera ni à Avignon ni au Canada dans Télérama du 1er juillet 2011.
  22. « Des femmes », 7 heures de réflexion par René Solis dans Libération du 22 juillet 2011.
  23. Bertrand Cantat au TNM: Mouawad se tait, le TNM «dépassé» dans La Presse du 6 avril 2011.
  24. Michel Bélair, « Cantat ne foulera pas les planches au Canada », Le Devoir,‎ 9 avril 2011
  25. Micheline Carrier, « Cantat et TNM - La cérémonie du pardon », Sisyphe,‎ 8 avril 2011
  26. M-A.K., « Bertrand Cantat : À Cenon, c'est oui ! », Yahoo! Actualités,‎ 26 mai 2011
  27. Poétesse, punk et rebelle dans Le Soir du 3 février 2012.
  28. a et b Bertrand Cantat: «Il faut évacuer pour travailler» dans Libération du 29 juin 2012.
  29. Bertrand Cantat : un album solo en novembre dans Les Inrocks du 24 juillet 2013.
  30. Bertrand Cantat : "Je travaille sur un album très personnel" par Céline Musseau dans Sud Ouest du 18 mars 2012.
  31. 10 ans après le drame de Vilnius, Bertrand Cantat sort de son silence dépêche AFP dans La Libre Belgique le 23 septembre 2013.
  32. a et b Noir Désir, un groupe libertaire au cœur de la mondialisation entretien avec Grégoire Allix et Bruno Lesprit dans Le Monde du 13 septembre 2001.
  33. Noir Désir, Concerts, 30 avril 2000.
  34. Bertrand Cantat : une chanson avec Guaka dans Sud Ouest du 2 avril 2012.
  35. Info Europe1

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Noir(s) Désir(s), biographie de Noir Désir, éditions Verticales, 1999, (ISBN 2-84335-047-6)
  • Noir Désir, l'expérience des limites, entretiens avec Bertrand Cantat de Dominique-Emmanuel Blanchard et Jean Yssev, éditions le Bord de l'eau, 2002, (ISBN 978-2-911803-54-3)
  • Un Noir Désir, Bertrand Cantat, biographie de Andy Vérol, éditions Scali, 2008, (ISBN 978-2-35012-231-1)
  • Noir Désir, Bertrand Cantat, Un destin rock, biographie de Bertrand Cantat, signée par Pierre Mikaïloff, guitariste du groupe Les Désaxés et journaliste rock, et préfacé par Jean Fauque, éditions Alphée, 2009
  • Noir Désir, le vent les portera, biographie de Bertrand Cantat et de son groupe Noir Désir, d'Andy Vérol, éditions Pylône, juin 2009, (ISBN 978-2-917-57705-9)
  • Bertrand Cantat, Entre éthique du dégagement et immanence du contrôle , biographie de Bertrand Cantat, signée par Thomas Roussot, éditions l’Harmattan, 2011, (ISBN 978-2-296-55573-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]